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27/07/2006

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Ce blog est fermé.
Rendez-vous ici le 25 août.

D'ici là, pour les VRAI(E)S soiffard(e)s, je vous laisse, dans le désordre, les adresses de quelques rades sympas, où vous serez bien accueilli(e)s:

http://birenbaum.20minutes-blogs.fr
http://celestissima.20minutes-blogs.fr
http://olivierbonnet.canalblog.com
http://brigetoun.blogspot.com
http://bertrand-bertrand.over-blog.com
http://regardpensant.blogspot.com
http://danseavecleshoux.20minutes-blogs.fr
http://grabuge.20minutes-blogs.fr

A vous de jouer.

Vive Le Feu.

Vive La Rage.

A bientôt.

(NB: L'illustration ci-dessus vient du hors-série estival du "Monde libertaire". En vente du 13 juillet au 14 septembre 2006.)

Faudrait Que L'Iran Arrête de Massacrer Des Civils, Maintenant! Ca Commence A Bien Faire!

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Est-ce que nous allons rester longtemps comme ça, les bras croisés, pendant que l’Iran massacre tous les jours des civils au Liban et en Palestine ?
Non parce que ça commence à bien faire.
Ça devient franchement atroce – et je ne parle pas seulement des centaines de milliers de Libanais(e)s jetés sur les routes par les frappes aveugles de l’Iran sur leurs immeubles d’habitation.

Avant-hier à Gaza un adolescent de quinze ans a été tué par des tirs iraniens.
Hier matin à Gaza, une fillette de trois ans a été tuée par des raids aériens et des tirs d’obus iraniens.
Hier après-midi à Gaza c’est une fillette de dix ans qui a été tuée.

Hier toujours, un premier bilan de l’offensive iranienne au Liban mentionnait 394 morts côté libanais, dont, excusez du peu, 335 civils, pour 31 combattants chiites.
Soit en gros dix civils tués pour un combattant ennemi abattu.
Je n’ai toujours pas compris pourquoi les Iraniens faisaient la guerre aux chiites libanais, mais faut admettre qu’ils ne font pas dans la dentelle.

L’Iran a même tué quatre casques bleus ! Non seulement ils tuent des enfants, mais en plus ils bousillent des casques bleus !
Tragique méprise, qu’ils ont dit, à Téhéran.
Ben voyons !
Vas-y, l’Iran, prends-nous pour des cons !

Aaaah mais…
Mais…
Attendez !
Mais que je suis con, en effet !
Je me suis trompé en relisant mes notes !
C’est pas l’Iran ! C’est Israël !
Je trouvais ça bizarre, aussi, que Bush laisse les Iraniens massacrer des civils sans rien dire, en les encourageant même du coin de la bouche…
Ah ben au temps pour moi!
Suis-je sot!

25/07/2006

Chut!

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Imprégnez-vous s'il vous plaît de cette information: "La torture des prisonniers en Irak était autorisée par l'armée américaine".
Je trouve cet imparfait rassurant.
La torture "était" autorisée par l'armée américaine - donc par le gouvernement américain.
Si ça se trouve, ce n'est plus le cas.
C'est ce que je trouve rassurant.

Imprégnez-vous de ce témoignage d'un responsable d'Human Right Watch: "On a dit aux soldats que les conventions de Genève ne s'appliquaient et que les interrogateurs pouvaient recourir à des méthodes violentes pour faire parler les détenus. (Cela contredit) les affirmations du gouvernement américain selon lesquelles la torture et les sévices en Irak n'étaient pas autorisés et constituaient des exceptions. (Cela montre), au contraire, que ces techniques étaient admises et utilisées régulièrement".

Maintenant fermez les yeux.
Imaginez dix secondes ce que serait la réaction de nos courageuses démocraties occidentales, si n'importe quel autre pays se livrait aux mêmes agissements.

Là, non.
Là, tout ce qu'on entend, c'est un silence assourdissant.

