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29/05/2006

Les Cons Du Non

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Je n'ai bien évidemment rien de personnel contre Jacques Espérandieu, directeur de la rédaction du "Journal du dimanche". Il fait juste son travail, pour lequel son employeur, marchand d'armes et de presse, lui verse de la main gauche des émoluments que j'espère confortables, cependant que de la main droite, il balaie quelques pauvres à Mérignac (Gironde).
Mais je suis bien obligé de constater que Jacques Espérandieu écrit parfois n'importe quoi, ce qui n'a rien de spécialement grave, et qu'il en profite au passage pour nous traiter de cons - or ça, franchement? Ca m'énerve un peu.
Alors bien sûr, il ne dit pas les choses aussi crûment. "Cons", faut admettre, ça ferait désordre, dans un canard aussi bien tenu que le "Journal du dimanche".
Mais voyez ce qu'il écrivait, dans son édito d'hier matin (28 mai 2006): "Ceux qui n'ont pas hésité à dire "non" à Jean-Pierre Raffarin en mai 2005 ont assez peu de raisons de dire "oui" à Dominique de Villepin en mai 2006: c'est comme cela qu'il faut interpréter les sondages indiquant que 90 % des français ayant rejeté la Constitution européenne l'année dernière feraient de même si la question leur était à nouveau posée aujourd'hui".
Il faut relire deux fois ces quelques lignes, pour bien comprendre ce qui s'y passe.
Première lecture: Espérandieu nous adresse à nous, lecteurs du "Journal du dimanche", le message suivant: "Ceux qui ont voté pour le Non au référendum de mai 2005 sur la Constitution européenne (CE) sont des cons. Ils n'ont pas compris l'enjeu de ce rendez-vous. Ils en ont fait un scrutin franco-français, alors qu'il ne s'agissait pas de ça. On leur posait une question sur l'Europe, ils ont répondu à côté, sur Raffarin, qu'ils n'aimaient guère. Ils ont sottement fait de cette consultation une affaire de politique intérieure, en se prononçant pour ou contre Raffarin. En somme ils ont profité de la première occasion qui se présentait pour passer leurs nerfs. Mais ce n'est pas tout. Ils sont tellement bêtes, que si là, un an plus tard, on leur demandait à nouveau leur avis sur la CE, ben ils referaient le même coup. Ils recommenceraient à répondre à côté, pour ou contre Villepin. Ils N'APPRENNENT pas vite".
Relecture: Espérandieu nous envoie un second message, plus subtil. Enfin subtil... Disons plutôt subliminal.
"D'une certaine manière, nous dit-il, la victoire du Non à la CE n'est pas une victoire du Non à la CE - puisque les tenants du Non, ces crétins, n'ont pas voté contre le projet de Constitution qui leur était soumis, mais contre Raffarin. D'une certaine manière, rien ne permet donc, au fond, d'affirmer que les Français ont majoritairement dit Non à la CE, puisqu'il n'ont pas répondu à la question posée. D'une certaine manière, la victoire du Non est donc nulle, et pour tout dire non avenue".
Tout cela est, bien sûr, complètement faux.
Nous savons, nous, qui avons défendu le Non, que nous nous sommes, au contraire, passionnés pour les vrais enjeux du référendum sur la Constitution européenne. Pour ses enjeux réels, ceux dont, précisément, nul éditorialiste de la "grande" presse (qui ment), à l'époque, ne souhaitait véritablement nous entretenir - bien au contraire, et pour cause. Et c'est pour cela, justement, parce que nous avons pris la peine de vérifier la teneur exacte en ultralibéralisme de la Constitution qui nous était proposée, que le Non l'a emporté.
Nous savons, aussi, que c'est cette lucidité travailleuse qui a complètement fait disjoncter les éditorialistes ouistes. Nous savons qu'ils n'ont JAMAIS digéré la tranquille résistance d'une majorité de Français au sidérant déferlement de propagande, façon démocraties populaires, qui s'est abattu, au printemps 2005, sur la TOTALITE des journaux, magazines, radios et télés du pays. (Lire, sur ce sujet, le formidable petit bouquin "MEDIAS EN CAMPAGNE, retours sur le référendum de 2005", publié par ACRIMED aux éditions Syllepses).
C'est en cela - aussi - que l'édito de Jacques Espérandieu doit (brièvement) retenir notre attention. Pour ce qu'il révèle de rancune, et plus généralement de refus de regarder la réalité en face.
Un an - UN AN! - après la victoire du Non, "ils" n'ont, je le répète, pas digéré. "Ils" en sont, même, on l'a vu, à nier, fût-ce très insidieusement, la réalité de cette victoire.
On ne saurait, finalement, mieux démontrer que la presse, en dépit des grandes baffes qu'elle reçoit dans la gueule, ne s'amendera décidément pas. Jamais. Never. Totalement coupée des réalités, prête même, le cas échéant, à leur opposer un affolant déni, elle n'hésitera cependant pas, nous pouvons en être sûrs, à nous balancer bientôt de énièmes PP (papiers pontifiants) sur la "coupure" entre le "peuple" et les "élites"...

Commentaires

b'jour, 18,5° temps calme soleil radieux. Ce matin je suis du bois dont on fait les flutes (Pan ) dans le mille

Écrit par : martingrall | 29/05/2006

Bon si c'est pour nous dire que le peuple ne croit plus en la propagande télévisuelle, littéraire zé artistic tictic, je me dois de te faire un aveu que je réserve à une certaine intimité sociale, ON LE SAIT! Mais qui croire? Si on enlève les machands de Canons utilisant leurs danseuses vulgasses pour pontifier leur religion liberticide, que nous ne voulons pas entendre, ni accepter, ni entreprendre, ni défendre, il reste qui? Au singulier cela serait quand même un minimum ? Mais ? Rien !! Une demi pute s'enroulant sur une barre chromée prétendant définir l'amour de la réussite sociale zé populaire. Enfin, que les pauvres me pardonnent moi qui mange (amafaim) J’te dis qu’à Cannes c’est la même chose, les mêms nous donnaient truc vainqueur et machine grand price, ben planté. Donc la télé ne fait plus rien et l’écrite avec tous les arbres de la société du développement durable(connerie) non plus. Si ça rassure.
Ha enfin une société ou Bird (l’oiseau libre) ( nous) ne cherchera plus dans l’encre des rotatives sa forêt disparue. C’est vrai les blogues devraient leur suffire pour écrire des conneries.
MG

Écrit par : martingrall | 29/05/2006

D'après la revue de presse sur France Infos ce matin, il n'y a pas que le JDD pour lancer ce refrain à l'occasion de cet anniversaire. "Depuis le référendum seul l'Europe des marchés fonctionne toujours". Au lieu de s'en prendre aux électeurs, les médias devraient se retourner contre les politiques. Si les politiques considéraient qu'il n'y avait pas d'alternative au TCE il fallait l'adopter au niveau parlementaire seulement, là où le vote était acquis.
J'étais très partagée jusqu'au moment de mettre mon bulletin dans l'urne. Je crois qu'il était très difficile de se figurer comment ce TCE serait appliqué tellement il était sujet à interprétation.
Ce lundi commence sous la pluie à Paris, et la journée s'annonce comme difficile.

Écrit par : carole | 29/05/2006

La q uestion qUl VOUS est posee

Voici le texte de la question à laquelle vous aurez à répondre par « OUI » ou par « NON » :

« Approuvez-vous le projet de loi qui autorise la ratification du traité établissant une Constitution pour l'Europe ? »


I Ino I

I/InaN3H3::13H
3.lIN~3.lV'~::J - 3.lllV'~3 - 3.l~38Il I I I I
3SI":)N"H~ 3nollgnd~H

RÉPUBLIQUE FRANÇAISE I I I I LIBERTE - EGALITE - FRATERNITE ...
REFERENDUM

I NON I
et pourquoi qu'on aurait voté oui

Écrit par : martingrall | 29/05/2006

N'aaynt acheté le JDD que 2 ou trois fois dans ma vie, je n'ai d'avis sur ce journal qu'à travers les extraits cités dans les différentes revues de presse.

Eh bien ça fait un sacré bout de temps que le JDD raconte des conneries le dimanche.

Et le quasi-monopole dominical n'encourage pas à la remise en cause.

Zgur

Écrit par : Zgur | 29/05/2006

@ Zgur
Tant de clairvoyance t'honore. ;-)

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 29/05/2006

belle forme Sébastien, aujourd'hui Seb 15/20 et Guy 10/20. Héhé, j'aime bien jouer les professeurs vu que je n'en suis pas.

Dommage que tu n'habites pas la région, ta participation pourrait être fort utile au café des actus que j'anime une fois par quinzaine à Talence

Écrit par : Fulcanelli | 29/05/2006

@ Fulcanelli
Café philo, café des actus...
Mais tu passes ta VIE au café, ma parole!
;-)

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 29/05/2006

@ Sguyebastien

Il y en a qui ne peuvent se passer de café,

moi, c'est le café qui ne peut pas se passer de moi

Écrit par : Fulcanelli | 29/05/2006

FULCANELLI -3/20

Écrit par : guy birenbaum | 29/05/2006

Me trompé-je, ou bien les commentateurs politiques autorisés " à la Alain Duhamel" ont-ils senti passer le vent du boulet?
L'éditorial hallucinant de Serge July le 30 Mai 2005, a valu quelques courriers des lecteurs et mails particulièrement virulents, des mois plus tard, lors de la énième crise de Libé.
Et à France-Inter, même si Jean-Marc Sylvestre chaque jour nous réexplique le monde du point de vue du Medef comme si nous étions des débiles légers, les habituels propagandistes l'ont mise en sourdine, se montrent moins insultants que naguère...
Reste le PS, pour qui semble t'il la leçon du 29 Mai est que.... c'est scandaleux de s'affranchir de la discipline de parti... quand il me semblait à moi que la leçon était que le PS, pour la seconde fois au moins, se retrouvait désavoué par les électeurs, et qu'il fallait se poser la question du positionnement plutôt que s'imaginer encore et toujours parti naturel des électeurs de gauche...

Écrit par : christian lehmann | 29/05/2006

45€ le kg de cerise chez Fauchon. C'est pour déguster avec les montres :)

Écrit par : Mathieu | 29/05/2006

@ Christian
En tout cas l'édito de "Libé" ce matin, certes assez grotesque, un peu comme le sont toujours les éditos de "Libé", en rabat quand même vachement, par rapport aux bordées d'insultes que le Grand Serge, complètement fondu, lâchait il y a un an sur les Cons Du Non.
Cela dit nous savons toi et moi que "Libé" ne vaut que pour la "quotidienne" de Pierre Marcelle - qui arrive encore, tout seul avec ses petites mains, à nous faire débourser chaque matin 1,20 euro.

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 29/05/2006

"45€ le kg de cerise chez Fauchon. C'est pour déguster avec les montres :)"

Non, c'est le commerce équitable

Écrit par : Fulcanelli | 29/05/2006

Martin, ici (Paris), c'est 13 ou 14°, pluvieux, alors s'il te plait, ferme-la ... merci


Sinon, Sébastien, j'ai une troisième explication au vote massif pour le non, notamment provincial (rappel, je suis périgourdin) :

la plupart ont voté NON, non pas :

- directement contre le projet de constitution : celui-ci ne parlant ni de la politique européenne de la Truffe, ni des problématiques de saillie manuelle des vaches limousines, ça intéressait peu de monde. La plupart n'y comprenait d'ailleurs pas grand chose, ne l'ayant pas lu, ceux qui s'y étaient essayé ayant du taper dans leur stock de Doliprane.
- directement contre Raffarin : celui-ci, tant honni par la frange intellectuelle (autoproclamée intellectuelle je précise) parisienne, était plutot apprécié de la france profonde

Le vote NON fut une réaction au OUI des mondes politiques et médiatiques, partant du principe que si ces types veulent si farouchement qu'on vote OUI, c'est qu'il y a forcément anguille sous roche, et qu'ils vont encore se remplir les fouilles avec nos impôts.

