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21/05/2006

Pour Mémoire...

Il y a un peu plus d'un mois, j'étais à Toulouse, avec Guy Birenbaum, pour un débat organisé par STOP A L'OUBLI. (Allez tout de suite faire un tour sur le site de cette asso: www.stopaloubli.org. Puis revenez). Des gens qui se battent, comme leur nom l'indique, pour que l'affaire Alègre ne tombe pas dans l'oubli.
Je veux bien qu'on me dise (et, de fait, c'est quelque chose que j'entends souvent) que cette affaire a été "polluée" par l'épisode Baudis. Mais il me semble, tout de même, que cela ne doit pas nous faire oublier un certain nombre de réalités si étranges, qu'elles devraient, à tout le moins, nous interpeller. (Et je ne parle pas seulement, ici, de la spécialité judiciaire locale, jadis très en vogue, consistant à considérer qu'un meurtre est d'abord un suicide).
Par exemple, Michel Bréard, l'ancien procureur de la République de Toulouse, a rédigé, avant de quitter (l'an dernier) cette ville, un long rapport sur quelques possibles dysfonctionnements de la justice toulousaine, dans les années 1990. Avant et pendant l'instruction de l'affaire Alègre, donc. Ce rapport, tout le monde, aujourd'hui, au ministère de la Justice, fait à peu près comme s'il n'avait jamais existé, et comme si, de toute façon, il ne valait rien.
J'ai pu lire trois pages de ce document. Ce n'est pas beaucoup, d'accord. Mais c'est assez pour se faire une idée, même vague, de sa tonalité générale. Elles portaient sur d'éventuels manquements d'un juge toulousain dont le nom a plusieurs fois été cité dans l'affaire Alègre.
Je ne peux pas vous en dire plus. Je ne suis pas en mesure de vous dire si ce que j'ai lu est vrai, ou pas. Faudrait enquêter.
Mais justement, si j'étais Pascal Clément, voyez? Ben je demanderais au Conseil supérieur de la magistrature (CSM), par exemple, de jeter un oeil, même rapide, sur tout ça. Histoire d'en avoir le coeur VRAIMENT net. Parce qu'il y a - tout de même - des précédents, n'est-ce pas? Comme ce juge de Nice, rappelez-vous, dont certains observateurs avisés trouvaient qu'il prenait quelques libertés avec les règles de prudence - et de procédure - les plus élémentaires. La Chancellerie, dûment alertée à de multiples reprises, a passé des années à répondre: "Ce magistrat est tout ce qu'il y a d'irréprochable. Circulez, y a rien à voir". Puis finalement - c'est l'effet Montgolfier - le CSM a fini par mener sa propre enquête sur cet irréprochable juge, et vous savez ce qui s'est passé? Il a été vi-ré. En trois coups de cuiller à pot.
Alors voilà. Je me dis que ça serait bien que le CSM, après avoir "découvert" les dysfonctionnements de la justice niçoise, puisse un jour se pencher sur le fonctionnement de la justice toulousaine, au(x) temps de l'affaire Alègre.
Parce que les gens de STOP A L'OUBLI, ça les énerve salement, que des meurtres aient pu être considérés comme des suicides. Et ça les horripile, de savoir qu'il existe quelque part, à la Chancellerie, un rapport évoquant de possibles dysfonctionnements de l'institution judiciaire - mais que tout le monde, "là-haut", semble vouloir faire comme si ce document ne valait rien.
Car si vraiment il ne présente aucune espèce d'intérêt, pourquoi ne pas laisser, par exemple, des avocats le consulter ? C'est un peu comme les désormais fameux documents de la DGSE sur le compte bancaire de Chirac au Japon, voyez ? L'entourage du président jure qu'il ne mentionnent rien de compromettant pour lui, mais personne, pour autant, n'envisage de les rendre publics - alors que ce serait, bien sûr, le seul moyen de nous convaincre qu'effectivement, Chirac n'a jamais planqué 300 patates à l'autre bout du monde.
En un mot comme en cent, j'ai l'impression que ces gens de STOP A L'OUBLI pensent, et je crois qu'ils ont raison, que Pascal Clément est probablement dans son rôle, quand il exige une enquête sur les méthodes du juge Van Ruymbeke, douze minutes à peine après la révélation des écarts supposés de ce magistrat, dans l'affaire Clearstream. Mais que ça serait bien, m'sieur le ministre, sauf vot'respect, que votre souci d'éclairer les éventuelles zones d'ombre de certaines affaires s'applique partout de la même façon.
Ou alors, faudrait arrêter de nous prendre pour des GROSSES BILLASSES.

