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14/09/2006

"Le Monde" Prend Parti Dans Le "Débat", Courageusement "Relancé" Par Un Bon Ami De Nicolas Sarkozy, Sur L'"Anomalie" Des Retraites

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"Le Monde" (numéro daté d'aujourd'hui) l'annonce à la une: "La droite relance le débat sur les régimes de retraite". (Il y a moins d'une semaine, rappelez-vous, la droite, par la voix de ses deux représentants les plus en vue, Nicolas (Sarkozy) et Pimprenelle (Royal), "relançait" déjà le "débat" sur la carte scolaire. On peut dire ce qu'on veut de la droite, mais il y a une chose qu'on ne peut pas lui retirer: pour ce qui est de relancer un débat, elle se pose un peu là. Je ne vois guère que le talentueux Yves Calvi, pour lui damer le pion).
"Le Monde" l'annonce à la une: "Fillon pose la question des disparités entre salariés".
On pressent, confusément, parce qu'on finit par connaître un peu son "Monde", que le "débat", dès lors, va opposer, d'une part, les tenants de ces "disparités", partisans de la guerre civile, et, de l'autre, les défenseurs d'une authentique égalité-parmi-les-hommes: François Fillon, Nicolas Sarkozy, et plus généralement la fine fleur du libéralisme décomplexé briseur de tabous. (Je prends ici le pari qu'un hebdo, "Le Point" (ou un autre), va nous balancer, d'ici quinze jours maxi, une "enquête" explosive de Jacques Marseille (ou un autre) sur le tabou des retraites).

Dans ce "débat" (qui s'annonce), "Le Monde" va-t-il s'engager?
Le dessin-du-jour de Jean Plantu, reproduit ci-dessus, nous apporte un premier élément de réponse.
Jean Plantu, en digne continuateur de l'oeuvre (impérissable) de feu Jacques Faizant, nous montre, comme Faizant faisait jadis, Marianne (aka la France) ligotée, baîllonnée, PRISE EN OTAGE par des cheminots dont l'outrecuidance connaît si peu de limites, qu'ils brandissent, comme pour mieux SIGNER leur abominable forfait, un DRAPEAU ROUGE, et même deux, sinistres vestiges d'une ancienne tyrannie.
Preneurs d'otages (comme le Hezbollah), communistes (comme Joseph Vissarionovitch Djougatchvili): ces gens de la SNCF sont la lie honteuse de l'humanité.
Le débat, on le devine, risque donc d'être FORT DIFFICILE, avec de tels interlocuteurs.
Et de fait, sur le dessin-du-jour de Jean Plantu, "le spectre" (hideux comme les spectres seuls savent l'être) "des grèves de 1995" menace DEJA la France, alors même que le débat vient à peine d'être (courageusement) relancé par la droite. (Je vous laisse mettre des guillemets à débat, moi ça commence à me gonfler).
Sacré Jean Plantu.
Toujours aussi cocasse.

Pour le cas où certains lecteurs, un peu mous de la touffe, n'auraient pas bien saisi, à la une, toutes les subtilités de la pensée jeanplantesque, "Le Monde" organise, à la page deux, une session de rattrapage: l'éditorial.
Titre: "Anomalie".
Ah, tiens, se dit monsieur Lambda, voilà qui excite BEAUCOUP ma curiosité: mais de quelle "anomalie" s'agit-il? (A ce niveau de suspense, faut dire, c'est plus un édito, c'est un thriller).
Première phrase: "Un candidat à l'élection présidentielle doit exposer un programme clair, qui constitue, une fois élu, le socle de sa légitimité et la feuille de route de son mandat".
Bon, oui. D'accord. C'est du mauvais français. Il est bien sûr impossible d'élire un programme, si clair soit-il, et les mots "un programme clair, qui constitue, une fois élu" ne veulent, ainsi placés les uns contre les autres, absolument rien dire.
Mais ne soyons pas mesquins.
Ce qui est important, c'est que cette définition de ce que doit faire un candidat pour être crédible permet au signataire (Jean-Marie Colombani? Eric Le Boucher?) de cet éditorial de nous révéler qu'un tel homme EXISTE déjà, en la personne, oooooh mais quelle surprise, de Nicolas Sarkozy.
Ca donne, sous la plume (affranchie) de notre éditorialiste (que désormais j'appellerai Ed, histoire de gagner du temps): "La volonté affichée par François Fillon, (...) chargé du programme à l'UMP, de poser la question des régimes spéciaux de retraite dont bénéficient les salariés des entreprises publiques est donc bienvenue".
Bravo, François Fillon.
Bravo, Nicolas Sarkozy.

Ed fait, pour ceux qui n'auraient pas (encore) compris, un deuxième passage: "Dire que, élu, Nicolas Sarkozy s'attaquera à cette réforme, c'est parler clair aux électeurs".
Un éditorialiste moins expérimenté (que ce bon vieux Ed) aurait pu écrire: "Dire que, élu, Nicolas Sarkozy s'attaquerAIT".
Au conditionnel, plutôt qu'au futur.
Mais "Le Monde", qui avait déjà prédit BIEN AVANT TOUT LE MONDE (j'aimerais qu'on ne fasse pas semblant de l'oublier) le sidérant triomphe de Balladur à l'élection présidentielle de 1995 sait aujourd'hui que celle de Sarko en 2007 n'est plus qu'une minuscule formalité.
C'est pour ça que "Le Monde" est LE "quotidien de référence", beaucoup plus que, par exemple, "Métro". (Ou "20 Minutes").

Pédagogie toujours, Ed, pour le cas, presque inimaginable, où quelques débiles profonds n'auraient TOUJOURS pas compris le sens général de son intervention, en remet une troisième couche: "Que le débat s'ouvre aujourd'hui, avant le vote, est une saine rupture par rapport à des pratiques d'opacité et de brouillage des cartes dont usent trop souvent les hommes politiques".
Ah ben ça, dites, c'est marrant, mais "rupture", j'ai l'impression que c'est un mot qu'on a déjà entendu y a pas très longtemps!
Mais où?
Touchez ma bosse, Monseigneur.

Après avoir joyeusement acclamé l'homme de la "rupture", Ed s'empresse, bien sûr, de préciser (encore) les termes du (nécessaire) débat que notre prochain président ose (enfin) relancer (avec ce beau courage qui souvent le caractérise): "Les disparités ont continué à s'amplifier entre, d'un côté, les salariés du privé et les fonctionnaires, et, de l'autre, les personnels des entreprises publiques".
Tiens, semble se dire l'éditorialiste du "Monde", salarié du privé inquiet pour sa retraite, et si on essayait, mine de rien, de monter les fonctionnaires contre les salariés des entreprises publiques?
Est-ce que ça n'aiderait pas ce bon monsieur Fillon et son charmant patron?

Et ça continue: "La question de l'égalité de traitement des Français est plus vive que jamais: départ à 60 ans, contre 55 à la SNCF (50 ans pour les conducteurs); 40 ans de cotisations (41 ans en 2012), contre 37,5 ans..."
Cette inégalité, déjà, c'est l'horreur, non?
Mais il y a pire: "En outre, ces régimes sont financièrement déséquilibrés, obligeant l'Etat et les régimes généraux à combler des trous qui se creusent rapidement"!
Tiens, semble se dire l'éditorialiste du "Monde", et si j'expliquais à monsieur Dupont que, pendant qu'il dort, un cheminot (hirsute) vient subrepticement lui piquer des pièces jaunes dans son porte-monnaie - imprudemment abandonné sur la table de la salle à manger?
Est-ce que le prochain président ne me serait pas redevable d'un fier coup de pouce?

Bon, je reconnais, Ed préconise, pour niquer les salariés des entreprises publiques, la "méthode" douce: "Une négociation sur les modalités" (de ce niquage) "doit s'engager dès l'élection" (de Nicolas Sarkozy).
Pourquoi cette mansuétude?
Pourquoi la négo, plutôt que le bâton?
"Pour que la France ne se retrouve pas bloquée par les grèves".
Prise en otage, comme sur le dessin de Jean Plantu.

Mais qu'importe au fond la méthode, pourvu qu'on ait l'ivresse: pour "Le Monde", l'important est "d'en finir avec ce qui constitue effectivement une "anomalie"".

Je ne doute pas que "Le Monde", pour nous aider à bien mesurer l'ampleur de cette "anomalie", publiera bientôt à la une le bulletin de salaire de, mettons, Jean Plantu. (Mais ça pourrait aussi bien être celui de Colombani).
Et à la page deux, la fiche de paie d'un cheminot bolchevique...

Commentaires

Et vive le nivellement par le bas. Et vive le Figaronde.
SF,
je profite d'être (apparemment) prem's pour m'excuser platement. Je n'aurais jamais dû vous menacer d'écrire un truc sympa sur fulcanelli. C'était ignoble, je m'en suis voulu toute la journée. Je vous lis avec toujours autant de plaisir même si vous êtes une sale feignasse ;-)

Écrit par : Emmanuel | 14/09/2006

C'est mon premier commentaire sur ce blog, mais je vous suis cependant depuis quelque temps sans jamais poster. Je suis d'accord avec vous que le ton de l'éditorial du monde est puant de leche-bottisme envers Sarkozy. Cela dit, la question des régimes spéciaux ne devrait pas être évacuée avec la forme détestable de cet article du Monde: la réforme des retraites de Fillon (et je doute que, quelque soit le candidat élu en 2007, l'on revienne sur cette réforme) a établi une même durée de cotisation à terme pour fonctionnaires et employés du privé. Pourquoi certains régimes très avantageux (la SNCF notamment) devraient être conservés par la solidarité des sus-mentionnés salariés? Le départ à la retraite à 50 ans pour les cheminots a été une nécessité là l'époque où elle avait été mise en place, en raison de la pénibilité de leur travail et de la faible espérance de vie de ces travailleurs. Aujourd'hui, cependant, le travail des cheminots, tout spécialisé et difficile soit-il, a évolué dans le sens d'une nette amélioration des conditions. Dès lors, je ne vois pas ce qui justifierait le maintien de ce principe aujourd'hui... Pourquoi donc refusez-vous le terme "anomalie"?

Écrit par : Shuqi | 14/09/2006

Pffffffffffffffffffff, promis je ne dirais plus jamais que Le Monde selon Colombani est le quotidien de réfrence.
M'énerve cette manière de soutiendre sarko.
Plus de doute, ce journal n'est plus de gauche.
Mais d'accord avec Shuqi : on peut quand même revoir des conditions de départ en retraite qui ne correspondent plus aux réalités. Faut arrêter le manichéen-machinisme.

