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19/06/2006

Les Mots De Trop

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Alors y avait ce papier de Philippe Bernard que j'ai d'abord trouvé pas mal, dans "Le Monde", page 2, vendredi soir. (Numéro daté du samedi 17 juin). Pas mal du tout, même, vu le sujet, vu le support, vue l'époque. Toutes choses égales par ailleurs.
Ca s'appelait: "Sarkozy sur les traces de Pasqua". Il y a là un certain nombre de considérations frappées au coin du bons sens, ai-je d'abord pensé.
Par exemple: "Le soudain assaut de générosité du ministre de l'Intérieur à l'égard des élèves étrangers menacés d'expulsion, annoncé le 6 juin, premier jour de l'examen au Sénat de son projet de loi sur l'"immigration choisie", s'inscrit dans (cette) stratégie: désamorcer par la surprise la contestation de gauche et détourner l'attention d'un texte au contenu contestable".
Alors nous sommes bien d'accord: c'est un peu mou.
Et nous sommes, surtout, bien conscients que la "clémence" (comme dit "Le Figaro") de Sarkozy, qui se pose en sauveteur de quelques petits nenfants menacés d'expulsion par des textes affreux dont il n'envisage nullement, et pour cause, l'abrogation, est, au mieux, une obscénité. A laquelle, bien évidemment, nous ne nous sommes pas laissé(e)s prendre.
Mais bon. Ce papier du "Monde", malgré tout, avait retenu mon attention. Sans doute parce qu'il n'est pas non plus excessivement fréquent que le "quotidien vespéral des marchés", comme disait "PLPL", s'attaque, fût-ce un peu mollement, au ministre de l'Intérieur. Je trouvais qu'il ne commençait pas trop mal, ce papier, pour un papier du "Monde".
Puis au milieu de ma lecture, je suis tombé sur les mots de trop. Sur cette phrase: "L'électeur, implacable à l'égard des "clandestins", peut en même temps s'émouvoir du sort fait à un élève qui fréquente la même école que ses enfants".
Cette phrase de trop, ces mots de trop sont EXACTEMENT ce qui me fait vomir, dans la presse (qui ment). Je ne supporte plus cette façon qu'"ils" ont, tous, de nous balancer, mine de rien mais de façon hyper-péremptoire, sous couvert d'"analyse", des saloperies (de droite) que rien n'étaie, sinon leurs propres fantasmes. Je ne supporte plus cette façon de raconter ABSOLUMENT N'IMPORTE QUOI, mais d'une voix doctement professorale.
Parce que relisez-la, cette phrase.
Et dites-moi.
D'où il tient, Philippe Bernard, que "l'électeur" est "implacable à l'égard des "clandestins""?
De quel chapeau magique sort-il ce qu'il nous présente comme une évidence, ou un théorème? Vous vous sentez implacables à l'égard des clandestins, vous? Non? Ben pourtant vous votez, pourtant vous êtes des électeurs: vous ne cessez de le réaffirmer dans les commentaires que vous échangez sur ce blog. (Moi je ne dis rien, je ne vote pas. Mais je ne me sens pas le moins du monde implacable à l'égard des clandestins. Oh non.)
Alors posons la question: de quel droit il s'autorise à parler en votre nom, Philippe Bernard? Est-ce qu'il va continuer longtemps à faire comme s'il était acquis, et somme toute normal, que l'on puisse ou doive se montrer "implacable à l'égard des "clandestins""?
Ce n'est plus du journalisme. C'est de la propagande - plus ou moins subliminale.
Et c'est insupportable.

Commentaires

La lepénisation CHOISIE

« Assurément, les révoltes urbaines de novembre n’ont guère modifié le volet « immigration » dans l’agenda de Sarkozy. Au contraire, elles vont créer un climat favorable à une aggravation de sa politique, en engendrant la « lepénisation » accélérée du discours d’une partie des députés UMP.

Le mot n’est pas trop fort : Le Monde du 26 décembre 2005 ne constate-t-il pas que bon nombre des propositions que contient le programme du Front national dans ce domaine sont aujourd’hui appliquées, ou en passe de l’être, par le gouvernement ? Le parti de Le Pen veut-il abroger le regroupement familial, rogner le droit d’asile, lutter contre le faux tourisme, revenir sur la naturalisation en la subordonnant à une période probatoire d’assimilation, procéder à l’expulsion effective des immigrés clandestins, réaffirmer le droit de la filiation, traquer l’islamisme rampant, contrôler les associations étrangères ?

La loi de Sarkozy de novembre 2003, celle sur le terrorisme de 2005, mais aussi les mesures qui entrent dans le projet de loi qui sera présenté en 2006, pillent la panoplie de l’extrême droite. Jamais, sans doute, un gouvernement n’a été aussi loin dans ce domaine. Comment expliquer, alors, que la résistance soit si faible ?

Tentons une hypothèse : Nicolas Sarkozy a préparé les esprits par une campagne basée sur une supercherie. »

« Sarkozy. Mode d’emploi », Noël Mamère, Ramsay, 2006.

Écrit par : Pyrom-Anne | 18/06/2006

Je vais être un peu, comment dire, rabat-joie. Je ne crois pas que l'on puisse comparer cela avec la rafle du Vel d'Hiv. Je sais Seb que tu fais attention à ce genre de choses. Il y a des comparaisons qui desservent d'excellentes causes

Écrit par : guy birenbaum | 18/06/2006

NB: J'avais d'abord titré le billet du jour: "Vél d'Hiv 06".
Rapport aux rafles de "clandestins".
J'ai trouvé le commentaire de Guy pertinent.
Alors j'ai changé le titre.

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 19/06/2006

«Dans son livre "Libre", Nicolas Sarkozy explique comment il s’adapte aux «exigences parfois castratrices de la société médiatique». Il a compris depuis longtemps que «seule passe la mesure concrète, simple, immédiatement compréhensible. (…) L’intelligence et la tolérance n’y trouvent pas toujours leur compte. Mais la réalité est ainsi faite…»»
Télérama, 17 novembre 2004

"Nos plaies ouvertes saignent parce que les gens voient qu’un tas de connards à qui ils ne confieraient même pas un stand de hot-dogs dirigent leurs vies."
Tim Willocks, "Les rois écarlates"

Écrit par : Grabuge | 19/06/2006

Entièrement d'accord avec toi, Seb. Moi aussi, j'ai été séduite par ce papier de Philippe Bernard et je dois avouer que je n'avais pas relevé cette phrase. Maintenant que tu me, nous, la mets sous les yeux, elle me chiffonne grave.
Je la relis et je crise d'urticairise:
"L'électeur, implacable à l'égard des "clandestins", peut en même temps s'émouvoir du sort fait à un élève qui fréquente la même école que ses enfants".
Qu'est-ce qui lui a pris de sortir cet adjectif, "implacable" ? Il aurait pu mettre, je ne sais pas moi, "mal à l'aise" ou "ambivalent", disons un terme à la mesure de son ignorance réelle de "l'électeur". Mais là, franchement, c'est indéfendable.
A croire que Sarko leur graisse la patte à tous, ces journalistes qui n'en sont plus, et que certains tentent de l'oublier avant que leur inconscient ne les rattrape par la plume...

Écrit par : Delphine Peras | 19/06/2006

@ Séb
"J'ai trouvé le commentaire de Guy pertinent.
Alors j'ai changé le titre."

Favoritisme ;-) Cela dit, hier l'erreur était de petite taille, alors qu'aujourd'hui la comparaison ne relevait pas du "détail". Ton ami a bien raison de te rappeler à l' "ordre juste" des choses (tu sais d'ailleurs combien je souscris moi-même à l'"ordre juste"... ainsi qu'aux serre-tête en velours... aux rallyes versaillais... et aux exercices de style...militaires...).

Cela dit, je recommande le bouquin de Mamère déjà cité plus haut. Il y fait référence à des situations désespérées traitées quand même un peu à la manière de... Vichy... depuis que Nicolas le Tribun emflammé des hauts de scène (qui est dangereux) a les clés de la place Beauvau.

Plus tard, si j'ai le temps, je vous apporterai des précisions sur les vies bafouées de familles entières. Ca calme sa mère (et Mamère) grave.

Écrit par : Pyrom-Anne | 19/06/2006

TOUT COMPRENDRE en 122 pages et 6 euros (seulement !) sur le "ABSOLUMENT N'IMPORTE QUOI mais d'une voix doctement professorale" :

"LQR, la propagande du quotidien", Eric Hazan, Raisons d'Agir, 2006.

