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10/09/2006

Il Serait Pas Un Peu Zinzin, François Bayrou?

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Non mais c'est vrai qu'il pousse un peu Bayrou.
L'autre jour, pendant l'université d'été de son parti, qu'est-ce qu'il fait?
Il met en doute l'indépendance des médias détenus par des grands groupes industriels.
Puis le voilà qui remet ça, chez Claire Chazal.
En direct.
Sur TF1.
"Il y a des puissances très importantes qui, en particulier, ont des intérêts dans les médias, et qui poussent à (un) choix tout fait (pour l'élection présidentielle de 2007): Nicolas Sarkozy d'un côté, Ségolène Royal de l'autre".
Dit Bayrou.

Enorme colère de Jean-Pierre Elkabbach, directeur d'Europe 1 (propriété du groupe Lagardère), connu pour chérir la mer.

De son côté, "Le Monde", qui est tout de même, d'après le directeur du "Monde", un "quotidien de référence", et qui appartient partiellement au groupe Lagardère, ne pouvait bien évidemment pas laisser passer un tel affront.
"Le Monde" a donc publié, hier soir (numéro daté d'aujourd'hui), un long papier signé par deux journalistes, Pascal Galinier et Philippe Ridet.

Ce papier a pour titre: ""Ségo-Sarko", complot médiatique?"
En découvrant ce titre, je me suis dit, à mon avis, la réponse est non.
A mon avis, quand un journaleux se demande à lui-même s'il ourdit un complot contre la démocratie, y a quand même de très fortes chances pour qu'il se réponde que non, pas du tout.
Alors quand deux journaleux se posent la question, pensez.
De fait, la réponse est non.
Mais Galinier et Ridet empruntent, pour la formuler, un long détour.

"Au-delà de la vieille thèse du "complot médiatique", recyclée par (François Bayrou), le débat sur la surexposition de certains candidats au détriment des autres est légitime".
Estiment-ils dans un premier temps.
Notez l'adresse éblouissante de ces deux mecs.
D'abord ils arrivent à faire dire à Bayrou ce que Bayrou n'a jamais dit.
Jamais, en effet, le patron de l'UDF n'a parlé, d'une façon ou d'une autre, de "complot médiatique".
Mais cette imputation, déjà utilisée dans le titre, permet de le ranger, sans avoir l'air d'y toucher, dans le tiroir des conspirationnistes, ou, si vous préférez, des grands paranoïaques.
François Bayrou, c'est Thierry Meyssan.
Autant vous dire qu'il n'est donc pas crédible une seconde.
Et pourtant.
Pourtant.
Dans leur immense bonté, deux journalistes du "Monde" vont accepter de débattre avec ce dément.
Ils vont accepter d'entrer dans "le débat sur la surexposition de certains candidats au détriment des autres".
Pour une simple et bonne raison: un tel débat est, disent-ils, "légitime".

Alors bien sûr, quand on regarde un peu le détail de ce qu'il a dit, on s'aperçoit que ce n'est pas exactement de ça que François Bayrou voulait débattre.
Si j'ai bien compris.
Lui, son truc, son idée, c'était plutôt de parler de la collusion entre les milieux industriel, politique et médiatique, dont la surexposition médiatique (bien réelle) de Nicolas et Pimprenelle n'est qu'un effet, parmi beaucoup d'autres.
Mais cette discussion-là, Galinier et Ridet l'escamotent, vite fait, bien fait.

Eux, ils veulent bien évoquer l'éventuelle surexposition de Ségo et Sarko, mais rien d'autre.
Comme je les comprends.
Imaginez la gueule de Lagardère, si "Le Monde" se mettait à détailler ses relations avec son "frère" (c'est lui qui le dit) Sarkozy!

Galinier-Ridet écrivent: "Un relevé minutieux des titres de "une" des journaux, au cours des six derniers mois, confirme la place occupée par les deux favoris des sondages".
Si vous n'êtes pas trop cons, vous aurez compris, après avoir lu ça, que si tous les candidats ne bénéficient pas du même traitement, c'est D'ABORD à cause des sondeurs.
Puis éventuellement à cause de la presse, qui a tout de même cette circonstance atténuante qu'elle ne fait que s'aligner sur les sondages. (Imaginez un peu que la presse ne s'aligne plus sur les sondages? Est-ce que ça ne ressemblerait pas d'assez près à quelque chose comme la fin du monde? Ou du "Monde", éventuellement?)

Mais surtout, après avoir lu ça, vous aurez compris que jusque là, François Bayrou a raison.
Certes, "Le Monde" ne retient, pour mieux occulter le débat de fond sur les connivences politico-médiatico-industrielles, qu'une petite partie des propos de Bayrou.
Mais le "relevé minutieux" de ses deux journalistes valide totalement cette petite partie des propos du candidat centriste. (Pour lequel, dois-je le préciser, je n'ai aucune sympathie particulière).
Ainsi, ""Le Monde", de début mars à aujourd'hui, a placé 32 fois le nom du président de l'UMP dans des titres de "une", et 13 fois celui de la candidate à l'investiture socialiste. Mais il est aussi le seul à avoir cité deux fois M. Bayrou". (Notez je vous prie ce "mais", de toute beauté).

Il y a donc, exactement comme le dit François Bayrou, un HALLUCINANT déséquilibre entre la place que la presse - notamment "Le Monde" - réserve au couple Royal-Sarkozy, et le minuscule espace qu'elle prête parfois au candidat de l'UDF. (Noter au passage l'autre déséquilibre, spécifique au "Monde", entre la place faite à Pimprenelle, et le rond de serviette de Sarko).
Bref, Bayrou a PARFAITEMENT raison, quand il affirme que les médias "poussent à (un) choix tout fait".
D'accord?
Ben non.
Nos deux journaleux du "Monde" ne sont pas DU TOUT d'accord avec ça.

Les statistiques, c'est vrai, sont accablantes.

Mais nos deux compères sortent, pour les démolir, un lapin de leur chapeau: "Arlette Chabot, directrice de l'information de France 2".
Elle explique, sans réaliser l'énormité de son propos: "La grande leçon de 1995, c'est que le soutien des médias ne garantit pas une élection".
L'aveu est dans l'excuse, et inversement.
Aveu: Chabot reconnaît implicitement que les médias soutiennent "Ségo-Sarko".
Mais ça ne veut rien dire, puisque "le soutien des médias ne garantit pas une élection".

Arlette?
Chapeau.
Nous savons maintenant que le soutien des médias aux deux candidats du libéralisme est comme une partie de poker: le hasard y tient sa place.

Et ce n'est pas tout.

Après avoir si talentueusement réduit à rien le "relevé minutieux des titres de "une" des journaux" qui donnait si parfaitement raison à François Bayrou, Arlette Chabot flingue le patron de l'UDF: "Il a lancé ses accusations en direct sur... TF1, non? C'est pour le moins paradoxal..."
Paradoxal, je ne sais pas.
Je suis sûr, en revanche, qu'Arlette Chabot se fout du monde.
Parce que c'est d'abord et surtout devant les adhérents de son parti, comme elle le sait fort bien, que Bayrou s'est exprimé sur les collusions politico-médiatico-industrielles.
Mais sans doute Arlette Chabot l'aurait-elle jugé beaucoup plus crédible s'il avait parlé à Télé-Millevaches, ou à Planète Thalassa, plutôt qu'à TF1...
Plus crédible, et moins audible...

Nos journaleux du "Monde", eux, semblent en tout cas ravis de ce que leur a lâché Arlette.