Écrit par : phil | 14/09/2006

L'article du Monde et le commentaire qui en résulte ici est tout a fait typique du pseudo combat de la "vrai droite", contre la "vrai gauche" qui a pour but de passer au rouleau compresseur les réformateurs de tout poil.

Les Sarkosistes proclament que la gauche est incapable de réformer, otage qu'elle est de son extréme, tandis que celle-ci défend l'idée que Ségoléne (pris en exemple de la gauche réformiste) et Sarko, c'est bonnet blanc et blanc bonnet.

De gaulle disait, entre nous et les communistes, il n'y a rien.

Et nous feterons prochainement le cinquentenaire de la 5 république.

En avant pour le siécle !

Écrit par : borneo | 14/09/2006

ce débat récurent sur les régimes spéciaux et l'alibi de l'égalité de traitement entre les salariés fait, me semble-t-il, ressortir au moins deux choses:

- on oublie trop souvent, coté salariés, que chaque situation vécue est le fruit d'un rapport de force social (aujourd'hui appeler à la réduction des retraites de certains pour les aligner sur un niveau plus bas concédé par d'autres signifie que l'on renonce à toute lutte pour tous)

- le phénomène de "soumission volontaire" déjà pointé par LA BOETIE (c'est dire) a la vie dure; c'est messieurs de la mafia des finances et leurs hommes de main doivent se marrer de voir le bon peuple gober leurs sornettes aussi facilement

Écrit par : christian | 14/09/2006

T'écris bien dis donc. Justement, cet article du "Mooonde" m'avait fait hurler, mais bon, ca ne me surprend plus, 3 articles sur 4 du Monde, quand je les lis, me rendent à moitié hystérique.

Entre les parti-pris gros comme des camions, les préjugés ultra conformistes ou conservateurs, la manipulation, la déformation des faits, le mensonge, la propagande (et parfois, cadô bonux, le tout dans un SEUL article ma bonne dame! ALlez c'est bonheur, dis pas merci, c'est la maison qui régale)...on ne sait plus si on tiens en main un journal ou l'organe de com' de la maison UMP-Medef-Familles de France-Mireille Dumas.

Ce serait presque comique si ce n'était pas si grave.

Donc, merci pour cet article, qui en plus de démonter soigneusement le système, est hilarant. Le ton juste, le mot juste!

Ah oui: encore!

Écrit par : Incanus | 14/09/2006

"je profite d'être (apparemment) prem's pour m'excuser platement. Je n'aurais jamais dû vous menacer d'écrire un truc sympa sur fulcanelli.

Ecrit par : Emmanuel | 14.09.2006

Ben oui, surtout que c'était un serment de chirac : vous saviez bien qu'écrire ça c'était parfaitement impossible !

Écrit par : KID | 14/09/2006

Il ne faut pas que l'aigreur l'emporte sur la rigueur.

Écrit par : Anouchka | 14/09/2006

le salaire de colombani : environ 45 000 euros par mois.

Écrit par : jeanmarc | 14/09/2006

On attend un éditorial du Monde stigmatisant les émoluements gargantuesques des dirigeants CAC 40, une saillie de Fillon sur les indemnités de licenciement des "capitaines d'industrie", une déclaration de Sarkozy visant à socialiser la distribution des stock-options et des dividendes aux actionnaires.
Crénom de nom, comme le disent les ci-devant Shuqi et phil, il est grand temps d'en finir avec ces "régimes spéciaux" qui "ne correspondent plus aux réalités".
Hardi les gars, nivelons par le bas ! Tout le monde au SMIC ou au RMI !

Écrit par : Le Yéti | 14/09/2006

@ sébastien
bravo et merci pour ce petit décryptage

c'est stupide et dangereux d'exciter le public contre une catégorie socio professionnelle, en ratiocinant sur ses avantages

et toujours cette vieille rengaine privé/public
cette dévalorisation des fonctionnaires
cette accumulation de clichés à leur sujet
comme si tous les fonctionnaires se gobergeaient aux frais de l'état!

il y a aussi des petits fonctionnaires, ceux qui travaillent pour la voirie, dans les cantines

et le peur du cheminot, ancestrale, mon pépé était l'un deux, communiste de surcroit, et les bigotes faisaient la tronche à ma mémé

Écrit par : céleste | 14/09/2006

Non, Colombani N'est PAS un sarkozyste de gauche. Il l'a démenti parait-il.
Il n'est que sarkozyste.

Quant aux régimes spéciaux, la grande réforme de 1945 prévoyait déjà de tous les regrouper dans un régime unique.

SAUF QUE depuis, la "réforme" s'apparente à la régression sociale. C'est même Florence Parisot, présidente du MEDEF qui l'avoue.

ALORS FAUT PAS S'ETONNER QUE CETAINS NE SE LAISSENT PAS ENFUMER PAR LA "NECESSAIRE ADEQUATION AUX REALITES DU XXI SIECLE"

voir aussi Juppé, retraité à 57 ans, et les autres.

Zgur

Écrit par : Zgur | 14/09/2006

En lisant : "rappelez-vous, la droite, par la voix de ses deux représentants les plus en vue, Nicolas (Sarkozy) et Pimprenelle (Royal), "relançait" déjà le "débat" sur la carte scolaire." on pourrait croire comme tente de nous le faire croire l'auteur que Sarkozy et Royal c'est "kif kif bourricot"
Sur le sujet du jour Royal a dénoncé les propos de Fillion. Et la droite s'en fait l'écho... voir cette dépêche reprise par Boursier.com
http://www.boursier.com/vals/all/royal-critique-l-annonce-de-fillon-sur-les-retraites-feed-15716.htm
Extrait
"Si les Français nous font confiance en 2007, nous aurons ce problème-là à régler", a déclaré la présidentiable socialiste en tête des sondages sur RTL.
"Nous devrons le faire, non pas en dénonçant du doigt un certain nombre de catégories, en dressant les Français les uns contre les autres, mais en ouvrant une consultation générale avec les organisations syndicales", a-t-elle ajouté.
Ségolène Royal a estimé que la question des retraites n'était pas réglée précisément parce que la loi Fillon de 2003 "n'est pas financée" et que son intervention posait un problème de responsabilité politique.
Selon elle, la "clé du financement" des retraites se trouve dans la relance de la croissance.
"Penser que l'on peut réformer un sujet aussi difficile que les retraites en clouant au pilori un service public, et les salariés qui ont des acquis sociaux depuis longtemps...", a-t-elle insisté.
Estimant qu'il y avait des inégalités plus criantes, Ségolène Royal a cité les régimes des retraites "des élus et des parlementaires".

Je me demande bien qui, a gauche (pas à l'extrême gauche, hein, mais à gauche) pourrait trouver à redire aux propos de Royal.

Je trouve qu'avec son amalgame Royal=Sarkozy répété de post en post, qu'il ne prouve pas bien évidemment puisque c'est faux, S. Fontenelle déssert la gauche (mais fait les affaires de l'extrême gauche et de la droite, udf comprise)....
Quelque part S. Fontenelle roule pour Sarkozy puisque l'extrême gauche ne peut pas prendre le pouvoir....

Écrit par : Jacques Adam | 14/09/2006

Nos médias devraient peut être faire le lien, qui me paraît direct, entre les régimes de retraites du public et la politique salariale dans la fonction publique.

Mais qui le "monde" veut-il convaincre? les fonctionnaires et assimilés savent de quoi il retourne. Une partie de la population est solidaire. Une autre partie les a toujours considéré comme des fainéants assistés et appluadi donc à toute réforme leur faisant perdre leurs "avantages acquits"...

je suis suffisamment vieux pour me souvenir de l'époque où l'on dévalorisait la fonction publique en disant à celui qui voulait l'intégrer: "tu n'auras aucune perspective de carrière, ton salaire ne grimpera pas, ta retraite sera maigre...", l'époque était encore à l'emploi "assuré" pour (presque) tous...

Et puis le temps est passé, l'emploi disparu, et tous ces braves gens, ayant vu leurs espoirs de salaires importants et de carrières formidables disparaître décident donc que ceux dont ils se moquaient il y a quelque temps devraient eux aussi les rejoindre là où ils sont descendus...Evidemment, si tout ca est arrivé, c'est principalement de la responsabilité des fonctionnaires et de leurs régimes exorbitants...Et évidemment, les mesures prises auront une utilité...

On pourrait espérer que ces gens là demanderaient à avoir la même chose que les fonctionnaires, mais non, c'est le contraire: "on est dans la merde, que les autres y soient aussi!"

Il est a combien, l'abattement fiscal pour les frais des journalistes?

Écrit par : bert | 14/09/2006

@ bert

"Il est a combien, l'abattement fiscal pour les frais des journalistes?"

7560 euros.

Écrit par : jeanmarc | 14/09/2006

"Je me demande bien qui, a gauche (pas à l'extrême gauche, hein, mais à gauche) pourrait trouver à redire aux propos de Royal."

à votre avis ?

si le débat sur ses propos ne concerne effectivement QUE l'extrême gauche, c'est une bonne nouvelle ! Le PS a donc officiellement implosé… et l'élection qui s'avance (tion qui s'avance / tion qui s'avance…) retrouve un intérêt inattendu !

merci pour l'info

Écrit par : arno | 14/09/2006

La chronique économique de JC Hollinger sur RTL le 13.09.2006 :

"Le fait du jour : les régimes spéciaux de retraite reviennent sur la sellette.
François Fillon a relancé le débat, mardi, en déclarant dans "Le Parisien", qu'une réforme des régimes spéciaux de retraite figurerait dans le programme de l'U.M.P pour la prochaine législature. L'ancien ministre du Travail sait de quoi il parle : c'est lui qui a mené la dernière réforme des retraites, sauf celle des régimes spéciaux - ceux des cheminots, de la R.A.T.P, de La Poste, ou de la Banque de France. Qui dit régimes spéciaux, dit régimes privilégiés. A la S.N.C.F, l'âge de la retraite, c'est 55 ans et 50, seulement, pour les conducteurs de train. Et vous partez avec 85% de votre dernier salaire : 90%, même, à la Banque de France, contre 50%, en moyenne, pour les salariés du privé qui travaillent donc plus longtemps, ont des pensions de retraite moins élevés et, en tant que contribuables, financent les régimes spéciaux. Si on ne parvient pas à un équilibre entre les salariés du privé, les fonctionnaires et ces régimes spéciaux, on va vers des situations conflictuelles entre les Français. On ne peut pas demander toujours plus aux uns, sans rien demander aux autres. On va donc leur demander plus, car l'avenir de nos retraites n'est toujours pas assuré. Le Conseil d'Orientation des Retraites a fait ses comptes. En 2020, il faudra trouver 18 milliards supplémentaires pour financer nos retraites. Et, en 2050 : 112 milliards, avec l'allongement de la durée de la vie. Partout, on parle de recul de l'âge de la retraite : 66 ans en Espagne, 67 en Allemagne, 68 ans, même, en Grande-Bretagne. Dans ces conditions, les régimes spéciaux ne sont plus justifiables. Mais, quand vous en parlez, surgit le fantôme des grandes grèves de l'hiver 95, quand Alain Juppé avait voulu s'attaquer aux retraites des cheminots, des postiers, des gaziers et des électriciens. Depuis, les gouvernements sont tétanisés. Mais le prochain - qu'il soit de droite ou de gauche - ne pourra pas faire l'impasse sur le sujet. Et si j'ai un conseil à lui donner, c'est de faire vite : il aura un mois pour réformer. Plus on prend son temps, plus les obstacles s'accumulent. Ce n'est pas Jean-Pierre Raffarin qui me contredira."