De "modernité" à "gouvernance" en passant par "transparence", "réforme", "crise", "croissance" ou "diversité", la Lingua Quintae Respublicae (LQR) travaille chaque jour dans les journaux, les supermarchés, les transports en commun, les " 20 heures " des grandes chaînes, à la domestication des esprits. Comme par imprégnation lente, la langue du néolibéralisme s'installe : plus elle est parlée, et plus ce qu'elle promeut se produit dans la réalité.

Crée et diffusée par les publicitaires et les économistes, reprise par les politiciens, la LQR est devenue l'une des armes les plus efficaces du maintien de l'ordre. Ce livre décode les tours et les détours de cette langue omniprésente, décrypte ses euphémismes, ses façons d'essorer les mots jusqu'à ce qu'ils en perdent leur ses, son exploitation des " valeurs universelles " et de la " lutte antiterroriste ".

Désormais, il n'y a plus de pauvres mais des gens de condition modeste, plus d'exploités mais des exclus, plus de classes mais des couches sociales. C'est ainsi que la LQR substitue aux mots de l'émancipation et de la subversion ceux de la conformité et de la soumission.

Écrit par : Pyrom-Anne | 19/06/2006

J'ai grandi avec le récit familial de la rafle. Les Birenbaum avaient été prévenus. Ils étaient tous partis. Mon grand-père près de la rue Bellot où se trouvait sa toute petite épicerie (10m2 !) a trouvé refuge dans le foin d'une écurie. De retour après la rafle, la légende veut qu'il ait bu cul-sec une bouteille de wodka, de peur. Mon père est alors parti sur son vélo voir comment cela s'était passé pour le reste de la famille. Il a trouvé une cousine sur un banc. Ses parents venaient d'être raflés. Elle l'a regardé tristement et lui a demandé "Est-ce que tu veux faire quelques chose ?". Il a répondu "oui". C'est ce jour-là que Robert Birenbaum s'est engagé dans la Résistance. Il est devenu FTP-MOI dans la Compagnie Rayman, du nom de Marcel Rayman son chef. Son pseudo dans la résitance ? Guy. Le petit nom que mes parents m'ont donné à ma naissance.
Pour tous ceux à qui il est arrivé quelque chose de ce "genre" ce jour-là, je préfère qu'on laisse la rafle du Vel d'Hiv à sa place.

Écrit par : guy birenbaum | 19/06/2006

Magnifique, en tapant FTP-MOI on attêrit sur un site commercial...de free. Je retourne au lit direct.

Écrit par : guy birenbaum | 19/06/2006

Vel’d’hiv 06 est le VRAI bon titre parce qu’avant le nettoyage (karsherisation) de la communauté sale, il y a la lâcheté collective et l’abondance (abonder) des Français envers la purge. Ce prurit qui furoncle et gangrène tout, toutes et tous. Cette, non pas passivité, caution induite par la peur générée par l élite ( toutes les élites) Européenne, donc Française !
Vel d’hiv 42 il s’agissait de pénitence et de mortification catholique, Seb a tout bon.
Vel d’hiv 06 encore il s’agit toujours de peur, de pourrissement induit, de décadence de la société, de son sauvetage par tous toutes et tous, toujours de complicité, d’abondance, encore de justification pour rendre à la France la prospérité qui lui est dûe.
Personne ! Cependant qui n’est dupe ? n’ignore qu’il ne s’agit là encore que de l’incapacité de l’élite à organiser une évolution sociale mondiale cela était en 1929 c’est encore le cas en 1973. cette élite qui pétard en bouche était encore, déjà et toujours ce grand mal, sans e, singe qui aveugle, sourde et muette ne comprend Bob « « car le monde est en change »

C’est encore le cas en 2006. Par chance, raoult pas Hoover, lemoine n’est pas Goëbels, la haine n’en est pas moins chaussée de Godillot Français. (chaussée aux moines)

La peur EST cette élite qui a peur de perdre ce pouvoir qui lui est dû, par essence, par droit divin.

La grande peur, la leur, doit être exorcisée par le sacrifice, sacrifice d’Une ? Deux ? Communauté (s) parce qu’aujourd’hui l’élite survit ‘(sous vit) de son déséquilibre. Ce jour de vel d’hiv 06 une seule communauté ne sera suffisante, il y a tant de fautes à expier.

Personne, Cependant qui est dupe, ne croit en une France communautaire! Sarkozy n’est l’homme de l’Atlantide, il n’est pas poisson, ne décide des élites en devenir, n'a le pouvoir de faire gravir l’escalier à une bande d’alevins. Minc, Marseille, Boutih….
Il y a un hic!! entre deux bières! ( mis en ) la république ! Et c'est en dehors des communautés qu'elle veille! Nos parents avaient dit plus jamais et je les croient.

martingrall

Écrit par : martingrall | 19/06/2006

Fectivement le bouquin de Mamère est recommandable.
D'ailleurs Mamère a dit l'autre jour, après les sorties de La Pimpremenelle Entartée Du Poitou, de bien jolies choses, comme on aurait aimé en entendre plus souvent à gauche.
Honneur aux FTP-MOI, dont la mémoire s'oublie, je le crains.

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 19/06/2006

@ Martin Grall
Je vois ce que tu veux dire.
Mais pour le voir faut le vouloir ;-))))

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 19/06/2006

Cela fait un petit moment que je me pose la question, mais après avoir lu Martin je la partage avec vous. C'est possible d'exiger de Jacques Marseille qu'il change de nom de famille? J'en ai marre d'avoir le nom de ma ville souillée par ses idées.

Écrit par : carole | 19/06/2006

@ Carole
T'avais qu'à naître à Sarkozy.

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 19/06/2006

Carole, hier à Marseille il faisait chaud, très chaud et pas de vent! un calvaire comme marseille.

Écrit par : martingrall | 19/06/2006

au fond c'est bien ça "l'électeur implacable à l'égard des clandestins peut s'émouvoir "(ou pas d'ailleurs) "quand l'injustice flagrante entre dans son quotidien", quand la mauvaise conscience frappe directement à sa porte.
Quelle famille durant la guerre n'a pas eu "son bon juif" celui que l'on a sauvé parce qu'on le connaissait?
Plus tous ceux qui se disent racistes mais qui ont un ami arabe "lui, c'est différent je le connais"
Les gens de votent pas avec leur affect, mais avec leur raison (si tant est qu'ils en aient une), pauvre raison manipulée, à qui on bien flanqué la trouille, la trouille de l'autre, qui individuellement peut être apprécié, mais qui en groupe, représente une menace pour les "valeurs " françaises, pour la sécurité, pour l'avenir des enfants.

C'est terrible et dangereux, allez, c'est terriblement dangereux!

Sarko et autres me font peur, vraiment peur. Il faut très peu pour basculer dans une dictature, une dictature à la Berlusconi, qui ne porte pas son nom, mais qui contrôle tout, qui endort le peuple, particulièrement les jeunes avec une infecte soupe télévisuelle. Et comme le quotidien est à peu près assuré : de la soupe et des jeux, on ne dit rien, ou si peu, et on aide la famille africaine d'à côté parce qu'on la connait.
Relent de catholicisme aussi, faire le bien ne fait jamais de mal;
ça s'appelle faire le bien, pas avoir une conscience républicaine, pas être solidaire de qui souffre.

courage!

"Ensemble on est de la dynamite"

Écrit par : Céleste | 19/06/2006

marseille avec un petit m comme mouche

Écrit par : martingrall | 19/06/2006

Seb, le monde se fit en cent jours, on a encore deux mondes pour y parvenir.
Tiens le bouchon a frémit dorade, gardon, épinoche, !!!

Écrit par : martingrall | 19/06/2006

@ Martingrall

Très beau texte

Écrit par : Céleste | 19/06/2006

Je vous mets un petit lien pour lire ce qu'a écrit l'entartreur de la Pimprenelle du Poitou qu'est méchante http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=29594

Écrit par : Céleste | 19/06/2006

C'est incidieux, mais hélas efficace, de se revendiquer de "l'opinion", que l'on prétend connaître, et d'user du "tout le monde le sait", suggéré à chaque affirmation. Intellectuellement malhonnête. Propagande, oui, le mot est juste.