Ils enchaînent: "En fait de complot, le leader centriste pourrait s'interroger sur sa stratégie de communication et sur celle de ses rivaux".
Ayé, les guillemets ont disparu: on a, tout d'un coup, REELLEMENT l'impression que François Bayrou a REELLEMENT déliré sur on ne sait trop quel complot médiatique.
Mais ce n'est toujours pas vrai.
Nous savons - nous venons de l'établir - qu'il a par contre parfaitement raison lorsqu'il dénonce la surexposition de "Ségo-Sarko": les statistiques la confirment, et la pathétique intervention d'Arlette Chabot ne change rien à cette inquiétante réalité.

Il importe donc, puisque c'est désormais le seul moyen de le discréditer, de confirmer, dans un premier temps, en oubliant quelques guillemets, que Bayrou est un malade conspirationniste.
D'où la formule: "En fait de complot".

Mais il y a plus.

Pour "Le Monde", si Bayrou apparaît (beaucoup) moins souvent que Royal et Sarkozy à la "une" du "Monde", c'est de sa faute à lui.
Comprendre que "Le Monde" n'y est pour rien.

C'est parce qu'il ne sait pas communiquer.

Alors que Sarko, si.

Nos deux journalistes de référence écrivent: "A cet égard, la "rentrée" de Nicolas Sarkozy, lors de l'université d'été de l'UMP, du 1 au 3 septembre, peut s'analyser comme un modèle de communication politique; sur le mode du "pot-au-feu": si le plat est copieux, on peut en accomoder les restes tous les jours suivants. Ouverte par une interview au "Figaro Magazine", le vendredi 1 septembre, la session s'est poursuivie par l'apparition du rappeur Doc Gyneco le samedi, et s'est close par le discours du futur candidat le dimanche, en présence de la moitié du gouvernement et de... Johnny Hallyday".

Stupéfiant aveu, en vérité, de ce qui motive les journalistes du "Monde": la "com".
Le degré zéro de la politique.

Bayrou est un gros nullard, qui n'avait que des considérations blessantes sur leurs liaisons dangereuses à fourguer aux médias, pendant que Sarko, lui, leur servait de la vieille paillette - juste de quoi les faire agenouiller à ses pieds, queue frétillante, langue pendante.

L'ultime argument du "Monde", toujours au sujet de la "com" de Bayrou, n'est pas moins navrant: alors que mardi "les quotidiens embrayaient sur la polémique autour de la carte scolaire, lancée aussi bien par Mme Royal que par M. Sarkozy", on n'a, sur ce sujet d'importance planétaire, "guère entendu" le patron de l'UDF.

Là encore l'aveu pointe sous la tartufferie: il suffit à Ségo et Sarko de lancer une vraie-fausse "polémique" autour d'un sujet à deux balles (sur lequel ils sont, au fond, assez d'accord) pour que les quotidiens "embrayent".

On ne saurait mieux dire la pauvreté crasse de la presse française, toujours prête à tomber, plutôt deux fois qu'une, dans tous les panneaux de la "com" politique.

On ne saurait mieux démontrer combien François Bayrou est dans le vrai, quand il dénonce les misérables - mais dangereuses - accointances de tout ce petit monde.

Beurk.

Commentaires

Alors preums donc

Bravo.

Sébastien dit du bien de Bayrou.

Non Sébastien dit du bien de ce que Bayrou dit bien.

Et qui sera vite oublié, par Le Monde (beurk) et les autres ...

Zgur

Écrit par : Zgur | 10/09/2006

not françois en v'la une belle e-conne

Écrit par : martingrall | 10/09/2006

Je note aussi, dans ce même Monde décidément à la ramasse, ce papier sur la mise en scène de Jean-Louis Debré à l'assemblée nationale avec ses piles de papier censées représenter l'inflation d'amendements déposés par l'opposision contre le projet de fusion EDF-Suez.
Rubriques "Médias", sous-rubrique "Eclairage", Le Monde tente de se refaire une virginité en battant sa coulpe, avec avoir été pris en flagrant délit de maljournalisme (copyright Jean-Pierre Tailleur pour la formule) par Libé hier. Alors Le Monde fait profil bas avec l'ostentation qu'on lui connait : "La photographie de Jean-Michel Turpin, que Le Monde avait dépêché sur place, mardi après-midi, illustrait la Page Trois de l'édition du 7 septembre relatant l'art de la guérilla parlementaire. "Un mur d'amendements, au sens propre, attend le gouvernement", disait la légende. Une illustration qui souffrait du défaut [sic, NDLR] de ne pas préciser que les piles exposées sur le bureau de la présidence n'étaient que du papier blanc : 275 ramettes, débarrassées de leur emballage, soit 27 500 feuilles censées représenter l'équivalent en volume des 137 500 amendements qui devraient être distribués à chaque député".
A lire la suite de l'article, on comprendra que c'est pur pipeau et que la totalité de ces amendements, dont certains ont été déposés par plusieurs personnes, ne représentent certainement pas un tel volume de papier.
Reste que Le Monde ne s'indigne pas une seconde d'une pareille mise en scène, au sein de l'assemblée qui, que je sache, n'appartient pas plus à son président, issu de l'UMP, qu'à quiconque représentant d'un parti en tant que tel. Autant Libé s'était ému d'un tel détournement, proprement scandaleux à mon sens, autant Le Monde et les autres médias en s'en inquiètent pas plus que ça.
Tu as dit "accointances", cher Sébastien ?...

Écrit par : Delphine Peras | 10/09/2006

Remarquable démonstration de Sébastien.
Le premier qui crie à l'amalgame, il se mange un pain.
Parce que là.
Là.
Ca commence à finir de m'énerver.
Grave.
Cette façon de nous prendre pour des cons.
Cette toute petite façon.
L'air de rien.
Une vélléité.
Infime.
Si peu.
Rien.
Du tout.
En fait.

Écrit par : Anne | 10/09/2006

Sébastien, lire "Le Monde", faut dire aussi que tu cherches à te faire du mal…

Un jour, je te raconterai l'Assemblée générale des actionnaires du Monde où j'étais en juin dernier (sic, sic), avec en live Alain Minc expliquant que depuis dix ans, la stratégie du Monde est la bonne (la preuve, ça ira mieux l'année prochaine). Heureusement, pas un seul esprit critique dans la foule amorphe où, seul je n'avais pas de cheveux blancs. Parce que je n'ai plus de cheveux du tout, remarque, mais c'est une autre histoire…

Sinon, un journaliste du Monde, pour se prouver à lui-même qu'il a quand même mérité de sa carte de presse, peut aussi s'amuser à taper sur l'ombre d'un ami d'un second couteau de la scène politique nationale (non lié à Sarko) :

« Relevant que la liasse brandie par le député du Nord n'était que l'index des amendements du PCF, le ministre de l'économie, Thierry Breton, n'en maintenait pas moins que, "derrière cet arbre au feuillage modeste, il y a bien la forêt de vos 90 000 amendements et les tonnes de papiers qu'ils exigeront", évaluant les besoins à "6 754 arbres".
Un calcul d'une précision telle qu'il ne repose sur aucune donnée vérifiable.
Patrick Roger »

En passant, cette phrase est bizarre. Mais le journalisme de référence, c'est compliqué. Y voudraient l'investigation ET la grammaire ? Les gens sont vraiment des emmerdeurs…

Bel effort quand même.

Écrit par : zaireetvoltaire | 10/09/2006

Rien à ajouter. Ce billet, c'est du grand art. Et tellement vrai.

Écrit par : Berlol | 10/09/2006

Clapclapclap
De retour sur le net après un déménagement, je trouve toujours Seb aussi pertinent : je ne suis pas prêt de guérir de ma fontenellose ;-)

Écrit par : Olivier Bonnet | 10/09/2006

"L'ultime argument du "Monde", toujours au sujet de la "com" de Bayrou, n'est pas moins navrant: alors que mardi "les quotidiens embrayaient sur la polémique autour de la carte scolaire, lancée aussi bien par Mme Royal que par M. Sarkozy", on n'a, sur ce sujet d'importance planétaire, "guère entendu" le patron de l'UMP."

ne serait-ce pas plutot le patron de l'UDF qu'il aurait fallu lire?