Notez bien : " Dans ces conditions, les régimes spéciaux ne sont plus justifiables"
Et : "de droite ou de gauche"

Allez tous au régime unique des retraites CHINOISES !
Comme ça plus de déficit.

non mais.

Zgur

Écrit par : Zgur | 14/09/2006

Toujours aussi bon.

Écrit par : Mathieu | 14/09/2006

Pourquoi lorsqu'on évoque les régimes spéciaux, ne parle t'on jamais de la police?
En effet, les fonctionnaires de police aussi partent en retraite à 50 ans...

Écrit par : potemkine | 14/09/2006

Je ferai juste remarquer que si les connards de Marseilles, de Closets et autre Ed (ennui discount) nous enfument, c’est simplement parce que l’on ferme notre gueule. A nous d’écrire un bouquin sur les retraites ! Et discutons ! Laissons-les avaler l’hameçon, et les dégorger ensuite, leur taper dans le clapet, en public cela doit être souverain ! Ha Marseilles, désolé j’ai oublié le dégorgeoir ! Et plus efficace que de réveiller les barbouzes des partouzes de nos impuissants!
Se payer une pute sans culotte et avec les sous de ma retraite !!!!!!
j’vais l’dire au bossus Raffarin, le dernier surfeur de Guéméné dans la vallée du Scorff. Ouais c’est là aussi qu’on la fait ! Mais un ex-premier ministre en intérim.

Écrit par : martingrall | 14/09/2006

@ potemkine

petite précision :

les fonctionnaires de police (gardiens, gradés et officiers) font parti du statut général des retraites mais avec un statut spécial.
les commissaires de police partent eux à 60 ans.

la retraite peut effectivement se prendre à 50 ans et 6 mois mais a condition que le fonctionnaire ait 25 années de service.

mais depuis la précédente réforme des retraites bien peu de fonctionnaires de police partent dès 50 ans et 6 mois puisque l'on applique une décote.

depuis peu meme les fonctionnaire demandent 1 an voir 2 ans de plus s'ils ont des enfants en âge scolaire c'est a dire bien après 55 ans.

ce statut spécial est accordé notamment du fait du non droit de greve.

Écrit par : jeanmarc | 14/09/2006

Excellent ton article, comme souvent. Si tous les journalistes pouvaient ouvrir les yeux grands comme les tiens, les électeurs voteraient différemment c'est certain.
amicalement.

Écrit par : enzo d'aviolo | 14/09/2006

C'est bizarre personne ne parle des militaires. En plus ça serait facile ils n'ont pas le droit de grêve. Retraite pour un adjudant à 46 ans, un major à 56 ans (mis à la porte même si volonté de rester). Et emploi réservé ensuite. Au bout de 15 ans, un militaire peut déjà faire valoir des droits à la retraite.
Je dis, j'dis rien.

Et pour un député et un ministre, elles ressemblent à quoi leurs retraites ?

@ potemkine
Les journalistes du Monde et autres médias ne vont pas se fâcher avec leurs sources d'information quand même.

Écrit par : carole | 14/09/2006

"La vérité, c'est que les Français écoutent Madonna après avoir aimé Elvis et Sinatra, vont comme moi au cinéma voir Miami Vice et revoient avec plaisir le Faucon maltais ou la Liste de Schindler, lisent James Ellroy et relisent comme moi Hemingway, portent des jeans américains, et adorent manger des hamburgers et des pizzas américaines. Rien ne les rend plus fiers que de voir un acteur français dans un film américain ou un musicien français travailler avec les plus grands d'outre-atlantique. Et chaque parent en France rêve d'envoyer son enfant dans une université américaine"

Hein qu'il est beau not Sarko! C'était pour la note d'hier mais il est lent, Pt'its bras ptites jambes, il fait ce qu'il peut! Peu! Mais là c'est Géant!

Écrit par : martingrall | 14/09/2006

Il y a tout de même quelque chose de terrible que l'on oublie pertinemment de relever dans les propos journalistiques de nos chers médias du PPA...
Toujours ils sont à matraquer les noms de Sarko et Pimprenelle, toujours ils parlent de la présidentielle telle qu'ils la veulent, et toujours, comme l'homme du jour du billet, ils parlent des réformes que le candidat (ou futur président pour l'occasion) va mettre en place.

MAIS, il y a un colossal MAIS... Depuis quand dans notre cinquième république (moribonde) le gouvernement et les réformes dépendent-elles de cette élection ?! Ils seraient-i pas en train d'essayer de nous prendre pour des neuneus avec leur fête monarchique pour choisir le futur potentat ?

Le gouvernement et son pouvoir législatif dépendent du Parlement ( vous savez, cette chose qui est censée représenter le peuple, mais en contre-partie est censée marquer la différence entre un régime d'un seul homme et une démocratie).
Alors POURQUOI personne ne remet les choses au point de ce côté là ? La manipulation mentale aurait-elle déjà bien marché et il est acquis que, ô grand jamais, il n'y aura plus de Cohabitation ? (majuscule pour la connotation historique car c'est quelque chose du passé semble-t-il)

Bref, quand on voit ça, il y a de quoi repenser à Desproges disant "c'est un devoir civique de ne pas voter".
Je dirai : oui, à l'élection présidentielle (Mouarf ! que c'est drôle ce mot quand on a affaire à un roi), mais par contre faire chier, pardonnez le mot cru, ce microcosme des élites en pourrissant leur existance avec une cohabitation via la contre-attaque des législatives (je dis ça, mais je reste convaincu que c'est participer à un jeu ridicule qui ne fait que nous enterrer toujours plus)

Aurais-je la prétention d'avoir mis le doigt sur quelque chose d'important ?

Écrit par : Marcel Vincent | 14/09/2006

"Quelque part S. Fontenelle roule pour Sarkozy".
Unique.

Heu... Pour le salaire de Colombani, j'ai un doute.

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 14/09/2006

Mais alors ce que vous nous dites, au fond, c'est qu'en réalité Le Monde n'est pas un journal de centre gauche?!!!!

On tombre de l'armoire

Au fait, qui est Ed l'éditorialiste maqué?

Écrit par : Anaïve | 14/09/2006

@ martingrall

édifiant,
c'est marrant, moi par rapport à ça j'ai tout faux, peut être que j' suis pas française après tout...

Écrit par : céleste | 14/09/2006

Il est vrai que le "débat" est comme d'habitude complètement tronqué parce que présenté d'un point de vue très réducteur.

Pourtant le débat mérite vraiment d'être posé (je ne vais pas me faire des copains, là),
les cotisations sociales sont un salaire, indirect certes, mais un salaire tout de même. Ce qui signifie que le régime général renflouant les régimes particuliers, c'est des salariés qui perçoivent indirectement le salaire des autres!

Par contre, il faut effectivement poser le débat sur la pénibilité. Moi je bosse dans un bureau, j'ai pas d'états d'âmes à bosser jusqu'à 65 ans (ça ferait 44 années de cotis, j'ai commencé à 21 ans), si ça peut permettre à quelqu'un qui a bossé dans le batiment toute sa vie de partir à 55 ans.

Pour répondre à Christian (ce n'est pas personnel, mais comme c'est un argument qui ressort à chaque fois que j'en discute, sans rancune...)
"Chaque situation vécue est le fruit d'un rapport de force social"
Entièrement d'accord, mais il faut aussi reconnaître que certaines branches ont plus de facilités pour négocier. Ce qui amène a des injustices...

" (aujourd'hui appeler à la réduction des retraites de certains pour les aligner sur un niveau plus bas concédé par d'autres signifie que l'on renonce à toute lutte pour tous)"
Les dernières bagarres:
1995: Les syndicats du public se sont carapatés dès qu'ils ont eu l'assurance qu'on ne taperait que sur le privé (je caricature à peine l'impression désastreuse que ces grèves on laissée dans le privé),
2003: Un concert superbement dissonant, des syndicats incapables de se causer, ce qui n'a pas aidé à rétablir un minimum de cohérence dans le débat.
Du coup, on a ouvert un boulevard à la droite!

Et comme on va me ressortir la caricature habituelle puisque je parle de 2003:
la CFDT a fait énormément de propositions (pénibilité du travail, possibilité de partir avant 60 ans pour ceux qui ont commencé tôt). Elle l'a payé très cher!
On n'a pas que des syndicats intelligents, mais on n'a pas non plus que des salariés bien informés.