Écrit par : DuboDubon Prem's | 19/06/2006

tiens j'vais m'faire écriveur-texteur pour dames! Elles seules comprennent....
Celeste :-))))))))))) et a Knock le Zoute avec ma chemise tout en vieux rideaux.
martingrall

Écrit par : martingrall | 19/06/2006

et marchenoir comme chiure de mouche

Écrit par : martingrall | 19/06/2006

Ce blog a de la tenue.
J'vous l'dis.
Ce blog a de la tenue.
Et c'est de vos commentaires, que je vous parle ici.
Même Martin Grall, une fois, décrypté, :-), a de la tenue. BEAUCOUP de tenue.

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 19/06/2006

Je crois qu'il a oublié une précision dans son article M. Bernard. L'électeur DE DROITE... mais je crois que Le Monde a vraiment admis le fait d'être devenu un journal de droite.


@ Sébastien
Quand je suis née, Sarkozy n'était qu'un bébé RPR.
@ Martin
Je sais j'y étais (plutôt du côté d'Aix). Mais déjà de retour à Paris et je n'ai même pas eu le temps de faire un vraie balade à Marseille :( Vivement le mois d'août et les vacances.

Écrit par : carole | 19/06/2006

Je vais vous dire le fond de ma pensée, sur cette histoire de Vél d'Hiv.
Je comprends parfaitement le message de Guy, d'autant que c'est un sujet dont nous avons moulte et moulte fois parlé. Et sur lequel on est toujours tombés d'accord. Je n'aime pas cette manie de tout rapporter à l'Occupation - genre les crapules qui au moment du référendum sur le TCE ont osé des comparaisons avec le nazisme. A trop banaliser, par des parallèles obscènes, ce qui s'est passé alors, on finit, j'en suis convaincu, par le galvauder. (Spéciale dédicace à Taguieff et autres spécialistes de ce relativisme dégueulasse).
Mais une fois que j'ai dit ça.
Je ne peux pas m'empêcher de penser qu'"on" (suivez mon regard) joue, ces temps-ci, jusque en (très) haut lieu, sur les mêmes ressorts qu'il y a soixante ans.
Exactement les mêmes.
Je répète que les instructions de Sarkozy aux préfets, sur la chasse aux clandestins, dont je voudrais VRAIMENT que Christian Lehmann, quand il sera réveillé, nous les communique une nouvelle fois, ont un arrière-goût abject, quand on les lit à la lumière d'autres instructions, données "à l'époque".

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 19/06/2006

«Le communisme veut détruire l'être humain, la famille, la patrie, la propriété, Dieu, l'État. Le communisme ne prévoit rien pour relier les femmes au foyer et à la famille, car, en demandant leur émancipation, il les sépare de la vie domestique et de l'éducation des enfants pour les lancer dans la vie publique et la production collective, tout comme les hommes ( . . . ). Le père est le chef naturel de la famille. La mère est associée à son autorité (...). Selon la volonté de Dieu, le riche doit utiliser ses surplus pour alléger la misère. Le pauvre doit savoir que la pauvreté n'est pas un déshonneur, pas plus que vivre de son travail, comme le montre l'exemple du fils de Dieu. Le pauvre est l'enfant chéri de Dieu. "
signé une élite.


Cela à toujours été, la peur, peut importe, le flacon!
Texte de Hoover la nouvelle machine ,à laver, a aspirer, à voter. lemoine j'peux pas faire un mot avec claude, eddy, Moine et pourtant! mais là je signe pour 500 jours de bourre pif.
Cependant, seul face au chemin moi claudius smollum cela amnené une certaine ironie ronde, l'humour on le garde pour nous.
Cependant , verre en main rions de ce dont l'ambition est martyr est le roi des plaisirS -Manu Chabrier- marchenoir moi aussi j'ai lu, même la partition de la Bourrée Fantasque. A trois , un ptit coup de triangle, à qu'ils étaient beaux en blouse grise! Toute une époque épique. Qui pique et chatouille.

Écrit par : martingrall | 19/06/2006

cala amenait, please! il faut d'la t'nu ortografike zé gramèrienne ou tout simplement relire, mais j'suis une fénisse d'étranger, moi Grall né à lillenordfrance, depuis 52 avant JC et oui déjà Claudius Smollum!!

Écrit par : martingrall | 19/06/2006

@ Martingrall

cultiver chez l'électeur la peur irraisonnée du communisme a été le principal argument de vente du camelot Berlusconi (et de ses potes) ces dernières années.

Et ça a marché, pitoyable!

Et maintenant ? speriamo bene!!

Écrit par : Céleste | 19/06/2006

Chers internautes du fabuleux 21ème siècle, je vous souhaite un bon accueil dans ce Nouvel Empire que j'avais façonné il y a un siècle et demi. Le grand Mitterrand que j'ai spécialement formé l'a mis sur les rails si j'ose dire car c'est sur le Net que les gens voyagent actuellement.

Dans cet Empire, vous y trouverez les mêmes politiques, suscitant le dégout de la part des bonne plume, puis des classes moyennes qui par leur propension à s'ennuyer et se conformer rivalisent de goût avec mes bon vieux bourgeois en redindote. Evidemment la colonisation se fait à rebours mais l'étranger y a la même considération que de mon temps. Les Haussman ont bien travaillé sous Chirac et Mitterrand, ils ont nettoyé la capitale de ses pauvres, leur édifiant des cités à la mesure de leur niveau social.

Vive la France, vive l'Empereur, vive le Fric !

Écrit par : Napoléon III | 19/06/2006

@ Sébastien

2 fois que tu le demandes au toubib.
2 fois que je te le recolle illico...

“Lors de notre dernière rencontre, je vous ai fixé des objectifs chiffrés, en vous demandant de procéder, au minimum, à 23 000 éloignements d’étrangers en situation irrégulière cette année. Je constate qu’à la fin du mois d’août, 12 849 étrangers avaient fait l’objet d’une mesure effective d’éloignement : sur huit mois, 56 % des objectifs ont été atteints. Il vous reste donc cinq mois pour accentuer l’effort. J’observe d’ailleurs que, d’une préfecture à l’autre, les résultats sont inégaux. Or, j’attends de tous une entière mobilisation. Plus encore qu’une obligation de moyens, c’est une obligation de résultats qui vous est fixée.”
Nicolas Sarkozy aux préfets, le 9 septembre 2005

Ça se nomme faire du chiffre...
Papon faisait pareil à Bordeaux.
Les 2 sont en liberté.

Écrit par : Grabuge | 19/06/2006

Dans le désordre,
j'obtempère d'abord à la demande pressante de Sébastien.
Vous vouliez lire Sarkozy devant les préfets, le 09/09/2005, dans le texte.
C'est vous qui voyez.
Nous sommes lundi matin, nombre de pharmacies sont fermées, la flacon de Primperan ( Dénomination Commune Internationale: métoclopramide) est presque vide. Mais c'est vous qui voyez.

L'intégralité du texte est à l'adresse suivante:


http://www.interieur.gouv.fr/rubriques/c/c1_le_ministre/c13_discours/2005_09_09_prefets/%20?txt=1


Le fragment qui nous intéresse est ici:

"La lutte contre l'immigration irrégulière doit constituer le deuxième axe majeur de votre action.

Lors de notre dernière rencontre, je vous ai fixé des objectifs chiffrés, en vous demandant de procéder, au minimum, à 23 000 éloignements d'étrangers en situation irrégulière cette année. Je constate qu'à la fin du mois d'août, 12 849 étrangers avaient fait l'objet d'une mesure effective d'éloignement : sur huit mois, 56 % des objectifs ont été atteints. Il vous reste donc cinq mois pour accentuer l’effort. J'observe d’ailleurs que, d'une préfecture à l'autre, les résultats sont inégaux.

Or, j'attends de tous une entière mobilisation. Et j'invite les préfets dont les résultats sont inférieurs à la moyenne à se rapprocher du Centre national de l'animation et des ressources (CNAR) pour bénéficier d'un appui opérationnel. Le CNAR d’ailleurs ne sera plus seulement un organisme d’appui aux préfets. Il va devenir un centre d’impulsion, d’animation. Il sera mon relais pour orienter vos objectifs.

Plus encore qu'une obligation de moyens, c'est une obligation de résultats qui vous est fixée. Votre implication personnelle, aux côtés des agents des bureaux des étrangers, des policiers et des gendarmes, est une nécessité. Il est de votre responsabilité de mobiliser vos collaborateurs.

Le décret portant création de la police de l'immigration est en cours de finalisation. Il permettra de mieux coordonner l'action des forces de sécurité et de vous apporter une aide supplémentaire. A partir de 2006, de nouveaux outils statistiques vous garantiront un suivi plus précis des mesures d'éloignement.