Écrit par : rep ban | 10/09/2006

Bravo
Pas de démocratie sans information libre.
La réforme du régime de la presse, largement subventionnée, est impérative, autant sinon plus que la Constitution.

J'ai proposé que chaque citoyen dispose d'un droit d'abonnement à l'organe de presse d'information de son choix, donnant a ceux-ci l'indépendance financiére indispensable.

c'est possible. Si on prend les aides à la presse existante, les budgets de France Télevision et autres subventions déguisées qui aboutissent toutes dans les mêmes poches en réalité, à travers les régies publicitaires et autres syndications constituées (supplément TV gratuit par ex).

Enfin, un controle de la répartition des budgets publicitaires devraient être institués. C'est bien de décompter les "temps de parole" des candidats, six mois avant, ce serait bien de controler aussi ou se porte la manne financiére.

Écrit par : borneo | 10/09/2006

on fait quoi quand on est tout dégouté du Monde, de Libé, de France 2, 3 , tf1 sans parler du reste
parce là on est tout traumatisé
oui me direz-vous on lit vos blogs, acrimed, politis, décroissance, mais du coup on devient parano à force et on finit par douter de tout
alors du coup je me demandais si vous ne pourriez pas passer entre vos plumes nos candidats, plutot que de les laisser dans celles de ces "journaleux" que vous évoquez, plus contaminés les uns que les autres par la manipulation et la mauvaise foi, c'est pire qu'une épidémie de grippe aviaire
il me semble bien que john paul lepers tente cette démarche, et que seule arlette a répondu....
faut coucher pour que les politiques daignent vous répondre ? (non non je ne soupçonne pas JPLepers d'avoir couché avec arlette , c'est juste une question)

Écrit par : lesyeux | 10/09/2006

@ rep ban
Le patron de l'UDF, bien, sûr!!!
Erreur corrigée.
Merci rep ban.

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 10/09/2006

Ha, Monsieur Fontenelle, heureusement que je vous ai! Merci.
Prenez exemple, Monsieur Bonnet Et ne soignez pas cette fontenellose au combien contagieuse.

Écrit par : François B. | 10/09/2006

Je crois bien qu'Halimi parlera mardi des relations de Sarkozy avec les médias dans l'émission "Là-bas, si j'y suis".

Si j'ai bien tout compris, la quotidienne de Mermet est désormais programmé à 15 H sur France Inter (normal : personne l'écoutait, et puis, que des gauchistes ! Surtout.)

Je crois qu'il est possible de l'écouter sur le net également.
Bref, ils ont tenté de censurer Mermet, mais dommage : c'est raté (gigantesque succès de la pétition).

Heureusement que Karl Zéro lance un projet de vidéo-gag-actu demain sur le net pour qu'on ait enfin de l'info, de la vraie (voir interview de Karl par ce navrant Loïc Le Meur, sur le site de Le Meur). La phrase de Karl que je préfère c'est : "Ah ben non, non, j'ai pas encore réfléchi au modèle économique du projet". Genre Karl, prends nous pour des cons, surtout. T'as quand même déjà réfléchi que les petites vidéos envoyées par tes internautes pour alimenter ton business QUI N'EST PAS DU JOURNALISME, eh ben, tu vas les diffuser sans contrepartie financière. Alors oui, Karl, t'as raison en un sens, c'est pas un modèle économique... c'est du vol... mais l'ultra-libéralisme aussi... en un sens. Et puis, l'info vu par le prisme de la vidéo amateur, t'as raison, Karl, ça va nous éclairer sur la réalité des faits, sans aucun doute. Tu fais bien de critiquer TF1. Je ne parle même pas des recettes publicitaires que ta boîte de prod va empocher, Karl, si ton projet décolle. Après tout, l'info indépendante et non formatée (c'est toi qui le dit, Karl !) et surtout, garantie par la déontologie de tes fournisseurs bénévoles de contenus, ça a un prix.

Loïc Le Meur révèle cependant que Karl s'est fait piquer son nom de domaine par un internaute qui avait entendu son interview par Loïc Le Meur et qui s'est précipité pour acheter son url alors que Karl ne l'avait pas encore fait. Comme quoi, Karl, c'est utile parfois, de penser à l'avance son modèle économique :-)))))))))))))

Perso, je me roule par terre de rires. Je ne sais pas qui est derrière cette grosse blague hilarante, mais qu'il sache que je rêve de le rencontrer ;-)

Voilà, c'était PAS TOUT A FAIT en rapport avec Le Monde et Bayrou QUI EST ZINZIN ET PAS QUE, mais un peu quand même. Des vrais journalistes qui ne font pas de journalisme, et des faux qui font croire qu'ils en font (Karl, le Loïc Le Meur de "gauche" du net ?). TOUT SE TIENT. EN FAIT. NON ?

Écrit par : Pyrom-Anne | 10/09/2006

Je change de sujet, mais ce qui suit est TELLEMENT, TELLEMENT, ECOEURANT.
VOIR CE QUI EST EN MAJUSCULE.

Des milliers d'Israéliens réclament une commission d'Etat sur la guerre au Liban
LEMONDE.FR avec AFP | 10.09.06 | 09h58


Quelque 25 000 Israéliens ont manifesté, samedi soir 9 septembre à Tel-Aviv, pour la constitution d'une "commission d'enquête d'Etat indépendante" sur les RATES de la guerre du Liban. Les manifestants se sont rassemblés place Rabin à Tel-Aviv, à l'appel du mouvement pour la "QUALITE DU GOUVERNEMENT" et des groupes de militaires du corps de réserve.

Ils dénoncent les CARENCES du gouvernement et de l'état-major DANS LA CONDUITE DE LA GUERRE et accusent le premier ministre Ehoud Olmert, qui a décidé de créer une commission publique sous sa seule autorité, de fuir ses responsabilités. La foule brandissait des bannières pour demander la constitution d'une commission d'Etat présidée par un juge et réclamait la démission du premier ministre, du ministre de la défense, Amir Peretz, et du chef d'état-major, Dan Haloutz.

CE GOUVERNEMENT A PERDU "LA CONFIANCE DU PEUPLE"

A la tribune des officiers supérieurs de réserve, des membres du mouvement pour la "qualité du gouvernement" et des parents de soldats tués au Liban ont fustigé le gouvernement. "Nous voulons un gouvernement qui ne ferme pas les yeux, qui assume ses responsabilités", a déclaré le fondateur du mouvement, Eliad Shraga, accusant M. Olmert d'avoir désigné des "marionnettes" à la tête de la commission de son choix.

"JAMAIS ISRAEL N'A SUBI UNE TELLE DEFAITE, jamais un gouvernement n'a autant cherché à la masquer en parlant de victoire, JAMAIS UNE TELLE ATTEINTE N'A ETE PORTEE A LA FORCE DE DISSUASION D'ISRAEL", a déclaré à la tribune l'ancien ministre de la défense du Likoud (droite), Moshe Arens.
"Ce gouvernement et ce chef d'état-major ont perdu la confiance du peuple et n'ont plus de mandat. Vous devez partir sinon la démocratie israélienne vous contraindra à le faire", a proclamé l'ancien ministre de l'éducation du parti Meretz (gauche) Yossi Sarid, qui a fustigé "la corruption du pouvoir".
Le premier ministre israélien a annoncé le 28 août la création d'une commission d'enquête publique, se refusant à constituer une commission d'Etat aux pouvoirs plus larges. Il a chargé Nahoum Admoni, l'ancien chef du Mossad (service de renseignements) entre 1982 et 1989, de la diriger la commission.

BANDE DE GRANDS MALADES. RIEN DE PLUS A AJOUTER.