24/07/2006

S'Il N'Y Avait Pas Tous Ces Pauvres Loqueteux Qui Puent Et Qui Pissent Partout (Et Qui Parfois Même Défèquent), Paris Serait Quand Même Vachement Plus "Socialiste"

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Si j'en crois ce qu'en disait "Libé" ce week-end, y a un certain nombre de Parisien(ne)s que la multiplication des SDF insupporte, au motif, notamment, de "l'odeur d'urine" et de "la saleté" que dégagent ces pauvres bâtards de pauvres.
Je trouve ces gens un peu mous du genou.
Moi, "Libé" m'aurait interrogé, j'aurais pas manqué de signaler aussi une forte odeur de merde, car le pauvre, lorsqu'il pue, le fait vraiment, et pour cause: à l'instar de ces milliards de chiens qui déposent chaque matin, sous l'oeil énamouré de leurs propriétaires, des milliards d'étrons sur les trottoirs que nous empruntons pour accompagner les enfants à l'école, le pauvre, parfois, non content de se livrer à des mictions, défèque en plein air.
Patrick Declerck, dans le bouquin dont je reproduis ci-dessus la couverture pour être bien sûr que vous ne vous tromperez pas au moment de vous le procurer (car il FAUT lire ce livre, et le faire lire), écrit notamment: "Un jour ou l'autre, il faudra se résoudre à cette incontournable et affligeante opération que de se mettre cul nu dans la rue, entre deux voitures, de jour comme de nuit, ou d'avoir le courage de s'aventurer dans les gouffres du métro, entre deux passages de rames, en évitant le rail électrique de 7OO volts, et en chassant les rats. Tous en rougissent. Tous enragent de leurs obscvènes et lamentables accroupissements..."
Bon, les SDF rougiraient d'avoir à se soulager dans la rue, la belle affaire.
Est-ce que pour autant ils puent moins?
Paaaas du tout.
En tout cas pas d'après les gens dont "Libé" a recueilli l'indignation.
"Nadine, 32 ans", incommodée, se demande par exemple: "Et puis que répondre aux enfants quand ils demandent ce que le mec fait allongé par terre?"
Ben oui, Nadine! Que répondre aux enfants?

Vous savez quoi? Les propos affligeants de cette pauvre Nadine me font soudain passer l'envie de faire de l'ironie à deux balles.

Alors évitons les fioritures.

Quand je lis dans "Libé", qui a consacré à cette saloperie une excellente double page, que "la ville de Paris" veut "libérer les berges (de la Seine) et les rues (de la capitale)" de leurs SDF et de leurs tentes (fournies par Médecins du Monde), quand je lis sous la plume d'un Gérard Dupuy inspiré (ben si) qu'"on a estimé en haut lieu que les vraies tentes des vrais vagabonds, aussi crades que leurs occupants, déparaient l'élégance de" Paris Plages, ça me donne envie de gerber.
Le bonheur de Bertrand Delanoë, maire "socialiste" de Paris, serait donc parfait, s'il n'y avait pas tous ces pauvres qui puent et pissent partout, juste à côté des immondes pseudo-plages commerciales dont il affuble chaque été les berges de la Seine, avec l'argent de nos impôts, qui aurait par exemple pu servir, si nous avions été consulté(e)s, à l'amélioration des conditions de vie de ces gueux, plutôt qu'à l'installation, tous les trois mètres, de buvettes payantes dont j'aimerais savoir, par parenthèse, quand et comment et par qui et à qui elles sont attribuées.
Mais nous n'avons PAS été consultés.
L'avis des Parisien(ne)s, Delanoë s'en cogne, velu.
J'en ai MARRE que mes impôts servent à financer les lubies d'un "socialiste" qui a déjà englouti je ne sais pas combien de millions d'euros, il y a quelques temps, dans cette grotesque affaire olympique, au lieu de les investir dans une VRAIE politique de solidarité avec les plus démuni(e)s.
Parce qu'à l'époque, déjà, y avait des pauvres, dans Paris.
Et là, surprise, ils sont toujours là.
Toujours plus nombreux.
Et tout d'un coup, Delanoë les découvre.
"Ciel, des pauvres! Là, et là, et là aussi! Tout près de mes plages à moi! Qui puent! Qui pissent partout! Mais FAITES QUELQUE CHOSE! Virez-moi ces rebuts!"
Bien sûr il ne le dit pas comme ça.
Comme l'observe Gérard Dupuy (mais puisque je vous dis que si), "comme la municipalité parisienne est de gauche, elle a choisi de prier poliment les SDF de vouloir transporter un peu plus loin leur nuisance visuelle".
Mais le message reste: passe ton chemin, gueusaille, tu fais fuir ma clientèle.
Cet hiver, souvenez-vous, les pauvres étaient là.
Puis il y a eu l'automne, juste après l'hiver.
Des jours et des jours et des jours et des jours de pluie sur Paris.
Et les pauvres étaient là.
Dans le froid.
Sous la pluie.
Mais le mairie "socialiste" n'a rien dit - si je me rappelle bien.
Il a fallu Paris Plages pour que les "socialistes" parisiens tombent le masque.