Il vous faut aussi ne pas hésiter à utiliser toutes les marges de manœuvre autorisées par la loi. Elles sont réelles. Vous devez ainsi faire usage des pouvoirs que vous donne le code de l'entrée et du séjour des étrangers, quelles que soient les sollicitations locales. Je vous demande de savoir résister aux pressions de tels ou tels "collectifs" ou "coordinations", qui ne représentent qu'eux-mêmes.

Il vous appartient également de combattre certaines idées reçues. Je rappelle, en particulier, que les ressortissants roumains ou bulgares en situation irrégulière ne bénéficient d'aucune protection juridique particulière contre l'éloignement : le fait que la Roumanie et la Bulgarie soient candidates à l'adhésion à l'Union européenne n'y change rien. Je rappelle, de même, que la Cour européenne des droits de l'homme n'a jamais reconnu un quelconque droit de chacun à mener sa vie familiale où bon lui semble ! La jurisprudence est plus nuancée et en cas de contentieux devant le juge administratif ou le juge des libertés et de la détention, vous devez pouvoir défendre efficacement des dossiers bien préparés, si nécessaire en recourant au service d'avocats.

Les mesures décidées lors du comité interministériel de contrôle de l'immigration, que j'ai présidé le 27 juillet, vont renforcer notre capacité à atteindre nos objectifs.

Je ne sous-estime pas, en particulier, vos préoccupations concernant l'accueil des demandeurs d'asile. Aussi, j'ai décidé que le dispositif d’accueil serait piloté par les préfets de région, qui pourront proposer à tout demandeur un hébergement dans un département autre que celui où il aura déposé sa demande. Il importe de savoir où résident les demandeurs d’asile et le versement des allocations dépendra du respect du lieu de vie désigné. De nouveaux instruments de gestion des centres seront mis à votre disposition et 2 000 places nouvelles seront créées l’an prochain. Le régime de l'allocation d'insertion sera aussi modifié, par la loi, pour vous permettre de refuser son bénéfice aux demandeurs qui auront décliné votre proposition d'hébergement. J'ajoute que, évidemment, les déboutés du droit d'asile n'ont aucun droit à être hébergés dans les centres d'accueil des demandeurs d'asile… Leur vocation est de quitter le territoire.

A cet égard, je sais que l'efficacité accrue de l'OFPRA et de la Commission des recours a pour effet d'augmenter le nombre des déboutés du droit d'asile et de leurs familles, qui pourrait atteindre plusieurs dizaines de milliers dans les mois à venir. Là encore, je ne peux que vous inviter à la stricte application de la loi : les déboutés n'ont pas droit au séjour, sauf exception. Les régularisations en dehors des conditions d'attribution de titres de séjour prévues par la loi ne sont possibles qu'à titre exceptionnel, au cas par cas, lorsque des préoccupations humanitaires toutes particulières y invitent et qu'il paraît totalement impossible de réussir, dans des conditions humaines, un éloignement effectif. J'ajoute que la réforme de l'aide au retour volontaire, qui sera mise en oeuvre dès cette année dans 21 départements, est notamment destinée à faciliter le retour de familles déboutées du droit d'asile.

Pour faciliter les éloignements, j'ai également décidé d'accélérer encore le programme de rétention administrative. Dans les prochains mois, des places de rétention supplémentaires seront ouvertes à Plaisir, Palaiseau, Nanterre, Rouen-Oissel, Marseille, Toulouse, Paris-Vincennes, Metz, Rennes, Lille, Coquelles, Garchy. Le nombre total de places, qui était de moins de 1000 en juin 2002, atteindra 1800 en juin 2006. Des crédits importants sont affectés à cet effort.

La mobilisation contre l'immigration irrégulière passe aussi par une coopération active avec le réseau diplomatique, comme l'a montrée la première conférence préfectorale et consulaire que j'ai présidée à Marseille en juillet. La mise en oeuvre des visas biométriques, en cours dans 5 consulats, sera étendue à une trentaine d’autres d'ici la fin de 2006, puis généralisée en 2007. Un contrôle réel sera exercé sur le retour dans leur pays d'origine des bénéficiaires de visas de court séjour, dans dix consulats très sensibles. Des formations communes aux personnels consulaires et de préfectures seront organisées dès le mois d’octobre et un réseau protégé de transmission d'informations sera créé.

Parallèlement et à ma demande, le ministère des affaires étrangères a engagé la procédure permettant de sanctionner les pays non coopératifs en matière de délivrance de laissez-passer, en limitant le nombre de visas de court séjour que la France délivre à leurs ressortissants. Une dizaine de pays que vous avez identifiés sont concernés, parmi lesquels je citerai aujourd'hui la Serbie-Monténégro, la Guinée, le Soudan, le Cameroun, le Pakistan, la Géorgie, la Biélorussie et l'Egypte.

Je vous demande, en outre, de mener dans chacun de vos départements, d'ici la fin de l'année, une opération exemplaire de lutte contre le travail illégal et les filières d'exploitation d'étrangers en situation irrégulière. Vous vous appuierez sur l'office central pour la répression de l'immigration irrégulière et de l'emploi d'étrangers sans titre. Vous me rendrez compte des résultats produits par ces opérations de contrôle.

L’action contre les "marchands de sommeil" relève de la même urgence, comme l’a démontré l’actualité tragique des dernières semaines. Il n’est pas question de rester inactif face à de tels enjeux. Je demande à chacun d'entre vous de recenser les immeubles insalubres et les squats. Vous devez, lorsque la sécurité des personnes l'exige, procéder aux expulsions qui s'imposent, en les accompagnant, dans toute la mesure du possible, par des solutions de relogement que vous négocierez avec les partenaires locaux, en utilisant s’il le faut le contingent préfectoral. Je vous demande aussi d’être attentifs aux situations de séjour irrégulier que les marchands de sommeil protègent.

***"

Vous éties prévenus.

Je reviens enculer les virgules. A plus

Écrit par : christian lehmann | 19/06/2006

@ Toubib
Merci, toubib.
Je crois que le message que tu essaies désespérément de m'adresser, avec tes dix-neuf pauvres désolants petits mots de vocabulaire actif (dont cinq noms de médicaments, rapport aux émoluments que te verse l'industrie pharmaceutique sous la forme de travailleuses du sexe), est le suivant: "C'EST LA DERNIERE FOIS QUE JE TE L'ENVOIE CE TEXTE J'AI AUTRE CHOSE A FOUTRE JE SUIS PAS TA FOUTUE BONNICHE ALORS MAINTENANT TU TE DEMERDES, FONTENELLE".
Et ce message, ami, je l'ai reçu.
Alors, caaaaaaalme-toi.
Et merci encore.
Et si tu es à Paris ces jours-ci le truc intelligent à faire est de m'appeler.

Sinon l'instruction de Sarkozy. Plus je la relis... Elle te prend aux tripes, juste là. Elle te serre le coeur. Elle t'arrache des larmes. Et tout d'un coup, plaf. Tu gerbes. (Justement: "La Gerbe").

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 19/06/2006

Celeste, je suis sur que le frizzante, de Bologne a bien éclaté perdurant la saveur de la victoire de Prodi. Surtout à Bologne.

Écrit par : martingrall | 19/06/2006

@ Grabuge
Au temps pour moi, je rends à César: merci, Grabuge ;-)
Et merci aussi Christian.
Enfin "merci"... Je me comprends...
Bordel, ce texte, sur sa longueur, est absolument terrifiant.
Terrifiant.

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 19/06/2006

@ Martingrall
Ouais enfin la victoire de Prodi, c'est un peu comme une éventuelle victoire de La Pimprenelle Entartée Du Poitou, qui est triste: ça peut faire plaisir deux secondes parce qu'en face il y a vraiment un truc immonde, mais c'est pas non plus exactement un immense moment de liesse, hein.
Prodi, le nombre hallucinant de conneries hallucinantes que ce mec a pu sortir.

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 19/06/2006

Celeste oui mais a-t-on le choix des moyens. Pimprenelle c'est mieux que nicolas royal.

Écrit par : martingrall | 19/06/2006

Et foutre en tôle les marchands de sommeil?

Texte terrifiant


Froid dans le dos.

Écrit par : Céleste | 19/06/2006

Prodi, Prodi, le seul Prodige italien c'est moi, autant en politique qu'en cuisine, ah ces Bolognais, ils se souviennent de mes spaghettis à la bolognaise et cette savoureuse sauce cuisinée à l'huile de ricin

Vive l'Italie, vive Berlusconi, vive la Télévision !