Écrit par : Pyrom-Anne | 10/09/2006

Chapeau. Ca fait plaisir de vous lire.

Écrit par : Souplounite | 10/09/2006

LE PETIT LIVRE ROSE !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!


PARIS (AFP) - Le projet socialiste, distribué en primeur fin août aux adhérents sous forme d'un opuscule rose fuschia, est vendu depuis jeudi, sous la même forme, en librairie, a-t-on appris auprès de l'éditeur Robert Laffont. GENRE TOUT LE MONDE VA SE L'ARRACHER ! GENRE !

Le "petit livre rose" BIENTOT LA REVOLUTION CULTURELLE AU PS ?, comme certains le surnomment déjà, contient le texte du projet tel qu'il a été entériné - VITE ET MAL FICELE - par les membres du parti en juin et ratifié par une convention nationale.

L'opuscule avait été tiré à 221.000 exemplaires par le PS, pour être joint au numéro du 26 août de l"Hebdo des socialistes" que reçoivent tous les adhérents.

Le nouveau tirage fait par l'éditeur, exactement sous la même forme, est de 10.000 exemplaires, a-t-on précisé chez Robert Laffont. Il est vendu 5 euros dans les librairies. ACHETE TOI PLUTOT 5 MARS, OU PAIE UN COUP A TA COPINE.

Le texte, en 100 pages, est divisé en quatre parties : "réussir le plein emploi dans un développement durable" LE PREMIER QUI RIGOLE NE SERA PAS TOUT SEUL, "l'égalité réelle" LA, JE RIGOLE PLUS CAR JE CROIS BIEN QUE CETTE EXPRESSION ME RAPPELLE BIEN UN PROJET RENOVATEUR QUI LUI, AVAIT DU SENS, MAIS JE DIS CA, JE DIS RIEN, "refonder la République" LA REPUBLIQUE DU RESPECT ?, "faire réussir la France en Europe et dans le monde" JOLIE CETTE PHRASE DIGNE D'UN ELEVE DE CM2, NON ?

Le projet socialiste sur l'école, sur lequel Ségolène Royal a attiré l'attention ces derniers jours en remettant en cause la carte scolaire, est à la page 40, comme le soulignait ces jours-ci le premier secrétaire du parti François Hollande, en le sortant de sa poche devant quelques journalistes. PRIMPRENELLE, ATTENTION !

Le texte parle de la carte scolaire en ces termes : "Nous veillerons à ce que la carte scolaire permette la mixité sociale". CE QUI SIGNIFIE : PRIMPRENELLE EST MECHANTE ET PAS QUE. PAS LA PEINE DE DEPENSER 5 MARS POUR LE SAVOIR.

"Qu'importe que le chat soit blanc ou gris, pourvu qu'il attrape les souris" (vieux souvenir de Terminale, je crois que c'est de Mao, je cite de mémoire...). Sacré Mao, à croire que c'est lui qui a écrit le projet socialiste !

Écrit par : Pyrom-Anne | 10/09/2006

@Sébastien
JF Kahn dans le marianne de cette semaine, dit exactement la même chose que ton billet, en moins bien torché bien sûr (quel fayot je fais).
JF Kahn, parfois trés bon dans ses analyses, souvent irritant dans ses partis-pris est depuis très longtemps à l'extrême centre ce qui explique son relatif attachement à Bayrou. Tout ça pour dire quoi au fait ? Ah oui, que la collusion entre le parti de l'argent et la presse nationale et les grands médias est un sujet que Kahn aborde régulièrement depuis longtemps et que compte tenu de l'importance du lectorat de Marianne, il ne faut pas négliger le fait que ce que tu as dit ce matin dans ton billet est plus que partagé par plein de gens en France.
Faut pas croire, il ya beaucoup de citoyens qui ne sont pas dupes. D'ailleurs, c'est ce qui explique, à rebours, la surprise de cette france d'en haut devant le NON au référendum (genre merde alors, le bourrage de crâne n'a pas marché comme il faut).

Écrit par : Hervé | 10/09/2006

>Pyrom-Anne

C'est de Deng -Xiao Ping, ta citation.

Écrit par : blob | 10/09/2006

>D'abord ils arrivent à faire dire à Bayrou ce que Bayrou n'a jamais dit.
>Jamais, en effet, le patron de l'UDF n'a parlé, d'une façon ou d'une autre, de "complot >médiatique".
>Mais cette imputation, déjà utilisée dans le titre, permet de le ranger, sans avoir l'air d'y >toucher, dans le tiroir des conspirationnistes, ou, si vous préférez, des grands paranoïaques.

Bien vu. Toutefois, les médias de référence usent et abusent de cette rhétorique : disqualifier l'autre en travestissant sa pensée, empêchant du même coup toute pensée nuancée qui irait à l'encontre de leurs certitudes. Ainsi, les manifestants de 1995 étaient des réactionnaires corporatistes, les électeurs de 2002 des irresponsables populistes, les tenants du "non" au référundum des trosko-lepénistes (ou rouges bruns), et ceux qui ne soutiennent pas la politique néo-con d'Israël sont bien évidemment des ennemis de Voltaire et des soutients de l'islamisme le plus radical illustrant les connivences idéologiques entre la gauche de la gauche et les professionnels de la fatwa et de l'antisémitisme. Et j'en passe...

Finalement, c'est un vieux procédé, Staline n'a-t-il pas forgé le terme d'hitléro-troskiste pour se débarasser définitivement de ses opposants au sein du parti...

Ce qui est intéressant aussi c'est la façon dont vous montrer comment dans leur grande démonstration de vertue les journalistes finissent pas mettre à jour eux-mêmes leurs basses motivations (le people, la com', etc.). Quand on imagine que l'article a dû être relu par le grand chef, ça laisse rêveur sur le peu de lucidité qui leur reste...

Quand l'inconscient prend à ce point le dessus, c'est que c'est bientôt la fin... la leur ou la nôtre ?

Écrit par : El Murciélago | 10/09/2006

@ blob
Merci ! J'ai eu trop la flemme d'aller vérifier. D'ailleurs, maintenant, ça me revient... cette citation cherchait en fait à justifier la conversion de la Chine au capitalisme. Donc, rien à voir avec le Petit Livre Rouge, merci Anne ! Tu rejoues quand tu veux ;-) Je suis morte de rire par ma bêtise, parfois.
Enfin, rapport aux socialistes, elle tient quand même bien la route ma citation, non ? ;-)))) Merci quand même, Deng Xioping ! ;-)

@ Hervé
Combien de lecteurs de Marianne ?
Moi, j'avoue que j'ai dû mal avec Marianne. Vraiment.

Sinon, plein de belles choses hyper intéressantes ici :
http://www.acrimed.org/article2435.html

Acrimed et le plan B ont retranscrit des tas d'extraits d'interviews sur le pavé dans la marre jeté par l'autre Zinzin.

Et je peux vous garantir que ça y va.
Hollande, le grand timoré (et pas le Grand Timonier !!!! ;-)))))))))
Apathie qui remporte le Grand prix de la mauvaise foi haut là main. Haut la main.
Claire Chazal collectionneuse-fétichiste de bas de pantalons.
Debré plus ridicule que jamais avec son nez de 3m de long.
Lagarde (UDF) et Sarnez (UDF) plutôt très convaincants, qui n'ont pas l'air de faire de la démagogie à outrance, qui défendent l'esprit de la République, eh oui, c'est des centristes, c'est con, hein ?!!

Je recommande vivement. Très bon boulot, utile pour avoir une idée de la polémique et de la puissance de frappe lancée en retour contre Zinzin.

Écrit par : Pyrom-Anne | 10/09/2006

@ El Murciélago
De fait, le procédé n'est pas nouveau.