Pourtant j'étais d'accord avec le titre, désolé pour la suite, me suis un peu enflammé (oops! :) )

Écrit par : yobs | 14/09/2006

Un article sur l'état de l'université, dont je reviens justement:
http://www.liberation.fr/opinions/rebonds/204021.FR.php

Écrit par : Mathieu | 14/09/2006

la deuxième circonstance unique scolie en ligne là

en corps de texte ici :



précis à venir/principe de [glisser-déposer] :


intuition ??? — faire le cerf dans la forêt ; en silhouette avant l'incendie ou au delà de la combe fixant terrible le chasseur à l'arc / il a tué toutes les biches et tous les faons -ou- faire le bœuf dans l'herbe, poser là comme un bœuf dans l'herbe


solidité ??? — dans l'eau les algues comme des langues : qui parle à qui comment?


commodité ??? — profiter de la bibliothèque de son grand-père paysan ; plus tard lui offrir des livres


pudeur ??? — profiter de la bibliothèque de son grand-père paysan ; plus tard lui offrir des livres


lenteur ??? — il descend du poisson, il remonte des légumes


accès ??? — je croise le voisin sous protocole neuroleptique, il a une blessure au front, une verticale rouge, je lui demande ce qui lui est arrivé, il répond (il parle comme s'il était effaré de pouvoir agencer plusieurs syllabes en mots, plusieurs mots en phrases, plusieurs phrases en récits) : "j'étais chez moi, dans le couloir, quand le téléphone a sonné. J'ai couru pour répondre et paf! je me suis cogné à la porte qui était à moitié ouverte, alors moi je dis qu'une porte doit être ouverte ou fermée, non ? quand même!"


vernaculaire ??? — un figuier dans le virage derrière le magnolia à gauche du thuya ; plusieurs tamaris roses dans la descente à droite de la piscine


rapport ??? // segment ??? — une géodésique : ligne la plus courte reliant deux points d'une surface ; ou pas — dans l'espace euclidien, les géodésiques d'une sphère sont des arcs de grands cercles


industrie ??? — pas assez important pour être divulgué : c'est un type qui achète un godemiché


architecture-langage-rapport ??? — je croise le voisin sous protocole neuroleptique, il a une blessure au front, une verticale rouge, je lui demande ce qui lui est arrivé, il répond (il parle comme s'il était effaré de pouvoir agencer plusieurs syllabes en mots, plusieurs mots en phrases, plusieurs phrases en récits) : "j'étais chez moi, dans le couloir, quand le téléphone a sonné. J'ai couru pour répondre et paf! je me suis cogné à la porte qui était à moitié ouverte, et moi je dis qu'une porte doit être ouverte ou fermée, non ? quand même!"


emprunt/référence ??? — comme des vaches en demi-deuil que j'aurais écrit assis sous toi


système cohérent/cohérence ??? — le grand meaulnes : oh ouais! ; -un café dans le hall- ; non! plutôt : c'est portos qui pose une bombe dans un souterrain et se précipite vers la sortie, mais tout en avançant il se demande comment il fait pour mettre un pied devant l'autre, alors il s'arrête pour réfléchir et la bombe explose. Comme il fort il retient le tunnel de s'écrouler sur lui, mais au bout de trois jours il n'en peut plus, lâche et meurt


copie ??? original ??? — comme des vaches en demi-deuil que j'aurais écrit assis sous toi


domestique ??? — j'avais disposé une planche sur le sol du studio, assez près pour envisager sans contorsion superflue le fond, assez loin pour envisager l'entour sans difficulté ; par rebond, ce qui traversait passait par moi — bras ballants mains ouvertes, je gobe [ou alors, de la planche : saunier! ; mais il faut des outils, au moins une perche, une gaule, une hampe, une interface pour copier-coller]


association-rapport ???


invention ??? — comme des vaches en demi-deuil que j'aurais écrit assis sous toi


nouveauté ??? — comme des vaches en demi-deuil que j'aurais écrit assis sous toi


petit ??? — c'est un type qui parle avec son chien. le chien lui dit : "je suis trop petit."


accointance ??? — monocité, franchise, dualité, duplicité, géodésique, plus court chemin vs ligne la plus courte entre deux point : "je ne peux même plus savoir comment tu vas!" — "c'est faux!"


évidence ???


le fait qu'une chose soit la bonne ??? — choisir un melon


le fait que la chose soit la bonne ??? — parfois ma tête comme une chaîne, parfois ma tête pleine de chaînes, je descends dans l'eau trouble


décision ???


choix ???


présent ??? — chez les lions, les mâles peuvent tuer les petits des femelles qu'ils convoitent pour que n'allaitant plus elles ovulent ; de même pour la femelle d'une espèce d'oiseau chez qui, le mâle s'occupant des portées, elle s'assure que disponible il la fécondera


erreur/retour/abandon ??? — ou pas


monstre ??? — à soi-même + montée permanente aux cieux avec tourbillon d'angelots (moineaux babillants ?) dans l'or de la lumière parmi les nuages sucrés ouverts en puits d'appel [le tout vu du carrelage de la cuisine/nef — rome, bien raide, décembre 2003]


oui/1 ??? — ou pas


non/0 ??? — ou pas


oui/0 ??? — ou pas


non/1 ??? — ou pas


duplicité/dualité ???/monocité ??? franchise ??? — ou pas


hospitalité ??? accueil ???


attention/précaution/distance ???


persévérance ??? souffle ??? longueur ???


endurance ???


allure ??? — déploiement d'un point à l'autre ; diversion//disparition


patience ??? — depuis le toit : un rond dans un carré, un rectangle dans une étoile, un triangle dans un triangle


empathie ??? — est-ce sous un pont autoroutier 2x5 voies que vivent le repêcheur de morts et ses enfants au début de l'ami commun de charles dickens ?


risque ??? — depuis le toit : un rond dans un carré, un rectangle dans une étoile, un triangle dans un triangle


exposition ??? — montée permanente aux cieux avec tourbillon d'angelots, moineaux babillants et mille chantres ailés annonçant sa venue dans l'or de la lumière parmi les nuages sucrés ouverts en puits d'appel


rapport ??? — montée permanente aux cieux avec tourbillon d'angelots, moineaux babillants et mille chantres ailés annonçant sa venue dans l'or de la lumière parmi les nuages sucrés ouverts en puits d'appel -ou- ciel vespéral tourmenté (point trop, une simple agitation d'allégeance) le regard droit (et pourtant les yeux semblent vouloir se relever) un sceptre d'or à la main l'autre occupé par un page qui en boutonne le poignet -ou- alors qu'elle fait ceci je fais cela


processus ??? système ??? dispositif ???


homonyme ??? — ou pas


portatif ??? — des deux mains maximum dont une reste libre


le lointain dans l'espace ??? — l'étranger agrippé hargneux à la poignée extérieure du spaceship est en option facultative


le lointain dans le temps ??? — et sa courbure


épigénie ??? épigenèse ??? — l'un dans l'autre, le ver dans le fruit, une architecture d'inclusion, un nouveau papier peint pour la salle de bains, moins/pas de spectacle — du papier peint! moins/pas de spectacle!


épidémicité ??? — bilan comptable, retour en arrière, réfection/invention d'un arbre généalogique, contrôle fiscal, blanc comme neige au soleil dans l'œil


épidanse ??? — au-dessus ; ou même simplement : dessus ; par défaut ; sans morgue ni orgueil, un caillou sur un éléphant [vous voici devenu bien gentil, dit-elle/je vous trouve bien gentil, dit-elle]


modestie ??? — [vous voici devenu bien gentil, dit-elle/je vous trouve bien gentil, dit-elle]


endémie ??? — “Leur morgue […] les préservait de toute sympathie humaine“ (Proust).


géodésique (variables) ??? — toi/moi, pouce/index, main/épaule, accoudoir/sol, pied/pied, anus/genoux, saturne/suzanne, latte/latte, surface/sommet, brin/fleur, joineau/le bua, etc.


[comment j'ai attrapé une mouche en adoptant un déplacement régulier dans la cuisine — montrer la preuve] ???— parce que j'avais observé qu'elle n'était pas sensible aux changements brusques d'affichage sur l'écran de mon powerbook où elle s'était posée et que j'en avais déduit qu'elle s'était habituée au balayage de l'affichage dont l'agitation devait prendre le pas sur celles plus molles du va-et-vient du curseur ou des ouvertures/fermetures des fenêtres et alors que, plus tard, je me trouvais debout à la table de la cuisine à me faire une tartine et que deux d'entre elles volaient au hauteur du plateau dans des zig-zags coutumiers, j'ai commencé à les suivre dans la pièce à leur rythme (qui, si dans les zig-zags eux-mêmes est inhumain, reste tout à fait à notre portée quand on s'en tient aux déplacements des circonvolutions dans le lieu) et comme elles volaient à hauteur du madras que je portais autour de la taille et que j'avais choisi l'hypothèse que les modulations quadrilatères de l'imprimé créaient chez elles le même effet hypnotique que les pixels de l'écran, j'ai attendu qu'une se pose (ce fut ici sur le champ du plateau de la table) et, gardant la même allure, lui présentant sans cesse les carreaux de mon pagne, je me suis placé de sorte que ma main droite puisse se trouver en face d'elle et d'un balancement vif du bras je la saisis alors qu'elle décollait, car je savais qu'une mouche toujours à l'alerte d'un geste vif s'esbigne en décollant vers l'avant


monstre à soi-même — je t'aime ??? — ou pas


littérature ??? — et sa courbure ; la forêt avance


allégeance ??? — comment j'ai attrapé une mouche en adoptant un déplacement régulier dans la cuisine : balayer la terrasse de l'écran en pagne


spectacle ??? — est-ce que je peux vous rappeler dans une vingtaine de minutes ? je suis en rendez-vous. Je finis et je vous rappelle — … — merci beaucoup, je vous rappelle. À tout de suite


---
frédéric
si vous n'en voulez pas, dites
être_danseur
immortel/le/s

Écrit par : Frédéric | 14/09/2006

Bonjour à tous
Je suis un bientôt futur retraité EDF. ( à 55 ans ) et je n'ai pas honte même si je suis conscient que nous sommes privilégiés ( pas par rapport à ceux qui cherchent à nous descendre bien sûr ... il s'en faut de beaucoup )

Deux remarques supplémentaires sur vos réactions que j'approuve globalement :
1 ) quand j'ai fait le choix d'entrer à edf l'age de départ était dans les crières de choix ( avantage ) revenir dessus est une rupture du contrat. Qui l'accepterait ?

2 ) mais le plus important : Si j'étais sur que ce qu'on m'enlèverait contribuerait à améliorer le sort de défavorisés ... je pourrai commencer à accepter. Mais le nivellement par le bas systématique de l'idéologie au pouvoir ( celle du fric ) nous laisse voir ses buts :
- de moins en moins de riches qui sont de plus en plus riches ( et qui le sont pas grace à leur talent mais seulement grace à leur pouvoir )
- de plus en plus de pauvres et de plus en plus pauvres ( et qui ne le sont pas tous
parce qu'ils sont nuls ou fainéants )

On peut compter sur super nico et ses amis ( avec une habileté que je qualifierai de machiavélique et une hypocrisie sans bornes ) pour réveiller les plus bas instincts du peuple.
Ces plus bas instincts sont la peur et l'égoisme ( qui n'est qu'un dérivé de la peur ).