Écrit par : Mussolini | 19/06/2006

là fulca t'as tout faut parce que la cuisine De Bologne, c'est chez Guissepe un lapin de garenne aux olives et vin rouge frizzant, un régal et sutout les margueritas de chez Girasol juste sur la place du théatre.

Écrit par : martingrall | 19/06/2006

Anne,
plus sérieusement, on saura dans peu de temps qui a organisé la révolte des banlieues. On risque de gagner par K.O.

Écrit par : martingrall | 19/06/2006

Martin,

ça ne vaut pas la garbure cuisinée à la patte d'ours de chez Et ché Goyen à Saint Jean Pied de Port, que même grabuge en rafolle, notre amie basque qu'on appelle Et ché Guévara.



Au fait, toujours pas de nouvelles de Balou,

Écrit par : Fulcanelli | 19/06/2006

@ Christian Lehmann
J'ai oublié de te dire: non.
Tout simplement.
Non, tu n'"enculeras" pas les virgules.
En tout cas pas sur ce blog.
Non mais putain c'est quand même un MONDE, ça.
Est-ce qu'on vient faire nos saletés dans ton cabinet?

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 19/06/2006

@ Christian

Mais qu'est ce que c'est que cette histoire de virgules?????!!!

@ Sébastien

Et oui, Prodi!!! surnommé "Mortadella"....
Pas bien, seulement moins pire.

Écrit par : Céleste | 19/06/2006

@ Christian
On a le droit à quelle dose maximale de P***, car là il va en falloir une bonne dose pour faire effet même si c'est un médoc très efficace.

ps : tu diras à RMC Info qu'ils sont nuls en podcast, j'ai eu que la première heure des GG de vendredi et en double s'il vous plait.

Écrit par : carole | 19/06/2006

@ tou(te)s
A toute.

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 19/06/2006

j'crois qie Grabuge et son papounet ils en ont fait un civet tout en open dans l'office!

Écrit par : martingrall | 19/06/2006

"L'électeur, implacable à l'égard des "clandestins", peut en même temps s'émouvoir du sort fait à un élève qui fréquente la même école que ses enfants".

Sébastien a décrypté cette phrase. Son côté insupportable: moi je sais ce que pense l'opinion.

Maintenant, sans les virgules ( qu'on retourne et qu'on....)

"L'électeur implacable à l'égard des "clandestins" peut en même temps s'émouvoir du sort fait à un élève qui fréquente la même école que ses enfants".

Ah Ahhhhhhhhhh! Ca ne veut plus du tout signifier la même chose. Sébastien avait récemment fait une note là-dessus. Sans les virgules, la phrase ne veut plus du tout dire la même chose. Subtilité de la langue française. Et donc, avant de passer la teub de Philippe Bernard au cirage, je pose la question: les virgules, qui les a mises?

Écrit par : christian lehmann | 19/06/2006

Moi, j'aurais mis des guillemets à la place des virgules

Écrit par : Minute Blonde | 19/06/2006

A propos du Vel d'Hiv, maintenant.

Il y a dans cette adresse aux préfets des relents insupportables du passé, c'est pourquoi lors de mon premier post j'avais parlé de "Laval-Academy". Mais le 16/07/1942, il s'est passé autre chose, et je comprends que Guy craigne les amalgames. Parce que l'amalgame amène à faire des comparaisons, et sur cette route la raison s'effondre.
Alors que "tel quel", ce texte est suffisamment parlant. Faire du chiffre. Avec des êtres humains.

Écrit par : christian lehmann | 19/06/2006

eul bernard parce que l'sako et la syntaxe! bon il est midi c'est la messe sur FR3

Écrit par : martingrall | 19/06/2006

@ Tous (une redite, mais ce blog aime les redites, surtout quand elles font mal.)

Pas besoin de relire les instructions de Sarko aux préfets...

Lire plutôt cet article HALLUCINANT de Ouest-France du 26 mai dernier (quand on lit ça, on est forcément d'accord avec Séb...y'a comme qui dirait des vieux souvenirs pas jolis-jolis qui remontent... et qui pourraient bien un peu nous empêcher de dormir... si on se réveille pas... avant 2007...).

J'espère que vous avez racheté du Primperan, la fin du flacon du Docteur, je vous préviens, cela ne va pas suffire.

Ci-dessous donc, l'histoire de Patimat qui, on lui souhaite - et on se le souhaite aussi - étudiera un jour, dans une école française, le journal d'Anne Frank.

Cinquante jours de planque. Patimat, 6 ans, ne va plus à l'école maternelle de Brest. Elle est séparée de sa maman. « Elle a une force fantastique. Elle comprend parfaitement la situation », explique Gwénaëlle, l'une de ces 'mamies' improvisées, chez lesquelles Patimat tourne, de REFUGE en refuge. « Quand quelqu'un sonne, elle va se CACHER ». Pas question de voir ses copains de classe qui pourraient trop en dire. Alors, ils lui font passer CLANDESTINEMENT des dessins. Elle rêve de piscine, mais doit se contenter d'une bassine. Patimat ne sort plus de sa CAGE dorée.

Gwenaëlle nous a reçus après moult précautions et changements de véhicules. « Je doute que les policiers utilisent la force », dit-elle. « Mais on ne peut pas prendre le risque. On ne peut pas imaginer qu'une voiture arrive et l'EMBARQUE ». Un sac avec toutes ses affaires est toujours à portée de main, en cas de FUITE PRECIPITEE.

La PLANQUE de Patimat fait pour l'instant barrage à son renvoi et à celui de sa mère, Sakinat Amiralieva, vers l'Allemagne. C'est par là que leur FUITE du Daghestan, petit bout de Russie entre la Tchétchénie et la Caspienne, avait commencé en 2001. Sakinat assure qu'elle et sa fille sont MENACEES DE MORT par leur communauté musulmane parce que Patimat est née hors mariage. Mais l'Allemagne leur a déjà refusé l'asile.

Gwénaëlle risque 30 000 € d'amende et CINQ ANS DE PRISON pour aide au séjour illégal. « D'un seul coup, on vous amène une petite fille. Qu'est-ce que vous faites, vous dites non ? C'est un comble, on est obligé d'être HORS LA LOI pour faire respecter le DROIT D'ASILE. En même temps, c'est un honneur. C'est l'occasion de savoir si on est des salopiauds. Il n'y a pas de courage à cela. C'est une question de conscience ». Une conscience constamment en éveil pour occuper les journées d'une enfant de 6 ans. Avec le stress qui peut vite tourner à la paranoïa, dès qu'un voisin monte sur son toit, qu'une voiture passe sous les fenêtres à 23 h ou qu'un drôle d'écho résonne sur la ligne téléphonique.

Cinquante jours sans sa mère. Patimat câline les chiens, dessine, danse, fait des crêpes. Elle écrit des lignes et des lignes de caractères inventés. « Elle a besoin d'exprimer des choses. » Elle vient de découvrir le mot 'fraise' qu'elle ne connaissait qu'en russe, en allemand et en kumyk, la langue de son ethnie. Elle a de beaux yeux noirs sous une paire de grandes couettes.

Sa mère, Sakinat, professeur de littérature russe, attend dans un hôtel et pointe au commissariat. « Imaginez-vous SEPARE DE VOTRE ENFANT pendant si longtemps, sans même savoir où il est, avec qui il vit », tempête Gwenaëlle. Au bout d'un mois, une rencontre a été organisée avec la maman. Parce que « Patimat se renfermait et se réfugiait dans la nourriture ». Elle évoque une « explosion de pleurs ». Puis de nouveau la séparation. Après une nuit à sangloter, Patimat va mieux. « Elle a une nature heureuse ».

Un avocat enchaîne les recours juridiques. Une demande de statut d'apatride pour la fillette est en cours. La défenseure des enfants Claire Brisset est alertée. « C'est une histoire de droit d'asile tout à fait simple et honnête. Il y a quelques années, on n'aurait JAMAIS CRU CELA possible en France », ajoute Gwenaëlle.

La préfecture du Finistère laisse entendre qu'elle connaît les planques. Mais elle n'intervient pas. Aucune rencontre n'a eu lieu avec le comité de soutien de 700 adhérents. Aucun changement de cap depuis l'appel de députés, de l'évêque de Quimper ou encore de l'écrivain Jean-François Coatmeur, ce dernier demandant « que l'on épargne à nos hôtes infortunés la BRUTALITE DES REVEILS A L'AUBE, les traquenards légaux et les mauvais coups aussi HONTEUX que réglementaires ».

