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21/09/2006

En Rase Campagne

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Ayé.
C'est fait.
Les "socialistes" ont donné leur accord à la privatisation de GDF.

Mais les "socialistes" nous présentent ça comme un rude coup porté à la droite UMP.
Un coup terrible.
Disent les "socialistes".

J'avoue que j'ai un doute.
Je me pose des questions.
Je me demande, par exemple, si les "socialistes" se foutent volontairement de notre gueule, s'ils font ça de propos délibéré, intentionnellement, ou si ça leur est devenu aussi naturel que de respirer?
Vraiment, j'ai un doute.

La semaine dernière, les "socialistes", rappelez-vous, ont déposé, à l'Assemblée, plus de 130.000 amendements, pour faire barrage à la privatisation (camouflée en "fusion") de GDF.
La semaine dernière, Jean-Louis Debré, président (UMP) de l'Assemblée, a, rappelez-vous, pesté (comme seul Jean-Louis Debré sait pester) contre l'"irresponsabilité" des "socialistes", les accusant, excusez du peu, de fouler aux pieds les règles de base de la démocratie parlementaire, au motif, désopilant, que l'examen de ces dizaines de milliers d'amendements demanderait au bas mot une décennie.

Précisément, c'était le but.
L'objectif des "socialistes", c'était justement de retarder le vote sur le projet de loi scélérat dont l'article 10 prévoit la privatisation de GDF.
De le retarder jusqu'au mois de juin, par exemple.
Après la présidentielle.
Jean-Marc Ayrault, qui préside le groupe "socialiste" à l'Assemblée: "Cette privatisation décidée sur un coin de table porte atteinte à l'indépendance énergétique et va provoquer une flambée des tarifs. C'est aux Français d'en décider aux élections, pas à un gouvernement en bout de course".
Bravo, Jean-Marc Ayrault.
CLAP! CLAP! CLAP! CLAP! CLAP!

Vraiment sur ce coup-là, j'étais plutôt bien disposé, une fois n'est pas coutume, à l'égard des "socialistes".
Pour une fois que les "socialistes" s'opposent à une privatisation, me disais-je en substance, il ferait beau voir qu'on fasse la fine bouche.

Er-reur fa-tale!!!

Règle numéro 1: ne JAMAIS se laisser aller au moindre commencement de plus mince début d'espoir que des "socialistes" puissent témoigner d'une quelconque hostilité, même subreptice, au libéralisme.

Règle numéro 2: JAMAIS!

Hier matin, dans "Libération", gros titre: "GDF: la gauche remballe ses amendements; l'UMP son 49-3".
Détails: "Les responsables de l'opposition et de la majorité sont tombés d'accord pour clore les débats sur le texte organisant la privatisation de GDF dans la nuit du mercredi 27 au jeudi 28 septembre, et fixer le vote solennel au 3 octobre".
Le 28 septembre, attendez que je compte sur mes doigts, c'est dans sept jours, ça, non?
La droite sera toujours majoritaire à l'Assemblée, dans sept jours, hein?
Et le 3 octobre aussi, pas vrai?
Donc, la privatisation de GDF est pour le mois prochain.

Je résume:
1) Les "socialistes" nous promettent: "On va pas laisser passer une telle scélératesse. Pas ça. Pas nous. Promis, juré, craché. Ptou, ptou. No. Fucking. Way".
2) Huit jours plus tard, les mêmes: "Finalement, si. On va laisser faire. Ca. Nous".
Entretemps Jean-Marc Ayrault s'est rallié aux vues de Jean-Louis Debré: le même qui estimait que "les Français" devaient "décider aux élections" a soudain conscience "que la bataille d'amendements est mal comprise par l'opinion", nous dit "Le Monde". (Il tient ça d'où, Jean-Marc Ayrault? Il a une ligne directe avec "l'opinion"? Ben faut la faire vérifier: y a de la friture).

C'est déjà beaucoup.
Ce n'est bien sûr ni très nouveau, ni (donc) très surprenant, chez des gens dont le hobby, aussi longtemps qu'ils ont été au pouvoir, a quand même été de privatiser à peu près tout ce qui pouvait l'être - au grand dam d'Alain Juppé, qui en a conçu quelque jalousie, mais pour la plus grande - quoique brève - joie de Silvio Berlusconi.
Mais c'est déjà beaucoup.

Cependant il y a mieux, ou pis, selon que vous envisagez, ou non, de prendre avec (un peu d')humour tout de même cette énième trahison des "socialistes" en rase campagne: cette fois, pris d'une espèce de folie, non seulement ils font une haie d'honneur à la droite, mais ILS S'EN VANTENT!

Voyez, nous disent-ils, comment on l'a niqué, le Sarko.

Voyons, en effet.
"Ce scénario de sortie de crise, fruit d'un accord inédit entre le PS et les chiraquiens, se fait sur le dos des sarkozystes. Ces derniers vont en effet devoir approuver une privatisation de GDF dont Nicolas Sarkozy avait promis deux ans plus tôt qu'elle était exclue".
Nous explique "Le Monde".
Et donc, les "troupes" de Sarko "vont devoir voter le texte, pour ne pas donner prise aux accusations de division, de rupture de la solidarité gouvernementale".

Ah, d'accoooord!
Ils ont VRAIMENT niqué Sarko et ses "troupes", alors, les "socialistes"!
Pensez!
Ils ont carrément obligé ces gens de l'UMP à voter POUR une privatisation!

Dans "Libé", Alain Vidalies, député P"S", confirme le gigantisme du génie "socialiste": "Tout le monde souhaitait un vote sauf les sarkozystes. Depuis vendredi, ce sont eux qui font traîner les débats. Il est bon qu'un texte de cette importance se termine par un vote, de sorte que les Français sachent qui pense quoi".
Putain, les fins stratèges que c'est, au Parti "socialiste"!
(Heu, Alain Vidalies? Quand vous dites que "tout le monde souhaitait un vote", vos mots dépassent votre pensée, n'est-ce pas? Vous voulez dire: "Tout le monde souhaitait un vote, SAUF Jean-Marc Ayrault qui souhaitait, lui, que les Français décident aux élections" - n'est-ce pas?)