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 10/09/2006

Merci ce décryptage très pertinent d'un article du Monde. Si cette attaque n'est pas suffisante il faut que François Bayrou s'attende à une attaque personnelle (comme le Monde l'avait fait pour barre qui à l'époque était en tête des sondages et n'était pas son candidat).

Écrit par : Gerard S | 10/09/2006

En 1928, Léon Blum avait exposé son programme pour un service public de l'information généraliste: "Les journaux seraient publiés par les soins et sous la responsabilité des partis politiques. Il suffirait qu'un parti fût représenté au Parlement pour participer de droit au service. Le service public fournirait les locaux, le matériel d'impression, des budgets de rédaction équivalents.
Il centraliserait la publicité commerciale et la perception de toutes autres recettes de publicité. Toute intrusion d'intérêts quelconques dans la rédaction serait frappée des mêmes peines que le trafic d'influence et la corruption de fonctionnaires. Le service assurerait également le transport, la distribution, la vente au détail des journaux.
Bref, le handicap entre les journaux n'aurait d'autres éléments que la qualité de la rédaction, l'originalité de la présentation, et surtout la force de rayonnement du parti auquel il se rattache."

L'information télégraphique , selon lui, devrait être placée sous la contrôle d'une organisation internationale dépendant de la Sociiété des Nations. Ce service public serait géré par un office regroupant les représentants des journalistes, des ouvriers du Livre, de l'Etat et des partis, ainsi que diverses personnalités des lettres et de l'enseignement.
En 1937, Léon Blum ne paraît pas avoir changé d'avis: "Je me demande si ce n'est pas par la presse qu'un régime de nationalisations devrait commencer" s'interroge-t-il le 4décembre 1937 devant des miltants de la SFIO (section française de l'Internationale ouvrière), ancêtre du Parti Socialiste!!!

Source: "Le Plan B", numéro 2, mai-juin 2006
http://www.leplanb.org

Écrit par : Anièry | 10/09/2006

"il suffit à Ségo et Sarko de lancer une vraie-fausse "polémique" autour d'un sujet à deux balles (sur lequel ils sont, au fond, assez d'accord) pour que les quotidiens "embrayent" :

vous etes ancien journaliste de presse - vous devez avoir encore des ami(e)s dans la presse je pense

la plupart ont un "parti pris" non! et les directeurs de redactions savent très bien utiliser les "parti pris" de chacun des journalistes... non!

bon on lit quoi comme journaux?

allez on change tous les journalistes euh... les politiques

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analyse excellente!
il me semble, selon vos billets, que vous n'appréciez pas du tout mais pas du tout la politique éditoriale du Monde -

Écrit par : politique fiction | 10/09/2006

Le 9 octobre 1945, la Fédération nationale de la presse française, organisation patronale, adopte une "charte de la presse" destinée à empêcher le retour "des trusts et des puissances d'argent" qui dominent jusqu'alors la "presse pourrie". Ce texte définit la presse comme un "service public". Il s'accompagne d'un "Projet de déclarartion des droits et devoirs de la presse libre" dont les premiers articles proclament : "La presse n'est pas un instrument de profit commercial, mais un instrument de culture; sa mission est de donner des informations exactes, de défendre des idées, de servir la cause du progrès humain ... La presse est libre quand elle ne dépend ni de la puissance gouvernementale, ni des puissances d'argent, mais de la seule conscience des journalistes et des lecteurs."

Source: "Le Plan B", numéro 3, juillet-septembre 2006

Écrit par : Anièry | 10/09/2006

@ politique fiction
On peut dire ça comme ça!
;-)

MESSAGE PERSO:
MADAME PYROM'ANNE SERAIT BIEN GENTILLE DE RELEVER SES MAILS DANS QUELQUES MINUTES!
MERCI MADAME PYROM'ANNE!

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 10/09/2006

Etonnant, tout de même, de constater que si l'on assiste à une surexposition médiatique de deux candidats particuliers, au détriment de tous les autres, ce serait la faute aux médias...

1) relativement aux deux candidats sur-exposés: l'un est le président de son parti, et ministre du gouvernement, et candidat déclaré. Dans ledit parti, il n'y a pas d'autres candidats, du moins est-il affirmé qu'il n'y en aura pas d'autres, et s'il s'agit d'un parti où la liberté d'expression existe, ceux qui voudraient se présenter "aussi" aurait-il le droit de le dire...
L'autre est l'une des candidates d'un parti où l'on ne sait plus s'ils sont tous candidats, ou s'ils se décideront à en désigner un. Libre à ce parti (et à la candidate) de rappeler dans la presse l'une des possibilités.

Les deux candidats représentent les deux formations que l'on peut croire assurée d'être présentes au second tour de l'élection présidentielle, sauf nouvelle surprise qui ne dépendra pas plus de la presse que la "victoire" de Le Pen.

2) les autres formations politiques: elles n'ont pas plus pour cette élection de couverture médiatique qu'elles n'en ont eu aux élections précédentes. Cela viendra à la TV selon les règles de temps de parole, peut être. En attendant, je ne me souviens pas avoir vu, dans la presse "officielle", de grands développements des projets politiques de ces formations là lors des élections précédentes depuis celle de Giscard en 81. Je comprends la colère de Mr Bayrou, situé au centre, et donc éternel cocu de l'alternance. Surtout que l'absence de programme clair, et la démagogie des déclarations des deux candidats sur-exposés lui coupent l'herbe sous les pieds. Pour autant, et compte tenu du fait qu'il n'est pas un nouveau venu de la candidature, il est coutumier du fait.

Plus généralement, je ne comprends pas bien le débat: oui, la presse est aux ordres des bailleurs de fonds, puisque les organes de presse sont des entreprises commerciales contrôlées par des puissances financières pour lesquelles le débat politique n'est pas indifférent. Il faut encore s'en étonner? Ah, on peut s'en plaindre, mais une solution, proposée par un des candidats, exposé ou non?
Oui, l'élection présidentielle (et les législatives!) devrait, selon cette presse, se résumer à un choix PS/UMP...Quoi d'étonnant? Pour Bayrou, ok, c'est l'assurance d'être cocu une fois de plus, pour ceux qui dirigent le pays, ce sera la continuité d'un système ancien et bien rodé, pour le peuple français aussi, d'ailleurs...
Quel autre choix? Entendre la voix de l'extrême gauche? de l'extrême droite? Ceux-là pèseront dans l'habituel jeu des alliances pré et post électorales, et ils ont leurs organes de presse, disponibles en kiosque! Si l'Humanité n'a pas de lecteurs, je ne crois pas que ce soit le résultat d'un complot, de même si les abonnés de "national hebdo" ou je ne sais quoi n'ont pas changé depuis 20 ans...

Ce n'est pas un complot, c'est un système établi. Le choix PS/UMP (ex RPR) est le seul choix viable pour ceux qui dirigent le pays. La sur-exposition médiatique de Bayrou n'aurait d'autre conséquence que de faire très peur, non pas à l'électorat, qui y verrait la synthèse de ses espoirs (aaaah, le centre!), mais à la classe dirigeante du pays, qui verrait s'effondrer tout le système opposition/majorité, qui verrait éclairée au grand jour la fumisterie "gauche/droite", qui les forcerait à choisir leur camp et à diviser par deux les chances de se caser quelque part à chaque défaite électorale.

C'est pourtant le centre qui va gouverner, mais les mots s'altèrent, comme disait Marguerite Yourcenar; socialisme non plus, ne veut plus dire la même chose. Le rêve de l'électeur, c'est la cohabitation, Ségolène présidente, Nicolas premier ministre, ou le contraire. C'est le cauchemar de Bayrou, des politiques et des journalistes.

Écrit par : bert | 10/09/2006

"Qu'importe que le chat soit blanc ou gris, pourvu qu'il attrape les souris"
Non, ce n'est pas de Mao, voyons! c'est le fameux slogan pragmatiqe de Deng Hsiao Ping, quand il a commencé à lancer la libéralisation de l'économie.