Je les trouve nettement plus rapides, quand il s'agit de virer des pauvres, que pour nettoyer les trottoirs matinaux du chemin de l'école.
Le chien, de nos jours, dérange moins, finalement, que le SDF.
Nadine, 32 ans, sait probablement quoi dire aux enfants, quand ils voient un chien accroupi dans la rue.

Je vous remets une larme de Patrick Declerck, en vous suppliant de lire son livre (qui ne coûte même pas cher, 5,50 euros): "La rue est une horreur. La rue est une terreur. La rue est une torture. La rue est un crime ignoble commis à chaque heure du jour et de la nuit contre des faibles et des innocents. Innocents de tout, sauf de leur malheur. Un crime commis dans et par l'indifférence générale. U crime sacrificiel et barbare répété pour l'édification de tous. Honte à nous! Honte à la France!"

Je rêve que les campeurs qui se terrent sous les ponts investissent ENFIN les scintillantes plages estivales du "socialisme" parisien.
Je les vois d'ici, pisser dans le sable.
Je les vois d'ici, prendre ENFIN des vacances.

22/07/2006

"Cher Monsieur Zizou..." (Par Philippe Motta)

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"Monsieur Zizou,

Si les chiffres de « L’Equipe » et du « Figaro » sont exacts, vous avez gagné plus de 14,5 millions d’euros en 2005 à la sueur de votre front. Votre condition de salarié astreint à courir dehors par tous les temps vous rapporte donc, si mes calculs sont justes, 40.000 euros par jour, soit 5.000 euros par heure.
Et ces salauds de la Fifa vous infligent une amende de 4.800 euros pour avoir soi-disant donné le mauvais exemple à de pauvres gamins qui, de Valparaiso à Dehli, rêvent de devenir Vous, en mangeant des haricots gras dans le meilleur des cas, en fabriquant pour cinq euros par semaine les ballons dans lesquels vous tapez et les chaussures dans lesquelles on vous imite.
Monsieur Zizou, je suis chauffeur-livreur et, comme vous, fier d’être à ma façon un exemple pour la jeunesse : «Tu vois Eudes-Aymeric, si tu ne travailles pas à l’école, tu finiras comme le monsieur», disent les mamans à leurs enfants, quand elles me voient passer.

Soyons clairs cher Zinédine Zizou, toi et moi, en tant qu’exemples pour les générations futures, on a les mêmes soucis.
C’est pour ça que je me permets de te tutoyer.

Mes soucis à moi sont rémunérés à hauteur de 8,27 euros bruts horaires.
Quand je gare le camion trop longtemps, ça me vaut des emmerdements qui vont te rappeler quelque chose.
Tiens, l’autre jour, j’avais un lumbago, le temps d’aller chercher du Doliprane à la pharmacie, tu vas rire, j’ai pris une prune, moi aussi.
35 euros.

Tu dois te dire que le monde est injuste.
Je pense la même chose.
Si la Fifa m’était tombée dessus, je m’en tirais avec une contredanse correspondant à 55 minutes de boulot (7,98 euros).
Toi, au contraire, et c’est tout le paradoxe, tu aurais dû envoyer bouler les peignes-culs de la Fifa.
Tu aurais dû exiger une vraie justice républicaine : devant les tribunaux le coup de boule est facturé deux mille euros.
2.800 de moins que chez les footeux.