J'ai un doute.
Est-ce que les "socialistes" ont VRAIMENT l'impression de faire de la grande politique, dans ces moments-là?
Quand ils choisissent - disent-ils - de piéger Sarkozy plutôt que d'empêcher la privatisation de GDF?

Est-ce que les "socialistes" croient vraiment faire de la peine aux mecs de l'UMP, en les obligeant à se prononcer en faveur d'une privatisation?

Est-ce que les "socialistes", s'ils n'ont rien d'autre à foutre dans la vie que de nous prendre pour des abrutis, ne feraient pas mieux, pour être vraiment cohérents, d'appeler tout de suite à voter Chirac, ou Villepin?
Histoire de porter un rude coup à Sarkozy?



NB: L'illustration du jour vient de la couverture d'un bouquin drolatique et pas cher (du tout), dont l'auteur, je cite, "a toujours témoigné au retour possible de la croissance une certaine indifférence coupable". ("L'Offensive Du Traître", par Alassane Fingerweig, L'Insomniaque, 1 euro).

Commentaires

quelles sont vos propositions?

Écrit par : DANS LA SUITE | 21/09/2006

Ben là je me proposais justement d'aller me coucher.
Vu l'heure, je me suis répondu oui.

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 21/09/2006

Le passage qui va suivre est extrait de "Réussir ensemble le changement", le projet des "socialistes" pour la France (soit le désormais célèbre "petit livre rose" préfacé par Deng Xioping ;-))))

Extrait :
Nous réintroduirons le CONTROLE PUBLIC à 100 % d’EDF et mettrons en place un POLE PUBLIC DE L'ENERGIE entre EDF et GDF – DONT NOUS REFUSONS LA PRIVATISATION -. Nous refuserons les coupures de courant pour les plus démunis.

Nous demanderons un nouveau DEBAT européen AVANT TOUTE MISE EN CONCURRENCE de l’électricité pour les particuliers ; nous réclamerons une évaluation préalable des hausses importantes pratiquées PAR LA MISE EN CONCURRENCE pour les entreprises. NOTEZ LE FLAGRANT DELIT D'ENFUMAGE - PASSAGES EN MAJUSCULES - DANS CETTE DERNIERE PHRASE. ET DE MANIERE GENERALE SUR LA TOTALITE DE L'EXTRAIT LE DELIRE FLAGRANT DE FOUTAGE DE GUEULE - L'AIR DE RIEN EN PASSANT - QUE NE RENIERAIT CERTES PAS JEAN-MARC AYRAULT...
M'EST AVIS.

"Réussir ensemble le changement" (1er juillet 2006). Tiens, tiens, c'est marrant, ça rime avec "Présider autrement" (21 avril 2002)... Marrant.

Écrit par : Pyrom-Anne | 21/09/2006

vous vous couchez devant les propositions?
- bad joke! no way!

Écrit par : clanique | 21/09/2006

Là il est carrément nul ton billet, tu faiblis.

T'aurais préféré quoi que la gauche laissent la porte ouverte au 49-3 ?
Parce que bien sûr, le débat n'aurait pas retardé jusqu'au mois de juin mais tout simplement écourté.

Écrit par : Richard ... | 21/09/2006

Extraits du discours de François Hollande à Lens le samedi 16 septembre dernier

Nous devons mesurer l’enjeu. Il ne s’agit pas simplement de désigner l’un ou l’une d’entre nous [...] il s’agit de donner à l’Europe une relance vers son projet politique et au monde une STABILITE (AU FAIT, FRANCOIS, POURRAIS-TU NOUS RAPPELER EN PASSANT QUI LE DESTABILISE, LE MONDE ?). Rendez-vous compte de ce que va être votre choix d’abord comme socialistes, ensuite comme citoyens : donner un nouveau Président à la France, donner une nouvelle majorité à la France. Nous sommes les militants du changement [...]

Prenez simplement conscience que l’adversaire, c’est la droite, toute la droite et pas simplement son champion. Une droite qui n’aura jamais été autant identifiée aux FORCES DE L'ARGENT. C’est vrai que ce n’est pas tout à fait un hasard si, pour conclure l’université du MEDEF, c’est le Président de l’UMP qui s’est chargé de la besogne. C’est leur candidat. Plus que jamais, le candidat de la droite est le candidat des FORCES DE L'ARGENT.

Il (Nicolas Sarkozy) est d’ailleurs, en matière de promesses et pas simplement en cela, un « continuateur » de Jacques Chirac. Il est aussi un « CONTINUATEUR» DE PROMESSES NON TENUES. Regardez l’exemple d’EDF. Comme Ministre de l’Economie et des Finances, il avait promis que pour EDF et GDF, foi de Nicolas Sarkozy (il aurait dû dire foi de Jacques Chirac, su été la même chose), il ne sera jamais question de baisser la participation de l’Etat en dessous du seuil fatidique de 70 %. Et là, en ce moment même, le gouvernement dans lequel il figure avec Jacques Chirac comme Président de la République, présente, discute un projet qui ne vise qu’à descendre la participation de l’Etat de 70 % à 30 % ! Voilà ce qu’est une promesse de Nicolas Sarkozy : elle ne vaut pas deux ans.

Mais, en 2004, il avait, pour convaincre les syndicats des deux entreprises de sa bonne foi, fait une nouvelle promesse : jamais il ne sera touché aux régimes de retraite de GDF et d’EDF. C’était la condition même de son projet d’ouverture du capital. Il l’avait même fait inscrire dans les principes de la loi. Regardez. Aujourd’hui, c’est le même qui, par provocation, par calcul, pour mobiliser ce qu’il croit être son électorat, annonce qu’il va y avoir la destruction des régimes spéciaux des retraites. NON PAS QU'IL NE FAILLE PAS REVOIR CES REGIMES (BA TIENS !), non pas qu’il ne faille pas HARMONISER [...] (HARMONIA MUNDI ?)