Commentaires

Trouvons-nous tous à la manif du 3 juin je crois. J'invite des potes journaleus de l'étranger, bon Brussels c'est pas l'étranger, mais ! 190 disparues physiquement cela ne peut s’imaginer , nulle part même pas dans un cauchemar, si en France sans majuscule. Je vais écrire à notre président, je vais m’appliquer, il comprendra tout, une idée par phrase, donc une phrase. Justice soit rendue pour un mec qui a appris le sanscrit à quatorze ans c’est facile.
Puis je reviendrais ici pour signer la pétition. Il nous en faut 3000 pour fin de semaine pour les porter au ministre Clément.

Écrit par : martingrall | 21/05/2006

@ martingrall
Voilà c'est tout toi: que vient faire cette histoire de sanscrit?
Je te rappelle que nouis attendons, le Boss et moi, ton manifeste du dimanche.
@ Guy
Je vais même pas chercher dans tes archives, je me rappelle parfaitement ce que tu as écrit - aussi ai-je intitulé ma note "Pour mémoire...", parce qu'on reviendra régulièrement rappeler ce qui se passe, hein?

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 21/05/2006

un mec qui comprend le sancrit à quatorze ans peut comprendre LA LOI DOIT PASSER A TOULOUSE sinon, bienvenue au club Jacques. Et ce jour ce n'est pas un manifeste, mais ce serait pas mal.

Écrit par : martingrall | 21/05/2006

@ Martin
J'ai lu le début chez le Boss: j'aime.