2.000 euros, c’est ce qu’a pris mon copain Mounir l’autre jour, après avoir refait le pif d’un type qui le traitait de crouille.
2.000 euros et trois mois fermes. (Au ballon, quand même, mais pas obligé de galoper après sous le soleil. Une chance, par ces temps de grosses chaleurs.)
Faut dire que Mounir est susceptible.
Il a eu sa petite comparution immédiate, et pas un journaleux dans la salle.

Cher Zinézou, toi qui bois de l’eau pure pour un monde meilleur à 300.000 euros la journée de tournage, je te parle avec mon cœur, tout ce qui t’arrive est d’autant plus dégueulasse que, j’en suis sûr, il en reste encore pour penser que tu t’en tires bien.

Mais je te rassure, les enfants élevés aux haricots gras et à la poussière des mégisseries de Dehli ne regardent plus la télé, aujourd’hui.
Les valeurs que tu es supposé incarner, ne t’en fais pas, ne les concernent pas. C’est juste un débat d’éditorialistes entre tes thuriféraires, salariés des journaux où tes sponsors passent de la pub, et tes détracteurs, qui rament dans des canards qui aimeraient bien en avoir, de la pub.
Vois-tu, dans pas dix ans, les enfants du monde privé de journaux ne se rappelleront plus où a eu lieu la coupe du monde 2006. Toi, ils se souviendront encore de toi tellement tu as eu le courage de solder ta carrière pour tout juste le prix de leur enfance convertie en salaire.
Cinq euros par semaine.

Sûr, Monsieur Zizou, tu les a fait rêver.
Moi aussi, d’ailleurs. S’offrir une campagne planétaire, et rentrer dans l’histoire du foot pour le prix de 55 minutes de boulot, soit même pas le prix d’un stationnement interdit et tout juste l’équivalent d’un plat de haricot gras: chapeau."



NB: L'auteur de cette note est le camarade Philippe Motta, journaliste à Toulouse, où il collabore notamment au "Satiricon", le canard des mémés qui aiment la castagne. Si vous ne connaissez pas le "Satiricon", va falloir que ça change, et vite. Et c'est là que ça se passe: www.satiricon.net. Merci, camarade!

21/07/2006

La Jeanfrançoisrevelite de Philippe Val Ne S'Arrange Pas (Du Tout)