Dans ce combat-là, nous disposons d’atouts solides : d’abord le socle de nos réussites communes depuis 1981 avec François Mitterrand puis avec Lionel Jospin. PERSONNE N'A OUBLIE. Ni ce que nous avons fait, NI CE QUE NOUS N'AVONS PAS FAIT (POUR AVOIR UN APERCU PENSEZ A LA REVOLTE DE NOVEMBRE 2005 PAR EXEMPLE). PERSONNE N'A OUBLIE (ET NOVEMBRE APPROCHE). Et, en même temps, tout le monde reconnaît qu’il y a une différence entre la gauche et la droite ; que la gauche CONSTRUIT, que la gauche AVANCE (BIEN SUR, BIEN SUR !); que la droite détruit, que la droite régresse. C’est le premier atout. [...]

Le projet est un contrat avec le pays ; faut-il encore que ce contrat soit validé, regardé comme étant une PERSPECTIVE D'AVENIR (DESIR D'AVENIR ?). Nous posons ce principe : le projet des socialistes, c’est la réussite pour tous et pas simplement pour quelques-uns. La réussite du pays, mais avec l’Europe. La réussite de l’Europe, enfin, mais dans un monde régulé, DOMINE (OH LE JOLI PETIT MOT QUI EN DIT LONG !) par la démocratie. [...]

Mais, nous ne sommes pas là uniquement pour répondre aux revendications immédiates. Nous ne sommes pas une organisation syndicale, même si nous les respectons. Nous sommes un grand parti politique, capable de répondre comme il pourra, dans LE MONDE TEL QU'IL EST (ET TEL QUE NOUS VOULONS QU'IL RESTE ?) et avec des marges de manœuvre qui ne seront PAS CONSIDERABLES (MERCI DE PREVENIR!), mais avec la volonté qui sera la nôtre d’APAISER (PARCE QUE RESORBER... NON ?) les souffrances [...] Et, nous n’aurons qu’une méthode : LA DEMOCRATIE (CONTRE LES FORCES DU MAL ?)

Prenez conscience qu’il ne s’agit pas là simplement d’une précaution, d’une formule. S’il n’y a pas un changement démocratique dans notre pays pour les institutions, pour la décentralisation, pour le dialogue social, pour la démocratie sociale – Y COMPRIS DANS SA VERSION CITOYENNE, PARTICIPATIVE (PARCE QUE LA 6e REPUBLIQUE ?... OK, JE SORS !)-, il n’y a pas de succès possible, même pour la gauche. Car la gauche ne peut pas se loger dans les institutions telles qu’elles sont de la Vè République. Elle a besoin de s’ouvrir, de FAIRE PARTICIPER (D'AILLEURS, L'IMPORTANT, C'EST DE PARTICIPER, NON ?), de faire confiance, de partager.
C’est pourquoi nous sommes pour un changement profond des règles de la démocratie sociale. Les syndicats doivent trouver toute leur place ; n’en ayons pas peur ; ils ne seront pas nos alliés, mais ils seront CO-RESPONSABLES DU CHANGEMENT (OUH OUH FRANCOIS CHEREQUE !) que nous engagerons au lendemain de 2007.

Internationalistes, parce qu’il faudra aussi sur la question des échanges, du commerce, poser nous aussi les normes de droit du travail, de sécurité, d’environnement sans lesquelles il n’y aura pas de SAINE CONCURRENCE –concurrence que nous acceptons parce que nous sommes capables en France de RELEVER (DANS LE SENS AMPLIFIER, ACCENTUER ? JE CHAUFFE ?) le défi de la mondialisation [...]

- Le partage entre l’Etat et le marché. Nous avons, depuis longtemps, accepté le marché. Nous savons qu’il n’y a pas d’économie forte sans qu’il y ait CONCURRENCE, DYNAMISME des entreprises et même n'ayons pas peur de le dire… PROFITS. Tout l’enjeu donc, c’est la redistribution (PARTIE DU DISCOURS QUASI INAUDIBLE, JE TIENS A LE FAIRE REMARQUER). Mais, en même temps, il faut que L'ETAT AIT SA PLACE (TOUTE PETITE PLACE) dans des domaines qui doivent échapper aux règles du marché. C’est pourquoi, sur la santé, sur l’Education, sur l’environnement et SUR L'ENERGIE, nous affirmons la nécessité d’un SECTEUR PUBLIC, collectif, parfois étatique, parfois local. Ces biens-là doivent échapper à la logique marchande, ils doivent être collectifs. Et, être socialiste, c’est considérer qu’il y a des biens, des entreprises qui ne peuvent pas être soumis aux règles du marché. On le dira autant de fois qu’il sera nécessaire de le dire. (OUI, OUI, AUTANT DE FOIS !GENIALE LA PIROUETTE, NON ?!!)

Nous avons voulu, et depuis longtemps, que le choix des adhérents soit celui qui vaille pour désigner notre candidat(e). IL NE FAUT PAS AVOIR PEUR DE CE VOTE (MAIS, MAIS, QUI A PARLE DE FRAUDES ?) ; il faut au contraire faire en sorte qu’il puisse rehausser même le prestige du Parti socialiste et la valeur de celui ou celle qui sera désigné(e) par nous ; à la condition, bien sûr, que nous fassions en sorte de ne RIEN ABAISSER, de ne RIEN DISQUALIFIER (GENRE, TA FEMME ?). Tous les arguments qui seront utilisés et qui ne seront pas sur le débat, sur les idées mais sur les personnes seront un jour utilisés par la droite contre le candidat une fois qu’il sera choisi. [...]