L'administration en reste au droit européen (accord de Dublin II) selon lequel le dossier doit être instruit dans le premier pays d'accueil. En l'occurrence l'Allemagne. Le préfet Gonthier Friederici a aussi en tête la consigne de Nicolas Sarkozy selon laquelle l'OBJECTIF de 25 000 EXPULSES doit être atteint en 2006.
Déjà cinquante jours que cette RESISTANCE se heurte au mur du silence.

Sébastien PANOU.

Comité de soutien à Patimat, école maternelle Jean-Macé, 43, rue du Château, 29200 Brest. Tél. 06 82 84 61 28.
Site Internet : www.sauvezpatimat.canalblog.com

On me dit que le dernier sarkozyste égaré sur ce blog est parti se cacher. De honte.

PS : Nicolas le Tribun Enflammé des hauts de scènes (qui est dangereux) passe chez son tapis rouge préféré mercredi soir. FOG voulait juste rendre un petit service avant de partir. Ce geste, "je m'en souviendrai", a glissé le Tribun à son gardien de tribunes.

Écrit par : Pyrom-Anne | 19/06/2006

de l'importance de la virgule... exact! bien vue docteur ! qui était au SR samdi matin au Monde ....

Écrit par : Laurence | 19/06/2006

Nous sommes tous des pédés camerounais.

Écrit par : Les pédés camerounais | 19/06/2006

@ Pyrom-Anne


triste à en pleurer.


courage!!!

on est vivants et on va gagner

Écrit par : Céleste | 19/06/2006

Chère Anne,

L'année dernière, le Cirque Sarkozy qui a assuré un spectacle haut en couleurs à ‘’banlieues toutes les couleurs’’. Cette année, il cède la place au Cirque Lemoine de Montfermeil.

Avec un effectif réduit et un petit chapiteau convivial, cette troupe française présente une magnifique revue familiale faisant la part belle à la simplicité, à la suggestivité et au spectacle. A mille lieux des vieux trucs démodés, Lemoine propose un théâtre de cirque chaleureux. On y retrouve par exemple une cigarette qui joue le premier rôle dans un tcha tcha tcha chrétien ou un numéro de trapèze linguistique lors duquel les acteurs frôlent la tête des spectateurs
Le Cirque Lemoine vient dans les Ardennes dans le cadre de carrousel 2007, un programme de découverte culturelle organisé dans le château d’où partirent d’autres preux Le penistes du 1 au 11 juillet avec notamment du théâtre, Preux et gueux les strates françaises, des expositions, les mots, des concerts, C Clavier aux cithaires, des découvertes de la nausée et bien d'autres choses.
Le bouquet final aura lieu le 11 juillet sur la Grand-Place. Les Sarkozettes en goguette s'y produiront devant 15.000 spectateurs attendus et les caméras de TVBreitz et de France télévision !

MailMontfermeil offre 10 duotickets pour le Cirque Lemoine, Place de la victoire à celui qui y croit (30 juin) face à l’hôtel de ville
Si cela vous intéresse, surfez sans tarder sur notre page concours et répondez à la question à choix multiple.
Si vous n'êtes pas parmi les heureux élus, vous pouvez encore obtenir des billets via l’ancien Sarkovocyté and karsher en ligne www. Sarkovocyté.fr ou par téléphone coût et numéro d’un retout au pays local.

Bonne chance et bon amusement au Cirque Lemoine de Montfermeil

martingrall

Écrit par : martingrall | 19/06/2006

@ Olivier
C'est bien vrai. Vous êtes tous des pédés camerounais ;-)
Bien, ton billet.
Allez faire un tour chez Olivier.
C'est toujours plaisant de constater que l'esprit des Lumières rayonne bien au-delà de nos frontières...

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 19/06/2006

Pas besoin de Primperan, la psylocibine j’suis tombé dedans quand j’étais petit, pour ne pas grandir et pleurer toujours comme le saule.
Martingrall

Écrit par : martingrall | 19/06/2006

"L'électeur, implacable à l'égard des "clandestins", peut en même temps s'émouvoir du sort fait à un élève qui fréquente la même école que ses enfants".

Problématique lehmannienne du jour : les tournantes de virgules.
Ouais...

1ère question : les journalistes du Monde relisent-ils leur papier après le passage du secrétaire de rédaction (pour les novices, le SR est celui ou celle qui traque les fautes et les coquilles dans les papiers) ? Je sais pas répondre, mais cela m'intéresse.

2ème question : Philippe Bernard souhaitait-il à l'origine écrire : "L'électeur, implacable, peut à l'égard des "clandestins", en même temps s'émouvoir du sort fait à un élève qui fréquente la même école que ses enfants" ?

Je ne crois pas - et même si on ne change pas la synthaxe d'ailleurs, ça ne tient pas. Virgules ou pas. Il aurait dû écrire de préférence dans le "moins pire" des cas : L'électeur, implacable, peut CEPENDANT, à l'égard des "clandestins", s'émouvoir du sort fait à un élève qui fréquente la même école que ses enfants."
Et encore, je ne suis toujours pas convaincue.

D'ailleurs, l'expression "clandestins" ne présageait rien de bon, si vous voulez mon avis : expression "docte" de classification, stigmatisante (comme "les exclus"), qui semble complètement acquise pour le journaliste. OK, y'a les guillements mais à "exclus" aussi, y'a les guillemets. Aujourd'hui, y'a de plus en plus de guillemets, et de moins en moins de mesure et de recul, vous ne trouvez pas ? S'il fait simplement allusion - en usant de cette expression - à ce qu'il prétend déceler comme la pensée la plus communément répandue, eh bien, qu'il le dise et qu'il assume.

Je pense TRES SERIEUSEMENT qu'il faudrait se fendre qu'une belle à Robert Solé (le médiateur du journal Le Monde). Philippe Bernard en copie, of course ! J'adore me plaindre des laborieux et EN MEME TEMPS auprès de leurs chefs IMPLACABLES en les mettant tous en copie (désolée... un vieux reste de pratiques administratives de Seine-Saint-Denis, sans doute...).

Parce que la vraie question demeure : "Philippe Bernard, qu'est-ce que tu cherchais donc à nous dire, au sujet des "sans-papiers" et de l'émotion que suscite la traque qui leur est faite ainsi qu'à leurs enfants pourtant déjà scolarisés ?"

Écrit par : Pyrom-Anne | 19/06/2006

@ Martin qui se défonce

Martin Grall, quoi que tu prennes, quelles que soient les doses, tu t'arrêtes jamais... tu m'as compris... JA.MAIS.

Écrit par : Pyrom-Anne | 19/06/2006

Il me semble qu'à travers le premier titre du post, faisant allusion au Vél d'Hiv, et le commentaire de Guy se pose une véritable question de fond. Je pense également que les deux choses ne sont pas "comparables". En fait, c'est bien pire que cela. Ce qui s'est passé était la manifestation d'une chose qui s'est amplifiée depuis et qui règne aujourd'hui absolument partout. Ce n'est pas seulement "les mêmes ressorts" dont on "joue", que l'on "utilise".

Il me semble qu'il y a quelque chose dans le discours de Sarkozy (et pas seulement dans le discours de Sarkozy d'ailleurs) qui parlait déjà dans la lingua tertii imperii. Ce n'est pas seulement cette manière sèche, uniforme des mots, et dont Heidegger disait qu'elle "a sa raison d'être dans le sujet qui est en question", ce sont les paroles elles-mêmes et ce qui se dit en elles. Les mots "entière mobilisation", "de nouveaux outils statistiques", "mobiliser", "efficacement", "renforcer notre capacité à atteindre nos objectifs", "LE DISPOSITIF" (trois fois dans le texte intégral), "de nouveaux instruments de gestion des centres", "l'efficacité", "l'efficacité accrue", "accélérer encore le programme", "la mobilisation", "visas biométrique", "contrôle", "organisées", "procédure", "opération", "office central", "résultats", "opérations de contrôle", "procéder", "le contingent", "Des unités supplémentaires vont être mises à disposition, de façon permanente", "mis à votre disposition", "des dispositions novatrices", etc.