Écrit par : Roland | 10/09/2006

Nous assistons en France, je ne sais pas si c'est la même chose dans les pays européens qui nous entourent, à un matraquage et à une propagande médiatique digne d'un Etat totalitaire. Nous ne pouvons plus allumer la TV ou la radio sans qu'on nous parle de Sarko. On ne peut pas faire deux pas dehors sans que l'on tombe sur son portrait ou celui de Royal, d'ailleurs, sans que sa photo en couverture de son bouquin nous agresse en entrant dans une librairie. Bref, on le voit partout, il est partout. Impossible de l'éviter. Comment vous appelez cela, vous? Je ne sais pas si au temps de Staline ou de Mao ou même de Saddam Hussein, c'était à ce point-là. Ne pourrait-on pas porter plainte en masse pour harcèlement moral ? Cela serait peut-être une façon de dénoncer ce grave problème sur la place publique.
On se demande si cela sert à quelque chose de voter, puisque tout ce "beau monde" avec la complicité des instituts de sondage ont déjà choisi à notre place.

Merci Sébastien pour cet excellent papier, mais aussi à Bayrou qui a osé en parler sur TF1.

Écrit par : Willy | 10/09/2006

@ Roland

"Qu'importe que le chat soit blanc ou gris, pourvu qu'il attrape les souris"
Non, ce n'est pas de Mao, voyons! c'est le fameux slogan pragmatiqe de Deng Hsiao Ping, quand il a commencé à lancer la libéralisation de l'économie.

Ca va, on se calme, j'ai déjà fait mon mea culpa 3 posts plus loin. Eh Oh, c'est dimanche, je peux bien écrire UNE connerie. En plus, elle était drôle ma connerie.

Écrit par : Pyrom-Anne | 10/09/2006

Par contre, c'est bien Mao qui a dit:
"Le néo-libéralisme ne craint pas la critique, car nous sommes des néo-libéraux, la vérité est de notre côté, et les masses fondamentales - les politiciens et les journalistes - sont de notre côté".
(Intervention à la Conférence nationale du Parti communiste chinois sur le Travail de Propagande, 12 mars 1957).

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 10/09/2006

Après Colin Powel brandissant sa fiole d'anthrax, Debré et Breton brandissant des ramettes.
La Mère de Toutes les Branlées se profile

Écrit par : christian lehmann | 10/09/2006

faut dire que d'habitude ils n'en foutent pas une ramette!

Écrit par : martingrall | 10/09/2006

@ Sébastien Fontenelle

Regarde donc s'y voir s'il est pas beau mon complot en haut de la p. 417 du dernier bouquin d'Halimi (tu sais un livre chez ton 2e éditeur que tu as, dont le titre est LUI AUSSI un clin d'oeil à Mao, décidément, sont VRAIMENT PARTOUT ces rouges !), un bien beau passage dans un bien beau sous-chapitre.

N'est-il pas vrai ?

Écrit par : Pyrom-Anne | 10/09/2006

"Plus généralement, je ne comprends pas bien le débat: oui, la presse est aux ordres des bailleurs de fonds, puisque les organes de presse sont des entreprises commerciales contrôlées par des puissances financières pour lesquelles le débat politique n'est pas indifférent. Il faut encore s'en étonner? Ah, on peut s'en plaindre, mais une solution, proposée par un des candidats, exposé ou non?"

Le problème n'est en effet pas tant de s'offusquer ou de dénoncer un phénomène que de chercher à s'en prémunir à partir du moment où l'on estime qu'il pose certains problèmes. Autant ton article établi ce que tu cherche à démontrer Sébastien, à savoir 1/que la collusion existe bel et bien et 2/que cette collusion empêche justement certains journalistes de la reconnaître voire de l'analyser en tant que telle, (mais faut-il se donner la peine de démontrer, certe rigoureusement, l'évidence?) autant y est absente la question des mesures politiques qui permettraientt d'enrayer la collusion et les connivences entre les milieux industriel, politique et médiatique, si tant est que cela soit possible.
D'ailleurs, au fond, est-ce que nous sommes face à un problème, c'est-à-dire à quelque chose qui est susceptible d'être résolu? Le journalisme est une industrie, l'information un produit de consommation qui s'achète et se vend. Cela implique un certains nombres de conséquences qui sont inhérentes à toute industrie, notamment que certaines informations soient plus vendeuses que d'autres, ou estimées être telles. Mais si ces conséquences sont inhérentes au caractère industriel de l'information et si cette dernière répond elle aussi à une nécessité, sont-elles susceptibles d'être évitées?

Écrit par : Mathieu | 10/09/2006

A reprendre un thème plutôt à la gauche de la gauche et en citant Jaurès dans les tee-shirts de l'université d'été de l'UDF, s'achemine-t-on vers une alliance gouvernementale PS-UDF-Verts - après tout, le candidat préféré de Cohn-Bendit après lui-même en 1999 était déjà Bayrou- avec le PCF et l'UMP dans l'opposition?
Non, c'est juste que j'essaie de comprendre la tactique.

Écrit par : Frédéric Supiot | 10/09/2006

Si je peux me permettre, la naïveté confondante avec laquelle ces deux journalistes du Monde (manifestement en service commandé) essaient de démonter le propos de Bayrou (très juste je trouve) est presque... touchante. A la limite, leurs ficelles sont tellement grosses qu'on peut se demander s'ils ne l'ont pas fait exprès. Un acte de résistance à peine dissimulé?

@SF
ce qui suit est un commentaire totalement flagorneur quoi que sincère: ça fait un moment que je vous lis, vous êtes un brillant sniper.

Écrit par : Emmanuel | 10/09/2006

@ Emmanuel
Merci, merci, merci.
Vous savez quoi?
Je suis gravement sensible aux compliments que je trouve ici, de loin en loin.
Beeeen ouais.
Ca me fait plaisir.
J'avoue.

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 10/09/2006

Il vaut mieux, parce d'autres sont plutôt critiques.

Écrit par : Fulcanelli | 10/09/2006

En effet, mon cher Fulcanelli.
En effet.
Et tu es fort bien placé pour savoir que je les prends aussi en compte.
Je veux dire que tu es quand même le gars dont le passe-temps préféré est de me chier sur les bottes.
Mais comme je t'ai déjà dit: si ça peut te faire du bien...

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 10/09/2006

C'est guère passionnant ces histoires de clochemerle politique, la communuté statoblogosphérique attend que tu prennes de la hauteur, Seb, vu que Guy est dans las marécages, et aussi un peu de contenu. Ce que je pense ne fait pas forcément plaisir mais c'est ce que je pense

Glanost kamarad, via perostroïka,

perostroIka, une drôle d'Idée

Écrit par : Fulcanelli | 10/09/2006

Willy : "Nous ne pouvons plus allumer la TV ou la radio sans qu'on nous parle de Sarko. On ne peut pas faire deux pas dehors sans que l'on tombe sur son portrait ou celui de Royal, d'ailleurs, sans que sa photo en couverture de son bouquin nous agresse en entrant dans une librairie. Bref, on le voit partout, il est partout. Impossible de l'éviter. "

Ce qui est surprenant, c'est que nos oligarques médiatiques (responsables, directeurs, éditorialistes, journalistes...) n'aient pas compris, qu'à force de matraquage, ils obtiendront très certainement le résultat inverse. Des résultats électoraux antérieurs le démontrent amplement (on peut remonter jusqu'à 1981, avec la surexposition giscardienne, rappeler également l'exemple moins connu de 1988, avec un Mitterrand discret pendant la cohabitation 1986-1988, pour finir par le référendum sur le traité européen). La perte de crédibilité incroyable du journalisme (brèche ouverte par Halimi et PLPL) ne semble même pas perçue par les tenanciers des médias.