J’ai confiance parce que notre victoire sera collective. Ce ne sera pas simplement un homme ou une femme, mais une équipe, une coalition, un Parti. Et le Parti jouera le rôle majeur dans cette élection. Le Parti, parce qu’il aura décidé de son projet. Le Parti, parce qu’il aura décidé avec vous du candidat ou de la candidate socialiste. C’EST LE PARTI, avec le ou la candidate et ensuite l’ensemble des élus du Parti socialiste, QUI JOUERA LE ROLE MAJEUR DANS CETTE CAMPAGNE. SOYEZ EN FIERS. (PARTI/SOYEZ-EN : CHERCHEZ L'ERREUR !)

Écrit par : Pyrom-Anne | 21/09/2006

Les tonnes d'amendements passent mal dans l'opinion alors ils abandonnent l'opposition à la privatisation...quel courage politique vraiment...

Quant on entend leur positions sur la guerre au liban ou l'insecurité ou l'mmigration le ps est en train de basculer à droite

Écrit par : kotédiwa | 21/09/2006

Et si l'andonnisme c'est leur petit plaisir aux socialistes... à moins que ce soit un coitus interruptus ?

Écrit par : Farid TAHA | 21/09/2006

"T'aurais préféré quoi que la gauche laissent la porte ouverte au 49-3 ?
Parce que bien sûr, le débat n'aurait pas retardé jusqu'au mois de juin mais tout simplement écourté."

Ben ouais, c'est vrai : t'imagine un peu la honte.
un 49.3 et le débat se serait arrêté.

C'est pas comme là...

Écrit par : leopold trepper | 21/09/2006

Pas d'accord,
En mettant l'UMP face à ses responsabilités, en ne lui donnant aucune excuse, le PS pourra démontrer son opposition au projet et pas au 49.3 dans les urnes...
Et cerise sur le gateau, le PS balaye les accusations d'irresponsabilité qui lui pendaient au nez...
Bien joué....

Écrit par : olivier de melgueil | 21/09/2006

@Sébastien Fontenelle:

Alors là c'est marrant mais j'ai eu exactement la même réaction que vous en apprenant cet accord PS / majorité.
Du coup je me suis interrgoé sur les 2 points suivants:
1- les socialistes se rendent-ils compte que les français vont vite comprendre qu'on les prend pour des crétins ? (Bon d'accord personne n'a lu le programme PS qui est en total contradiction avec cet accord parlementaire, mais personne ne s'attendait non plus à ce qu'il lâchent prise aussi facilement sur ce débat crucial)
2- les socialistes se rendent-ils compte qu'avec ce genre d'arrangement ils vont (encore) perdre les élections l'année prochaine.

J'imagine déjà leurs réactions l'été prochain quand ils feront le bilan de leur défaite: "Ben merde on a (encore) perdu les élections !!! Pourtant on avait envoyé un signal fort en essayant de niquer les sarkozystes... comprends pô..."

Du coup il ne reste que la rue pour empêcher ça ou bien ??

Écrit par : Sigher | 21/09/2006

L'incompétance sacrée par je suis L'élu(e) du peuple! n'a pas encore assez fait long feu!

Écrit par : martingrall | 21/09/2006

Les socialistes sont cohérents. Partisans de la privatisation entre 1997 et 2002, avec Fabius et Strauss-Kahn qui l'ont dit tous les deux, le premier en public, le second dans un bouquin, avec Jospin dans les sommets européens, leur opposition initiale au projet de fusion était purement tactique (politicien quoi), le temps de montrer à l'"opinion" qu'ils représentent bien une opposition.

Ils sont probablement contents que la droite fasse le "sale boulot" à leur place : pris dans le piège européen (qu'ils ont eux-mêmes mis en place), ils savent bien que les gouvernements et les parlements doivent à présent se couler dans le moule, les députés ne servent d'ailleurs pratiquement plus qu'à ça : adapter les lois françaises aux directives européennes, s'étriper lors des séances du mercredi (faire semblant de s'opposer), la seule marge de manoeuvre étant l'adoption de lois sociétales qui ne mangent pas de pain (mariage, adoption, tabac, etc.).

Le seul atout du PS est l'adjectif "socialiste" ; mot magique qui laisse entrevoir des lendemains qui chantent, Jaurès, Front populaire, Mitterrand (période 81-83). Pour le reste, un seul but les anime tous : aller au pouvoir, avoir une super paye, être appelé Monsieur le ministre, avoir une voiture de fonction, une super retraite, etc. Impossible d'accéder à ces rives délicieuses si l'on s'oppose au capitalisme. La palinodie de Montebourg s'explique : la vie est courte, le compteur tourne, le bonhomme a saisi l'opportunité.

Bien naïfs sont ceux qui espèrent qu'une fois arrivés au pouvoir les socialistes renationaliseront EDF et GDF, supprimeront les lois Fillon (retraites et éducation), les lois Sarkozy sur la sécurité. En accompagnateurs obligés des politiques européennes, ils iront plus loin. À eux de faire avaler les derniers grumeaux :

* la libéralisation du rail, tremblez abonnés du travail, plus de tarifs préférentiels, sauf pour les très pauvres !

* le démantèlement des statuts de la Fonction publique, tremblez professeurs, 35 h de présence dans les établissements (promesse de Royal), recrutements par les proviseurs !

* la réforme définitive des retraites, pas dans le sens attendu bien sûr !

* l'adoption par le parlement du traité européen.

Abstention !

Écrit par : bruno | 21/09/2006

L'analyse de Bruno est d'une rare lucidité. On ne saurait mieux expliquer l'hypocrisie "socialiste" et le sens de l'Histoire que nous risquons de vivre à échéance très courte parce que nos représentants de droite (ils ne s'en cachent pas, eux), et de gauche (ils pensent vraiment continuer à nous berner longtemps ? Faudrait leur dire qu'on a définitivement arrêté de marcher le 29 mai 2005...) ont effectivement un oeil sur le compteur : le leur, celui d'une élite seulement préoccupée de la pérennité de son rang. Et croyez bien que cela les occupe déjà à plein temps.