Crise de confiance.
Encore.
Toujours.

Écrit par : xolotl pichuan | 29/05/2006

@ Xolotl
Pas d'accord.
Ce que tu dis-là, c'est à peu près ce que développe Espérandieu dans son édito-d'hier-qui-m'a-tellement-énervé.
Je crois au contraire, je le répète, que les gens ont voté en toute connaissance de cause, après avoir pris l'exacte mesure du projet cauchemardesque qui leur était soumis.
J'en ai un peu marre de lire et d'entendre que nous ne comprenons rien à rien - qu'il s'agisse du TCE ou de l'affaire Clearstream.
Mais tu restes un ami :-)

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 29/05/2006

L’Etat qui orchestre le meurtre économique. Je m’adresse à toi citoyen. Il faut que tu saches ce que représente le OUI. Un bulletin qui n’est pas neutre et qui valide la gestion de la casse sociale, de l’amputation des peuples, du meurtre concurrentiel. C’est certes préférable à un monde sans règles mais c’est une option choisie contre une autre Europe à inventer. Le OUI est entaché de ce sang, de ce carnage économique orchestré dans la grande arène du marché ouvert. Tu dois savoir pour quel système tu signes, citoyen, toi qui en approuvant le TCE valide la casse sociale. Tu peux toujours faire valoir que tu n’y es pour rien, jouer l’innocent, mais en lisant ceci, ce n’est plus possible. Les politiques ne seront pas d’accord et d’ailleurs, il a suffit d’un instant, lors du passage de Sarkozy, pour comprendre l’essentiel. Un citoyen a évoqué la guerre contre les pauvres, appuyant son propos du constat selon lequel les Français sont peut être généreux mais que dès qu’il s’agit d’accueillir des logements sociaux près de chez eux, ils sortent leur fusil. Oui, telle est la vérité de l’esprit petit bourgeois mais Sarkozy, en père protectrice des consciences, s’est chargé de dédouaner ces pauvres petit Français ainsi accusé. Il l’a affirmé, comme s’il pénétrait dans les âmes, non mon bon monsieur les Français ne sont pas comme aussi, aussi laids, aussi faux-culs, aussi égoïstes ! L’establishment politique, avec ses journalistes, ses peoples, ses politiciens, s’apprête à t’innocenter de cette complicité de meurtre mais pas moi. L’Europe que tu t’apprêtes à signer fait la part trop belle à la mort. D’ailleurs, la mise en scène de l’agonie du Pape devrait être un signe. Les décès des grands hommes signent parfois les grands changements historiques. Sarkozy, mère protectrice mais aussi chef autoritaire, guide des solutions politiques, campé en meurtrier du père Chirac. La Mort, OUI, le camp du meurtre économique. Signe citoyen mais fais-le en connaissance de cause ! Admets ta responsabilité, et pas de chichis, de toutes façons, tu ne participe pas à l’exécution, et si tu bénéficies de quelques protections étatiques, vas-y, sans état d’âme, tout au plus, quelques-uns des tes proches auront la part mauvaise, finiront dans la rue, dans le suicide, dans la pauvreté, la misère quotidienne. Ce n’est pas un meurtre au sens propre du terme mais au sens figurée, autrement dit des existences meurtries. C’est dans la nature acquise par l’homme en société, en communauté, que d’avoir l’idée du meurtre. Dans ce contexte, tu peux citoyen, voter OUI sans trop de tourmenter la conscience. Le système économique est ainsi fait que pour être efficient, il ne peut pas insérer chacun pour une existence digne, il exige l’asservissement et la mise au rancart d’une portion de la société. Le système augmente ton niveau de vie surtout si tu es placé en haut de l’échelle et si tu es au milieu, il le garanti, mais pour soigner tout ce monde et ses désirs consuméristes, il faut bien ce sacrifice et c’est ce que permet de réguler le TCE. Alors vas-y, sans état, d’âme, sans penser car d’autre le font pour toi, sans chercher à comprendre car cela te demanderait quelques efforts, sans mauvaise conscience car d’autres endossent la responsabilité de la gestion politique des existences meurtries, vote OUI ! Mais s’il t’arrive de reprendre goût au sens de la liberté, de l’équité et de la dignité humaine, si tu penses que ce système sacrifie l’humain sur l’autel de la technologies et du profit pour la meilleure part d’une minorité, alors réfléchis et vas-y pour un NON !

Écrit par : Fulcanelli | 29/05/2006

Une pensée se fixe sur des idées qui sont le support objectif d’une conviction plus profonde. Une dialectique s’opère, une synthétique devrais-je dire car les contradictions se suppriment, les doutes se dissolvent et la conviction prend racine dans l’esprit. A ce jeu, le risque est de tronquer la réalité, de biaiser les faits. C’est d’ailleurs ce que font tous les politiques, avec les chiffres servant de munitions quitte à les falsifier pour la cause. On peut aussi falsifier les interprétations, les spéculations, prendre le risque de déréifier le réel pour en donner une idée conforme à la représentation qu’on se fait. Et c’est le deuxième effet, syndrome universel des mégalopathes pour reprendre un terme de Sloterdijk. Bref, je prends les mêmes risques que tout intellectuel ou politique. Je deviens réfractaire au OUI. J’ai même une aversion ceux qui optent, contre la force des convictions éthiques et des évidences (de mes évidences ?) pour ce OUI, je veux parler de la gauche de gouvernement, alias PC-Verts, autrement dit la gauche à l’esprit petit-bourgeois incarnée avec mauvaise conscience aussi par Delanoë, promoteur d’un Paris embastillé pour bobos friqués contre les envahisseurs. Que l’UMP plaide pour le TCE ne me gêne pas. C’est d’ailleurs la marque de fabrique de ce mouvement. Culte du chef et de l’autorité, esprit petit bourgeois, sens du calcul en toutes choses, relations humaines comme gestion du patrimoine, dégoût de la populace.



L’esprit du TCE est français. Autant dire que la France a toutes les compétences pour refuser ce monstre étatique calqué sur les principes jacobins mais aussi en sacrifiant à la figure du Léviathan de Hobbes. Quels motifs rapprochent cette pensée politique contemporaine de Descartes de celle menée par les thuriféraires de l’Europe ? Autrement dit, pourquoi cette Europe ? Evidemment, cette question, on aurait dû se la poser il y a quinze ans. Avec l’acte unique, le désordre des monnaies, le pacte de Maastricht et les traités qui s’en sont suivi, on a vu se mettre en place une construction européenne qui, et les historiens honnêtes peuvent le dire, outrepasse les conceptions et les motifs invoqués dans les années 1950.



Le ressort est évident. L’économique, le financier, le technologique ont poussé les Etats à ouvrir leur territoire et faire de l’Europe un marché homogène. D’où la nécessité de donner une structure politique à l’Europe pour éviter que les Etats ne puissent interférer avec les règles de concurrence loyale et équitable. Ce volet est à interpréter dans le sens d’un Léviathan juridique. Les Etats et les entreprises, entités prédatrices, doivent se soumettre à cette instance supérieure qu’est le droit communautaire. Pierre Legendre déclarait dans un entretien du Monde (22/10/01) que le meurtre habite l’esprit de l’homme (lire dans un sens idéel) et que dans le monde des entreprises, autrement dit le marché, la concurrence est une transposition du meurtre. J’inverse la proposition. Le meurtre est une métaphore du marché. On se situe parfaitement dans un contexte du Léviathan où l’homme est considéré comme être de désir cherchant son intérêt, tout en étant un loup pour son prochain, autrement dit un meurtrier en puissance. La différence, c’est que l’Europe actuelle est pacifiée et que la sauvagerie devant faire le principe du droit communautaire provient des entreprises. On observe donc l’omniprésence de ce droit commercial au-dessus des Etats et des entreprises servant à organiser de manière équitable la propension au meurtre concurrentiel. L’horizon n’étant autre que la croissance, la puissance économique. Cette logique du meurtre sert l’efficience économique. La bonne entreprise doit être concurrentielle. Ainsi le réacteur économique tourne au maximum. Tout le monde admet que dans un pack de rugbymen, si on remplace les deux ou trois maillons faibles par de robustes gaillards, alors le pack sera plus fort. Eh bien on peut penser que tel est l’esprit de cette Europe avec ce volet orchestrant l’arène de la concurrence.



La directive Bolkestein va dans ce sens. Elle fut approuvée ne l’oublions pas par les commissaires européens dont Pascal Lamy. Elle n’a pas soulevé d’opposition de la part des députés de droite siégeant à Strasbourg. On comprend leurs positions. Ils sont tels des tribuns, bien choyé, bien rémunérés, dans leurs loges VIP, observant le spectacle économique, avec son massacre social, dépêchant les juges arbitres pour que l’équité communautaire soit respectée. Un Etat ne doit pas intervenir, ce serait comparable à une voiture officielle pratiquant la poussette sur un cycliste du tour de France. La BCE et le pacte de stabilité sont deux instruments servant l’efficience de la croissance économique. Et comme sans innovation il ne peut y avoir de compétitivité, alors la recherche technologique est mise en avant, avec la formation etc…



L’Europe a fait des choix pour les citoyens. C’est le tout technologique. Le seul horizon dominant, le reste n’étant que dispositif et palabres, notamment sur les droits des Européens qui sont déjà garantis par les Etats. Disons que cela sert à surveiller les nouveaux entrants de l’Est dont la culture récente souffrait de déficit démocratique mais pour nous, membres du noyau européen, ce droit nous est acquis et justifier le OUI par ce motif, c’est admettre qu’on puisse être assuré pour sa maison mais qu’on signe une deuxième fois pour contracter une autre police d’assurance qui vous rend les mêmes services.



L’Europe ainsi conçue est donc bâtie avec des plans faisant de cette entité un super réacteur économique. Elle dispense aussi les Etats de manifester leur excellence. Elle joue sur la baisse des prix et des services pour assurer sa compétitivité et soumettre les peuples à la puissance des grands groupes industriels, ainsi qu’aux désirs de profit manifestés par les propriétaires du capital, autant que les opérateurs bien insérés dans le réseau d’affaires. N’ayant plus la capacité de résoudre les problèmes, les politiciens nationaux s’en remettent à Bruxelles. C’est le meilleur moyen de réduire la responsabilité et l’investissement politique. N’oublions pas non plus le côté volontariste, cette mise au pas des Etats et des économies dans un ensemble doté d’une unique volonté et voilà le monstre économique adossé à un monstre politique.



Pour comprendre le cours de l’Europe actuelle, on pourra se référer au cours de Foucault donné le premier février 1978 au Collège de France (in : Dits et écrits, TII, quarto Gallimard, p. 635). C’est pour moi un texte plus qu’important, la signature du génie de Foucault condensée en vingt pages. La fin du texte permet de décrypter l’un des motifs essentiels de cette Europe qu’on nous impose comme un embryon de super Etat. « Donc, si vous voulez, l’Etat dans sa survie et l’Etat dans ses limites ne doivent se comprendre qu’à partir des tactiques générales de la gouvernementalité » (p. 656). Foucault évoque la survie d’un système découvert au 18ème siècle, la gouvernementalité avec ses techniques politiques. La survie de l’Etat a été malmenée doublement au cours du 20ème siècle, non sans que les Etats aient malmené la survie des sociétés à l’ère du suicide européen. Les mouvements d’émancipations et la montée du tout économique ont mis en cause les Etats mais pas de la même manière. Des valeurs d’existence se sont entrechoquées à la morale autoritaire qui a aussi subi le choc des tendances hédonistes de bas étage, avec la culture du divertissement. Bref, affaire complexe et quelque part, on doit se demander si la survie de l’Etat ne s’est pas transféré dans la construction européenne. Auquel cas, la question n’est pas tant au niveau de la souveraineté qu’au niveau de la gouvernementalité et de l’usage des techniques politiques. Un Léviathan doté d’une structure. Une bureaucratie aux commandes dans la salle des machines. Ainsi, c’est l’Etat-Europe qui joue sa survie et qui cette fois se soumet au suffrage universel, du moins en France. La belle question porterait sur une alternative, un retour en grâce de souveraineté, pas celle de Dieu mais celle du Sujet, à travers sa créativité, sa liberté, sa pensée, son investissement dans les associations, son sens du partage… voilà une autre Europe possible qui n’est pas prévue dans le TCE, texte qui notamment n’accorde pas de place à ces associations.