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 21/05/2006

seconde partie

-Oubliez, vous aussi, nous sommes deux personnes qui remontont le matin de notre monde.
-Le ressort de l’horloge n’est-il pas trop oxydé, sera t-il assez fort pour nous faire revenir ?
-Le devons-nous. Et à qui. Pouvez-vous en faire l’inventaire
Que reste t-il de leur passage quant leur cheminée d’usine à craché leur bouffée.
-Que fait t’on de la montre des morts si on ne revient pas ! Je ne sers qu’à dissoudre, à évaporer les esprits, les âmes, les peines, la lumière. Je suis la parfaite peintre des plafonds noirs.
-Mais aurez-vous appris à vous taire, soyez ce que vous prétendez être, une image lyrique. Vos cheveux sont les cordes de cette harpe qui altère encore un peu plus la vérité du métronome, du temps qu’il nous faut pour atteindre chacun notre source.
Ce n’est pas ce qui doit être fait. Tous vont rire de moi à votre départ.
Chut, écoutez les grandes orgues, votre maître et maîtresse de prélude jouent à quatre mains leur perte de silence.
Taisez-vous ce n’est pas honnête de les imaginer.
Il arrangeait le col du kimono, dénoua le coussin, le posa à côté de l’oreiller. Puis il fit glisser la corde du coulisseau et fit glisser le premier kimono sur le tatami, il ouvrit le col du second kimono et le fit tomber sur le premier. Les seins de Fusako apparaissaient sous le voile de tissus de bambou soyeux et fuyant comme de la soie.
-Ils s’éloignent encore.
-Êtes-vous suffisamment loin, avez-vous dépassé les terres d’ocre rouge. Etes-vous suffisamment en mal d’enfance.
Il passa les mains sous le voile de chaque côté des épaules et déposa le tissu sur la couche de kimono qui organisait le socle fluide dont elle était la stèle. Il ne pouvait lever les yeux, il restait prostré aux portes de l’abîme. Il avait revu ses parents, il avait discuté avec sa mère de cette fille étrange dans le village de sa garnison. Il avait apporté de la terre à son céramiste de père qui pétrissait et amalgamait à sa pâte grise et souple les âmes suspendues.
Il les avait quittés pour remonter et il se trouvait aux bords des abîmes. L’avait-elle prévenu que le chemin du retour arrangerait autant de chausse-trappes, fallait-il les contourner ou plonger, se laisser happer, en finir. Fallait-il s’établir un camp pour se stabiliser s’équilibrer, s’affirmer. Fallait-il courir, se lancer, se brûler pour la retrouver, découvrir cette vigne folle et vierge et dont il avait besoin de croquer les raisins, comme autant d’atomes qui le mettraient lui aussi à nu. Il avait remonté une partie du chemin, il gardait les yeux baissés.
Vous boudez ? Encore ! Pourquoi ne pas avoir emporté votre enfance ? Vous le pouviez.
Elle lui embrassait le cou, chacune des ailes de son nez, ses tempes, elle prit son visage entre ses mains, déposa un doux et long baiser pour le purifier, elle le purifia encore en lui embrassant la paume de chacune de ses mains. Elle fit glisser la cordelette du coulisseau. Son ossature frêle aux muscles détachés d’argile ocre trancha avec la douceur laiteuse de Fusako. Au fur et à mesure il devenait plus léger, plus possible. Le lourd coton échappa des mains de Fusako et rendit la pièce habitée. Il regardait un nœud sombre du plancher, un trou vers lequel il partait. Vous me faites nu l’homme le plus riche. Je suis promis à la grande œuvre de la destruction figé dans ma tenue d’honneur.
Arrêtez-vous ou hâter-vous vaste ouvrage impassible fabriqué de mille pièces éparpillées, enchevêtrées dans un cœur saignant.
Puis-je repartir après ces peurs, ses soies, ses femmes à qui j’ai enlevé le corps qui les faisait femme unique. Où vont-elles poser leurs mains, que vont-elles trouver dans la nuit. Elles le sentiront comme on continue de sentir et d’avoir mal au membre qui nous manque alors qu’il est coupé.
Elle se glissa derrière lui en traînant ses kimonos à moitié défaits. Elle lui entoura son torse de ses mains les glissa sous ses seins remonta doucement et poussa la peine derrière son dos.
Ses yeux n’avaient pas quitté le nœud de la planche, un trou de larmes. Faites-moi un corps de nostalgie. Je veux revoir ce chemin qui met tant de vos attrapes entre vous et moi. Je veux renaître dans votre ventre, je veux que vous essuyiez mes yeux gluants.
Comment comptez-vous revenir, vous avez déjà manqué la chute.
Vous vous étiez également perdu. Le hasard sera-t-il là encore.
Ce n’est pas le hasard, c’est vous ! je dois revenir plus propre si c’est possible encore.
Pour enfin décider de fondre en moi.
Ce n’est pas de votre corps que j’ai envie mais de votre beauté.
Ce n’est pas votre corps que je recevais mais votre âme. Elle susurra ses paroles en se plaçant devant lui traînant toujours ses kimonos. Elle appuya le front sur sa nuque qui ploya et prit une position de prière. Ne partez pas, avant de partir, il faut savoir que l’on va revenir, comme une ligne de chemin de fer le rail gauche pour partir et le rail gauche pour revenir. Ils sont semblables, personne ne peut les identifier, et cependant ils ont le sens des choses.
Nous ne serions que des choses prédestinées.
Nous sommes sur le ballast, votre vie est à gauche en partant la mienne à gauche en partant. Seul le sens change, l’horizon est le même, le crénelage des poutres à espaces réguliers sonne les secondes, les heures, et tient les rails à égale distance.
Vous envisagez de matérialiser cette voie, vous un rail moi l’autre à jamais éloignés.
Les kimonos avaient bougé et l’ombre de son ventre sur le commencement de ses jambes le projeta dans un éclat de sang.
Il caressa ses seins du revers des mains, pour la maintenir à distance. Disculpez-moi. Je veux subir votre justice.
Je ne peux que décider de vos haines et de vos martyres je n’ai pas la liberté de vous absoudre ou de vous punir. Je ne peux décider de votre tourment.
Vais-je revenir ?
Suivez le fil du bois, à gauche.
M’attendez-vous ?
Il posa sa main sous son épaule gauche et la plia sur le sol.
Il dégagea les kimonos et les jeta vivement dans le coin opposé de la porte. Il posa la tête de Fusako sur le coussin du kimono. Sa beauté le submergea. Sa mère lui ébouriffait la tête. Mais soit un enfant, ne cherche pas, ne comprend rien, accomplis-toi. Pousse les portes qui t’amèneront vers plus d’enfance. Rejoins l’autre enfance, ta différente, parce qu’elle sera toi. Qu’il faudra t’entendre avec toi-même ! Parce qu’il faudra t’attendre à être toi-même. Vous vous retrouverez sur la même face d’un domino, fait de la même matière, avec les mêmes outils pour être totalement différents et toujours maintenus à distance par la ligne noire chacun de son côté. Soit en mal d’enfance, casse le et glisse-toi sur elle. L’amour est râblé, retourné sur lui-même pour ne pas s’éroder aux fils des vents qui forcent pour vous disloquer. Prends la boue, pétris-la, assouplis la, fais-lui prendre vie, passe lentement l’émail. Votre four vous décidera, comme il décide de l’œuvre de grès. La trempe vous rendra joyau. Apprends celle qui te fera t’arc-bouter de nonchalance, avec qui, tu deviendras ce bel étalon que tu enviais dans la plaine au couchant. Ce n’est qu’au matin, que tu découvriras les traces d’éperons sur le dos.
Leurs larmes tombaient sur le sol en traçant les quatre pétales du cœur unique.
Personne n’en avait plus, il est de trop dans cette pièce.
Taisez-vous enfin toujours commère, vous en aviez un, et pas des moindre.
Et pourquoi ne serait-il pas votre propriété, il me semble bien gros.
Les larmes tombaient étalant le liquide tiède et odorant.
Et il grossit encore. Nous et il.