Écrit par : Pyrom-Anne | 21/09/2006

@ leopold trepper
J'allais le dire!
:-)))))))))))))))))))

@ Pyrom-Anne + bruno
Pareil.

(J'ai décidé de pas trop me fouler dans mes commentaires, ce matin...)

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 21/09/2006

Bon écoutez bande de moules! Il n'y a qu'une seule manière possible de gouverner la france. La droite gouverne la france de la seule manière qui soit. La droite, comme la jeunesse d'aujourd'hui et les socialistes, est réaliste (réaliste ça veut dire qu'on en a plus rien à branler des africains qui crèvent la dalle et que si on refaisait aujourd'hui l'opération "chaque élève apporte son kilo de riz à l'école" les p'tits zafricains ils pourraient se la mettre derrière l'oreille.)

Comme la droite gouverne la france de la seule manière possible (la manière réaliste) elle va bientot nous annoncer qu'il ne sert plus à rien de mettre en place des élections puisque la manière de gouverner la france ne peut pas être changée.

Donc si jamais il y a quand même des élections en 2007, ne vous laissez pas avoir. Ne gaspillez pas votre essence pour aller à la mairie. Ne votez pas. De toute façon ça changera rien!

Merci la droite de nous expliquer clairement la situation et de nous faire encore croire en la démocratie.

Écrit par : Jean François CoppéTamère | 21/09/2006

Vivement que la logique ultra-libérale aille jusqu'au bout qu'on puisse enfin en tirer un principe de précaution : les services vitaux d'un pays ne doivent jamais être laissé au main du marché sous peine de voir le service se dégrader.

Exemple en angleterre : "Le gouvernement de Tony Blair a décidé de placer à nouveau la maintenance des lignes de chemin de fer britanniques sous la tutelle de l’État. Depuis 1994, celle-ci était gérée par l’entreprise publique Network Rail, mais elle louait les services de sous-traitants privés. En proie à la libre concurrence, ces sociétés cherchaient avant tout à minimiser leurs coûts, au détriment de la sécurité."

Écrit par : Apiai | 21/09/2006

C'est bizarre cette idée qui veut que le PS soit l'ennemi du libéralisme. C'est EXACTEMENT LE CONTRAIRE. Dans les faits, la social-démocratie a fait bien plus pour le libéralisme que la droite classique.

Doit-on rappeler que Pascal Lamy, directeur de l'OMC est membre du PS ? Que les propositions les plus dures en matière de libéralisme sont faites par des commissaires européens PS et approuvées par des parlementaires européens PS. Que la moitié des grands patrons ont des liens avec le PS ? Que la moitié des privatisations ont été organisées par le PS ? Et que dire de DSK qui se définit comme "social libéral" (hu hu)

Pour qui voter en 2007 ? Socialopes ou libéraputes ?

Écrit par : Foxapoildur | 21/09/2006

@ Bruno

excellente analyse!

parfaitement complétée par Pyrom-Anne

Qu'en est-il des lendemains qui chantent?

Dans la cadre des grandes privations internationales: une, symbolique, le gouvernement indien veut privatiser le Indian Railways, la plus important employeur du monde, 60 000km de voies 1,6 million de salariés.
et qui marche!

Écrit par : céleste | 21/09/2006

@ Apiai

"Vivement que la logique ultra-libérale aille jusqu'au bout qu'on puisse enfin en tirer un principe de précaution"

PAS D'ACCORD.

C'est pas parce que je me surnomme Pyrom-Anne que j'aime jouer avec le feu.
Ce sont les ors de la Ve République qu'il faut brûler, pas le peu de marge de manoeuvre qu'il nous reste.

Et puis quitte à en tirer un principe, autant que ce soit un principe de révolution, pas de précaution. D'ailleurs, c'est définitivement d'action dont on a aujourd'hui besoin.

En attendant, je préconise 2/3 choses : l'expression libre, rageuse et iconoclaste sur les blogs, la rue pendant des mois (début programmé pour octobre-novembre, je pense) et cette fois-ci j'aimerais bien que les gens adhèrent massivement à mon idée de camper devant l'Elysée en exigeant un changement de République, et parallèlement bien sûr une bonne révolte qui sent le soufre avec effet domino mais si possible cette fois-ci d'abord dans les quartiers d'affaires de Paris et bien sûr partout en province et en outre-mer.

Voilà, ça, c'est un beau programme SOCIALISTE.

Écrit par : Pyrom-Anne | 21/09/2006

Je me demande si le maintien des amendements aurait pu retarder l'adoption du projet de loi jusqu'"après la présidentielle"

Écrit par : Mathieu | 21/09/2006

quand je pense qu'un électeur du PS se fait encore traiter de Sale Gauchisss'…

on vit une époque formidable !

Écrit par : arno | 21/09/2006

DERNIERE MINUTE

L'opposition reprend sa "guerilla" contre le texte GDF
[2006-09-21 12:35]

PARIS (Reuters) - L'opposition a repris à l'Assemblée nationale sa "guerilla" contre le projet de loi qui prévoit la privatisation de Gaz de France en vue de sa fusion avec le groupe Suez.

L'opposition a défendu pied à pied chacun de ses amendements et a contesté l'existence d'un accord avec l'UMP prévoyant la fin de l'examen de ce texte le 28 septembre et un vote le 3 octobre.

"Il n'y a aucun accord", a affirmé François Brottes, porte-parole du groupe socialiste dans ce débat.

"Ne faisons pas de faux procès, nous avons seulement essayé d'organiser les débats", lui a répondu Jean-Louis Debré, le président de l'Assemblée.

Jean-Louis Debré avait annoncé mardi que les présidents de groupe s'étaient mis d'accord sur ce calendrier.