Voici un extrait d'une note du traducteur de la conférence "Le péril" (Die Gefahr) qui vient d'être publiée pour la première fois en français ces jours, dans le numéro 95 de la revue L'infini. ""Fonds disponible" traduit das Bestand qui signifie littéralement le fonds qui se tient (stand < stehen) constamment (beständig) à disposition; le mot désigne couramment ce qui existe au sens de ce qui tient bon, de ce qui a de la consistance, mais aussi le stock, l'effectif, et finalement, tout ce qui peut être compté comme constituant un ensemble mis à disposition. Dans l'emploi qu'en fait Heidegger, le "fonds disponible" ne désigne pas un étant particulier, mais la manière pour l'étant de se manifester dans la consistance de son être à l'époque où règne le Dis-positif (Ge-stell) qui règne en mettant en réseau tout l'étant ainsi mis à disposition sur commande."

À la fin de la conférence "Le Dis-positif" (Die Ge-stell, qui fût également traduit par Arraisonnement), Heidegger dit: "L'être humain est à sa manière pièce du fonds disponible au sens rigoureux des mots pièce et fonds disponible. Au sein de la disposition sur commande du fonds disponible, l'être humain est interchangeable. Qu'il soit pièce du fonds disponible reste la présupposition pour qu'il puisse devenir le fonctionnaire d'une mise à disposition sur commande."
"Mise à disposition sur commande", c'est cela que signifie au fond "la mobilisation" dont parle Sarkozy dans ce discours.

Heidegger nomma du nom de Ge-stell l'essence de la Technique, essence qui n'est elle-même absolument rien de technique, c'est-à-dire rien "d'employable" ou "d'utilisable", pour dire qu'elle est le rassemblement (Ge) de tous les modes du "poser" (stellen). Le coeur de ce qui règne dans le dispositif, il le vit dans la traque (Nachstellen) (la "rafle" fût une manifestation de cette traque, mais cette traque se poursuit aujourd'hui à travers d'autres manifestations, une centrale hydro-électrique par exemple est un dispositif dans lequel le fleuve en est réduit à être contraint, à être sommé de livrer son énergie), au sens où stellen a ici le sens de: mettre au défi, interpeller, réclamer, exiger, pro-voquer.
D'où, aujourd'hui comme hier, la récurrence du mot "nécessité", la thématique de l'exigence "d'un nouveau sursaut", et ce ton général qui parle "d'impératifs" économiques, parce que tout ce qui est est sommé (bestellt), requis (stellt) par cette traque qui s'impose et qui impose aux "ressources humaines" de livrer ce en quoi elles sont exploitables. "L'immigration choisie", "l'employabilité", la "séparabilité", la "rentabilité" ou la "productivité" sont des manifestations du règne du dispositif.

Écrit par : Mathieu | 19/06/2006

Bon.
Alors je vais vous dire.
J'avais dit à Christian: non, tu n'enc... pas de virgules sur mon blog.
No. Fucking. Way.
Les virgulophiles, mon bon, y a un parti pour ça. Aux Pays-Bas. Pas de ça chez moi, pervers.
Nonobstant, il se pointe, et il fait COMME SI JE N'AVAIS RIEN DIT.
Ca nous donne au passage une idée de ce que pourraient représenter huit jours de vacances en Corse avec Christian Lehmann: une longue, une interminable souffrance.
C'est, donc, pédagogique. Donc bienvenu.
Maintenant, pour le reste, mon impression est que, virgules ou pas, Philippe Bernard a DE TOUTE FACON écrit 'l'électeur(,) implacable avec les "clandestins"(,)".
Grosse connerie.
Virgules ou pas, je repose donc les questions que je posais dans mon billet ce matin.
Voiiiiiilà c'que j'dis, moi.
Hugh.

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 19/06/2006

@ Mathieu
Voui.
:-)

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 19/06/2006

@ Mathieu tu m'as perdu dès la première ligne.
Ce qui nous fait peur ici c'est l'humain qui disparaît derrière des demandes comptables de résultats.

Écrit par : carole | 19/06/2006

Mathieu, ;-( hélas! un jour nous comprendrons, ce jour ou une majorité aura compris je me ferais spacionaute, je ne voudrais pas être làon s'habitue à tout sauf à l'amour et la détresse!

Écrit par : martingrall | 19/06/2006

A lire, en supplément du texte proposé par Mathieu, le fameux écrit, sur la technique, rédigé par Heidegger, édité dans Essai et conférence, Tel, Gallimard***


*** à noter mon usage des virgules, quel talent !

Écrit par : Fulcanelli | 19/06/2006

Il ne "disparaît" pas "derrière". C'est ce qu'il EST aujourd'hui, c'est la manière dont l'homme est aujourd'hui. Je me demande ce qu'il faut pour que l'on arrive enfin à voir que ce qui s'est produit avec la Shoah n'a absolument pas cessé en 1945 mais continue, que ce qui se produit aujourd'hui c'est, dans son essence, la même chose. Peut-être qu'au fond le problème est de savoir ce qui s'est vraiment passé avec la Shoah. Ce n'est pas seulement que des millions de gens ont été assassinés. C'est surtout qu'ils sont devenus, vraiment, des pièces d'un stock pour la fabrication industrielle de cadavres. Ca, ça n'était absolument jamais arrivé, que l'homme devienne la pièce d'un stock, au même titre que n'importe quel stock. Nous parlions l'autre jour du sujet d'envoyé spécial sur le traitement de cheveux d'humains, exactement le même traitement qui a eu lieu durant la Shoah. Seulement tout ça se cache derrière l'appellation apparemment anodine de "compléments capillaire, extension de cheveux". La réalité de la chose est que des stocks de cheveux humains sont aujourd'hui encore constitués, organisés, traités dans une fabrication industrielle.

Écrit par : Mathieu | 19/06/2006

Puisque l'on a parlé ici du 16 Juillet, que chez Guy certains parlent de la misère des commémorations, apprenons à nous souvenir des disparus sans que la calendrier nous l'impose. Moi la plaque rue de Grenelle, je vais la voir de temps en temps. Je scrute les façades des immeubles hausmmaniens alentour ( le Vel d'Hiv a laissé place à un bâtiment du Ministère de l'Intérieur, je crois ( assez signifiant), les noms des architectes gravés dans la pierre et je me demande ce que ces gens ont vu, enregistré, au moment d'être poussés à l'intérieur.
Putain, je suis gai comme un pinson.

Écrit par : christian lehmann | 19/06/2006

Pétition : A LIRE (bien sûr) et à signer (évidemment). Et en plus, je reste dans le sujet (je renonce à mon tour à enc...les virgules)

« Là-bas si j’y suis » ne reprendrait pas en septembre !

Contrairement à ce qu’avait annoncé le nouveau directeur de France Inter, l’émission de Daniel Mermet « Là-bas si j’y suis » ne figurerait pas dans la grille à la rentrée de septembre.

Actuellement programmée à 17 heures avec une excellente audience (500 000 auditeurs) « Là-bas » serait programmée à 15 heures ce qui lui ferait perdre plus de 50% de ses auditeurs, la tranche horaire de 15 heures étant traditionnellement beaucoup moins écoutée quelle que soit la radio considérée.

« Là-bas si j’y suis » n’est pas une émission neutre et cette relégation n’est pas neutre, surtout au lendemain de mobilisations sociales et au seuil d’une année électorale.

Faut-il rappeler que l’actuel président de Radio France Jean-Paul Cluzel, Inspecteur général des finances, longtemps collaborateur de Jacques Chirac, intime d’Alain Juppé et récemment reconverti au sarkozysme n’a pas fait mystère, dans un entretien au Figaro Magazine, de ses idées « de droite, catholiques et libérales ».

Depuis son arrivée marquée par une brutale reprise en main provoquant le départ de personnalités emblématiques comme Pierre Bouteiller et Jean-Luc Hees, c’est près de 400000 auditeurs qui ont quitté France Inter en moins de deux ans.

Ainsi avec la campagne pour le référendum sur la constitution européenne du 29 mai 2005 où la tranche « 7/9 » s’est distinguée par un soutien déchaîné et sans contrepartie au OUI, c’est environ 250 000 auditeurs qui ont quitté l’antenne et ne sont pas revenus. Dans le même temps « Là-bas si j’y suis » gagnait 45 000 nouveaux auditeurs.

Le 2 mai à la surprise générale, Frédéric Schlessinger, un nouveau directeur a été nommé à la tête de la station. Inconnu de France Inter qu’il reconnaît ne pas connaître d’avantage, cet ancien responsable du pôle radio du groupe Lagardère s’empresse de couper quelques têtes parmi les plus chères aux auditeurs. Le dernier en date étant Alain Rey une des voix les plus aimées d’Inter.