Écrit par : Fulcanelli | 29/05/2006

L’approche philosophique du TCE : néo-scolastique contemporaine



Ce NON au Traité, je dois avouer que je ne sens pas trop. Je n’ai pas le sentiment que la dynamique avance et pour le dire franchement, je crois plutôt que la partie est piégée dans des arguments de rhétorique politicienne. Les arguments contre le traité sont aussi faciles à défaire que ceux en faveur du traité et seul, un point de vue méta-politique, autrement dit historique, sociologique et anthropologique, peut permettre d’éclairer l’enjeu. Quand je m’y prête, je suis souvent ramené à l’objet, le texte en question, que l’on m’invite à lire. Pourtant, la chausse-trappe est évidente. Un texte n’engage pas l’évolution du réel. Les partisans du OUI à gauche sont assez angéliques quand ils pensent user de ce traité comme d’un instrument pour une politique sociale. Leur approche est carrément théologique. Au Moyen Age, il y eut un différent entre Siger de Brabant et saint Thomas (Jerphagnon, Histoire de la pensée, p. 430). Le premier base sa quête de la vérité uniquement sur l’écriture, le second en sort pour prendre en compte le réel. L’Histoire de la philosophie a montré que le progrès imposait de regarder le réel. Transposons cette querelle scolastique au TCE. On comprendra que le nouveau Moyen Age technocrate use d’une séquestration du Voir. Les citoyens ne doivent pas sa-Voir ! Pourtant la vérité est dans l’évolution européenne des quinze dernières années. Une solution finale, le chômage de masse comme instrument de régulation et résidu de l’économie Empire avec son efficience et ses profits localisés. Spéculation augmentant avec pauvreté. Maintenant c’est clair. OUI ou NON, la justification repose sur des arguments de scolastiques sans théologie. Mais dès qu’on pointe le réel, les millions de chômeurs, les profits et que l’on tente de mettre en relation ce fait avec les plans de construction économique de l’Europe (BCE, commission de Bruxelles), la plupart tournent leur regard et ne veulent pas voir. Ce qui, de la part d’un sympathisant de l’UMP ne me choque pas, mais interpelle si c’est un citoyen de gauche.



Voilà le principe d’un NON philosophique, que n’aurait pas refusé un Raymond Aron dont la méthode consiste à partir du réel, des faits avérés, avant d’entrer dans des considérations idéologiques.



Quoi qu’il en soit, je pense que les apôtres du OUI vont sortir leur artillerie et que le NON risque de s’essouffler. Jorge Semprun et Dominique de Villepin vont sortir un livre sur ce sujet. Nul doute qu’ils vont avoir la faveur des médias. Et d’ailleurs les médias votent en nombre pour le TCE. Alors ce que je pense, c’est que le NON est mal engagé, et je sens aussi une désaffection des partisans anti-TCE qui semble-t-il, n’ont pas plus de convictions et de raisons que les pro-TCE. C’est un peu mon intuition du moment. Et je ne vois pas comment on peut secouer la machine. A mon avis, un bon visionnaire devrait connaître l’issue du résultat. Les citoyens ne sont pas assez forts pour repousser cette économie Empire. L’Histoire a toujours été le fait de rapports de forces en présence. Les faibles n’ont jamais fait l’Histoire.

Écrit par : Fulcanelli | 29/05/2006

Voter NON. Protocole argumentaire (1) La réalité actuelle





Le débat devient de plus en plus un jeu d’intimidation. Les passions font dire n’importe quoi, comme Cohn-Bendit ce matin qui explique l’indépendance de la BCE. Oui il y a bien eu un marchandage entre Helmut Kohl et Mitterrand mais la situation a changé et l’on peut constater les méfaits de cette politique économique en Europe. Notre Dany nous explique alors que les Allemands ont le souvenir d’Hitler qui a financé la guerre avec la planche à billet. Cet argument est ridicule, stupide. Certes, les Allemands ont peur de l’inflation mais le prétexte historique date d’avant l’avènement du nazisme.



Le débat ne fait pas appel à la raison mais aux intimidations, aux chantages, à la peur, à la croyance, aux ressentiments, à la religiosité européiste. Kant, revient, ils ont perdu la raison. Kant dont on connaît la célèbre formule : aies le courage de te servir de ton entendement ! Il est donc urgent de donner des motifs simples et importants pour éclairer le vote. Il sera alors possible de convaincre les indécis mais pas ceux qui ont décidé de croire dans les promesses du TCE comme d’autres ont cru dans le communisme. Voici une sorte de points qui me paraissent utiles de mettre en avant. A vos neurones, pour une critique.







Le motif empirique, l’épreuve des faits : comme le préconisait Raymond Aron, il faut partir des faits et examiner comment se présente la situation actuelle, d’où elle vient et si on peut l’orienter différemment. Quelle période choisir ? Une lecture des orientations prises dans les années 1980, puis confirmée et renforcées à partir de Maastricht, s’impose. Les gouvernements ont mené des politiques de modernisation de l’outil productif pour satisfaire les désirs consuméristes, autant que les besoins des Etats. Et puis, nous sommes passé dans une lutte entre groupes industriels et zones économique. La globalisation marchande a accompagné ce processus qui a fonctionné si bien que l’efficience a été fulgurante. Mais les nations n’ont pas su gérer ce progrès intelligemment, faute d’élites suffisamment visionnaire et de citoyens dotés d’un esprit développé. Bref, la seule issue fut de fluidifier le monde du travail pour rendre les économies le plus compétitif, sans aucun recul ni analyse sur la course à la technologie. Dans ce contexte, on a pu voir apparaître des gadgets comme le modèle social européen. Ce modèle n’existe pas en fait. D’aucun le voient dans le Danemark ou la Suède sans comprendre qu’à l’échelle de nations de 5M d’âmes, ça peut fonctionner, notamment parce que ces économies peuvent se spécialiser et bénéficier du levier Ricardo (avantages comparatifs), mais que pour les nations de taille dix fois supérieure, France, Italie, Allemagne, GB, ce modèle ne peut être transposé.



Essayons de dire la réalité économique. La propagande du OUI nous fait croire à un possible modèle social, à une Europe des peuples et des citoyens, à la puissance d’une charte des droits fondamentaux mais le volet BCE n’est qu’une charte de signant l’impuissance à user de moyens pour que chaque européen puisse disposer des conditions d’existence dignes. Il y aura une amputation et tout gouvernement se devra de mettre en place des moyens de gérer cette casse sociale, alors que les âmes européennes vivront dans un sentiment d’insécurité existentielle. Dans un tel contexte, les gens ne peuvent être créatifs, inventifs, ni même efficaces, sauf usage de neuroleptiques. On pourra nier ce que j’affirme mais pour cela, il faudra nier l’évolution socio-économique des dix dernières années, depuis la mise en place du système d’efficience connu sous le nom de pacte de stabilité. Au moment de Maastricht, je me souviens de ce mot d’un grand patron en faveur de la monnaie unique. Il faut donner du travail aux machines. Nourrir l’appareil industriel. Voilà un aveu édifiant. Et tout est allé dans ce sens, avec la multiplication des profits doublée d’une montée à la fois du chômage, du RMI et des emplois précaires. Voilà le résultat de la politique de compétitivité forcée. Car le système monétaire impose la pression et pas uniquement sur les travailleurs. Cela se vérifie au niveau des PME. Peu importe ce qui est produit, son usage, son utilité. Seul critère en usage, que l’activité soit compétitive, serve la croissance et le profit dont l’efficience est assurée par cette BCE qui veille au grain et protège la monnaie plus que les hommes. Voilà l’infâme dessein auquel participe la direction du PS, au mépris des valeurs humanistes, des nécessités d’équité et en plus, en usant d’un mensonge, laissant accroire à une régulation sociale si la gauche arrive au pouvoir. Cette régulation est impossible au vu du dispositif monétaire qui sera entériné avec le TCE.



Le désir d’économie et l’économie du désir est ainsi couplée à une machine productive lancée à toute vitesse, avec une injection monétaire contrôlée, mettant la pression sur l’activité des gens, ceux-ci étant dédommagés, pour la plupart, par l’accès correct aux services ainsi qu’aux marchandises. Pourtant, rien de dit que ce système est verrouillé. L’Histoire nous a appris que des situations de péril peuvent être rattrapées, voire foirer. Le meilleur exemple récent étant la crise de 1929, surmontée aux Etats-Unis par le New Deal de Roosevelt mais ni au Japon, ni en Europe. Actuellement, nous vivons une crise de 1929 surmontée mais rien ne dit que la technologique, la démocratie et l’instruction puissent faire avancer cette Civilisation qui a choisi la manière forte et se refuse à tout Deal social, croyant qu’entre l’assisté et le mobilisé, il n’y a pas d’autre statut pour le citoyen. On veut faire croire que l’Europe prend actuellement un chemin différent des Etats-Unis or, pour ce qui est de la politique intérieure, le cheminement est parallèle. On assiste à un changement d’orientation par rapport au vrai modèle social qui a fonctionné pendant 20 ans. Celui de Roosevelt au Etats-Unis, et celui des Trente Glorieuses en Europe et notamment en France, avec la mise en place des institutions comme la Sécu. Autant dire que le traité de Rome de 1957 n’avait pas le même sens que le pacte de stabilité actuel. Actuellement, l’Europe vit une crise des moyens publics, une crise de la pauvreté, une crise morale des âmes. Le OUI ne pourra que valider ce marasme. Et par ailleurs servir les profits, les rentes, les dividendes, ceux-ci pouvant très bien être au service de bénéficiaires extra-européens, fonds de pensions américains notamment.



Ce que promet le PS est donc une escroquerie. La crise de ce parti se révèle à l’occasion de ce référendum et c’est une bonne chose que nous citoyens, disposions des moyens de nous exprimer. Faute de quoi, le TCE aurait été administré comme une purge par voie parlementaire, sans que les élites ne puissent prendre la température ou l’urticaire des sentiments nationaux. Or, tout médecin sait bien que la température entre autres, sert au diagnostic d’une pathologie. On s’aperçoit à quel point le PS s’est coupé des intellectuels autant sinon plus que du peuple de gauche, trahissant les valeurs d’équité et d’humanité au profit d’une gestion professionnelle de la chose publique, sans transfert ni partage avec le peuple. Crise démocratique. De la représentation ? Non, de l’incarnation. Le PS représente de manière abstraite les idées de gauche mais n’incarne plus, dans son approche du futur, les idéaux de gauche et leur réalisation. D’où cette implosion et ma foi, le PS n’a plus d’autre salut que dans le NON. Car si le OUI l’emporte, c’en est fini d’un PS doté d’une force pour affronter l’UMP en 2007. Du moment que le PS a voté avec Sarkozy pour un TCE anti-social, le dessein bipolaire historique n’aura plus lieu d’être. En 2007, un second tour Sarkozy de Villier, ou Sarkozy Chevènement, ou encore Sarkozy Le Pen, voilà l’issue et la conséquence de cette trahison du PS. Et ce ne sont pas les gesticulations de pantin de François Hollande ou les exortations pathétiques de Cohn-Bendit qui vont convaincre ceux qui, vous, moi, on décidé de donner raison à la Liberté de pensée et de libérer la raison de penser !!!