Cet "accord" a été vivement critiqué par plusieurs députés socialistes, notamment les "fabusiens", et par plusieurs de leurs collègues communistes qui entendent "poursuivre la bataille contre ce texte dangereux".

L'opposition a également insisté auprès du gouvernement et de la commission des Affaires économiques pour obtenir copie de la réponse de GDF à la lettre de griefs du 19 août de la Commission européenne.

Alors que se poursuit cahin-caha l'examen de ce projet de loi, le gouvernement belge a fait savoir qu'il demandait que GDF et Suez affinent leurs solutions afin de mieux répondre aux problèmes de concurrence que poserait la fusion des deux groupes.

De son côté, la Commission européenne a annoncé avoir reporté au 17 novembre la date limite pour l'examen du projet de loi après les propositions remises la veille par les deux groupes français.

Le ministre français de l'Economie, Thierry Breton, a affirmé jeudi sur i-Télé que ne pas voter son projet de loi ouvrirait la voie "au libéralisme le plus dur" en matière de tarifs.

Les députés ont engagé jeudi en fin de matinée l'examen de l'article 6 du projet de loi qui en compte dix-sept.

La tension risque de monter d'un cran lorsque sera abordé l'article 10, celui qui permet la privatisation de GDF.

Sur les 137.500 amendements déposés sur ce texte, il en restait environ 73.500 à examiner jeudi en fin de matinée.

Les groupes PS, PCR et UDF sont hostiles à ce projet de loi de même que quelques élus UMP. Le président du groupe UMP, Bernard Accoyer, affirme "qu'il y aura, à l'UMP, une majorité suffisante pour dégager une majorité absolue dans l'hémicycle".

Écrit par : Pyrom-Anne | 21/09/2006

Jean-Marc Ayrault: "Le PS, C'EST la social-démocratie!"
Ben alors! C'est pas mieux quand on l'énonce clairement?

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 21/09/2006

@ Pyrom-Anne
La mascarade continue!

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 21/09/2006

@M. Fontenelle,

Si j'avais votre talent, j'écrirais un bouquin sur la gauche dans le monde et ses résultats politiques quand elle prend le pouvoir, sur ses promesses avant et après. Cela servirait à apprécier globalement le projet socialiste. Je ne suis ni de gauche ni de droite et d'ailleurs je n'ai jamais voté de ma vie, mais je n'aime pas parler pour parler !

Le billet me laisse un peu dubitatif, bien sûr que j'apprends des choses, mais cela touche plus à la querelle politique justifiée par la frénésie que l'on connait aux politiques avant la course au pouvoir. En quoi la privation de GDF est à craindre ? surtout dans un contexte où le pétrole et le gaz saoûlent à mort les appétits.

En d'autres termes : je gagne le smic, l'élite gouvernante décide de privatiser GDF :
1) la facture augmente ?
2) mon smic ne suit pas ?
3) mes charges sont toujours les mêmes ou vont augmenter ? qu'est-ce que je fais ? je mange moins ? je me délocalise ?

Écrit par : younes | 21/09/2006

Ah, j'ai oublié un point important :

je ne fais plus de cadeaux à ma femme ? Elle en a déjà de moins en moins...

Écrit par : younes | 21/09/2006

@ younes
Merci, merci, merci.
Remettez je vous prie mon "talent" à sa juste place!
Le livre dont vous parlez existe, c'est 'Le Grand Bond En Arrière", de Serge Halimi, qui, lui, a VRAIMENT du talent, pour le coup. (C'est chez Fayard, et si c'est pas bientôt dans votre bibliothèque, z'aurez un gage).
De mon côté j'envisage (beaucoup) plus modestement, comme j'ai déjà dit, un petit bouquin de cent pages maxi sur Nicolas et Pimprenelle.

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 21/09/2006

Sebastien champion du monde

Écrit par : Jesus | 21/09/2006

Je ne donne pas toujours ma bénédiction à SF mon fils islamistophile ;-) tant s'en faut mais là, sur ce texte, je vais faire ce qu'il adore, joliment présenté dans ses majuscules préférées : CLAP CLAP CLAP CLAP !

Écrit par : Monseigneur Pince | 21/09/2006

Je ne donne pas toujours ma bénédiction à SF mon fils islamistophile, tant s’en faut. Mais là, sur ce texte, je vais faire ce qu’ila dore, joliment présenté sur un lit de ses majuscules préférées : CLAP CLAP CLAP CLAP CLAP CLAP CLAP CLAP CLAP CLAP !

Écrit par : Monseigneur Pince | 21/09/2006

@ Bruno
" Ils [les socialistes] sont probablement contents que la droite fasse le "sale boulot" à leur place : pris dans le piège européen (qu'ils ont eux-mêmes mis en place), ils savent bien que les gouvernements et les parlements doivent à présent se couler dans le moule, les députés ne servent d'ailleurs pratiquement plus qu'à ça : adapter les lois françaises aux directives européennes, s'étriper lors des séances du mercredi (faire semblant de s'opposer), la seule marge de manoeuvre étant l'adoption de lois sociétales qui ne mangent pas de pain (mariage, adoption, tabac, etc.)."

Et oui, JUSTEMENT !
ELLE EST OÚ L'EUROPE DANS LES PROGRAMMES ?

Puisque les parlements nationaux ne sont presque plus que des chambres d'applications des lois européennes (directives), que font nos chers élus (ou futurs élus) pour influer sur la fabrication des lois européennes ?

Pas sûr que le mariage de la carpe ouiste avec le lapin noniste honteux (?) nous promette une clarification de la position du PS la dessus.

Et Jopsin qui revient qui n'a pas eu assez d'une grande claque dans la gueule en 2002 et qui va se prendre bientôt un gigantesque coup de boule et couler, une deuxième fois, son camp supposé !

Zgur

Écrit par : Zgur | 21/09/2006

Pb avec le robot qui empêche l'arrivée des trolls. On peut devenir parano à moins que ça...