Qui parmi ceux qui ont accès aux médias actionne l'instinct d'amour ( et la tolérance, qui n'est qu'un dérivé de l'amour ) ?
Personne à part quelques " fous " du genre abbé Pierre, Albert Jacquard, Pierre Rhabi ( qui dit fort justement que la croissance n'est pas la solution, mais le problème ) et quelques autres que je remercie d'exister.


Si je pouvais croire que Super Nico et ses amis avaient cela à l'esprit je pourrai ne pas lutter contre leurs idées.
Super Nico peut continuer à faire son spectacle répugnant et aller prendre des leçons de démocratie auprès de Bush, il ne m'inspire que du dégout.

Ci dessous ce que j'écrivais à un mouvement pour le NON au moment du référendum sur l'europe:

Je constate que tous les tenants du Oui commencent à agiter le spectre de la peur ( et ils n'ont pas fini je pense ) :

Jusqu'à Jacques Delors ( que je respecte ) qui prédit un " Cataclysme politique " en cas de non.

Le cataclysme " tout court " n'est il pas déjà dans la situation générale ? N'est elle pas imposée par la pensée unique libérale ?
Moi, " Français moyen " qui ne comprends pas grand chose à la politique, je le crois.

" Les gens " en ont assez de la performance, du pouvoir de l'argent, de l'économie érigée en valeur, des indices boursiers tous les 1/4 heure sur les chaînes " d'information ", des calculs politicards toujours sous tendus par la recherche du pouvoir ( pouvoir de l'argent ou pouvoir tout court ).

D'autres valeurs plus humaines sont nécessaires, c'est vital. Pour que ces valeurs aient une chance d'être rendues " crédibles " il vous appartient d'expliquer et de faire germer les idées suivantes :
Le pouvoir d'achat ( toujours le même pouvoir de l'argent ) ne peut pas être garanti. La seule chose qui peut l'être c'est un partage plus équitable y compris et surtout avec les plus pauvres, en Europe et sur la planète. A partir de là, chacun, je veux dire TOUT UN CHACUN peut espérer subvenir aux besoins matériels essentiels à tout être humain : de la nourriture et un toit. Les autres " besoins matériels " valent ils plus que les valeurs humaines abandonnées par la plupart ?.

Je suis prêt à donner une bonne partie de mon " pouvoir d'achat " SI je suis sûr que le partage sera plus équitable. Si j'en suis sûr, quelle joie de me passer du SUPERFLUS que cette société de consommation nous incite en permanence à considérer comme ESSENTIEL.

Il n'y a selon certaines pensées philisophico religieuses un principe simple : Toute réaction humaine est sous tendue par 1 des 2 ( et seulement 2 ) émotions racine : La peur et l'amour.
C'est bien de cela qu'il s'agit je pense dans le contexte actuel. La peur va continuer d'être insufflée .......massivement, je n'en doute pas.

Qui insufflera l'amour ????

Je suis persuadé que " les gens " ne sont pas foncièrement si égoistes que ça... à condition qu'ils combattent leurs peurs ... qui est leur seul vrai ennemi. Il faut les aider à combattre ces peurs.

Résumé façon Coluche : " choisis ton camp camarade "

Tant pis si je passe à vos yeux avec ces " idées " pour un urluberlu
Tant mieux si mon petit mot vous inspire des arguments. Si vous utilisez ces "idées ", vous avez bien sûr le devoir de ne pas les trahir. Vous seuls le saurez.

Écrit par : milley | 14/09/2006

Quand Colombani, Le boucher, July, Marseille ou Elie Cohen me stigmatisent comme un rétrograde incapable d'évoluer dans ce monde si complexe qui réclame plus de souplesse et d'inventivité, accroché à ses acquis comme une bernique sur son rocher décoré de laminaires, je prends ça comme un compliment et un encouragement à lutter sans faiblesse.

Mais je m'énerve, c'est pas bon pour digérer mon omelette aux oeufs.

Écrit par : Hervé | 14/09/2006

@ Jacques Adam
Je me permets, parce que je suis quand même LE ROI DU TEASING, de vous signaler que je reviendrai ici même, demain, sur "mon amalgame Royal=Sarkozy".
Histoire de préciser un peu ma pensée, en attendant le chèque (assez considérable) que le staff de campagne de Sarko m'envoie chaque semaine avec un petit mot du genre merci-de-rouler-pour-nous-surtout-ne-vous-arrêtez-pas-continuez.

@ qui-de-droit
Arrêtez, avec Fulca, s'il vous plaît.
Je trouve ça moyen.
Je trouve ses commentaires à lui moyens, soyons clairs - je n'adore évidemment pas que ce mec débarque ici tous les deux jours pour me ch... dessus.
Mais bon.
Je trouve ça moyen quand même.
Thanks.

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 14/09/2006

Celeste, et oui si édifiant que son discourt n'est pas disponible sur le site du premier ministre ! Il y a quelque chose sur l’Europe qui met directement Sarko dans les filets.
Il fait de moins en moins rire. Si on n’ets pas content on s’en va ! Bof, lui qu’il y reste !

Yobs
Tout à fait d’accord, ce qui renvoie à la note de Carole 35 ans pour les bidasses ou 15 ans de services militaires 45 ou 25 pour une retraite complète.
Par contre tout change y compris l’armée ! Un gendarme c’est 55 ans ou 57 selon les affectations !

Deux remarques supplémentaires sur vos réactions que j'approuve globalement :
1 ) quand j'ai fait le choix d'entrer à edf l'age de départ était dans les critères de choix ( avantage ) revenir dessus est une rupture du contrat. Qui l'accepterait ?
Personne ! Mais entreprise privatisée plus de contrat de travail.

Écrit par : martingrall | 14/09/2006

sur le fond tout un chacun sait que les privilèges accordés aux uns et refusés au autres sont detestables dans une démocratie
ce n'est pas affirmer ses convictions de gauche que de s'accomoder que les uns bossent jusqu'à 55 ans et les autres jusqu'à 65 ans sans vraiment d'ailleurs en comprendre les raisons aujourd'hui
non plus que les minima de retraites ne soient pas équivalent pour ce qui concerne la retraite de base obligatoire
alors oui le sempiternel argument ! il faut tirer vers le haut plutot que vers le bas...mais l'argument est faible sans rien ajouter derrière comme solutions pour financer la chose !
en soumettant encore plus les revenus du capital oui, sans doute, mais les élus de gauche n'ont rien fait pendant leur gouvernance hélàs sur l eproblème des rertaites
quand on sait que tout doit se préparer au moins 10 ou 15 ans à l'avance
tout était prévisible, les courbes démographiques attestaient du problème
mais il faut bien tout prendre à bras le corps et enfin pouvoir considérer que pour 1 euro de cotisation, chaque salarié d'où qu'il soit, touchera la meme chose sur cet euro une fois à la retraite, qu'il prendra au meme âge
se rend-tton compte vraiment que l'on accepte que les uns bossent 10 ans de plus qu els autres, sans que l'on soit offusqué,
tous les privilèges devraient être supprimés, quelle que soit la solution financièrement tenable
ainsi est-il normal qu'une femme faisant 3 enfants ds la fonction publique puisse partir à la "retraite" après 15 années de travail, en touchant la moitié de sa retraite (cela peut faire un départ à la "retraite" à 45 ans....)
est-il normal que ce privilège soit réservé à ces femmes ? une ouvrière travaillant de nuit et de jour est-elle moins exposée à la pénibilité ?
les cheminots sont-ils plus exposé à la pénibilité que les routiers qui se tapent 6 jours de route à suivre ?
etc...ect...
la notion même de privilège est détestable, certains de ceux ui bénéficient de ces mesures de faveur le reconnaissent eux-memes, il y en a , ce qui me réconcilie un peu avec la réalité de la soi-disante envie d'égalité de traitement des gens de gauche
alors aujourdh'ui voir s'effaroucher les uns et les autres au mot 'réforme' ou "retraite" en criant comme des mouettes me fait bien rigoler et douter du sens des responsabilités des gens

le thème central de la campagne electorale devrait être pour tous les candidats la protection sociale, toute la protection sociale y compris la maladie où déjà les privilèges font rage : les françaisles moins favorisés se soignent moins parce que ça coute de plus en cher



"

Écrit par : lesyeux | 14/09/2006

@Seb
Votre ire est salvatrice
Merci

Au fait E-X-C-E-L-L-E-N-T article sur Le Monde Citoyen
http://lemondecitoyen.com/2006/09/14/assez/


Et puis le lien dans la colonne de gauche vers le site ci-dessus, c'est en option? ;0)

Écrit par : Le Moralisateur Masqué | 14/09/2006

@ Moralisateur Masqué
Justement, je trouve que tu as parlé "un peu" vite (je t'ai répondu), à la fin du commentaire que tu as laissé sur LMC.
On se reprend!

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 14/09/2006

@les yeux

Pas d'accord du tout : les "privilèges" qui ont été accordés à ces cheminots et autres gaziers l'ont été parce que, à l'époque, il fallait donner des contreparties à des agents chargés d'exercer des missions de services publics, avec des inconvénients nombreux (faible mobilité professionnelle, salaires modestes et plafonnés, astreintes, travail le dimanche et jours fériés ...), tout ceci à une époque (soit juste après la libération) où il n'y avait de chômage de masse et où, bosser dans le privé était plus gratifiant et attractif (surtout que le secteur tertiaire se développait à vitesse V.
C'est facile de refaire l'histoire à rebours et d'oublier que les services publics ont des devoirs mais aussi des droits.
Ca ne me gène pas qu'il y ait ces privilèges comme tu dis. Je trouve même qu'il n'y en a pas assez, de ces contreparties en temps, en revenus pour ces milliers d'infirmières qui se crévent la paillasse à soigner des patients nuits et jours, pour ces instit' complètement claquées à 52 ans à force d'enseigner à des classes rétives et à se faire engueuler par les parents d'élèves, pour ces cheminots qui ramènent en métro, à 1 pombe du mat, des fêtards blindés qui dégueuelent sur les banquettes.
Par contre, je veux bien qu'on parle des privilèges fiscaux donnés aux cadres pour échapper à la pression fiscale.