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Philippe Val, patron de "Charlie Hebdo", voit des staliniens partout.
Philippe Val développe une forme rare de jeanfrançoisrevelite - du nom de (feu) Jean-François Revel, cet homme "(d')une pugnacité et (d')une intelligence rares" (dixit "Le Monde") qui, dix ans (et plus) après la chute du mur de Berlin, dénonçait encore l'emprise des bolcheviks sur la société française, sous les applaudissements nourris de la presse (qui ment).
La jeanfrançoisrevelite, qui se reconnaît justement à cette manie de voir partout des communistes, peut se manifester sous des formes plus ou moins virulentes.
La stalinite est, de toutes les formes aujourd'hui recensées de jeanfrançoisrevelite, la moins courante, en même temps que la plus spectaculaire, ne serait-ce que par son indécence - car il est, bien évidemment, indécent de galvauder, par un usage immodéré de l'amalgame grotesque, la spécificité criminelle du stalinisme.
Philippe Val est depuis une petite dizaine de jours sous le coup d'une grave crise de stalinite.
Dans son édito de la semaine dernière, il s'en prenait, rappelez-vous, aux salariés "staliniens" de "Libé".
Dans son édito de cette semaine, Philippe Val découvre, horrifié, que l'un de ses propres salariés, Siné, a eu l'outrecuidance de formuler, dans "Charlie Hebdo", à quelques pages seulement de son propre édito et sans trop de fioritures, ce que lui inspire le comportement, ces derniers jours, du gouvernement israélien.
Encore un coup de Joseph Staline!
Car, du point de vue de Philippe Val, un tel parti-pris est, bien sûr, lourdement stalinien.
Alors bien sûr, Val n'écrit pas: "Siné, t'es qu'un sous-clone géorgien moustachu".
Ca ferait désordre, à la rédac de "Charlie".
Philippe Val écrit, poliment: "Evidemment pas d'accord avec Siné, page 14".
Mais il prend soin d'intercaler dans son édito, juste au-dessus de cette courtoise interpellation, l'intertitre suivant: "Le Moyen-Orient, un nouveau marché pour la "Pravda"".
De sorte que tout le monde aura compris que les propos de Siné sur ce qui se passe en ce moment en Israël ne valent pas mieux, dans l'esprit de Philippe Val, que ce qui se publiait jadis dans la "Pravda", organe central du Parti communiste d'URSS.
C'est ce qui s'appelle une façon élégante de traiter l'un de ses propres collaborateurs de crapule stalinienne.
Elégante, ou faux-cul, je ne sais pas trop.
Pourquoi je vous raconte ça?
Parce que cette invocation de la "Pravda" permet aussi à Val de terminer son édito avec ces trois phrases: "Qu'on parle de la réalité, au lieu d'en taire sans cesse la moitié. A moins d'annoncer la couleur et d'avouer qu'on travaille dans un organe de propagande. Ce qui n'est pas le cas de "Charlie"".
ALORS MOI JE VEUX BIEN BEAUCOUP DE CHOSES.
Je veux bien admettre, pourquoi pas, que Philippe Val a des poussées de fièvre jeanfrançoisreveliennes qui le font délirer.
La jeanfrançoisrevelite, c'est comme la malaria: les crises préviennent pas. T'es là, tu marches tranquillement dans la rue en sifflotant une chanson de Spinoza, et boum, tout d'un coup tu vois des petits Staline partout sur le trottoir. Atroce.
Mais là, quand même, faut pas pousser Mémé dans les orties.
Philippe Val, c'est quand même le gars qui a écrit le 9 novembre 2005, en plein soulèvement populaire des banlieues: "Ceux qui croient voir des convergences entre Mai 68 et novembre 2005 se trompent lourdement. On ne peut pas imaginer une seconde qu'un Cohn-Bendit puisse un jour jouer un rôle quelconque dans ces événements, ne serait-ce que parce qu'il est juif. C'est à cela que l'on peut mesurer l'étendue du désastre culturel. Par ailleurs, Mai 68 a commencé parce que les garçons voulaient aller dans le dortoir des filles et vice-versa. Chez les émeutiers de nos banlieues, c'est exactement le contraire. La mixité est leur ennemie, ils veulent les filles voilées et inaccessibles à qui n'est pas coreligionnaire" (1).
Vous, je ne sais pas comment vous appelez cette harangue, qui aurait, me dit-on, fait jouir à longs traits nombre de fervents supporters d'un vicomte vendéen dont je tairai le nom.
Moi j'appelle ça de la propagande, bien répugnante de surcroît.
Genre, on tait une GROSSE moitié de la réalité.
Et je suis gentil, je ne parle pas de la période bleu OTAN de Philippe Val, dont même Donald Rumsfeld garderait, me dit-on encore, un souvenir ému.
Non mais c'est vrai, quoi, à la fin...

(1) Extrait cité par Mona Chollet, dans un formidable papier ("Quand l'ignorance part en guerre au nom du savoir") consultable sur www.peripheries.net.

20/07/2006

L'Horreur

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Voici le billet que je comptais mettre en ligne aujourd'hui, sous le titre: Info? Intox?

"Alors il y a cette photo abominable qui circule sur le Net, et que m'envoie un camarade.
Cette photo dégueulasse, où des fillettes israéliennes, des gamines, des ENFANTS, bordel, signent des obus.
Les mêmes obus qui vont ensuite pleuvoir (l'été) sur le Liban.
Tuer d'autres enfants, qui sait.
Regardez bien, sur la photo, les graffitis obscènes, sur ces machines de mort.
On déchiffre, sur l'un d'eux: "From Israel and Daniele"...
Alors c'est, d'une certaine manière, tout simple.
Je voudrais savoir s'il s'agit d'une vraie photo, ou d'un cliché trafiqué.
D'une info, terrifiante, ou d'une intox, qui ne le serait pas moins.
Je voudrais savoir s'il se trouve réellement des malades pour encourager des enfants à laisser leur signature sur les engins d'épouvante qui ont déjà tué au Liban 250 civils en moins d'une semaine.
Ou s'il s'agit d'un montage particulièrement répugnant.
Voilà.
Je voudrais savoir.
Si vous avez des précisions, je suis preneur."