Fulcanelli, coordinateur de l’Opération Skywalker, citoyen contre Empire



Voici la suite du protocole en une ou deux étapes. Eclairer ce qu’est cette économie Empire, avec les collusions entre Etats, grands groupes et système monétaire puis passer à un projet alternatif pour une CNE, constitution pour une nouvelle Europe.





(2) Explication : monnaie dirigée vers économie Empire. Flux sectorisés. Economie périphérique asséchée. La rente domine les revenus du travail. Pathologie sociale



(3) Alternative : double banque. Relancer la tierce économie. Exemple des micro crédits. Faire jouer les associations.

Écrit par : Fulcanelli | 29/05/2006

@ Xololt
D'ac avec Sébastien. D'ailleurs le nombre de sites, blogs qui décortiquaient cette constitution était assez important.

Écrit par : carole | 29/05/2006

2 mai 2005


Le système à double banque, une Révolution économique



Le TCE comme chacun le sait contient une disposition portant sur la gestion de la monnaie européenne. A savoir, une banque centrale européenne indépendante, la BCE, dont le rôle, moyennant un pacte de limitation des déficits publics, est de garantir la stabilité des prix. Si on signe pour le TCE, on en prend pour trente ans.



J’affirme qu’il existe un autre système permettant de réduire la fracture économique. C’est le système à double banque. En premier lieu, nul ne peut déclarer que le dispositif actuel inscrit dans le TCE soit définitif. L’Histoire économique montre que la gestion et l’organisation de la monnaie ont varié au cours du temps en fonction notamment des transformations de l’appareil productif et des règles du commerce mondial. Et donc, vu l’état des sociétés européennes sur le front de l’emploi et de la pauvreté, la question d’un autre système de gestion monétaire doit être posée.



Actuellement, même avec une croissance soutenue, le chômage ne va pas baisser. Les causes sont multiples. La globalisation permet la concurrence. Lorsque les économistes disent que la France et l’Europe sont bénéficiaires de ces échanges et des délocalisations, ils ont tout à fait raison dans la comptabilité mais ils ne disent pas qui profite et qui en fait les frais. En quelques mots, l’évolution du tissu socio-économique est parfaitement visible. Il existe deux tendances lourdes et bien ancrées. D’une part la monté en puissance d’une économie Empire qui absorbe les flux monétaires, qui dégage des profits faramineux et qui est structurée en réseaux. L’Etat dispose de moyens pour protéger une partie des travailleurs. Il reste alors une tierce économie qui ne demande qu’à prospérer mais qui manque de financements. D’autre part, il se produit une dérive dans la rémunération du travail par rapport aux revenus des placements. Mais tous ne sont pas également touchés. La protection des uns se fait au détriment de la précarisation des autres. De plus en plus d’individus n’ont plus un accès aux biens alors que le système peut les produire.



Le système à double banque sert à corriger ce déséquilibre. Ne pas oublier que la banque centrale a un rôle dans la création de monnaie pour répondre à la croissance économique. Cette fonction peut être assurée en privilégiant la stabilité des prix ou alors en mettant la priorité sur l’emploi et la consommation. Le système à double banque est composé de la BCE qui conserve son rôle et d’une banque dite monéthique qui crée de la monnaie ou bien avec des taux d’intérêt négatifs, ou bien sans inscription de dette (principe de la planche à billet). Cette banque monéthique a une mission. Elle doit répondre à des actions sociales d’aide aux démunis, de formation, de culture, de recherche, de création d’économies solidaires. Cette banque est sous contrôle politique (dont les modalités sont à concevoir). La BCE conserve ses prérogatives.



Le résultat est simple. Sur une année, il est possible de lever à l’échelle européenne des dizaines de milliards d’euros pour relancer les économies périphériques en donnant notamment un supplément de pouvoir d’achat aux individus qui en ont le plus besoin et qu’il sera possible d’insérer professionnellement. Il ne devrait pas y avoir de tension inflationniste. Comparons avec les années 1985-86. A cette époque, il n’y avait pas la concurrence mondiale, l’appareil productif était largement moins performant, enfin, l’inflation était aussi entretenue par une surenchère pratiquée par les salariés et donc due à une augmentation du coût de production, phénomène qui ne se produira pas avec la monéthique.

Écrit par : Fulcanelli | 29/05/2006

Fulcanelli -8/20

Écrit par : guy birenbaum | 29/05/2006

7 mai 2005


Le NON au TCE, Choc de l’Histoire ou péripétie en forme de parenthèse caractérielle ?



Beaucoup partagent l’idée d’un événement historique si le NON l’emporte le 29 mai. Cela aura au moins le mérite de réconcilier sur un point partisans et opposants, ainsi que le chef de l’Etat qui en personne, est venu affirmer la nature historique de cet enjeu. Cela dit, les différents plan B évoqués par des personnalités laissent penser que l’Histoire est en marche et qu’en cas d’un vote négatif, l’Europe saura trouver la bonne stratégie pour se faire accepter comme entité politique juridiquement constituée.



Pourtant, le politique peut-il s’opposer à un cours de l’Histoire qui tangue vers un ailleurs ? Nul ne sait. Tout dépend des forces en présence. Une chose est sûre, il y a crise mais nul ne sait quelle sera son issue. Ou bien une séries de fluctuations régulée et contrôlée par les puissances publiques, ou bien une nouvelle orientation assortie d’un changement de sens. Je verrais bien quelques points communs avec la crise de 1929, ne serait-ce qu’à travers la structure économique présentant quelques similitudes. Frénésie spéculative, bulles financières et chômage massif, le tout sur fond de modernisme technologique. Cela dit, ces points communs ne peuvent justifier un amalgame car le niveau de vie général est sans commune mesure et les sociétés sont suffisamment riches pour absorber une bonne partie du coût financier servant à réparer les dégâts sociaux. Un pauvre de 2005 a un niveau de vie supérieur à celui d’un travailleur des classes moyennes de 1930. Mais ce n’est pas ce genre de comparaison qui aide à cerner une société avec ses désirs, craintes et espérances. La vie ne se mesure pas en terme monétaire mais selon son vécu. Un reportage sur un village perdu en Chine a montré des gens riant, heureux, presque centenaires, vivant de peu. Un chômeur des sociétés avancées n’est pas heureux. Un travailleur précaire non plus.



Alors, que penser de tout cela. Crise profonde de société ou comédie de caractères de la part d’un peuple qui fait preuve de mauvaise volonté et tient à sauver un modèle social qui ne dupe personne puisqu’il produit 10 % de chômage, soit le même pourcentage qu’en 1992, au moment du précédent référendum ? (à noter que selon les critères de l’ANPE de l’époque, on serait largement au-dessus des 10, 11, voire 12). Cela dit, les partisans du OUI se réclament de ce modèle social qui serait défendu grâce au dispositif du TCE. Donc je repose la question. Crise sociale historique ou bien péripétie que les gouvernants sauront contenir ? Je n’ai pas la réponse mais des pistes de réflexion. Vous pouvez donner votre avis sur ce site qui est fait pour ça. Une chose est sûre, les solutions extrêmes des années 1930 sont exclues pour l’avenir vu la division des opposants. Aucun courant ne représente plus de 7 ou 8 points, sauf le FN qui ne représente pas un danger pour la démocratie. Et c’est à mon sens un point positif. L’avenir nous reste cependant ouvert. A crise mineures, petites réformes et plan B de rechange. On revotera peut-être. A crise majeure, changement de cap. Et donc, place à l’invention et une nouvelle constitution pour autant que cela soit concevable et acceptable par un bloc progressiste qui ne refuse pas l’avenir. Vos avis sont les bienvenus !

Écrit par : Fulcanelli | 29/05/2006

30 mai 2005



55 pour cent, l’Histoire européenne le vaut-elle ?



Etrangement, ce matin, sentiment d’indifférence et de distance, comme s’il ne s’était rien passé de spécial. En vérité, je crois bien que le fait d’écrire, de commenter, d’anticiper, a projeté ma conscience par delà le présent. Hier, soulagé par le NON, mais nullement surpris et aucun sentiment de triomphalisme. J’avais annoncé la veille du scrutin que je m’abstiendrai de faire la fête. D’ailleurs, il ne s’est rien passé. 2000 militants à la Bastille, autrement dit, rien. Qu’on n’interprète pas de travers mon propos. Ce soulagement n’a rien à voir l’idée d’une menace écartée. Juste le plaisir de m’être réconcilié avec les Français, enfin, en général. Si le OUI l’avait emporté, je me serai senti bien seul, ayant pris mes distances avec les élites. Voilà quelques banalités qui l’air de rien, en disent autant que les commentaires des journalistes.



Hier, la soirée médiatique s’est déroulée comme à l’habitude. Ce qui est flagrant, c’est cette incapacité des politiques à anticiper une décision et préparer un discours accordé au réel. Aucune excuse en plus, les sondages permettaient à la pensée de s’adapter à une issue plus que probable. La plupart des politiciens sont cadrés dans un système de pensée. Il sont embastillés dans leur fixation idéologique, croyant interpréter la société. Et bien évidemment, chacun se renvoie la balle, cherchant coupables et responsables, alors que plus que les textes et les idées, c’est le contexte qui a engendré ce crash politique. Contexte du reste fort complexe dont j’ai essayé de cerner les contours. Technologie, progrès, médiatisation, globalisation, déficit politique, manque d’explication, mal gouvernance, égoïsmes, combines, chômage. Le NON sanctionne une évolution politique, dictée par la France et l’Europe. Maastricht avait promis un mieux vivre. Or, le chômage n’a fait qu’augmenter. Alors pourquoi s’étonner. Et puis, en 1929, la crise économique s’est produite à Wall Street. De 2002 à 2005, ce sont les politiciens qui ont subi une décote. Il faut bien que crise s’exprime.



Est-ce que les choses vont changer pour autant ? Non, je ne pense pas. Les mauvaises habitudes sont toujours présentes. Le modèle du plateau télé, c’est le cabaret de Patrick Sébastien et les enfants de la télé d’Arthur. Des têtes que l’on se repasse de plateau en plateau. Qui a pensé à inviter des Français, des internautes impliqués dans la campagne ? Je n’ai reçu aucune proposition. Pourtant, une brève dans Sud Ouest a parlé de mon site. L’intitulé : L’empire contre-attaqué. Il faut dire que j’avais contacté le correspondant de Talence. Bon, sans importance. La campagne est achevée et rien ne dit que la pensée et la réflexion aient droit de cité dans cette société en crise où la plupart attendent un super mécanicien pour régler la machine. Nicolas Sarkozy est le préféré des Français d’après les sondages, après Dominique Villepin et Michèle Alliot-Marie. Ainsi en ont décidé les médias qui pré-formatent l’opinion.



Dans un édito du Figaro, Alexandre Adler annonçait la fin du grand centre en politique. Autrement dit, de la gouvernance sociale et libérale incarnée par la figure de Jacques Delors. L’ancien clivage hérité de l’ère pré-mitterrandienne est remis au goût du jour, avec un tandem Emmanuelli-Mélanchon qui souhaite un PS plus à gauche et un ticket Sarkozy plus axé sur le travail et le libéral. Ce grand centre, il a une date de naissance, 1983, avec justement Laurent Fabius aux commandes. Il se poursuit avec les cohabitations jusqu’en 1995, jusqu’en 2002 diront certains. Entre-temps l’Europe s’est construite avec le traité de Maastricht, œuvre du grand centre, avec Delors en maître d’œuvre et Mitterrand en maître d’ouvrage avec la bénédiction d’un scrutin difficile. Mais le grand centre commençait à tanguer. Le moment de vérité, c’est cette intervention de Delors à l’occasion d’un journal télévisé à l’automne 1994, au cours duquel il annonce décliner l’offre de service proposée par l’Histoire française. Il y a un secret aisé à dévoiler et que nul n’ignore. L’économie et la politique européenne imposées selon les normes du pacte de stabilité n’offrent plus de possibilité pour agir dans une orientation sociale et libérale. Et donc il y aura de la casse, chômage, et une crise majeure en décembre 1995. Ainsi a commencé le déclin du grand centre politique.