Écrit par : Hervé | 14/09/2006

Je crois bien que j'ai eu une hallu sur votre blog.
Oui, je crois bien.
J'étais persuadée, mais alors ... ma main au feu que sij'menj'vaienenfer, qu'il y avait une note hier sur votre blog, qui m'enjoignais, non mieux! m'ordonnais
de lire un bouquin. Et là je reviens ... rien!
Woalou ...
Mais alors rien ... plus de note sur le bouquin en question.
Je cherche, je cherche ... peau d'balle.
C'est pas l'AJT c'est le LSD.
PS : Vous écrivez décidément très bien

Écrit par : Cécile | 14/09/2006

@ Cécile
Merci!
;)

Aucune hallucination : j'ai expliqué hier (voir les commentaires du billet "Nous sommes tous américains...") que j'avais sucré mes deux derniers billets (des 12 et 13 septembre) dont je n'étais décidément pas (du tout) content, et que j'allais, par ailleurs, bientôt ouvrir ici un coin bibliothèque, avec tous ces foutus bouquins qui font rien qu'à s'empiler partout..
Vous pouvez donc tranquillement continuer à grignoter ces petits champignons roses: ils sont inoffensifs.

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 14/09/2006

@Sebastien Fontenelle
Merci pour l'explication je commençais à douter de ma santé mentale.
Concernant les petits champignons, je crois bien que je vais quand même arrêter car j'ai eu une autre hallu, j'ai lu quelquepart que ... vous ... "rouliez pour Sarko".

Écrit par : Cécile | 14/09/2006

@Sebastien
je t'ai repondu sur LMC
Tu me comprends?
Ne doute pas de moi sur ce sujet STP

Écrit par : Le Moralisateur Masqué | 14/09/2006

@martingrall:
"quand j'ai fait le choix d'entrer à edf l'age de départ était dans les critères de choix ( avantage ) revenir dessus est une rupture du contrat."
Entièrement d'accord... Mais il n'était pas question de rupture de contrat mais de ce que chacun est prêt à mettre dans la balance dans le cadre d'une négo.

En France les négociations se passent au niveau des branches professionnelles. Dans des cas comme celui ci, il faudrait négocier "au dessus" des branches, et que chacun soit prêt à mettre au pot.

[Mode Utopie=On]
- Le gouvernement organise cette négociation et accorde un poids égal à toutes les organisations (càd employeurs et employés sur le même pied)
- Le gouvernement cesse de promettre des allègements de charges à tout va (ou alors les français comprennent enfin qu'à chaque "baisse de charges", ils perdent du salaire indirect et se mettent à raler très fort).
- Les instances patronales acceptent une augmentation de charges
- Les syndicats cherchent un peu plus loin que "pas touche à nos acquis" ou "des sous y'en a dans les poches des patrons"(cette dernière est copyrightée, lue lors des manifestations de 2003. 2nd degré?)
[Mode utopie off]

Dans les vraie vie comment on fait? Promis, si je trouve je me présente aux présidentielles!

Écrit par : Yobs | 14/09/2006

@ LMM
J'ai vu.
Hélas.
J'ai répondu aussi.
Pour moi, fin de la discussion.

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 14/09/2006

Arghhh, je viens de relire mon dernier post... Je crois que je suis en train de virer centriste!!!!!!! Noooooooon!

Écrit par : Yobs | 14/09/2006

Ah, ca, ils savent savamment orchestrer les choses, pour sûr!

Au moment où le petit Nicolas va à New York pour relancer le débat sur la solidarité française à l'égard du rêve américain (ou la fascination française pour la lutte anti-terroriste, je confonds toujours...), voila t'y pas que le boys band d'Oussama sort un clip où on parle de la France dans les paroles!

Je lis Reuters: "Ayman al Zaouahri, le numéro deux d'Al Qaïda, menace directement la France, dans un enregistrement vidéo diffusé le 11 septembre, cinq ans après les attentats de New York et Washington, apprend-on de source autorisée."

(Je vous referais pas la blague de Coluche sur les sources autorisées, hein?)

"L'Egyptien suggère que le GSPC, groupe armé algérien, pourrait frapper en France, selon un passage passé inaperçu de la déclaration, diffusée partiellement sur la chaîne arabophone Al Djazira puis sur internet."

Mince, le passage qui était passé inaperçu, je suis sur qu'ils ne l'ont pas fait exprès, chez Reuters, c'est pas des marrants, ces gens-là...

"La rhétorique anti-française fait rituellement partie des déclarations d'Al Qaïda, mais ce message a été jugé "inquiétant" par un haut magistrat antiterroriste français.
"Même s'il est toujours difficile de faire la part de la propagande ou de l'annonce véritable, il est assez inquiétant d'être désigné comme cela", a-t-il dit sous couvert de l'anonymat."

On se demande un peu pourquoi le magistrat à besoin de se couvrir d'anonymat pour dire de telles évidences, mais plus loin...

"Ils ne sont pas sensibles à cela, ce ne sont pas des diplomates. A cause de l'Afghanistan, de l'affaire du voile, ils nous voient comme des ennemis", a-t-il ajouté."

On comprend mieux qu'il ne veuille pas être nommé, du coup...

"Dans diverses enquêtes en cours sur de supposés projets d'attentats, qui n'ont pas encore été jugés, l'accusation fait état de l'implication du GSPC. La défense conteste ce postulat.
Le gouvernement a pris argument en 2005 de ces dossiers pour faire adopter une législation qui a généralisé la vidéosurveillance, autorisé la police à accéder à des données sensibles de la vie privée hors cadre judiciaire et porté de quatre à six jours la durée maximale de la garde à vue en matière de terrorisme."

Oooooh, mince...Ils supposeraient pas une collusion entre le gouvernement et le GSPC, là, les journalistes? jaloux, va...

PS: Vous vous êtes jamais demandé comment ces gars là pouvaient encore sortir des videos, 5 ans après, alors même qu'à chaque fois, elles ont l'effet inverse de celui qu'ils sont supposés escompter? Leurs videos, elles finissent toujours par arranger les affaires d'élections, de legislation, de justifications diverses...Ca tourne un peu à la farce, tout de même, ces méchants barbus innaccessibles et insaisissables qui s'amusent à faire des clips dans les montagnes...Mais je voudrais pas imaginer des collusions, non plus...

Écrit par : bert | 14/09/2006

@Sébastien
Tout pareil... mais moi avec regret

Écrit par : Le Moralisateur Masqué | 14/09/2006

Yops, Tu as raison! Et dans une societé ordinaire on ne peut rien demander!! que le respect des contrats de travail! le seul problème est que le monde politique n'a jamais su anticiper sur quoi que se soit! Surtout la durée de vie des ayants droits. la durée de vie est de 90 ans! Pour les retraites des salariés privés ils manque 35 millions d'euros il manque 900 milliards d'euros pour les retraites des fonctionnaires. Donc licentiement des salariées de la fonction publique pour payer les retraités sans gonfler les budgets. PB qu'ont-ils fait de l'argent ?

Écrit par : martingrall | 14/09/2006

@Seb
vous avez mon adresse mail pouvez-vous m'expliquer ce qui était insupportable SVP
je souhaite SINCEREMENT comprendre

Écrit par : Le Moralisateur Masqué | 14/09/2006

@ LMM
Ta façon de couper les cheveux en quatre, genre, oui il (Ahmanidjenad) a dit/fait ça, mais ce n'est pas VRAIMENT antisémite, "juste" révisionniste, etc.
Insupportable.
Mais la discussion est close, je le répète.

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 14/09/2006

je te le rappelle
JE NE LE DEFENDS PAS, NI LUI, NI SES PROPOS
J'arrete aussi du moment que ceci est dit

Écrit par : Le Moralisateur Masqué | 14/09/2006

@ LMM
D'accord.
Ca va effectivement beaucoup mieux en le disant!

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 14/09/2006

@Seb
Ommission
étant donné que c'est clair dans ma tête...

Écrit par : Le Moralisateur Masqué | 14/09/2006

@ hervé : c'est tout à fait ce que je disais, je ne dénie absolument pas la pénibilité de certains jobs, mais je dis et maintiens que c'est tout à fait vain de vouloir les opposer à d'autres qui le seraient moins : comment peut-on évaluer la souffrance qu'engendre un job , et la souffrance et la tyranie exacerbée de la hirérachie dans le privé qui pousse les employés à accepter tout et 'nimporte quoi parce qu'elle a le doigt pointé vers la porte ? rien n'est quantifiable, et une ouvrirère bossant à la chaine (eh oui ça existe encore savez-vous ?) une semaine le jour une semaine la nuit, ce n'est pas pénible ? et c'est bien payé ?? plus ou moins qu'une infirmière ? ça veut dire quoi de chercher à opposer les travailleurs les uns contre les autres ? un cheminot ? en quoi son job est-il plus dur qu'un routier international (ou national) du reste ? ou pour les hommes qui bossent ds le batiment ou l'industrie exposés aux produits chimiques ou à des chaleurs infernales tous les étés, comment évaluer tout ça ?
je ne comprends pas tout simplement cette manie de vouloir cloisonner les professions , et de vouloir traiter les hommes et les femmes de façon différente, voilà tout ! d'autant plus que là c e n'est pa s une mince affaire : cesser de bosser à 55 ans ou à 65 ans, ça fait 10 annees d'écart ! confirmez-vous que de trvailler ainsi q ue vous le dites ds la fonction publique par ex justifie ces 10 annees de labeur en moins par rapport aux autres ?
je ne dis pas qu'il faille mettre les régimes spéciaux au niveau du régime général, je dis tout simplement qu'il faut remettre tout le monde au meme niveau , de façon concertée, et surtout qu'un euro cotisé soit payé à la retraite également à tout le monde
voilà tout...

je pense que la revalorisation des salaires pour les pénibilités évoquées serait déjà acceptable
mais la gauche s'y est-elle attelée lorsqu'elle était à la gouvernance ??? bizarement on jette un voile pudique sur cette démission
je vote à gauche depuis tjs et ma première deception e été celle-ci : la gouvernance à vue, quand on sait que tout se prépare à très long terme, surtout dans les projets de protection sociale
mais ce n'est pas un projet porteur n'est-ce pas ? la preuve ! dès qu'on dit retraite ou réforme, on gueule alors qu'il faudrait justement qu'il y ait un brain storming monstre pour proposer.....

Écrit par : lesyeux | 14/09/2006

Putain c'est un régal à lire ton blog... allez je te rajoute à ma liste de liens amis !