Vivement que cette grosse outre prétentieuse appelée Le Monde s'écroule.

Écrit par : bruno | 10/09/2006

Que veux-tu, rase-bitume je suis, rase-bitume je reste!
Repasse après minuit cinq.

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 10/09/2006

dont le passe-temps préféré est de me chier sur les bottes.

L'expression est erronée et du reste, c'est te donner bien de l'importance que de croire que tu es au centre de mes préoccupations. Serais-tu aussi narcissique que Guy, Dupin, Lang et tout ce petit monde ?

Écrit par : Fulcanelli | 10/09/2006

Et si Bayrou prenait le maquis? Une armée de rebelles armés jusqu'aux dents. "Nous refusons de nous rendre..." Le sous commandant Bayrou...

Écrit par : Eric Mainville | 10/09/2006

@ Mathieu
"Le journalisme est une industrie, l'information un produit de consommation qui s'achète et se vend. "
...ça, c'est un choix, rien de plus. L'affirmer abusivement comme un postulat n'est qu'un sophisme ; on peut parfaitement faire un autre choix (enfin, j'espère pour vous).

"autant y est absente la question des mesures politiques qui permettraientt d'enrayer la collusion et les connivences entre les milieux industriel, politique et médiatique, si tant est que cela soit possible."
Outre que l'absence de contre-proposition n'a jamais ôté la moindre valeur à une critique (...autre forme de sophisme), il vous suffit de relire les propositions de Léon Blum rapportées par Aniéry (cf. aussi le post de borneo)... un peu de curiosité, que diable !

Écrit par : Actustragicus | 10/09/2006

Guy, Dupin, Lang : Fulca, c'est le sparadrap du capitaine Haddock dans l'affaire Tournesol !

(Désolé Fulca, j'ai plus de bottes !)

Écrit par : KID HIHI | 10/09/2006

Je trouve la vie politique de plus en plus fausse. Pétrie de ressentiments, de désirs de revanche ou de vengeance, de défense d’intérêts bien pas, bref, la vie sociale et associative en état de décomposition, à l’image la vie politique devenue ce qu’elle devait devenir compte-tenu des tendances prises vers 1950. Le combat politique est devenu vide de contenu, la vie économique et technique se poursuit, à l’image des herbes, mauvaises ou non, proliférant dans un jardin. Le militantisme sur ne Net n’est que du folklore. 99% de ce qui y est publié est nul et non avenu. Tout ceci ressemble à un jeu de Play Station. Nul ne mesure le vide abyssal de cette frénésie communicative. Il n’u a rien à sauver, la blogosphère est morte, elle a intronisé comme stars de piètres concepteur de billets usant de position avantageuse, ressemblant à la télé des années 70 qui donna une importance démesurée à des gens sans importance. Bref, la blogosphère est un espace tout aussi nul que

Écrit par : Fulcanelli | 10/09/2006

Journaliste sans journal, donc totalement indépendant des puissances financières, je ne m’intéresse pas au cas pathétique de M. Bayrou. Est-ce grave, docteur ?

Caroll

Écrit par : Impitoyable | 10/09/2006

Je trouve la vie politique de plus en plus fausse. Pétrie de ressentiments, de désirs de revanche ou de vengeance, de défense d’intérêts particuliers ; en plus, la vie sociale et associative en état de décomposition, à l’image la vie politique devenue ce qu’elle devait devenir compte-tenu des tendances prises vers 1970. Le combat politique est devenu vide de contenu, la vie économique et technique se poursuit, à l’image des herbes, mauvaises ou non, proliférant dans un jardin. Le militantisme sur ne Net n’est que du folklore. 99% de ce qui y est publié est nul et non avenu. Tout ceci ressemble à un jeu de Play Station. Nul ne mesure le vide abyssal de cette frénésie communicative. Il n’y a rien à sauver, la blogosphère est morte, elle a intronisé comme stars de piètres concepteurs de billets usant de positions avantageuses, ressemblant aux opportunistes dans la télé des années 70 qui donna une importance démesurée à des gens sans importance. Bref, la blogosphère est un espace tout aussi galvaudé que la médiasphère. En restant folklorique, elle trouvera sa place mais elle a été squattée par des politiques, des journalistes, des éditeurs qui ont surfé sur la mode et ont trouvé là matière à se mettre en avant, pratiquant cet impérialisme intellectuel bien connu. Que conclure ? Que le monde des stars doit être détruit et comme ce monde a besoin du miroir des peuples spectateurs, que le peuple se défile, se casse et se défile dans une architecture de destins libres et complexes, délivré de l’instrumentalisation de cette machine médiatique qui devient un véritable cancer proliférant sur le terrain social, avec ses tumeurs et ses métastases. Tumeur ? Sébastien, PPDA, Ardisson, Bern, Schönberg, Ockrent, Paoli, Colombani…. Et ses métastases sur la blogopshère, en virtuel, Royal, Juppé, Sarkozy ; Dupin, Fontenelle, Birembaum, et les opportunistes authentiques créatures du web, Versac, Eolas, Le Meur, le reste je ne le connais pas, sans intérêt…. Rien que du néant, de la communication débridée, sans contenu mais avec un minimum d’effort stylistique. Adieu cirque et folklore de la blogosphère, rien que du vide, du bavardage, du néant !

Écrit par : Fulcanelli | 10/09/2006

@ Fulca
D'accord.
C'est vilainement prétentieux d'affirmer que c'est ton passe-temps préféré.
Je reconnais.
Disons que tu ne détestes pas, de temps à autre, venir déféquer ici ou là.
Right?

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 11/09/2006

@Actustragicus
Que le journalisme soit une industrie et l'information un produit de consommation ne me semble pas être un choix mais une réalité. Cela ne signifie pas qu'il n'y ait pas eu de choix politiques face à cette réalité là, ni qu'il ne puisse encore y en avoir.
Mon propos n'était pas de diminuer la valeur de l'article de Sébastien, qui est très bon et dont le propos était différent.

Écrit par : Mathieu | 11/09/2006

Actualisez.
On est le 11/9.

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 11/09/2006

Génial :)
Etudiant de 19 ans je trouve l'analyse du texte d'origine très interressante, merci.
Mais je dois dire que les ébats de l'un ou l'autre candidat sur la scène publique, sont, je pense depuis belle lurette manipulés...
merci encore,
A bientôt
enZ0
(mail: nicom1752(at)hotmail(dot)com)
(désolé pour le "lien" bizarre mais le robots spammeurs ....)

Écrit par : enZ0 | 11/09/2006

Bonne analyse, à une nuance près : vous pensez avoir mis les deux journalistes du Monde à poil, mais vous tombez quand même dans leur panneau :

ils voulaient réduire le scandale à une question de "sur-visibilité" dans la presse en comptant des noms dans des titres de unes, et finalement, ils ont gagné :

vous acceptez ce critère comme pertinent, alors que ce que dénonçait Bayrou, si je sais bien lire derrière les faits, c'est que les puissances d'argent derrière les médias ont CHOISI les candidats qu'ils vont conduire tranquillement et sans une once de démocratie, à l'investiture de leurs partis respectifs.

Autrement dit : payons une campagne de luxe à une tocarde et les socialos ne pourront plus éviter d'en faire leur candidate, et devinez qui va faire un carton au deuxième tour ? (et si ils essayent de la mettre au placard, ils vont passer pour des sales machistes et devinez qui va faire un carton au deuxième tour ?).

Comme dit si bien Arlette Chabot, ce ne sont pas les médias qui font le résultat d'une élection. Qu'à cela ne tienne, ils font les primaires !

Quant à M. Bayrou, nous saurons très vite réellement son "poids" : a-t-il des soutiens assez puissants pour éviter de disparaître à moyen terme et à jamais des plateaux TV et des unes de journaux ?