Voilà ce que j'écrivais, ce que je voulais vous soumettre ici, aujourd'hui.
Puis j'ai découvert sur un autre blog (http://gponthieu.blog.lemonde.fr) que cette photo était, semble-t-il, une photo d'agence. AP, pour ne pas la nommer. J'espérais, vraiment, qu'il s'agissait d'un trucage. Franchement, je crois que j'aurais préféré.
Parce qu'elle me fait tellement horreur, cette photo.
Tellement horreur.

19/07/2006

Police Story

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Certain(e)s l'ont un peu oublié, avec l'aide, il est vrai, de la presse (qui ment): la "révolte des banlieues", en novembre 2005, n'est pas née de rien, ni même de la somme de toutes les peurs accumulées au fil des années par la "racaille", mais de la mort atroce de deux gamins, Bouna Traoré, Zyed Benna, "à l'issue d'une course-poursuite avec des policiers". (Y a que dans les HLM qu'ils ont toujours des problèmes...)
On savait déjà que sur ce qui s'est passé à Clichy-sous-Bois ce jour-là, où deux gosses, je le répète, ont finalement perdu la vie, la version de la police différait quelque peu de celle du reste du monde.
La Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS), présidée par Pierre Truche, qui n'a pas exactement (c'est important de le préciser dès maintenant) le profil d'un bolchevique échevelé, affirme aujourd'hui qu'une exquise délicatesse policière aura été de mise jusqu'au bout, dans cette affaire.
(Par parenthèse, je m'esbaudis, à chaque fois que je pense que notre chère patrie, où l'on prise tant l'Homme et ses Droits, s'est finalement dotée de cette CNDS qui n'est jamais, au bout du compte, qu'une espèce de Bureau Des Bavures. Comment se fait-ce? De telles choses existent donc, en France, en 2006? Mais c'est à n'y pas croire!)
Or donc, la CNDS en question, si j'en crois "Le Monde", critique assez férocement, dans un avis récent, "les conditions d'audition du rescapé de l'accident du transformateur EDF" qui a coûté la vie à Zyed Benna et Bouna Traoré.
Ce rescapé, Muhittin Altun, n'a été, lui, "que" gravement brûlé, dans cet "accident".
Admis à l'hôpital Beaujon de Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine) dans la nuit du 27 au 28 octobre 2005, il est interrogé dès le 28 par deux policiers.
Il était alors "alité, dans la salle de réveil" de l'hôpital, "salle collective, réservée aux polytraumatisés graves", observe, dans son avis, la CNDS.
Drôle d'endroit pour une rencontre, fût-ce avec deux officiers de police judiciaire...
Entre autres détails, la commission note aussi que "l'identité (du blessé) a été relevée selon le principe réservé aux personnes mises en cause", et non comme victime, comme la justice l'avait, semble-t-il, demandé. Son audition s'est en outre "déroulée sans avis préalable aux parents", et "la tonalité de l'interrogatoire n'était pas celle que l'on attend du recueil de témoignage d'une victime".
La CNDS dénonce, posément, "une absence totale d'égards et de prise en compte minimum de l'état physique, psychologique et moral dans lequel se trouvait ce mineur", gravement brûlé, qui venait de perdre deux de ses amis.
Et de conclure à "un manquement à la déontologie".
Interrogé hier sur le site du Nouvel Obs, un syndicaliste policier a contesté l'avis de la commission en ces termes: "C'est véritablement de la politique politicienne".
Je trouve ça intéressant, dans la mesure où, la droite étant au pouvoir, notamment place Beauvau, il est permis de supposer qu'il voulait parler de "politique politicienne de gauche". Je trouve intéressante cette réaction première d'un syndicaliste policier, pour ce qu'elle révèle, justement, du syndicalisme policier...
J'espère, sur un tel sujet, qui me semble tout de même autrement plus préoccupant que ceux dont il a, me dit-on, fait la matière de son livre de plage, j'espère, disais-je, que nous entendrons vite le "témoignage" de Nicolas Sarkozy.
(J'espère d'ailleurs que sur tout cela, nous entendrons aussi l'excellente Ségolène Royal - qui, sur le modèle blairiste, se tient ces jours-ci coite: nous en reparlerons demain.)