Et puis l’inconscient qui fait que nous venons avec tous nos maîtres ceux qui ont façonné notre vie, voir ce que nous sommes. Et la devant la femme il n’est que moi, seul, parce que vous êtes femme d’un seul.
Elle s’agenouilla, guida son regard vers l’ombre, lui souffla, soit en le maître d’œuvres.
De votre enfance vous seriez venu avec votre fronde et votre fusil à bouchon, ce n’est pas là les armes d’un corps à corps.
De mon enfance, déjà je voulais vous maintenir à distance.
Alors, vous aviez peur du demain.
Jusqu'à ce soir je ne savais pas que le jour venait après la nuit.
Vous ne connaissiez que la nuit noire et le jour gris, plat et atone.
Dites-moi encore les chants.
Pour vous moquer ? Pour deviner ma maîtresse et son archer glisser tout au long de ses soies, Vous faut-il tout apprendre ?
Croyez-vous qu’il me soit aisé de vous implorer.
Vos petites amies de votre fusil à bouchon, vous les touchiez sur les seins ou au cœur.
Sur les terres cuites de l’atelier. Je ne voulais pas vivre.
Votre mère qui vous accueillez entre ses seins doux et tièdes, toutes le font. Vous ne pensiez pas prolonger ce surnaturel.
C’était mon seul port, mais c’était un port. Elle me serrait fort, me protégeait, mais à chaque accalmie elle me faisait repartir pour les temps qui se déchaîneraient. Dans la houle, dehors, je ne voulais pas d’un autre port. Dans ma mort, aujourd’hui, vous êtes cette petite baie que l’on voit au loin qui se prolonge dès que l’on emprunte le vent, dont on ne peut distinguer la halte, qui se poursuit le long de vos jambes quant la quille touche la vase que l’on jette l’ancre que l’on tire pour se planter encore, et puis la rivière dissout la terre assoupit et fait apparaître le sable blanc et les fils d’algues nourricières. Je ne vous voulais pas, je voulais mourir seul.
Pourquoi m’avoir commandée ?
Parce que je vous ai vue, colline de sapins bruissants et lourds de sève.
Si je n’étais pas là, vous seriez à présent nu sur les roseaux coupés a attendre que se lève la nuit grise, froide pour retomber noire et chaude quelques morts plus loin.
Vos seins sont là à portée, pardonnez-moi de ne pas vous attendrir, je tremble, je serai malhabile, indélicat, infructueux. Il lui prit les mains. Je ne peux voir la rosée sourdre de votre front ,de vos lèvres, de vos seins. Je n’ai pas le droit aux jours de couleurs et aux nuits de musiques.
Vous ne leur pardonnerez jamais.
Je me suis construits sans conscience ni morale. Athée, j’ai repoussé la bonté, l’espérance dans les hommes.
Tous sont perdus, rares sont ceux qui trouvent leur chemin. Ils ne sont rien, un peu de sels, de minéraux, d’eaux, cependant beaucoup sont précieux, peu le savent.