Écrit par : malpa | 11/09/2006

Quelques détails qui auraient pu passer inaperçus à certains:
- Bayrou a nommé une commission dans son parti pour le fournir en propositions pour modifier les règles du jeu entre industriels et financiers des média et politique, et aboutir à une séparation des intérêts et à la fin des connivences, lesquelles il présentera aux présidentielles dans son projet ; pour ceux qui trouvent qu'il n'y a pas de solutions: cela sortira à peu près pendant le vote d'investiture du candidat socialiste,
- Bayrou ne dénonce pas le fait que le journalisme puisse être financé par une entreprise privée, mais le fait que les groupes de presse soient très souvent des groupes industriels clients et fournisseurs de l'Etat (Bouygues, Lagardère, Dassault...) et donc qu'ils soient naturellement tentés de mettre en place, dans toute la mesure du possible, des dirigeants qui leur soient favorables, en les soutenant à l'aide des média dès la précampagne, présélectionnant ainsi les candidats du second tour qui leur devraient, si cela fonctionne, quelque chose tous deux,
- Et cela a des conséquences évidentes sur l'indépendance de la presse;
- Reste ensuite à savoir si le problème vous indiffère ou non, et certains semblent bien hélas avoir choisi de subir, y compris électoralement.

Écrit par : Cratyle | 12/09/2006

Pas mal, le courage de Bayrou...de dire que le roi est nu. Les quotidiens français, les radios et les télés sont foutus à plus ou moins long terme; et "le monde" qui vient de faire une étude sur 2 pages pour comprendre pourquoi il perd sans arrêt des lecteurs? L'affaire la plus drôle, c'est quand il avait mis en 1ère page la photo d'un char israélien avec des visages triomphant de retour d'un combat victorieux alors que déjà sur internet on savait que les chars prenaient une frottée. (Il ya trois jours, le même journal annonçait la destruction de plus de 50 chars. Tout cela pue la propagande mal ficelée...pour un journal de "référence", cela fait ridicule.
Je n'achète plus de quotidiens depuis un an et demi après en avoir lu 1 voire 2 pendant 55 ans; je passe par contre 1h00 en moyenne par jour à circuler sur 5 ou 6 sites en lisant les interventions, etc. C'est la première fois de ma vie citoyenne que j'ai l'impression d'avoir accès à des informations de premier ordre étayées par des reproductions d'articles originaires du monde entier, ou d'agences de presse.
Il existe une dizaine de sites en langue française où l'on peut trouver des articles
remarquables qui, selon moi, sont de bons exemple de contribution à l'effondrement des MSM (MainStreamMedia) par la liberté de ton et l'audace permettant de traiter des sujets qui sont tabous dans les quotidiens français, les stations de radio et les chaînes télé LBDR (Lagardère-Bouygues-Dassault-Rotschild, etc). C'est du reste avec joie que j'assiste à cet effondrement.
Un exemple: il y a un débat mondial entièrement lié à Internet et aussi aux livres de Thierry Meyssan à propos du 11 septembre 2001. Il suffit de se rappeler l'hallali du journal le monde et ses insolents et prétentieux journalistes contre Meyssan pour comprendre le drame de ce journal comme celui de Libé, du Figaro, d'Elkabach et europe 1 etc. La presse-poubelle comprend aussi ces journaux

Écrit par : CHIBOLET | 12/09/2006

Ecsssssssellent....Tout en douceur et en finesse!
Bel démonstration
Et drôle en plus, tellement drôle.
Je m'en réjouis encore.....
Y'a des matins comme ça
qui vous donnent le sourire malgré le ciel gris.
Bonne journée ici.

Écrit par : strand | 12/09/2006

Est-ce que les terroristes du "Monde" (qui nous prennent en otage) ont lu ce mot ?
Parce qu'alors
keskils en disent ?
Oui, quoi :
comment peut-on se mentir à soi-même comme ça aussi fort et haut ?
Faudra bien qu'ils dessillent un matin...
On pourrait l'envoyer au "Monde" le mot. C'est une idée.

Écrit par : Titi | 12/09/2006

Il y a depuis le début de l'année "NON-DEBAT"... en fait Sarkozy n'a rien à proposer sinon il l'aurait fait de longue date... même son Karcher n'a pas suffit a etteindre l'embrasement des Banlieues. Pour cet incendie on l'aura remarqué il s'était fait pyromane certes mais s'est fait remarquer comme piètre pompier. d'un autre coté Ségolène Royal s'es tvue propulsée au devant de la scène avec dans les poches un simple papier sur lequel ses copains lui ont griffoné un semblant de programme qu'elle a du mal à lire... et comme elle n'a non plus pas grand chose à proposer elle brasse du vide et Sarko lui répond et vice vesa... Les médias sont souvents ameutés pour moins que ça...Comme les autres Bayrou en tête ne veulent pas rentrer dans ce NON-DEBAT hé bien il y a forcément une NON VISIBILITE.

C'est sur que s'il allait passer ses vacances en famille en "s'exposant" comme le font les autres dans la presse people (de manière consentente d'abord avant d'avoir droit à des scoop en bikini ) il y a fort à parier qu'il serait un peu plus sur le devant de la scène mais il ne veut pas jouer ce jeu la... donc LE NON VISIBILITE est presque voulue...

Écrit par : Farid Taha | 12/09/2006

@ Farid Taha
Hier, grand moment d'obscénité: Sarko fait des guilis à un petit new yorkais en lui disant qu'il lui rappelle "son fils Louis".
Pouah.

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 12/09/2006

Il a été reçu par G W Bush 40 mn selon son entourage et 20 mn selon l'entourage de Bush... ce "décalage horaire" donne une idée de l'intérêt suscité chez nos amis les américains de notre lèche botte national et le comble c'est que Bush ne l'a même pas reçu dans le bureau ovale mais dans celui d'un de ses collaborateurs chargé de la sécurité intérieure: ça ne s'invente pas ... la Claque !

Écrit par : Farid TAHA | 13/09/2006

Il sait de quoi il parle le Bayrou : Cavada a rejoint l'UDF, non ? Et Kavada, pour parler de radiofrance parlait de "marque", et de ses diverses antennes comme des "produits"... Cavada qui était pas le dernier pour se prosterner aux pieds de ceux que son chef aujourd'hui dénonce, et la promise cuitée qui va avec le monde médiatique.

Ah là là vivement Bayrou président et Kavada ministre de la communication.

Bravo pour cet article étincelant.

Et bravo à Bayrou aussi, hélas... Bové devrait en prendre de la graine.

Écrit par : M-F G-Tourre | 13/09/2006

Il sait de quoi il parle le Bayrou : Cavada a rejoint l'UDF, non ? Et Kavada, pour parler de radiofrance parlait de "marque", et de ses diverses antennes comme des "produits"... Cavada qui était pas le dernier pour se prosterner aux pieds de ceux que son chef aujourd'hui dénonce, et la promise cuitée qui va avec le monde médiatique.

Ah là là vivement Bayrou président et Kavada ministre de la communication.

Bravo pour cet article étincelant.

Et bravo à Bayrou aussi, hélas... Bové devrait en prendre de la graine.

Écrit par : M-F G-Tourre | 13/09/2006

Des coups de droite ou de gauche, Mme Royal tout comme Bayrou s'en est pris et en prendra, que ce soit les faux blogs pro-Royal qui la ridiculisent (le site officiel de "segolene royale" - quelle finesse, ce e...), ou les photos de Voici et autres magazines-ordures.

Mais ce n'est pas grave, ce qui ne nous tuent pas nous rend plus fort. Je crois en tout cas en la suggestion de Rocard d'un(e) president(e) choisi(e) par le parlement: trop de marketing-people dans le regime actuel, la democratie comme on l'a connue est morte.

Écrit par : Claude33 | 17/09/2006

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