1983-2004, trois périodes de sept ans, le cycle du round social-libéral est achevé. Il a commencé avec la nomination de Laurent Fabius Premier Ministre sous François Mitterrand, il s’achève un soir d’automne, au journal télévisé, lorsque ce même Laurent Fabius annonce qu’il n’approuvera pas le Traité de constitution européenne.



Entre temps, la conjoncture technologique et économique a bien changé, tant au niveau intérieur qu’international. Le problème majeur est d’ordre économique. On parle de tyrannie du capitalisme, des marchés, du libre échange, du dumping social. Et on en appelle au Politique pour réguler tout cela. Cette option, c’est celle du grand centre politique, du modèle social européen et on voir le résultat. 55 le NON, l’Histoire, la société française a mis un terme à ce round et une nouvelle donne doit commencer.



Les urnes ont parlé, amplifiant les paroles de quelques politiques. Les riches ont voté pour le TCE. Le département du Nord a donné plus de 60 points pour le NON. Pourtant, Lille a été la capitale européenne de la Culture en 2004. Symbole d’un regard. Emmanuelli et Mélanchon regardent du côté de Maurois, nostalgie des luttes socialistes. Sarkozy regarde du côté de Maggie Thatcher, enviant le modèle britannique actuel. Quant à Fabius, il est le Sphinx, discret autant que circonspect car il doit porter le poids de l’Histoire, son intervention ayant eu un impact qui, sans faire référence à l’appel du 18 juin, a une portée historique certaine.



Maintenant, l’Histoire est ouverte aux possibles, pas longtemps. La division des Français n’a jamais été aussi grande que depuis le programme commun de 1978. Et d’ailleurs, aux Etats-Unis, c’est un peu pareil ce qui se passe et s’est passé lors des élections de 2004. Les sociétés occidentales sont en crise. Démocratie signifie gouvernement du peuple. Démocratie représentative signifie élections de représentants gouvernants élus par la société civile, pour la société civile. La société en crise induit une crise démocratique. Simple et évident. Si c’est le pouvoir de l’argent qui pose un problème majeur alors, le contre-pouvoir doit utiliser aussi l’argent. Quand on veut combattre contre l’épée, on utilise une épée. Bien naïfs sont ceux qui croient défendre les travailleurs en leur donnant une charte pour contrer le sabre du capitalisme impérial. Le sabre, bien affûté, tranche la charte d’un coup bien ajusté !



Et donc, la seule arme possible, c’est pour commencer de changer le système monétaire. Il n’y en a pas d’autre. Et même si c’est pas ce qu’ont demandé les Français, une partie de la réponse politique appropriée passe par cette voie. Autrement dit, refaire le TCE avec d’autres bases économiques. Ainsi que politique, la démocratie représentative ayant montré ses limites. Mais il se peut qu’il n’y ait pas mieux que le traité qui vient d’être rejeté. Alors si l’Europe telle qu’elle a été construite depuis 15 ans n’a pas d’autre alternative, qu’on y aille, avec ou sans l’approbation du scrutin. Si telle est la puissance du progrès, de l’Histoire, alors elle effacera ce vote inscrit dans les âmes à l’image d’un château de sable en Espagne, bâti sur la plage avant la marée montante

Écrit par : Fulcanelli | 29/05/2006

@ Fulcanelli
Tes argumentaires guerriers me gênent.
Il ne faut pas non plus diaboliser ceux qui ont choisi le Oui. Les médias qui n'ont pas fait le jeu d'une information claire c'est autre chose.

Écrit par : carole | 29/05/2006

@ Fulcanelli
Je trouve que L'Homme Que Nous Connaissons Sous Le Nom De Boss a la notation un peu sévère, ce matin.
En même temps, faut reconnaître que tu l'as un peu cherché.
Et tu connais le vieux proverbe noich:
"Qui cherche le Boss/Trouve sa douleur".

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 29/05/2006

Oui, mais toi, Sébastien, tu as voté en connaissance de cause, bien sûr !

Et moi aussi, modestement j'avais a peu près compris les enjeux (j'ai voté OUI, pas directement pour le projet de CE, mais essentiellement pour enterrer le traité de Nice).

Mais la majorité des gens, je persiste, non.

Je ne sais pas ce qu'ont voté mes parents, mais ma grand-mère a voté OUI, car, ne sachant pas quoi voter, m'a demandé ce qu'elle devait faire (je lui ai dit de voter OUI, mais sans lui parler du traité de Nice ...).
Pas mal de gensont dû baser leur vote sur quelque chose de tangible, un repère. Et ce repère, c'est le rejet des élites (élites autoproclamées, je précise également).

Lors d'une élection "normale", les gens ont leurs repères : ils votent à gauche ou à droite, pour telle personne qui à l'air sympa (Besancenot draine plus de vote que krivine, alors que l'idéologie est la meme), contre telle autre, etc...

Mais là ?

Pour Clearstream, ce qu'on en comprend, c'est que sans doute certains s'en sont mis plein les fouilles, et que d'autres (les mêmes ?) en profitent pour se positionner pour les places dans les palais de la république, où la soupe est sans doute bonne.
On se dit aussi que malheureusement rien n'y changera, ni 2007, ni (encore moins) 2009 (européennes).

Ami, oui :-) , très honoré

Écrit par : xolotl pichuan | 29/05/2006

Une petite question :

Lors du débat de l'an dernier, QUI a le premier parlé de plan B, et quel sens il donnait à ce plan B (existence, inexistence, ...) ?

Pour l'instant le seul plan B mis en place (hormis le journal éponyme, voir http.www.leplanb.org), c'est le plan Barroso qui consiste à faire le gros dos pour nous refourguer dans quelques mois le même projet de TCE avec juste une nouvelle couverture.

Alors qui a le premier parlé de plan B ?
Où, quand, comment ?

Merci

Zgur

Écrit par : Zgur | 29/05/2006

@ Zgur
Ben oui. Je te le demande. Qui?
PS: Oui, "Le Plan B" existe. Merci pour ce rappel.

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 29/05/2006

@ Carole,

mais nous étions dans une guerre démocratique, et moi, je m'étais intronisé Fulk Skywalker, citoyen contre l'Empire

@ Sébastien,

Ya pas à dire, c'est toi le Boss des maths

Écrit par : Fulcanelli | 29/05/2006

MESSAGE PERSONNEL
sans rapport (direct) avec ce qui précède:

ET SINON, CA MARCHE, LE SALON DE COIFFURE?

Merci de votre attention.
Et mille excuses pour cette interruption.

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 29/05/2006

private joke ?

Écrit par : xolotl pichuan | 29/05/2006

NON, CA NE MARCHE PAS, UNE HEURE D'ATTENTE, HEUREUSEMENT, IL Y A DES BOUQUINS DE SCIENCE FRICTION POUR LIRE EN ATTENDANT

Écrit par : Fulcanelli | 29/05/2006

@ fulcanelli
Comme quoi ça a laissé des séquelles cette bataille du TCE ;o)

Écrit par : carole | 29/05/2006

OUI, c'était une private joke.
NON, il ne fonctionne pas aujourd'hui le salon, le lundi étant le jour de fermeture.
OUI, cela dit, c'est vrai, il serait grand temps que j'intervienne sur ton blog, Sébastien.
NON, pourtant, parce que s'il fallait décortiquer ici toutes les raisons qui m'ont fait voter NON il y a tout juste un an, il me faudrait y passer toute la journée, alors que je me décarcasse à essayer de faire progresser mon roman (en plus, je suis prêt à parier que Guy m'infligerait alors une sale note, encore plus mauvaise qu'à Fulcanelli)
A plus tard, donc.

Écrit par : eric halphen | 29/05/2006

@ eric halphen
Alors ça c'est marrant.
Comment t'as deviné que cette pj s'adressait à toi? ;-)
(Et en même temps, ça te change, pas vrai? Fut un temps où la PJ et toi, c'était pas vraiment l'amour fou, hmmm?)

PS @ tou(te)s: je profite de l'occasion pour vous signaler la parution du recueil de nouvelles "Le Noir Dans La Truffe", aux éditions Autres Temps, avec une remarquable contribution d'Eric H. Si, si. "Le Choc Des Générations", ça s'appelle, et c'est de la pure balle.
PS 2 @ tou(te)s: J'espère que ça ne vous gêne pas que je vous balance comme ça des messages à caractère publicitaire. Croyez moi je vais PAS ME GENER. Croyez moi, je manquerai pas une occasion de vous dire tout le bien que je pense de mes potes. Comme dit l'autre: "Je compte sur les miens/Ce sont mes anges gardiens".

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 29/05/2006

à Seb

"Cela dit nous savons toi et moi que "Libé" ne vaut que pour la "quotidienne" de Pierre Marcelle - qui arrive encore, tout seul avec ses petites mains, à nous faire débourser chaque matin 1,20 euro."

Entre Orwell et ça, si tu étais une demoiselle, je te demanderais de passer en mode perso.

Écrit par : christian lehmann | 29/05/2006

@ Sébastien
Il ne faudrait pas non plus que tu fasses comme chez toi ;o)))

Écrit par : carole | 29/05/2006

@ Christian Lehmann

Christian.
Je t'aime beaucoup.
Si, si, je t'aime vraiment beaucoup.
Mais là, putain, EST-CE QUE TU N'AS PAS AUTRE CHOSE A FOUTRE QUE DE PERDRE DU TEMPS A BALANCER DES COMMENTAIRES TOTALEMENT OBSCENES SUR LE BLOG D'UN GARS QUI, lui-même, perd son temps sur "Vive Le Feu" au lieu de finir une bonne fois pour toutes le manuscrit pour lequel Guy Boss lui a versé un à-valoir jeandormessonesque???
Tes bouquins, c'est moi qui vais les écrire?
Ah non, j'te jure...

Écrit par : Agnès Guéry | 29/05/2006

pour en revenir au début, Paoli était pas mal ce matin dans le rôle de celui qui savait qu'il ne fallait pas dire que les gens ayant voté non étaient des cons qui n'avaient pas compris, mais qui lui n'avait toujours pas admis que les gens ...

Écrit par : brigetoun | 29/05/2006

@ brigetoun

Merci du fond du coeur, pour cet admirable portrait de Stéphane "La Voix De Ses Maîtres" Paoli. Trois lignes, et tout est dit: c'est de l'épure, ou je ne m'y connais pas!

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 29/05/2006

@ Christian
En tant que médecin, tu avais déjà décelé cette tendance à la schizophrénie chez Sébastien ?

Écrit par : carole | 29/05/2006

@Seb : petit oubli dans la série "on est contre parce qu'on n'a pas compris", le CPE.
Galouzeau dans le texte : " J'ai voulu proposer une solution forte, parce que j'ai la conviction qu'au-delà de l'engagement nécessaire de l'Etat, seul un meilleur équilibre entre plus de souplesse pour les employeurs et plus de sécurité pour les salariés, nous permettra de rompre avec le chômage dans notre pays. Cela n'a pas été compris par tous, je le regrette".
En annonçant le retrait du CPE, le premier ministre ne fait qu'un seul mea culpa, celui de ne pas avoir su se faire comprendre par tous. Qui sont ces "tous" qui n'ont pas compris qu'une période de deux ans durant laquelle on pouvait être congédié sans en connaître le motif correspondait à "un meilleur équilibre entre plus de souplesse pour les employeurs et plus de sécurité pour les salariés" ? Extrait d'un post balancé sur Plume de presse le 10 avril dernier.