Elle tremblait, il releva la couverture sur les épaules.
Ce n’est pas ça.
Je sais, je veux garder ce frémissement pour moi. Le premier qu’une femme me donne. Il installe son bourdonnement dans la tête. Vous me faites déjà mal, vous me façonnez, c’est le début de la transformation.
Ils vous touchaient sur les seins ou au cœur.
Ils touchaient les seins de ma sœur, je leur courrais après ils fuyaient, tous des chenapans et ils étaient bien plus grands que moi.
Je vous voie très bien en tigresse.
On ne touchait pas à ma sœur. Puis elle a perdu ses dents, ses cheveux bruns roux, puis ma mère, le mercure.
Et vous,
Kiocera est très efficace en ce qui concerne les céramiques.
Elle lui glissa un doigt sur le devant des ses dents puis roula le doigt dans le passage de la bouche entrouverte, le mordilla.
De plus, elles sont très coupantes.
Vous ne trahissez pas non plus.
Je n’ai rien à pardonner, ils sont tous morts.
Les pêcheurs !
Les directeurs de l’usine, le préfet. Ils ont reçu une jeune danseuse nue, ils bavaient, ils ont bu, ils sont morts.
La trace au sol s’étendait jusqu’aux genoux.
Pardonnez-moi, j’aurai du être là.
Pour être danseur nu. Un m’a touchée, un m’a défendue. On ne touche pas à ma sœur. Ce n’était pas la votre.
Le cœur c’est comme un trèfle à quatre feuilles, c’est un porte- bonheur.
Le notre s’étend de plus en plus.
Je vous avais bien dit qu’il n’était pas de moi, comment voulez-vous, il n’a pas la place.
Ils se murmuraient, s’humaient, s'absorbaient, s’abîmaient.
Le chat familier s’insinuait, doucement sautait sur le haut de son armoire.
Le vent, le chat beaucoup vont savoir. Tous vont s’inquiéter.
Elle plongeait son front contre le sien dans un mouvement de balancier.
Parlez-moi, sortez-moi de ma carapace.
Vous m’avez demandé de me taire, en quelle langue, commère, maman, sœur, fille, courtisane, femme, putain ?
Taisez-vous !
Elle leva la tête, enfonça les yeux dans son regard étonné, Vous allez trop vite, courtisane, putain, amour ?
Il l’enlaça posa son front sur son épaule. Elle s’affala sur l’épaule libre. Vous me bousculez déjà , elle posa un long baiser sur le torse qui commençait à sursauter. Il passait la digue, la mer s’était formée, il passa le cap, la baie apparaissait. Ses larmes roulaient sur les seins de Fusako, hésitaient sur le mamelon, se transformaient en traits piquant de points rouges le haut de ses cuisses.
Pardonnez-moi, tolérez-moi.
Ce n’est que de l’eau et un peu de sel. Vous nous asseyez sur une fontaine.
L’êtes vous,
Je ne sais plus ce que je suis ni d’où je viens.
Le rail doit-il être aussi loin de l’autre.
Etes-vous de bambou. Vous ployez jusqu’à la rupture et vous redevenez cette fine cane flexible. Apprenez-moi à le devenir.
J’ai envie de vous toucher. Puis repartir, puis revenir encore.
Nous sommes deux pièces en mouvement qui s’échauffent et se transmettent sans se toucher, juste le film d’air brûlant de nos élans successifs. Je ne peux pas encore me mettre nue, le calcaire me corsète. La chair libérée est vulnérable, altérable. Je ne peux pas encore souffrir.
Je ne veux mourir en jaillissant.
Je ne suis pas ma sœur. Elle, était belle, elle aurait du porter mes dents.
Pourquoi êtes vous ocre.
C’est la terre de la baie.
Leurs fronts reprenaient le temps des balanciers