Sauf su t'es vraiment réfractaire à étre pointé à partir d'un site Centriste Bayrouiste

J'ai écris un billet sur le sujet (mais bon sans la culture journalistique qui va avec)... j'ai mis en rétrolien dessus !

Écrit par : Farid Taha | 14/09/2006

@lesyeux

La différence de taille c'est que les salariés du privé ont laissé faire tous ceux qui ont voulu rogner et tailler dans leur acquis, notamment le droit à la retraite à 37,5 annuités à taux plein.
Faut savoir ce que l'on veut. Quand on tient a ce que l'on a, on se mobilise pour le garder. Ceux qui chouinent et envient ceux du service public (maintenant, entrer à la poste c'est trés recherché alors qu'il y a 25 ans, c'était dévalorisé ! Guichetier à la SNCF ! C'était la honte) ils me gonflent sérieux.
Alors les agents qui bénéficient de ces régimes spéciaux, je vais te dire qu'ils ne sont pas près de lâcher ces avantages au nom d'une solidarité qui ne s'exerce qu'entre les baisés de l'économie...même s'il faudra immobliser la france entière et écouter encore une fois les pleureuses qui crient à la prise d'otage.

Écrit par : Hervé | 14/09/2006

...".prêts de lâcher"...oouuppsss

Écrit par : Hervé | 14/09/2006

@Céleste,
Je t'invite à lire mon post adressé à Jeanmarc sur le billet d'hier.
Et celui pour Arno.
Nous avons vraiment bcp de points communs.
Amitiés sincères.

Écrit par : corinne | 14/09/2006

@Hervé:
"La différence de taille c'est que les salariés du privé ont laissé faire tous ceux qui ont voulu rogner et tailler dans leur acquis,"

Second degré? J'espère...

Je vais vous expliquer comment ça s'est passé la dernière fois:
Grève très suivie, pas de problèmes de mobilisation (site industriel arrété, plus de production possible)

1 jour de grève, pas de nouvelle du bon dieu,
2 jours de grève, début de contact,
3è jour de grève (je bosse dans l'agroalimentaire=>clients=grande distribution).
"Si on ne reprend pas les livraisons pour demain, on perd le client machin...".

Conclusion: C'est sûr, le patron il serait emmerdé de perdre le client machin, mais beaucoup moins que les 40 pékins qui y auraient laissé leur job!

Pour la petite histoire: Il y a des employés qui étaient pour la poursuite de la grève, mais c'est marrant, j'en ai pas vu un seul dont le job était menacé!

Ma conscience m'interdisant de jouer avec la vie des autres, j'ai lachement voté la reprise...

Écrit par : Yobs | 14/09/2006

salut,

ce n'est pas faire preuve d'un libéralisme débridé que de dire que ce n'est pas normal qu'un conducteur de train puisse partir à 50 ans alors meme que :

- les salariés du privé partent plus tard
- le régime général abonde les régimes particuliers

Donc, je résume : pour permettre aux uns de partir plus tot, ceux qui parte plus tard devront travailler plus longtemps et cotiser plus ?

Je ne trouve pas que c'est monter les catégories de salariés les uns contre les autres, mais rétablir un semblant équilibre somme toute assez républicain.

Pour ceux qui souhaiterait un nivellement par le bas (en clair, tout le monde part à 50 ans), proposez le modèle économique qui va avec. Si ça marche, vous aurez le nobel et la reconnaissance éternelle de vos concitoyens. On aimerait tous partir tot, gagner plus, voire vivre de rentes. Mais le pognon, on le trouve ou ?

Expliquez-moi, sans les anathèmes et excomunications d'usage, SVP.

Écrit par : xolotl | 14/09/2006

ah oui ! evidemment avec une telle mentalité on n'est pas pret de changer les choses surtout avec aussi peu de questionnements...
vous etes l'image meme de l'immobilisme et de l'argument éculé qui doit dater d'arlette laguiller
quel discours, vs n'etes meme pas fichu d'argumenter sur les propos que l'on vous tient en face, sinon à seriner yaka faukon

Écrit par : lesyeux | 14/09/2006

je m'adressais à hervé !!!

Écrit par : lesyeux | 14/09/2006

@xoloti tu n'a pas totalement tord mais pas entièrement raison !

Puisque tu reprends le même schéma qui est proposé par nos "gouvernants" qui cantonnent le débat sur la seule question de la retraite vue par la lorgnette des régimes spéciaux ce qui est assez réducteur... la problématique du travail dans son ensemble est à revoir et pas seulement la ratraite mais le temps de travail les allocations diverses et variées pour travailler ou ne pas travailler etc... Il faut lire l'article que je viens de publier sur mon blog et même si tu ne veux pas te taper tout l'article va à la fin il y a des idées à creuser...

Écrit par : Farid Taha | 14/09/2006

@ sebastien fontenelle

pour le salaire de colombani, voici le rectificatif.

http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/acheter.cgi?offre=ARCHIVES&type_item=ART_ARCH_30J&objet_id=795392

Écrit par : jeanmarc | 14/09/2006

l'argument de ceux qui défendent ces acquis, que je jugerais défendables uniquement si ils pouvaient s'autofinancer (ça c'est le + important), c'est que c'est une goutte d'eau dans la mer des déficits.

Certes.

Il faut revoir plein de choses.

Mais commençons par ça, car c'est scandaleux, c'est immédiatement réformable, et on ne pourra rien construire sans partir d'une base équitable.
Les gens sont d'accord pour réformer, ils voient bien le déséquilibre démographique. Mais ils sont d'accord pour le faire si TOUT LE MONDE s'y met.

Écrit par : xolotl | 14/09/2006

@ Corinne

:-)))

amitiés aussi et j'espère un jour avoir l'occasion de te rencontrer

Écrit par : céleste | 14/09/2006

@les yeux

partager la misère ? Trés peu pour moi. Effectivement, je ne suis pas rocardien et je n'ai pas une sensibilité de catho de gauche.
Heureusement que nos aieuls se sont fait virer souvent, trouer la peau par la police parfois, intimider tout le temps pour que tu puisses avoir tes 5 semaines de congés payés (il a fallu commencer par en obtenir une, faut bien commencer !).

Écrit par : Hervé | 14/09/2006

Pour Yobs et sans aucun esprit polémique :

J'ai écrit :
"quand j'ai fait le choix d'entrer à edf l'age de départ était dans les critères de choix ( avantage ) revenir dessus est une rupture du contrat."

Vous avez écrit :
Entièrement d'accord... Mais il n'était pas question de rupture de contrat mais de ce que chacun est prêt à mettre dans la balance dans le cadre d'une négo.

Complément pas du tout pour pleurer sur mon sort car je ne regrette rien:
1 ) J'avais 24 ans quand je suis entré à EDF. Je ne l'ai pas dit mais je quittai une entreprise et mon arrivée à EDF s'est faite avec salaire divisé par presque 2 ( 1.9 )
Pour la négo, Tout est toujours négociable bien sûr. Pour ma part j 'y suis prêt, la suite de ma contribution le montrait bien je crois. Mais la suite n'a pas fait l'objet de commentaires ( et c'est dommage car je crois que le fond du débat doit être là )

mais négocier avec ceux qui mettent le sujet sur le tapis aujourd'hui et qui sont malhonnêtes .... c'est NON


Cordialement

Écrit par : milley | 14/09/2006

Hé bééééééééé nAAAAANNNN rien n'est négociable!!!!!!!!!!!!!!!!


Sarkozy réformera bien les régimes spéciaux

Nicolas Sarkozy, président de l'UMP, a assuré jeudi, (ici tout de suite ndlr) à propos des régimes spéciaux de retraite, qu'en cas de victoire en 2007, il ferait "la réforme, parce que la réforme doit être faite". "C'est parce que nous aurons tout dit avant que nous ferons tout après", a ajouté le probable candidat à la présidentielle, pour exprimer sa détermination. Il demandera au conseil d'orientation des retraites de "faire un constat" et de "tracer les pistes". "Nous le mettrons en discussion avec les partenaires sociaux", a ajouté Nicolas Sarkozy. A propos de son conseiller politique François Fillon, qui a suscité débats et polémiques en relançant l'idée de l'épineuse réforme de ces régimes spéciaux, il a jugé: "le courage en politique, c'est de dire aux Français la vérité". Dans ce débat, Dominique de Villepin a pris position mercredi en appelant à "à ne pas monter certains Français contre d'autres", et en assurant qu'il n'y avait "pas de projet du gouvernement sur les régimes spéciaux" de retraite.


héhéhéhé ils commencent à se taper dessus.

Écrit par : martingrall | 14/09/2006

28 495,45 € une misère pour vendre son c.. ..... arnet d'adresses, ouf
C'est par mois!
Ha quand même!

Écrit par : martingrall | 14/09/2006

ok hervé ! : tout le monde part à 50 ans , moi je demande pas mieux....
donc j'attends vos plans de financement ! puisque vous etes incapables de répondre à d'autres questions sinon par une pirouette, écoutons vos solutions financières
c'est comme quand on e st en fin de mois sans fric on peut ne plus consommer ou faire comme les riches, consommer, mais alors avec ce que l'on a pas
je ne vous demande pas de partager la misère mais de donner les trucs pour être tous riches et à la retraite à 50 ans, ainsi que vous le préconisez

tant qu'à faire dites nous aussi comment faire pour nous donner un smic à 1800 euros, je voudrais pas faire miséreuse

Écrit par : lesyeux | 14/09/2006

Tout se passe bien?

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 14/09/2006

@ sebastien

non j'ai plus de beurre pour les nouilles !

Écrit par : jeanmarc | 14/09/2006

@ jeanmarc
Ah ben monsieur mange des nouilles!
Ah ben je comprends maintenant pourquoi monsieur est si empressé à défendre les avantages acquis!
Et ça viendra se plaindre!
Ah non j'vous jure...

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 14/09/2006

@xolotl
Bien d'autres inégalités sont autant et même beaucoup, beaucoup plus scandaleuses que celle-ci, et elles sont également immédiatement réformables. De toute façon, ce n'est pas "on remet tout à plat", c'est "c'est toujours les mêmes qui trinquent".

@lesyeux
Le financement? Il passe encore et toujours par une remise en cause du partage actuel entre revenus du travail et revenus du capital.

Écrit par : Mathieu | 14/09/2006

@ Mathieu
Bravo et merci.

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 14/09/2006

"Entre nous et les communistes, il n'y a rien", c'est Malraux qui l'a dit au début d'un discours, pas De Gaulle.