Concernant les conséquences du Non voté par le peuple français, cette question qui se pose à moi de façon lancinante : il se dit - bien qu'à ma connaissance, ils ne se soient prononcés sur le sujet, ni l'un, ni l'autre - que Sarko comme Royale, s'ils étaient élus, feraient approuver le projet de traité constitutionnel par le parlement.
Pour paraphraser notre hôte, ce serait, là encore, "chier sur nous d'une très grande hauteur". Mais ce ne serait gère surprenant hélas... Alors, ils comptent le faire ou pas ? Vive le feu !

Écrit par : Olivier Bonnet | 29/05/2006

Le mot qui montre bien à quel point politiquee et médias sont à court d'arguments valables "pédagogie". Est-ce qu'il faut leur rappeler qu'aujourd'hui 80% d'une classe d'âge obtient le Bac et a donc les moyens intellectuels de comprendre leurs discours ?

Écrit par : carole | 29/05/2006

Ils nous prennent pour des cons ?????? !!!! Non ????? !!!!!

Ségolène Royal à Lorgues (Var) samedi :
"Quand le chômage de masse aura reculé, nous construirons l'Europe sur l'environnement, la recherche, la rénovation... Ensuite, nous expliquerons qu'il faut peut-être des règles communes. Petit à petit, cette Constitution, au lieu d'être assénée par le haut, va remonter des citoyens. Il faut que l'Europe réelle rejoigne l'Europe de l'utopie".

Mme Royal a aussi cité la fable de La Fontaine, Les animaux malades de la peste, entraînant une partie de la salle à réciter avec elle : "Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir."

NON, "prendre pour des cons", je crois que c'est encore en-dessous de la réalité.

Écrit par : PyromAnne | 29/05/2006

@ Carole
qui me demande si...

"En tant que médecin, tu avais déjà décelé cette tendance à la schizophrénie chez Sébastien ?"

Réponse codée: bac à légumes. mère de toutes les courgettes. A retrouver in "Au revoir, Michel Edouard"

Écrit par : christian lehmann | 29/05/2006

@ Olivier B.
"On est contre parce qu'on n'a pas compris": bien trouvé.
Il me semble que c'est un résumé assez pertinent de ce qu'"ils" nous infligent depuis... Depuis quand, au fait? Qui a des exemples? Qui vient nourrir le dossier?

@ PyromAnne
Merci de bien vouloir vous rappeler que j'interdis sur ce blog l'utilisation abusive de mots, locutions, expressions, etc. blessantes. Exemple: "Ségolène Royal".
;-)

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 29/05/2006

@ Zgur
Jacques Delors! (Ouarf!)
Merci, Bernard.

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 29/05/2006

@ Christian
Oui, bien-sûr.
Mais maintenant il ne se limite plus à une identité par blog.

Écrit par : carole | 29/05/2006

@ Bernard
@ Sébastien

Merci Bernard.

Jacques : DEHORS !!

Zgur

Écrit par : zgu | 29/05/2006

@carole, désolé, je n'avais pas vu ton post, perdu au milieu de la prose fulcanellienne

Ma grand-mère, comme nombre de ses congénères, n'a pas internet.

Comprendre le fond du projet de CE en parcourant les nombreux sites dédiés relève dès lors de l'Aventure (avec un grand A), genre croisière jaune ou croisière noire.

Écrit par : xolotl pichuan | 29/05/2006

@ Carole
@ Christian

Je suppose que vous savez ce qu'on dit, à propos de la bave du crapaud?
;-))))

Écrit par : Blanche Colombe | 29/05/2006

@ Sébastien
"Il me semble que c'est un résumé assez pertinent de ce qu'"ils" nous infligent depuis... Depuis quand, au fait? Qui a des exemples? Qui vient nourrir le dossier?"


Depuis au moins 25 ans, ils nous emmerdent, ils nous enfument, ils nous ultra-libéralisent, ils nous envoient droit dans le mur, et ils sont très contents d'eux :

http://www.monde-diplomatique.fr/1999/02/RIMBERT/11635

ON A DIT NON. FAUT QU'ON REPETE. ON PEUT LE REDIRE SI VOUS VOULEZ.
Y'A QU'A DEMANDER !
MAIS, BIZARRE, JE VOUS ENTEND PLUS...
VOUS VOULEZ PAS REPOSER LA QUESTION ?
LA REPONSE ETAIT POURTANT TOUTE TROUVEE.

Écrit par : PyromAnne | 29/05/2006

@ la blanche colombe (CQFD)
Qui aime bien chatie bien ;o)

Écrit par : carole | 29/05/2006

@ xololt
La mienne (de grand-mère) si ;o)

Écrit par : carole | 29/05/2006

@ PyromAnne

Je sens que tu t'énerves.
Et c'est pas bon pour ta santé.
Je trouve ça vraiment intéressant, "On est contre parce qu'on n'a pas compris", comme axe de réflexion sur ce qui nous est quotidiennement infligé.

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 29/05/2006

sébastien,

quand on n'a pas compris, on ne dis pas NON parce qu'on n'a pas compris, mais parce qu'on n'a pas confiance dans ceux qui vous disent de dire OUI.

euh, je sais pas si je suis bien clair, là...

Carole, whaou, et ta grand-mère, elle se déplace en scooter ? :-))

Écrit par : xolotl pichuan | 29/05/2006

Il a raison, notre ami périgourdin Xolotl !

Écrit par : Olivier Bonnet | 29/05/2006

"Il ne faut pas non plus diaboliser ceux qui ont choisi le oui" (de Carole) : Madame est trop bonne!!!
Les tenants du non se plaignent d'avoir étaient mal traités et d'être toujours mal considérés,compris de la part de ces salops,de ces vendus de médias! A cela permettez moi 2 réflexions:
-Il ne me semble pas qu'il y ait plus de gens tolérants du côté du" non" que du côté du "oui" : à un "de toute façon ils n'ont rien compris" répond un "du toute façon ils n'ont rien compris".
-En ce qui concerne le traitement médiatique, ce ne sont pas uniquement les tenants du "non" qui ont été pris pour des cons mais tous les citoyens . Rappelez-vous cette chère Béa. Schonberg qui a passé des semaines à nous rabacher que le référendum n'interressait personne et qui devant la vente des livres consacrés au TCE a du se rendre à l'évidence et a osée ouvrir son sujet par "Qui a dit que les français ne s'interressaient pas au TCE ? "(Véridique! elle a osé!)
Tous ces gens,politiques et journalistes,qui vivent en vase clos nous ont pris et nous prennent toujours pour des cons et ce quelque soit le sujet. Il n'y a qu'a voir la campagne merdique qu'on fait les tenants du "oui",les raisons du "non" sont aussi à chercher de ce côté là!
Mais permettez moi tout de même de vous rappeler les propos des ouvriers LU me semble-t-il, qui étaient sous le coups d'une délocalisation et à qui certains irresponsables ( et encore c'est trés loin des mots auxquels je pense!) ,notamment de l'ext. gauche et des cégétistes ,avaient laisser entendre que le "non" faciliterait la lutte contre les délocalistions,c'est essentiellement pour cela que ces ouvriers ce sont mobilisés, le TCE se limitait à ça. Je me souviens encore de leur joie lors du résultat persuadés que ça changerait quelque chose à leur sort. Tu parles!!!
Enfin bref,ma conclusion à tout ça est que dans ce pays la grande majorité des votants ont fait leur choix en toute conscience ,après réflexion . Si on devait retenir un truc bien fait par Chirac ce serait ce référendum,nous au moins on nous a demandé notre avis! On a pu réflechir,débattre à propos de l'UE et à mon avis si tous les votants expliquaient leur choix on se rendrait compte qu'on a grosso modo dans ce pays,la même conception de l'UE et je voudrais flinguer le morale de personne mais on est probablement les seuls,cela signifiant que notre UE ne sera jamais!!!
Pour finir je dirais que tous ces blabla (90% de ceux qui ont voté "non" voteraient encore "non"...) concernant l'année dernière ne sert à rien, ce qui est fait est fait et j'espère que ces crétins vont pas nous faire le coup tous les ans.

Écrit par : séve | 29/05/2006

Question à GB :
Qu'a fait l'absentionniste que vous êtes l'année derniére ?

Écrit par : séve | 29/05/2006

@ xololt
Non mais elle va se baigner tous les jours de mai à octobre, en face de chez elle, en passant par dessus une barrière entre la Corniche et les rochers, et elle escalade ensuite les rochers pour accéder à la mer.
Pourquoi est-ce que tu stigmatises à ce point-là les personnes âgées ?

Écrit par : carole | 29/05/2006

@ Sève
D'ac.

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 29/05/2006

Depuis un an, j'ai changé, avant je posait la question d'une crise de société, maintenant, j'ai élargi à la crise de civilisation

"""On ne sous-estimera pas le risque d’une pensée physicaliste hégémonique qui, comme tout matérialisme, induit quelques idées totalitaires à quelques gouvernants enclins à organiser scientifiquement la société. Il faut également mesurer ce que pourrait représenter la perte du sentiment d’appartenance à une communauté d’individus partageant une intériorité. La question est double. L’existence vouée aux physicalités (matérialités) est susceptible d’appauvrir l’esprit, affaiblissant de ce fait l’intensité de l’intériorité ce qui induit de proche en proche cette misère symbolique dont fait état Bernard Stiegler dans ses derniers livres. D’où désaffection, perte de l’intériorité individuante et la désaffectation, perte du sentiment d’appartenance à un collectif, une communauté de partage ou de destin, peu importe. """


Et si tout cela était causé par l'hégémonie du physicalisme ?

Écrit par : Fulcanelli | 29/05/2006

oh Sebastien Fontennelle c'est quoi ce délire (non, je ne parle pas de votre réaction à mon commentaire), y'a pas 1 minute je me suis fait agresser sur votre blog par une voiture, je lui ais rien demandé et elle a débarqué en plein milieu de mon écran , comment une telle chose est possible sur VOTRE blog ? Pourquoi avoir mis de la pub?

Écrit par : séve | 29/05/2006

@ séve.
1 est-ce que tu sais ce que j'ai voté ?
2 cette remarque était en rapport avec la prose de Fucanelli, je sais bien que c'était de la prose avant scrutin mais faut pas non plus que ça devienne une guerre de tranchées entre citoyens.
3 les gens qui comptent dans les médias n'aiment pas se tromper et ne pas être suivi et au lieu de se remettrent en cause ils préfèrent encore aujourd'hui ramener le sujet sur "les français n'ont pas répondu à la question". "ils ont leur changement à la tête du gouvernement mais sont toujours aussi insatisfaits et en plus l'Europe est en panne".

Écrit par : carole | 29/05/2006

@ séve

La pub en haut de ce blog: une contradiction que j'assume. (Pour l'instant).
La pub en haut de ce blog et en général: un vaste sujet, inépuisable source d'emportements, sur lequel, à mon avis, Vive Le Feu! reviendra plus longuement un de ces quatre.

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 29/05/2006

@ Carole

"Non mais elle va se baigner tous les jours de mai à octobre, en face de chez elle, en passant par dessus une barrière entre la Corniche et les rochers, et elle escalade ensuite les rochers pour accéder à la mer."

Si ta grand-mère habite Innsmouth, à la place de ton copain, je me méfierai.

Écrit par : christian lehmann | 29/05/2006

@ Christian
Je te rassure elle habite Marseille (tu vois Sébastien que j'ai mes entrées). Et elle adore mon copain.