Il était tard et je suis parti me coucher, le soleil devait être en avance.
Les sauvages de l’Ariane s’étaient un peu estompés. Celui qui ne comprend pas ce texte il fait comme moi dormir

Écrit par : martingrall | 21/05/2006

Et voilà.
Mesdames, messieurs: Martin Grall.

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 21/05/2006

J'arrive pas à croire que même un journaliste parisien ( bon d'accord c'est un bon..) ait pu tenir dans ses mains le saint du saint : LE RAPPORT BREARD ! Mais alors que fait la police (les RG bien sur ) ? Il y a des fuites de partout, il faut comater, appelez les plombiers !! Moi je crois qu'avec tout ça, on va finir par croire que le tueur Alègre avait des potes partout, même là ou il ne fallait pas ..

Écrit par : girophare | 21/05/2006

euh je crois que j'ai merdé ! Lorsque je parle de plombier, merci de ne pas faire de lien direct avec des travaux "blakos" qui auraient pu être faits chez un mec très connu et chez qui des ouvriers auraient pu voir un tueur tout aussi populaire... ce ne serait pas prudent, (j'ai pas dit faux, j'ai dit pas prudent)..

Écrit par : girophare | 21/05/2006

@ girophare
Vous n'auriez pas mauvais esprit ?

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 21/05/2006

Logiquement je serais libre le samedi 3/6 et je promets de venir à la manif.

Écrit par : carole | 21/05/2006

bonjour carole, vous serez la bien venue. Faites vous connaître.
Non msieur Sébastien je n'ai pas mauvais esprit, mais je l'ai peu être perturbé ?
Surement d'ailleurs, car figurez vous qu'il s'est produit un drame hier soir à Toulouse et bien sur la presse parisienne ne le sait pas. Je vais tout vous balancer, il faut s'assumer, je suis une balance, je pense que les choses doivent se savoir..
Donc, hier à Toulouse l'UMP désignait son président pour le département. Quels candidats étaient en lices : Douste Blazy (je ne vous présente pas) et Bastianni (je vous présente) maire d'Hauterive (près de Cintegabelle cher à Jospin) et mis en place par Baudis (disent les mauvaises langues bien informées). Comment ? Un vassal de Baudis qui s'oppose à Douste ? Ben oui, et avec l'appui des Sarkozystes (d'après France 3). Coup de théatre durant le vote, Bastianni perd le soutien des Sarkozystes et se retire de la compète où il allait prendre une claque (chez nous on dit une bouffe). Que s'est'il passé ? D'après Bastianni (toujours sur france 3 sud), il y aurait eu une réunion parisienne à l'UMP pour lui claquer la porte au nez : les traitres. L'honneur est sauf, Douste lui a promis de lui laisser exercer des responsabilités. Un petit pour la fin : sur les images de france 3 on a vu les deux ex adversaires se croiser : Douste à autant d'affection pour Bastianni que Sarko pour Villepin.
Je n'ose pas envisager que la volte face des Sarkozystes vis à vis du poulain de Baudis puisse avoir une origine avec l'affaire Alègre, et les infos que récupèrent les membres de l'assos.
Allez au 3 juin pour en rigoler..

Écrit par : girophare | 21/05/2006

@ girophare
Une "bouffe": énorme.
Ces gens de l'UMP se marrent comme des petits fous, hein?