Mais n’en doutons pas les auditeurs seront sans doute consolés par l’arrivée de M.O.F. (Marc Olivier Fogiel).

Et tout cela dans quel but ? Sauver France Inter en faisant remonter par tous les moyens le chiffre des sondages d’audience.
Ces chiffres sont éminemment discutables et l’on ne fait pas de la radio avec des chiffres. Or même si l’on accepte d’entrer dans cette logique, pourquoi pénaliser « Là-bas » dont le très bon taux d’audience est un des rares en augmentation alors que plusieurs émissions qui ont perdu des auditeurs sont maintenues ?

Ces incohérences ne peuvent dissimuler une volonté politique et idéologique très claire de casser « Là-bas si j’y suis » avant d’en débarrasser la grille de France Inter.

Nous devons nous opposer vigoureusement à ces manipulations. Financée par la redevance, Radio France est un bien public, « la plus grande école de la République » et l’un des seuls espaces médiatiques en France qui n’ait pas pour but de vendre du temps de cerveau humain disponible aux annonceurs.

Cette relégation ne concerne pas seulement Daniel Mermet et l’équipe de Là-bas, c’est un mépris pour ceux qui depuis des années écoutent cette émission et peuvent simplement s’y faire une image différente du monde « à l’écoute de la différence ».

Mépris aussi et avant tout pour ceux dont les voix, ici et ailleurs, de charniers en chantiers, de souffrances en résistances, seraient encore un peu plus étouffées.

Limoges, le 16 juin 2006 à 21h30.

NON A LA DISPARITION DE « LÀ-BAS SI J’Y SUIS ! »
Signez dès maintenant la pétition sur le site non officiel de « Là-bas si j’y suis » !

http://www.la-bas.org/petition/index.php?petition=5&signe=oui

Écrit par : Pyrom-Anne | 19/06/2006

Pour un lundi c'est pas sympa.
Tiens si on en profitait pour assigner tous les préfets pour atteinte à la dignité des personnes et le ministre de l'intérieur pour complicité de crime contre l'humanité.
Thomas, depuis Heidegger le temps a fait ses multiplications de petits trucs.

Écrit par : martingrall | 19/06/2006

"Implacable à l'égard des clandestins",
C'est évidemment de la propagande
Pour agir un peu mieux sur nos destins
Avec un politicien qui brigande.

Découvrez l'actualité en vers et contre tout sur http://poactu.canalblog.com/

Écrit par : Philippe Gras | 19/06/2006

@ Sebastien

Continue comme ça. N'écoute pas tes messages.
Ensuite, cherche l'intrus:

Leon Trotsky
hacienda
pic à glace
Ramon Mercader
vieillesse heureuse

essaie encore, ici:

Sébastien Fontenelle
café de *****
tronconneuse à coulisse
Docteur Justice ( Hermann Von Justice)
clavier tempéré

Écrit par : christian lehmann | 19/06/2006

Je vénère le prog, loue le Floyd, envisage de voter Le Pen et cogne sur O. de M.

Du coup Sébastien est fâché et ne me parle plus

Sera-t-il fâché à vie, surtout que ce soir, je me prépare à mettre un billet*** polémique dans lequel je dénigre les Smith qui ont fait dix fois le même album

Sébastien saura-t-il se réconciler avec Fulca

La réponse ce soir, ici, dans Yak la vérité,


*** Olivieto va adorer

Écrit par : Fulcanelli | 19/06/2006

@ Christian
C'est quoi une tronconneuse à coulisse ?

Écrit par : carole | 19/06/2006

@ Carole, c'est un trombone mal accordé qui te découpe le tympan

Écrit par : Fulcanelli | 19/06/2006

Oui mais moi aujourd'hui j'ai PARLÉ à Fulcanelli et il existe !!!

Écrit par : guy birenbaum | 19/06/2006

@ guy
Vrai de vrai ? :)

Écrit par : carole | 19/06/2006

Je confirme de mon côté que Guy existe, je lui ai parlé cet aprem

Écrit par : Fulcanelli | 19/06/2006

@ Fulcanelli
Moi. Fâché.
N'importe quoi.
La dernière fois que je me suis vraiment fâché ici, je crois que c'était hier, contre un certain Peter.
Et la fois d'avant? Je me rappelle plus. Y a-t-il seulement eu une fois d'avant?
En tout cas, Fulca, même tes remarques sur les Dead Kennedys, oui, même, ne me fâchent pas.
C'est dire.

@ Christian Lehmann
Tu veux jouer? Tu VEUX jouer?
Bon.
Jouons.
Tu m'appelles, et je te raconte l'histoire du dernier gars qui m'a raccroché au nez quand je l'ai rappelé, histoire de se bidonner à bon compte.
J'te préviens: la fin est triste.
Maintenant, tout se négocie.
Devine QUI va payer son coup, demain, vers 11.30 ?

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 19/06/2006

@ Sébastien,

Cela m'étonnerait fort que je cogne contre un groupe dont j'ai un album, le Plastic machin, avec un superbe vynil, du vrai collector, avec un vrai livret, plein de photos et collages, paru chez New Rose, comme tu dois les apprécier, cela dit, j'avoue posséder un CD des Smith, acheté un été à Nice pour écouter un peu de zik, soldé bien sûr et je ne regrette rien, le connais les SMITH ! Putain, le groupe vénéré par les Inrocks

Écrit par : Fulcanelli | 19/06/2006

@ Fulca
"Plastic Surgery Disaster".
Enorme.
Et le pressage New Rose.
Putain.
Tu t'la donnes, Fulcanelli.
Tu viens de te faire pardonner AU MOINS cent kilos de King Crimson ;-)))))

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 19/06/2006

A TOU(TE)S
AVIS IMPORTANTS A LA POPULATION

1) Communiqué de 20 Minutes:
"Afin que 20 Minutes blog reste à la pointe des services de blogs, nous allons entreprendre une mise à jour du service mardi 20 juin. Cette mise à jour nécessitera une fermeture du service une bonne partie de la journée. Nous vous prions par avance de nous excuser pour cette fermeture".

2) Communiqué de moi:
D'après le jeune padawan connu sous le nom de Guy Birenbaum, qui a de l'ancienneté dans la maison, les blogs risquent VRAIMENT d'être fermés demain une bonne partie de la journée pour maintenance.
NONOBSTANT.
Je vais QUAND MEME balancer (probablement à 00.05, as usual) demain, ici même, un billet que je vous demande de lire ATTENTIVEMENT, pas pour moi, mais parce que son objet me tient VRAIMENT à coeur. Et si vraiment le rideau reste baissé trop longtemps demain, je le laisserai probablement un peu après-demain. Le temps que vous sortiez vos chéquiers.

3) Merci de votre attention. Pouvez reprendre. ;-)

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 19/06/2006

Je signe des deux mains ce que vient de dire seb dans son point n°2 !

Écrit par : guy birenbaum | 19/06/2006

Toujours par deux ils vont, ni plus, ni moins, le maître et son apprenti

Écrit par : Yoda | 19/06/2006

Darth Vador...

Écrit par : guy birenbaum | 19/06/2006

Maître Mathieu.
Que La Force Soit Avec Toi.
Que La Force Soit Avec Nous Tous.
En avons-nous besoin...

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 19/06/2006

Meublons, en attendant le prochain billet.
Je corrige des rapports de stage pour une école privée de Marseille, présentés par des candidats à un diplôme de spécialisation aux métiers de la communication et des relations publiques. Bon. Il y a celui de cette jeune fille qui a travaillé au service de presse de M6. Qu'écrit-elle ?"Les relations avec les journalistes sont très importantes, parce qu'elles sont à l'origine d'un bon ou d'un mauvais article. Très souvent, les retombées positives que l'on obtient de la part d'un journaliste dépendent des relations amicales que l'on entretient avec lui." Gaffe à bien noter l'orthographe, ça fait partie de l'ensemble : combien, de "l" a-t-elle mis à "fellation" ? Voilà ce que l'on apprend aux futures attachées de presse. Le pire, c'est que ce n'est pas ENTIEREMENT faux. Mais je crois que je vais QUAND MEME lui mettre une note dégueulasse ;-)

Écrit par : Olivier Bonnet | 20/06/2006

@ Olivier
C'est même COMPLETEMENT réaliste.
Mais toujours aussi émouvant.
Actualise!

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 20/06/2006

Les commentaires sont fermés.

 
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