Écrit par : Abie | 14/09/2006

Oui, tout se passe bien mon bon Sébastien. On se frite quelque peu mais où serait le plaisir et l'intérêt sinon.

Écrit par : Hervé | 14/09/2006

@ Xoloti:

En fait, on peut peut être voir les choses différemment:

Tout d'abord, le fait de présenter le régime général comme le "régime de référence" tandis que les "régimes spéciaux" seraient un privilège ou un avantage est selon moi une erreur, au mieux, un positionnement idéologique, pour sûr!

les soi-disants "régimes spéciaux" sont largement pré-existants au régime général de 1945. Ce régime est en fait un régime a minima, un régime "résiduel", qui est à chaque réforme un peu plus limité quant à ses effets, et exagéré quant à ses conditions d'obtention.
Demander une égalisation des régimes revient à faire tout d'abord le constat que les gouvernements successifs ont tout d'abord réduit le plus possible les droits des salariés du privé, puis à exiger que ces réductions doivent être imposées à tous.

Mr Escudier, chercheur au CNRS, a présenté les choses bien mieux que moi, bien que (évidemment) dans l'indifférence générale des médias dominants (et dominés). Son exemple était le suivant: Vouloir ramener les "régimes spéciaux" au niveau du régime général serait comme dire que tout salaire supérieur au SMIC devrait être réduit puisque la norme est le SMIC.

Cette présentation "idéologique" ne concerne pas que les régimes de retraite, tu pourras constater que l'on parle de "cotisations sociales" pour les salariés, et de "charges sociales" pour le patronat...

Les régimes spéciaux représentent je crois 20% des concernés, pour 70 % au régime général, et 10% dans d'autres régimes (non salariés...).

Le problème est encore une fois bien simple. Que faire de la richesse produite? Comment répartir la richesse créée dans un pays? Car d'autres questions sont posées par la réforme du régime des retraites, tel le système de capitalisation qui pourrait remplacer celui de répartition...

Quant à moi, je ne suis pas arc-bouté sur le maintien des régimes spéciaux, si l'on améliore le régime général. Je me refuse à accepter d'imposer aux salariés de travailler le plus longtemps possible, et je voudrais plutôt que l'on améliore encore plus l'ensemble du système social français dans l'intérêt des salariés, et pas de quelques milliardaires. Je préfererais voir 70% de la population vouloir améliorer son régime de retraite plutôt que d'exiger que 20% les rejoigne dans un mauvais système.

Qu'il s'agisse des droits de successions, des pensions et retraites, des salaires, de l'impôt direct, des aides à l'entreprise, l'on constate que toutes les mesures sont prises dans l'intérêt des 10 à 15 % des français les plus riches, sous le fallacieux et infirmé prétexte que si ces gens là sont encore plus à l'aise, ils créeront plus d'emplois (l'on voit le résultat depuis 30 ans) et de richesses (qu'ils n'ont pas l'intention de redistribuer)...

C'est là, je te l'accorde, un positionnement idéologique, que l'on pourrait qualifier aujourd'hui d'extrême gauche, à voir le positionnement du PS actuel. C'est le mien.

Connais-tu ce site:
http://www.inegalites.fr/

des chiffres...

Écrit par : bert | 14/09/2006

Prochain billet ici-même à 00.05.
As usual.

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 14/09/2006

Oui mais! Le plus mieux c'est qu'il y a en France, plus de deux millions de Français, anciens travailleurs qui vivent du minimum social. Leurs employeurs n'ayant jamais fait de déclarations sociales. Rapport de la cours des comptes 2005.

Écrit par : martingrall | 14/09/2006

100% d'accord avec toi Bert.

Écrit par : Mathieu | 14/09/2006

Finalement, en fait, y a pas de blocage! Tout le monde est à peu près prêt à débattre sur les retraites!
Mouarf, Le seul problème c'est que personne ne veut le faire avec l'UMP, en définitive... Rendez vous dans un an, alors!

Merci pour ces échanges,

Yobs

Écrit par : Yobs | 15/09/2006

Il semblerait quun des presupposes ait ete passe sous silence. Comme les salaries du public gagne plus (sur leur retraite) que ceux du prive il faut les appauvrir. Ce serait pas plutot l'inverse qu'il faudrait postuler ???? Tous egaux dans plus de pauvrete ? Ben ouais c'est etrange.

Quant au monde, il devient quotidien de reference mais quelle reference ?

Écrit par : ango | 15/09/2006

@ yobs

Moi, ca me poserait pas de problème de débattre des retraites avec quelqu'un de l'UMP...je crois plutôt que y'a des arguments dont ils (UMP) refusent de débattre. Mias ca me poserait aucun problème, je leur en veux pas, d'être comme ca, à l'UMP, personne n'est parfait, hein?

RDV dans un an? Pourquoi faire? Un débat? Ah, là, j'ai peur qu'on rêve, un peu...

Écrit par : bert | 15/09/2006

En fait c'est pareil que pour l'histoire de "racaille et karcher"... on est tous d'accord sur le constat de départ mais on est pas d'accord avec la manière de procéder.

C'est comme l'histoire de la réforme à Juppé qui est resté droit dans ses bottes pendant que les gens manifestaient dans la rue.

Réformer en hurlant au loup et en se bouchant les oreilles c'est la technique adoptée par l'UMP en disant que ceux qui ne sont aps d'accord avec eux sont nécessairement pour les inégalité: Il y a une espèce de malhonneteté intellectuelle qui discalifie ces gens la d'office.

Ceci dit c'est la même malhonnetteté affichée par certain leader de gauche qui annonce de go qu'il vont "remuer" les syndicat sur la question à la rentrée sans laisser la place au NECESSAIRE débat !

Écrit par : Farid Taha | 15/09/2006

Bonjour,
Je vois qu'il y a quelques agents EDF sur ce site.
Je voudrais ajouter une info qui n'a pas été donnée sur le régime spécial IEG (Industries électriques et Gazières) :
Depuis 1946 jusqu'a il y a environ 2 ans ce régime était financé par les entreprises (EDF, GDF et toutes les entreprises non nationalisées du secteur) c'est a dire qu'il n'y avait pas de caisse de retraite les retraités et les pensionnés étaient payés sur le budget des entreprises au chapitre "charge de personnel" comme les salaires des actifs . Il n'y avait donc pas de "déficit" à combler et le régime général ne contribuait pas au financement des retraites de l'EDF.
Depuis la création de la caisse des industries électrique et gazière ce n'est plus le cas. En contrepartie d'une "soulte" qui est loin de compenser la charge le régime général prend en charge le régime spécial.
1) Avez-vous constaté une diminution du prix de l'électricité et du gaz
2) Ou est passé le fric économisé par ces entreprises qui n'ont plus à payer les pensions ?
3) Peut-être faut-il le chercher dans les dividendes distribués aux actionnaires ?
Alors solidarité avec les autres salariés je peux l'accepter . Solidarité avec les actionnaires NON.

Écrit par : Kimble | 15/09/2006

Cher Sébastien Fontenelle,

Je vous lis avec beaucoup de plaisir, j'aime bien votre ton, le style, et je suis très souvent d'accord avec le propos de vos articles.

La manip' est tellement grosse qu'elle a toutes les chances de passer, sauf qu'il reste un dernier espoir (comme vous le rappelez), le Monde se plante aussi, cf. Balladur Président et le "oui" au TCE gagnant - je passe sur les arguments développés à ces moments là, les mêmes que maintenant.

La cupidité des uns est sans limites, comme le scorpion qui ne peut s'empêcher de piquer la grenouille qui le porte sur son dos pour traverser la rivière, au détriment des autres.

Quels sont les freins que l'on peut tenter de mettre à cette cupidité ? Il me semble que le programme du CNR en 1944 en était un très bel exemple. Mais la cupidité est un moteur extraordinaire, presque irrésistible. Il suffit de voir à quel point les "journalistes" et autres "éditorialistes" des médias dominants ont tous renoncés à exercer leur métier pour devenir de vulgaires et obscènes porte-parole du Medef et de ses représentants de commerce, ceux qui usent du mot "rupture" pour l'appliquer à un contrat social qui fait que l'état a pour devoir d'aider et de protéger les plus faibles.

Dans le programme du CNR, il y avait des propos très importants sur la presse et les "financiers" qui ne doivent pas détenir cette presse. Voyez où nous en sommes aujourd'hui. De presse à paresse, d'enquête à propagande, voilà ce qu'apporte le fait que le Medef soit désormais aux manettes des médias.

Voyez comment cet état cogne sans retenue contre les plus faibles, en usant de la discrimination, de la propagande (merci les "journalistes") et de la stratégie du bouc-émissaire.

Juste un petit détail, mais sans grande importance : pourriez-vous désigner cet "éditorialiste" anonyme du Monde autrement que pas "Ed". Si vous voyez ce que je veux dire...

Cordialement ;-)

Écrit par : edmond K | 16/09/2006

Difficile de dénoncer les procédés que l'on utilise soi-même. Ainsi de l'affirmation péremptoire et non justifié de l'identité Sarkozy-Royal. Où comment dévaluer d'un coup le reste du propos. Invective gauchiste, qui, in fine, profitera à Sarkosy, qui, lui, revendique d'être à droite.

Écrit par : Denis | 17/09/2006

@ Séb

Tiens, tiens, je crois qu'un socialiste avec guillemets vient de passer par ici.

Alors, Denis, c'est quand on revendique d'être à droite qu'on l'est ? C'est celui qu'il dit qui y'est. Bien sûr !

Pauvres socialistes. Pauvre de moi.

Écrit par : Anne | 17/09/2006

Ah j'en connais qui vont pas être déçus par le prochain billet en ligne dans pas trois minutes...

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 18/09/2006

Del-bor, c'est vrai qu'il est à chier ce dessin. Il souligne d'un trait accusateur les poings en l'air des cheminots forcément ancrés à leurs avantages...
Et les drapeaux rouges, le summum de la désinformation. Depuis que je fais des manifs, j'ai jamais vu un seul cortège cégète avec un drapeau rouge dedans.
Je m'en fous c'est nos cortèges les plus beaux.
"Hé bourgeois ! Vois notre poing levé, c'est dans ta face qu'il va retomber. Lacets rouges et regards noirs, violence rouge et colère noire, les couleurs de la classe ouvrière seront, bourgeois, celles de ton enfer.
Violence Rouge ! Colère Noire ! "

A quand des dessins de Nono le Hool à la une du Monde...
@+

Écrit par : Webster | 25/09/2006

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