Écrit par : carole | 29/05/2006

Carole, je ne les stigmatise pas. Désolé si j'ai blessé quelqu'un.

J'ai simplement voulu illustrer, par l'exemple de ma grand-mère, un certain décalage dans la société française, entre des élites d'une part, et de très nombreuses personnes d'autre part, ces dernières étant également électeurs et électrices.

Toutes ces personnes n'y comprenaient goutte, et ce n'est pas la délicate attention du gouvernement de faire éditer le petit livret bleu indigeste qui y changeat grand chose.

Du coup, leur vote exprima autre chose que leur position vis-àvis du TCE.

Écrit par : xolotl pichuan | 29/05/2006

@ Christian Lehmann
Une certaine émotion m'étreint au moment de vous le demander, car sommes ici au seuil du Beau Pays Des Happy Few.
Mais n'y aurait-il pas dans votre dernier message une touuuuute petite allusion au Maître De Providence?

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 29/05/2006

"Un récent sondage LH2 indique d'ailleurs que 98% des électeurs du non il y a un an affirment ne pas regretter leur vote.

"Un an après, on a toujours sur la plupart des sujets européens et sociaux les mêmes clivages forts entre ceux qui ont voté oui et ceux qui ont voté non", assure Frédéric Dabi, directeur du département d'opinion publique de l'Ifop.

Le vote non de 2005, très marqué socialement, avait révélé une France majoritairement hostile aux orientations libérales de la construction européenne, et inquiète quant à ses conséquences pour le modèle social français et son avenir, selon les études d'après-scrutin."

Écrit par : Olivier Bonnet | 29/05/2006

Bah.... Courteline disait que "Passer pour un idiot aux yeux d’un imbécile est un plaisir de fin gourmet".
Alors autant être idiot avec un Étienne Chouard qu'imbécile avec un Jacques Espérandieu...
Le pauvre n'a certes pas choisi son patronyme mais ça donne un sacré indice, tout de même...

Écrit par : Grabuge | 29/05/2006

@seve abstention comme toujours.

Écrit par : guy birenbaum | 29/05/2006

@ Christian et Olivier
Je pensais bien qu'il y avait une référence de ce genre.
C'est là aussi que vous vous rendez-compte de mon manque certain de culture littéraire. Et avec Christian je n'ai même pas l'excuse de mes études scientifiques ;o) Juste pas le temps de tout lire, alors j'ai préféré longtemps Anne Rice, et quelques auteurs choisis au hasard, et les Harry Potter en VO.

Écrit par : carole | 29/05/2006

@ Sève et Sébastien

oh Sebastien Fontennelle c'est quoi ce délire (non, je ne parle pas de votre réaction à mon commentaire), y'a pas 1 minute je me suis fait agresser sur votre blog par une voiture, je lui ais rien demandé et elle a débarqué en plein milieu de mon écran , comment une telle chose est possible sur VOTRE blog ? Pourquoi avoir mis de la pub?

Sève, je cite Sébastien : "La publicité, c'est la vie" ;-)))

Putain, je me demandais pourquoi donc j'avais une vie formidable, maintenant, je sais.

Écrit par : Anne | 29/05/2006

@ Anne
"Séve et Sébastien"... Pfff...

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 29/05/2006

@ Xololt
Des gens qui font leur choix pour de mauvaises raisons ça existe pour toutes les élections. Je ne suis pas sûr que c'était plus le cas le 29/05.

Écrit par : carole | 29/05/2006

STOOOOOOOOOP!

Je ne sais pas si vous l'avez BIEN remarqué, mais "Vive Le Feu!", tout là haut, apparaît désormais en rouge, et vous je ne sais pas, mais moi ça me RAVIT.
Merci qui?
MERCI, JAMAL!!!

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 29/05/2006

@ Carole

Faire le bon choix pour une mauvaise raison vaut mieux que faire le mauvais pour une bonne raison, non ?

L'enfer (qui n'existe pas, sauf ici-bas) est pavé de bonnes intentions, j'en suis convaincu.

Zgur

Écrit par : Zgur | 29/05/2006

Roh, ben ça! Ca me fait drôlement plaisir que vous fassiez un peu de pub aux petits gars de CQFD...

Écrit par : pompoko | 29/05/2006

ah ouais, le rouge, couleur du feu !

trop fort !

Mais comment y font les gars de 20mn pour penser à tout comme ça ?

Écrit par : xolotl pichuan | 29/05/2006

Ouais Bof !

Rouge sur fond bleu .... pas terrible.

Zgur

Écrit par : Zgur | 29/05/2006

@ Zgut
Mais t'es relou, des fois, tu sais?

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 29/05/2006

@ Sébastien

Désolé mais rouge sur fond bleu, ça l'fait pas.

Sinon, oui pour le rouge de Vivelefeu.
Change le fond. Le noir t'irais bien ;0)

Zgur

Écrit par : Zgur | 29/05/2006

@ Zgur
T'façon va y avoir sous peu des grands travaux, sur ce blog.

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 29/05/2006

à GB : je comprend votre point de vue sur l'absention et le vote blanc même si je ne suis pas d'accord avec vous mais s'abstenir sur le referendum je ne comprend pas pourquoi.
Une p'tite bafouille pour m'expliquer, c'est possible?

Écrit par : séve | 29/05/2006

@ Seb
Une certaine émotion m'étreint au moment de vous le demander, car sommes ici au seuil du Beau Pays Des Happy Few.
Mais n'y aurait-il pas dans votre dernier message une touuuuute petite allusion au Maître De Providence?

Un long moment de silence recueilli en recevant ton mail.
Puis je suis allé caresser les statuettes sur l'armoire dans mon cabinet médical. Ces statuettes ramenées à fond de cale depuis le Pacifique Sud, ainsi que le buste du Maître, sur lequel sont écrits ces mots: August 20, 1890-March 15, 1937.
Tu n'as pas jeté un oeil sur mon site, à cette page? ( clique sur ma signature, j'ai fait un lien direct)



@ Carole

Mais c'est pas mal, Anne Rice, surtout au début ( Entretien avec un Vampire, le Vampire Lestat). Ensuite, hélas, la planche à billet s'est mise à tourner à plein régime.


Trêve de bétises. La seule chose que j'aime chez Houellebecq, c'est son petit opus sur Lovecraft. Bon, Orwell, Lovecraft, ça commence à être vraiment "strange".

Écrit par : christian lehmann | 29/05/2006

@ Christian
Ah nom de D... de nom de D..., j'avais même pas vu cette page!
Il y a cependant certaines choses... Que je te remercie de ne plus évoquer ici... D'autres que nous - je songe à Dick Hérisson, mais la liste est longue - ont payé ASSEZ cher un intérêt trop marqué pour certaines grandes, grandes profondeurs...
Je veux dire que si j'étais toi, les st********, ben je les balancerais, vite et loin.
(En deuxième lecture (=après ses premiers "dérapages", qui n'en étaient pas, nous sommes bien d'accord) le "L." de Houellebecq portait quand même en germe pas mal de choses... Un début d'infection... Mais je suis d'accord, ça le fait pas mal).

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 29/05/2006

sur! un bon tiers de noir meme ;-)

Écrit par : rep ban | 29/05/2006

C'est vrai! ça manque de noir!

Écrit par : martingrall | 29/05/2006

Je sais, je sais: "Tant Qu'Il Y A Du Noir, Il Y A De L'Espoir".
Mais là franchement? Je le sens pas. Non, je pensais plutôt à quelque chose de fuschia, voyez? ;-)

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 29/05/2006

C'est vrai que ce rouge là sur ce bleu là c'est pas terrible, ça fait site RPR ou jeunesse UMP!!! le bleu, c'est obligé?

Écrit par : séve | 29/05/2006

En parlant de noir. Sur le site Michelin de Cataroux à Clermont Ferrand, Michelin a mis ses propres drapeaux en berne. Sur France 3 et aux "informations" nationales, l'agiographie de Saint Edouard se poursuit à cadence maxima.

Cynisme c'est vraiment le mot. Cynisme des "politiques". Cynisme des "médias". Cynisme des "entrepreneurs".

Écrit par : Mathieu | 29/05/2006

C'est ça que vous vouliez?
Du VERT?
Et avec vos conneries j'ai paumé le joli rouge de Jamal.
Faites ch...

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 29/05/2006

Pas mal le vert mais du coup blanc sur vert c'est pas terrible .

Écrit par : séve | 29/05/2006

Séb: "follow the white rabbit..."

Écrit par : Mathieu | 29/05/2006

@ L'Amicale Des Casse-Pieds
D'accord.
D'aaaaccord.
Je vois ce que c'est. Vous avez décidé de me rendre zinzin.
Mais ça ne marchera pas!
LAISSEZ MOI!

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 29/05/2006

@ L'ADC-P
Lààààà! Prenez donc ça dans les gencives!
Autant vous faire à l'idée: le Grand Maître Des Couleurs, ici? C'est moi.

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 29/05/2006

à moi le centième commentaire,

je viens d'avoir une idée


A part ça, je voterai en connaissance de cause le .... avril 2007

Écrit par : Fulcanelli | 29/05/2006

@ Sébastien
J'ai loupé l'arc-en-ciel on dirait ;o)

@ Chistian
Anne Rice. En effet ça n'est pas toujours de qualité égale. Mais là les derniers retour de Lestat qui en plus rencontre la sorcière Rowan Mayfair c'est top :o)

Écrit par : carole | 29/05/2006

Plus de rouge,plus de vert ... Sebastien Fontenelle nous ferait-il une grosse colère?

Écrit par : sève | 29/05/2006

@ Fulcanelli
Cent! CENT! Eééééénorme!

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 29/05/2006

ça y est vous êtes sur la page d'acceuil de "20 minutes"!

Écrit par : sève | 29/05/2006

ça y est vous êtes sur la page d'acceuil de "20 minutes"!

Écrit par : sève | 29/05/2006

ça y est vous êtes sur la page d'acceuil de "20 minutes"!

Écrit par : Fulcanelli | 29/05/2006

@ Séve
Telle qui rit lundi, mardi (ou mercredi, enfin bientôt) s'esbaudira devant les jolies couleurs.
@ Fulcanelli
Amusant.

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 29/05/2006

Sébastien, qu'attends-tu du débat du 6 juin sur la justice?

Écrit par : Mathieu | 29/05/2006

@ Mathieu
Il attend de vendre des livres ;o)))))

Écrit par : carole | 29/05/2006

A l'ère de la bêtise, Libêtise sort un numéro intitulé vive le pétrole cher, que je n'achèterai pas, je n'achète plus Libé ni Le Monde, bref, des conneries servies pour faire vendre. Je préfère le pétrole pas cher

Mais l'important, c'est les 30 ans de l'album de Sex Pistols, que je n'ai pas acheté mais qui a fait date et dieu sait si je suis attaché aux symboles

J'écoute Birth Control, les Teutons ont été les maîtres du rock, dans les seventies, les seuls à rivaliser avec les British, en France, Drucker se préparait déjà à comettre un génocide de l'identité culturelle française, initié par Guy Lux

Etrange, si vous n'avez jamais eu en main un Best, un Rock n' Folk ou un Psychologie de 1971 ou 1972, vous êtes des ignorants. Quelle belle époque des journaux, il y en avait peu mais quel contenu !

Écrit par : Fulcanelli | 29/05/2006

@ Mathieu
Ouais, ça, déjà.
Ces débats, ça me les brise, je ne les fais que pour l'argent. A chaque fois je vends, allez, quatre ou cinq mille bouquins, ça met quand même une grosse plaquette de beurre bio dans mes épinards.
Plus sérieusement?
D'abord je pense que dès le 7 juin, Anne sera virée de la C6R. Pour déviationnisme libertaire. C'est, en soi, un objectif important. ;-))))))
Sinon, franchement? Un moment sympathique entre gens déjà probablement d'accord sur l'essentiel, en matière de justice.
Comme toujours.
L'UMP ne nous invite jamais.
Jamais.