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 21/05/2006

Le comble dans cette affaire puante c'est que le nouveau procureur Général Davost enfile les bottes de "l'étouffeur " Barrau son prédécesseur. En effet, il vient de dire à la Dépêche "qu'il n'y avait rien dans le rapport Bréard ".

Ceci est parfaitement expliqué dans le fil de Lucrèce sur le forum du Monde
http://forums.lemonde.fr/perl/showthreaded.pl?Cat=&Board=polfran&Number=1895751&page=0&view=collapsed&sb=5&part=

Il est intéressant de voir le misérable contrefeu allumé par le sire Didier Dufau : ce rapport ne serait du qu'à la haine entre deux magistrat dont un, Bourragué, serait martyrisé par l'autre !

On en rit ou en pleure. Or cette explication minable sortirait des meilleures sources : la magistrature toulousaine.

Comme s'il y avait quelqu'un sur terre pour croire en la parole d'un magistrat toulousain....

Face à ces forfaitures des magistrats et de certains de leurs acolytes (experts, enquêteurs voire avocats) il ne reste plus qu'une solution : le knout et le knout manié par le citoyen via ses élus.

Je milite pour 3 mesure coercitives vis à vis des magistrats et des avocats :

je milite actuellement pour des modifications très importantes :



-1- l'enregistrement vidéo de tout ce qui se dit dans le bureau d'un juge d'instruction,
-2- l'application de mesures extrêmement sévères pour tous, magistrats, enquêteurs, experts, légistes qui profitent de leur statut pour s'opposer dans le cadre d’une enquête à l'établissement de la vérité : 5 ans de prison s'il s'agit d'un délit, 12 ans de prison s'il s'agit d'un crime,
-2- La mise en place de mesures permettant pour le citoyen de mieux contrôler la déontologie de son avocat car, si certains pouvoirs ou certains réseaux ne peuvent plus passer par les magistrats « ripoux», ils exerceront leur influence nocive via les avocats. Bien évidement que les contrôles et les sanctions via le Bâtonnier sont une immense bouffonnerie dans la plupart des cas .

Qui m'aide ?

Tous à la manifestation le 3 Juin prochain devant chez le Garde des Sceaux Place vendôme.

Et ce soir à 21 h 30 vous pouvez écouter le Président de "Stop à l'Oubli" sur 98 FM (ou sur le site Web de radio Enghien pour ceux qui ne sont pas en région parisienne).

et n'oubliez pas de signer la pétition de "Stop à l'Oubli" à l'adresse et d'adhérer www.stopaloubli.org

Écrit par : Pacifique | 21/05/2006

@ girophare
j'ai bien noté le rendez-vous. Je n'hésiterais pas.

Écrit par : carole | 22/05/2006

bARENBAUM 2DITE rOUSSEL DONC TOUJOURS A CHARGE CELA FAIT VENDRE !
ou est le journalisme et le débat contradictoire ?
TOUT CELE EST PETIT TRES PETIT;

Écrit par : paul | 22/05/2006

@ Paul
Vous avez lu quelque part le nom de Michel Roussel, dans ma note?
Vous pensez qu'il a besoin de "vendre"?
Vous pensez VRAIMENT que c'est ce qui nous motive, les uns ou les autres?

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 22/05/2006

Ce n'est surement pas le débat contradictoire. Il suffit de lire ce blog ou celui de Birenbaum ou la liste de liens du site stop a l'oubli.
Cela reste parfaitement orienté
dommage...

Écrit par : Paul | 30/05/2006

Ce n'est surement pas le débat contradictoire. Il suffit de lire ce blog ou celui de Birenbaum ou la liste de liens du site stop a l'oubli.
Cela reste parfaitement orienté
dommage...

Écrit par : Paul | 30/05/2006

@ Paul
Il ne tient qu'à vous d'amener la contradiction avec des vrais arguments, pas comme votre premier message

Écrit par : carole | 30/05/2006

Ce n'est surement pas le débat contradictoire. Il suffit de lire ce blog ou celui de Birenbaum ou la liste de liens du site stop a l'oubli.
Cela reste parfaitement orienté
dommage...

Écrit par : Paul | 30/05/2006

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