Écrit par : Monseigneur Pince | 21/09/2006

"islamistophile" ? Hé bé, tu joues petit bras Mgr truc, pourquoi pas hitlérotrotskyste tant qu'à faire

Écrit par : Pescade | 21/09/2006

@Sébastien et Leopold,

Eh bien moi, je préfères que Sarkozy vote la privatisation avec Villepin au moins les choses seront claires.
Il ne pourra pas raconter pendant la campagne qu'il etait contre la privatisation et qu'il aurait voté contre si cela avait été possible.

C'est pas de la grande politique mais cela ne vaut pas à mon avis un post de 5346 signes.

Écrit par : Richard ... | 21/09/2006

Pescade, il y avait un ;-) qui a disparu dans l'énervement de la réécriture d'un etxe que je n'avais pas sauvegardé. Pas contre SF mais contre le robot, même si je commençais à me demander si je n'étais pas blacklisté (la parano...) . Svp, peace and love, and sens de la caricature...

("hitlérotroskiste", ça vous est peut-être complètement au pif. Mais si ça existe, je veux une explication ;-)

Et respectez mon pseudo, fils, sinon vous allez voir ce que va devenir le vôtre ;-)
Une idée déjà : Pescagade ?

Écrit par : Monseigneur Pince | 21/09/2006

Je suis écoeuré comme toi! on retrouve bien le suivisme de Hollande et sa clique dont ils nous ont montré toute la splendeur lors du vote au réféendum 2005!

Écrit par : enzo d'aviolo | 21/09/2006

Comme de temps en temps quand je viens sur votre blog (dont j'apprécie beaucoup de notes) je le lis rapidement...très rapidement (je m'excuse pas trop le temps de rester...d'où mes rares interventions..)

et cette fois-ci, en vous lisant, je me dis...tiens tiens UMP/PS...UMP/PS...UMP/PS... ah et alors qu'en disent l'UDF, juste pour voir...changer...c'est quoi leur opinion ?

http://www.udf.org/actualites/actu_site/2006/fusion_gdf_suez.html

ah, finalement, il n'y a pas que le l'UMP et le PS pour nous parler de GDF...

Sébastien Fontenelle, ne faites pas du Ségo-Sarko comme sur TF1 !!! vous valez tellement mieux qu'eux !!!!

Écrit par : Flo | 21/09/2006

"ça vous est peut-être VENU complètement...". Faut arrêter le vin de messe, l'abbé !

Écrit par : Monseigneur Pince | 21/09/2006

J'oubliais un autre lien, très intéressant à lire sur les coulisses de l'Assemblée, sujet GDF....

http://www.jeandionis.com/blog.asp

Écrit par : Flo | 21/09/2006

@Richard
Sauf que Sarkozy peut toujours voter contre sans pour autant empêcher que la privatisation soit adoptée...

Écrit par : Mathieu | 21/09/2006

Bonjour, Vous parlez des socialistes comment si le nom qu'ils portent indûment était encore l'emblème de leur programmes et de leurs idées. C'est ridicule. Depuis, 20 ans un citoyen normalement constitué sait que les socialistes sont la version gentille, "tape-pas-trop-fort-dans-les-manifs", "on-aime-les-immigrés-meme-sans-papiers", je dirais maternelle, de la droite. L'autre coté de la droite est la part "paternelle". Voilà!
Les socialistes sont d'un partis de droite comme trois autres en France. qu'est-ce-que cela a de compliqué à comprendre? C'est juste à cause des mots ?

Écrit par : Hephais VULLEKIN | 21/09/2006

DE TOUS CES DISCOURTS je retiens que seul le PS, où la "gauche" menée par le PS, pourrais sauver le Peuple Français ! D'où cette désespérance lorqu'il "déçoit"...
__________________________________________

Personnellement, il y a longtemps que les socialistes ne me décoivent plus. Depuis 1981... Tout simplement depuis qu'ils ont prouvé ("ils"= PS et ses alliés) ne représentent nullement une alternative !

Alternative Droite-Gauche = Piège à cons !

Regardez plutôt ceux qui innovent, par exemple
http://www.lafranceenaction.com/

Écrit par : Croa | 21/09/2006

Sébastien Fontenelle l'écrit (très bien).
Et Mathieu Colloghan le dessine (très bien) aussi.

Allez jeter un oeil ici :
http://www.acrimed.org/article2447.html

Écrit par : Pyrom-Anne | 21/09/2006

Bah écoute je pensais dire ce que je pensais (phrase à méditer, note pour plus tard) à ce sujet, mais euh t'as tout dit en substance alors je vais m'abstenir de surcharger les serveurs de l'internet...

c'est marrant, on a beau s'y attendre, on est toujours surpris !
faut croire qu'on est cons...

zob

Écrit par : coco_des_bois | 21/09/2006

Ben moi, ce qui m'épate dans cette histoire, c'est la disparition des 75000 amendements déposés par le PCF. Est-ce que la fraction dure des anti-américains primaires aurait aussi décidé de punir Lèche-santiags en sacrifiant GDF, l'une de ses dernières citadelles ?

Écrit par : D'Alembeurk | 21/09/2006

Sébastien,

Vous confondez "accord sur le calendrier" et "accord sur la privatisation".
C'est de la pure mauvaise foi !

Le PS a annoncé qu'il re-nationalisera EDF si il gouverne...
Vous croyez vraiment que les socialistes sont d'accord pour privatiser GDF ?

Non mais çà va pas bien là dedans !

En revanche, ils sont tous d'accord pour mettre les députés UMP à l'épreuve de leur propre engagement dans la loi précédente interdisant à l'état de descendre en deçà des 70% de capital dans GDF.

Tous ne sont d'ailleurs pas d'accord pour valider "cette opération de copinage" dixit N. Dupond D'aignan

Écrit par : Bruno | 21/09/2006

Coucou.
Je vais lire tout ça tout à l'heure.
Je reviens!