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 29/05/2006

@ Fulcanelli
Vous allez dire que je me répète, mon bon, car il me semble l'avoir déjà évoqué sur ce blog. (Mais est-ce bien sûr? Je n'ai plus toute ma tête). Mais je le répète en effet. Je n'ai aucun goût pour les anniversaires. Et cependant, tel que vous me voyez, j'étais, moi, minuscule au milieu de MILLIERS DE FOUTUS BRITANNIQUES, à Londres, au Jubilé des Pistols, le 27 juillet 2002. (Cos now I got a reasonable economy). J'ai fait de très jolies photos de John Lydon. J'ai frissonné aux premiers accords d'Holidays In The Sun, qui est probablement ce que j'emporterais D'ABORD sur une île déserte.
Putain que c'était bien.

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 29/05/2006

@ Sébastien,


Précision utile, le jubilé atteste que le Never Mind serait paru en 1977, ce que confirme le Terry Hounsome que je viens de consulter mais les Pistols ont fait officiellement leur apparition en 1976 si ma mémoire est bonne.

A cette époque, j'étais encore à Nice, une ville que tu dois connaître j'imagine

Écrit par : Fulcanelli | 29/05/2006

J'ai ramené le 45 tours de Londres à Paris en 77 !

Écrit par : guy birenbaum | 29/05/2006

@ Sébastien, Fulcanelli, et Guy
C'est là qu'on se rend compte de la petite différence d'âge entre nous. J'avais à peine 2 ans en 77 ;o) Les Sex Pistols c'est déjà plus de ma génération ;o))))

Écrit par : carole | 29/05/2006

@ Carole
N'autre côté, moi, en 77, j'avais dix ans, et ça n'empêche pas.
@ Guy
Bien. Respect. Tu me le vends combien?
@ Fulcanelli
C'est cela même.

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 29/05/2006

@ Guy,

Le single est sorti en 1976, l'album en 1977, les Pistols ayant touché une avance de 40 000 livres pour l'album qui suit. 1977 c'était le jubilé de la Reine alors 2002, je jubilé contre l'anti-jubilé, on ne voit ça que chez les Anglais, font fort

@ Seb, si tu passes à Nice cet été, fais moi signe


@ Carole, mais tu es vieille, trente ans déjà

Écrit par : Fulcanelli | 29/05/2006

@ Fulcanelli
Pire, 31 ans (c'était en mars) ;o))

@ Sébastien
Justement c'est ce qui fait les cassures entre générations. Tu as pu prendre le vagon à temps, pour moi c'était déjà fini.

Écrit par : carole | 29/05/2006

Et je ne vous ai pas traité de vieux ....

Écrit par : carole | 29/05/2006

@ Carole,

Sébastien n'a pas pris le bon wagon, ni Guy, le dernier wagon je l'ai vécu, la bascule entre la génération seventies ( je les appelle les frangins de mai 68) et la bog génération (qui a fait l'objet d'un numéro pas devenu culte du Nouvel Obs)

Écrit par : Fulcanelli | 29/05/2006

Correctif, lire bof génération au lieu de bog génération

Écrit par : Fulcanelli | 29/05/2006

@ Fulcanelli
Ben je n'y manquerai pas.
@ Carole
Ouaip, gamine.
@ tou(te)s
Je vais me coucher.
Avec le nouveau bouquin de Carl Hiaasen, reçu ce matin. J'ai l'impression qu'il y en a parmi vous qui ne connaissent pas ENCORE Carl Hiaasen? Ils faut qu'ils arrêtent. Ce n'est pas raisonnable.
Demain, ici même, sur le coup de six heures et demie du matin, il sera question d'un autre bouquin formidable, déjà vendu à plusieurs dizaines de millions d'exemplaires à travers le monde.
PS: Mon salut sur vous tou(te)s. C'est un plaisir insigne de faire un blog avec vous.

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 29/05/2006

@ Fulcanelli
Mais il y a comme cela plusieurs cassures intragénérationnelles. Une toute les 10 ans en moyenne.
Je vous rassure tous les trois, mes parents étaient déjà trop vieux (même si plutôt jeunes pour des parents) pour écouter ce type de groupe.

Écrit par : carole | 29/05/2006

@ Sébastien
Bonne lecture

Écrit par : carole | 29/05/2006

@ Carole, pas sûr, tous les 7 ans je dirais

J'ai sous les yeux le Best d'Août 77, avec les Pistols en couverture

Roger Daltrey dit du mouvement punk que c'est une vaste fumisterie mais trouve Clash et les Stanglers excellents. Comme quoi, il faut se méfier des anniversaires. Le punk n'est que la face médiatique d'une époque musicale riche mais pas autant que les seventies

Écrit par : Fulcanelli | 29/05/2006

Merci Seb. Salut à toi aussi. Autant pour toi.

Écrit par : Mathieu | 29/05/2006

@ Fulcanelli
Tu ne vas pas me sortir : c'était mieux avant...

Écrit par : carole | 29/05/2006

@ Carole

Oui, je vais le ressortir, c'était mieux dans certains champs et moins bien dans d'autres. A charge à ta génération de faire mieux que les anciens.

Écrit par : Fulcanelli | 29/05/2006

@ Fulcanelli
Seul l'avenir le dira. Il faut pas si limiter aux "stars" les plus visibles.

Écrit par : carole | 29/05/2006

Qu'entends-tu par stars visibles ?

Écrit par : Fulcanelli | 29/05/2006

Ton préféré notamment PO

Écrit par : carole | 29/05/2006

PO ?

Écrit par : Fulcanelli | 29/05/2006

Celui que tu as écouté en douce à la Fnac ;o)) J'ose même plus cité son nom

Écrit par : carole | 29/05/2006

ah oui, je vois que cette évocation du plus grand artiste de tous les temps t'a marquée. J'avoue être lassé et ne pas m'intéresser aux artistes underground de l'époque présente mais je ne pense pas rater quelque chose. J'écoute radio sauvagine, de la bonne zike, mais je reste ancré sur les valeurs sures de la belle époque, et je ne ne dis rien, ne pas faire de la confiture de sa culture, sauf demande sincère.

Écrit par : Fulcanelli | 29/05/2006

Pour moi aujourd'hui, i y a des bons trucs hcez les britishs. en france côté Dominique A, Miossec, Dolly, Autours de Lucie... et bien-sûr au dessus de tout Noir Dez.

Écrit par : carole | 29/05/2006

PO?

Écrit par : Mathieu | 29/05/2006

@ Mathieu
Il faut que tu cherches dans les archives : il est déjà cité lors d'un petit jeu lancé par Fulcanelli. D'ailleurs j'avais gagné.

Écrit par : carole | 29/05/2006

Désolé, je n'ai pas frappé à la bonne porte. Ce que je cherche sur un blogue (donc sur celui-ci) c'est, à partir du lancement du boss, un enchaînement, même foutraque, de textes susceptibles d'intéresser une majorité d'internautes.
Et là, comme sur le blogue de Guy Birenbaum, j'assiste de plus en plus à des échanges auxquels le non initié ne pige rien. Et notez bien l'emploi du verbe "assister", avec toute la passivité qu'il implique : on ne peut pas participer quand on n'a pas les codes d'accès.
Je m'ennuie ici. Et quand je m'ennuie, je m'en vais. Ce blogue sort donc de mes favoris.
Les cimetières sont remplis de gens indispensables*.

* Ceci vaut, bien sûr, autant pour moi que pour vous.

Écrit par : Pierre-Marie Bourdaud, alias MOFaugiel | 29/05/2006

Pierre-Marie Bourdaud, alias MOFaugiel : alias PMB, Kid Econne, etc. également.

Écrit par : PMB | 29/05/2006

@ PMB
Ben qu'est-ce qu'on peut répondre à ça?
Bon vent, bonne route, hasta la vista, see you later?

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 30/05/2006

@ PMB - Kid Econne
C'est un peu du foutage de gueule que tu nous fais là car tu n'as pas été toujours le dernier dans les discussions d'initiés. Si tu peux préciser ce qui a changé pour toi ?

Écrit par : carole | 30/05/2006

Carole (pas d’adresse e-mail) @ PMB - Kid Econne
»C'est un peu du foutage de gueule que tu nous fais là car tu n'as pas été toujours le dernier dans les discussions d'initiés. Si tu peux préciser ce qui a changé pour toi ? »

Vous* avez répondu vous-même dans votre post @Ernesto sur DEL : la montée de ces gentilles futilités internes depuis plusieurs jours. Et A.Nonyme a précisé la pensée de PMB etc.
Je ne serais pas «le dernier dans les discussions d'initiés » ? A la différence de plusieurs ici qui se connaissent « à la ville » (on ne saurait leur reprocher) et le font sentir dans leur « chatteries », je suis un provincial (bien) perdu dans sa province. Et je n’ai aucun souvenir de ça. Mais pourquoi pas : avez-vous des exemples ?

* Désolé, je ne pratique pas le tutoiement internautique. Relique du temps où, fils de paysan, je voyais tout le haut du panier tutayer sans grande gêne mes père et mère.

PMB

Écrit par : PMB | 30/05/2006

@ PMB aka plein d'autres trucs (et ce n'est ABSOLUMENT pas une critique... je suis spécialiste des facettes itératives au hasard de mes blessures ou de mes enfermements)

Je comprends très bien ce que tu ressens.
Que ce soit ici ou ce qui vient de se passer chez Guy.
Qu'il y ait eu "malentendu" sur le terme employé dans "l'objet" de ton mail me rassure un peu parce que j'ai effectivement mal vécu le fait de te lire et j'ai cru un moment que l'NRV avait outrepassé une mention claire.
Visiblement, ce n'est pas le cas (et je le répète, ça me rassure et ça me fait palaisir parce que je n'aurais définitivement pas du tout apprécié la divulgation d'un courriel privé).

Sur le fond.
J'ai, sous une autre de mes facettes, aussi déploré un moment, non pas les private jokes (c'est inéluctable quand se forme une espèce de famille de pensée) mais le fait qu'un sujet lancé pouvait n'être pas respecté par certains. Et pas de façon dévoiement qui se fait petit à petit au fil de la discussion (ce qui est normal) mais le plan "je balance ce que j'ai envie de dire même si ça n'a rien à voir et je vous emmerde").
C'est limite si je ne me suis pas fait traiter de kapo chef nazi...

Alors, oui, c'est parfois fatigant de trouver de tout, comme à la Samaritaine, dans les commentaires d'un billet.
Mais en même temps, comme je l'ai dit ailleurs, c'est le prix à payer pour une certaine forme de liberté.
A toi de trier ce que tu estimes être le bon grain de l'ivraie.
Perso, il y a certaines signatures que je saute parce que j'ai capté très vite qu'elles n'étaient là que pour se faire mousser ou parce qu'elles avaient un bon gros méchant coup de solitude (et je ne vais pas non plus leur jeter la pierre. On fait comme on peut !).
N'empêche qu'il serait dommage que tu te prives d'échanges qui, quoique peut-être noyés dans un fatras de digressions, parfois drôles parfois non, t'intéressent visiblement.
De même qu'il serait dommage que tu nous prives de ton avis.

Je me marre toute seule à t'écrire ça tant je suis dépourvue de carapace et sensible au moindre coup de vent !
C'est vraiment l'hopital qui se fout de la charité !

Mais comme le ridicule ne tue malheureusement pas, je risque un "Courage, mon bon ! Accrochez-vous à ce qui tient la route et ignorez le reste !"
Mwarf ! Venant de moi, c'est d'un absurde qui confine au surréalisme !

Écrit par : Grabuge | 30/05/2006

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