PS: J'ai piqué l'illustration de ce billet sur un autocollant de la Fédération Anarchiste, dont chacun(e) sait qu'elle se trouve au 145 rue Amelot, à Paris 11ème.

17/07/2006

J'ai Comme L'Impression Que Ségolène Royal Se Fout De La Gueule Du Monde

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Non mais franchement, sans déconner: elle se fout de notre gueule, Ségolène Royal, ou si c'est moi qui me fais des idées?
Non parce que rappelez-vous, le mois dernier, son tristement fameux déplacement à Bondy (Seine-Saint-Denis).
Rappelez-vous comme elle s'est lâchée, la Pimprenelle entartée du Poitou.
Et vazi que je t'envoie des militaires dans les cités. Vazi que je te mets les allocations familiales sous tutelle. Vazi que je te caresse l'électorat dans le sens des peurs. Rien l'arrêtait, la Mère Emptoire, dans son exploitation du filon sécuritaire. Même Sarko a trouvé qu'elle en faisait beaucoup. Ca l'a fait chier, Sarko, de se laisser doubler sur sa droite, d'un seul coup d'un seul.
Et là, ce week-end, elle était en Corse.
L'île de Beauté, avec ses magnifiques paysages, ses paillottes ignifugées, ses brises marines, ses graffitis "Arabi Fora". Avec ses bombes, aussi, et ses mitraillages d'édifices publics. Un endroit mouvementé, du point de vue de la sécurité des biens et des personnes.
Or, est-ce que notre amie "socialiste" s'est lancée là-bas dans l'une de ces tirades sécuritaires qui font verdir de jalousie les conseillers en communication du patron de l'UMP?
Naaaaan! Du tout! Elle n'était soudain que sucre et sourires.
"Libé" rapporte: "Pour la députée, pas question de tenir un discours anxiogène: "Ne comptez pas sur moi pour parler de ce qui ne va pas", a-t-elle répété au fil de ses interventions. La violence? "Je ne veux pas, une fois de plus, caricaturer la Corse", a-t-elle dit (...) Elle a quand même concédé que "l'ordre républicain doit s'appliquer partout" même si, a-t-elle martelé, le "filon" de la violence ne peut pas être "exploité politiquement"."
Quand on lit ça, n'est-ce pas, on se frotte les yeux.
On fait un effort de mémoire, pour bien s'assurer que c'est la même femme qui a tenu le mois dernier un discours anxiogène sur les cités de banlieue, qui a parlé de ce qui n'allait pas dans les cités de banlieue, qui a caricaturé les cités de banlieue, qui a exploité politiquement le filon de la violence dans les cités de banlieue.
Y a pas: c'est bien elle.
Conclusion, la Pimprenelle entartée du Poitou ne tient pas DU TOUT le même discours, selon qu'elle vise la racaille (immigrée) des cités de banlieue, ou les conservateurs corses du folklore insulaire.
Ca doit vouloir dire quelque chose, mais quoi?

Rien De Plus A Dire

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Je n'ai rien de plus à dire.
Juste ces quatre mots: Solidarité Avec Les Palestiniens.
Aujourd'hui comme hier. Demain comme aujourd'hui.

PS: Et puis si, quand même. Ces quelques autres mots, hier, d'Avi Dichter, ministre israélien de la sécurité intérieure: "Des dizaines de milliers de Libanais qui fuiront vers le nord, cela va exercer les pressions nécessaires sur le Hezbollah". Nul besoin, là, de commenter. L'obscénité a ceci de caractéristique, qu'elle s'impose généralement assez vite pour ce qu'elle est.

 
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