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 21/09/2006

Test

Écrit par : Monseigneur Pince | 21/09/2006

Ben vazi Monseigneur Pince viens faire tes expériences sur VLF!

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 21/09/2006

@ seb

guy avait raison : lionel revient .....

Écrit par : jeanmarc | 21/09/2006

Seb, fais chauffer le clavier! lol

Écrit par : Mathieu | 21/09/2006

@ jeanmarc
Si je me rappelle bien, Guy a surtout supposé, début septembre, que Jospin n'irait pas.
Et de fait, je continue à penser que c'est, bien sûr, Pimprenelle qui va porter les couleurs "socialistes". Et je suis aussi convaincu, je le répète, que si tel n'était pas le cas, si les militants choisissaient un autre candidat (ce dont je doute, encore une fois), elle IRA QUAND MEME.
Cela dit, le petit jeu des pronostics ne me passionne que très moyennement, puisque de toute façon nous aurons deux candidats de droite au second tour!

Dois-je redire que je me sens de + en + ASP (AntiSocialiste Primaire)?
;-)

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 21/09/2006

Les grands prêtres, gardiens de la vrai foi sont de sortie.... Laissez moi rire! Chacun d'entre vous détient la vérité...1+1+1+1+1+1+1+1.....=0 L'épuration socialistique est lancée et les machettes sont affutées. Aucune équipe ne gagnera avec d'aussi mauvais supporters! Pitoyable.
YOYO revient, je sais pour qui je vais voter!

Écrit par : olivier de melgueil | 21/09/2006

Les grands prêtres, gardien de la vrai foi sont de sortie.... Laissez moi rire! Chacun d'entre vous détient la vérité...1+1+1+1+1+1+1+1.....=0 L'épuration socialistique est lancée et les machettes sont affutées. Aucune équipe ne gagnera avec d'aussi mauvais supporter! Pitoyable.

Écrit par : olivier de melgueil | 21/09/2006

Pour en revenir au sujet de cette note : la mobilisation des salariés de GDF, plutôt modeste (au max 25%) a pesé dans la réflexion du groupe parlementaire PS.
La CGT et FO (faut pas compter sur la CFDT, totalement décridibilisée depuis son acceptation de l'ouverture du capital et qui reste aujourd'hui la tête couverte de cendres) ont appelé à une mobilisation le 03/10. D'aprés mes infos, c'est vraiment pour faire comme si...
Tout ça pour dire que l'obstruction parlementaire a un sens (comme lors du projet de loi sur l'égalité des chances/CPE) si les concernés se bougent le cul sérieusement.
En l'occurrence, c'est très loin d'être le cas. Ceci explique cela et basta !

Écrit par : Hervé | 21/09/2006

bien d'accord (hélas) avec votre analyse, Seb. ELLE IRA QUAND MEME.
Lu, il y a quelque temps dans "le parisien" une interviouve d'Emmanuel Todd disant à propos de Nicolas et Pimprenelle, qu'ils étaient les candidats du vide. On avait remarqué, il me semble. Mais de la part de quelqu'un de cortiqué cela fait du bien à une possible alzheimer votive en puissance (on ne sait jamais ce que cette précampagne assommante peut provoquer de flatulences neuronales chez une sujette fatiguée : le plus probable à ce stade est que j'oublie où se trouve mon bureau de vote. Vous pensez que c'est nul et vous avez raison).
Voilà notre Nicolas maintenant qui tape (encore) sur la magistrature, d'où sortie d'hermines outragées en tous genres ; je me demande si c'est la bonne tactique. Ses sorties (à Sarkoléon) me font penser à une devinette russe (de l'époque soviétique...ben oui l'âge, hein!) qui disait en substance : Comment éviter que les populations déblatèrent sur le manque de viande dans les boucheries ? En leur parlant du manque de pain dans les boulangeries (enfin dans les GOUM dans les deux cas mais bon). Ben, le sarkozysme c'est un peu ça avec en plus une propension à nous encombrer les têtes de gondoles avec un bouquin écrit avec ses fesses et nos plages (et autres) avec une quarantaine de gros bras (et j'euphémisme) pour protéger sa petite (je maintiens malgré le tripatouillage photographique américain) personne et famille assortie.
Son bilan policier est au fond mauvais.Pourquoi les juges ne se fendent -ils pas d'une missive à leur ministre à l'instar des 28 préfets auxquels notre "quotidien de référence" donne un relief inattendu. J'entends déjà la réponse : le ministère de la justice a sombré corps et biens .et depuis Pascal Clément, il n'y a plus d'abonné etc...
C'est lamentable et je me refuse de croire qu'on a les politiques que l'on mérite ...d'abord je n'ai pas de sous-cave.

Écrit par : mathusalem | 21/09/2006

Sébastien
Merci pour cet éclairage lumineux
T

Écrit par : thomas | 21/09/2006

"Lèche-santiags"!!!
Mwârf!!!

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 21/09/2006

c'est encore de ta faute, j'ai craqué:
http://www.etiennefillol.org/blog/index.php?2006/09/22/155-le-ps-cest-strategique

o:))

Écrit par : enzo d'aviolo | 22/09/2006

je suis souvent en rage contre le PS - mais je croyais que l'on était censé vérifier un tantinet avant de s'énerver et de citer des bouts de programme, avec raison, mais sans penser à lire les compte rendus de l'AN
3ème séance du mardi 19 septembre
.. la séance est reprise à 22 heures 15 sous la présidence de M. Debré
M. le Président : "Une mise au point s'impose : il n'y a eu aucun accord politique ! Je l'ai dit en présence du président Ayrault : l'opposition continue de faire valoir ses arguments avec pugnacités.."
et accessoirement les lire ça permet de se faire une idée de l'ampleur de la catastrophe annoncé, et de la "fermeté de l'oppositiond de l'UDF

Écrit par : brigetoun | 22/09/2006

Les commentaires sont fermés.

 
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