Avertir le modérateur

09/10/2006

Encore Un Enfant Somalien Qui Ne Connaît Pas L'"Outsourcing": On Leur Apprend Quoi, Exactement, A L'Ecole?

medium_images.jpg

Je lisais hier, dans les pages "éco-tendances" du "Journal du Dimanche", un article dont l'auteur nous informe qu'"avec la baisse de la consommation du vin, l'eau semble promise à un bel avenir sur les tables moyenne et haut de gamme".

On le sait peu, en effet, mais "le marché des eaux AOC, estimé à 50 millions de bouteilles par an, s'étoffe".

Par l'odeur alléché, un certain Claude Gilois, "déjà père d'une collection de vins du monde, lance" aujourd'hui "sur toutes les bonnes tables de l'Hexagone ses Eaux du monde".

Des eaux écolos, qui prennent l'avion: "D'une grande pureté, présentées dans un écrin prestigieux, elles proviennent toutes de contrées lointaines. Argentines, japonaises, norvégiennes, néo-zélandaises, chiliennes, plates ou gazeuses, elles seront consommables dès lundi chez des cavistes et chez Lenôtre".

Claude Gilois explique: "Ces eaux devraient à terme remplacer celles qui, jusqu'ici, n'enflammaient les clients ni par leur goût, ni par leur présentation".

Et alors c'est marrant, parce que c'est très exactement ce que me disait un expulsé de Cachan, la semaine dernière: "Y en a marre de ces eaux insipides et mal présentées! Marre!"

Expulsé, j'ai pour toi une excellente nouvelle: "Des entrepreneurs issus du monde du vin, cavistes, négociants ou restaurateurs", ont "lancé en grande pompe début septembre l'eau de Saint-Géron, une source auvergnate qui jaillit près d'un village des confins de la Haute-Loire", et dont "les fines bulles sont vendues environ 3,5 euros la bouteille chez les cavistes ou dans les restaurants".

Elle est donc plus chère (mais si peu) que l'eau du robinet - mais tellement plus savoureuse.

"Des eaux comme ça, qui puissent accompagner nos vins, nous n'en avions pour ainsi dire pas jusqu'ici", observe l'un de ceux qui l'ont lancée en grande pompe, et qui espèrent désormais, on l'aurait parié, "pouvoir exporter très vite (leur) eau à l'étranger, notamment aux Etats-Unis".

Commentaire admiratif du journaleux: voilà "de quoi donner un nouveau sens à l'"outsourcing".

Je vous le dis franchement: je n'ai aucune espèce d'idée de ce que peut bien être 'l"outsourcing". Et je m'en contrefous.

Je sais, en revanche, que, d'après l'ONU, "1,1 milliards de personnes n’ont pas accès à l’eau potable dans le monde", que "près de 2,4 milliards ne possèdent pas de structures d’assainissement", et que 35 000 personnes meurent chaque jour à cause du manque d’eau potable.

Je suppose qu'on pourrait en sauver quelques-unes, pour le prix de quelques bulles AOC.

Alors des fois, je me dis qu'il y a de l'outcoupdepiedauculing qui se perd...

Commentaires

:) comme tu dis

Écrit par : Mathieu | 09/10/2006

"1,1 milliards de personnes n’ont pas accès à l’eau potable dans le monde", "près de 2,4 milliards ne possèdent pas de structures d’assainissement", " 35 000 personnes meurent chaque jour à cause du manque d’eau potable". pourtant l'outcoupdepiedauculing ils devraient connaitre, si ils font ca en grandes pompes? .... et l'autre abruti qui veut nous interdire de fumer et nous pomper un peu plus de fric a cause de quelques morts , il fait quoi, pour la qualité de l'eau ? oui, en effet, l'outcoupdepiedauculing se perd ! Tres bonne analyse, felicitations

Écrit par : paul13cool | 09/10/2006

bah ... on avait déjà eu l'eau allégée ... la seule chose qui s'allége c'est la Gold des gogos ... et les deshydratés ... mais ceux là ... tout le monde s'en fout ...
comme dirait le "camarade" pascal lamy ... l'eau c'est le marché ... et sur le marché si t'as pas de sous, tu créves ...

Écrit par : les marques du plaisir | 09/10/2006

Rien à voir, mais un article d' Aujourd'hui en France a été publié samedi, que j'ai retitré "Petite musique sécuritaire", dans la droite ligne des papiers que Sébastien préfère, dans la presse (qui ment ;-) : http://olivierbonnet.canalblog.com/archives/2006/10/09/2864380.html

Écrit par : Olivier Bonnet | 09/10/2006

TRès bel article Sébastien
ce que tu dénonces est indécent, obscène

dans les campagnes indiennes, les femmes prennent l'eau au puits, souvent elle est souilllée, porteuse de maladies.
l'eau sera la prochaine bataille mondiale et les plus pauvres en seront privés
privés d'eau, privés de nourriture, privés de vie

et pendant ce temps là sur les tables des nantis on boira de l'eau de luxe, millésimée...
à pleurer
Quand-est-ce qu'on leur rentre dedans, vraiment?

Écrit par : céleste | 09/10/2006

@ Olivier

Ton blog ne s'ouvre pas

Écrit par : céleste | 09/10/2006

très beau et bon billet

chirac voulait lutter contre la fracture sociale.... pfff!

à la votre!

Écrit par : olive | 09/10/2006

Bravo Seb, tu es excellent et avec Celeste je propose: quand est ce qu'on leur rentre dedans à tout ces hypocrites qui n'ont de valeurs que leurs portefeuilles??!!!

Écrit par : alain le latin | 09/10/2006

Que ça puisse te désoler de savoir qu'il y a tant d'enfants et d'adultes qui manquent d'eau est quelque chose de louable.
Qu'il faille faire quelque chose et VITE, qu'il doive y avoir une prise de conscience internationale et que l'on prenne le taureau par les cornes pour qu'enfin tout le monde sur terre puisse boire de l'eau saine (et également manger à sa faim), c'est quelque chose qui fait l'unanimité.

Mais que ce soit le prétexte à dire que les entrepreneurs capitalistes sont d'odieux méchants assoiffés de profit et impitoyables (en substance), ça me fait sourire...
LUI, au moins, il créera des emplois et donc de la richesse et apportera un début de solution à notre chômage, ce qui n'est déjà pas si mal...

Si tout le monde pouvait faire pareil, on serait déjà sortis de l'ornière...

Écrit par : Thibault | 09/10/2006

Quelle démagogie sur ce blog, quel populisme.
C'est consternant de bêtise. Affligeant
J'imagine qu'à partir d'eaujourd'hui, tous ces beaux esprits boutonneux ne vont plus prendre de
douches ni de bains et qu'ils vont envoyer l'eau ainsi économisée à ceux qui en ont besoin.
Qu'ils se rassurent, ils ne pourront pas être plus puants qu'ils ne sont.

Quant à moi je sens que je vais m'ouvrir un Pétrus 1961. Vous savez combien çà vaut?

Écrit par : BLURP | 09/10/2006

aux deux sous produits d'HEC ...
le probleme avec nos si altruistes multinationales, c'est qu'elles vont apporter de l'eau, à ceux qui seront solvables ... pasque leur but , c'est de filer plein de sous à leurs actionnaires ... et qu'abreuver les pauvres, ça permet même pas au dit actionnaire de se payer une eau de source premier prix chez le soldeur de bouffe pour pauvre ... alors on prend l'eau potable chez les pauvres, on la relooke, et on vient la vendre aux bobos-gogos-écolos
le tout en externalisation ....

Écrit par : les marques du plaisir | 09/10/2006

@ Thibault

D'une part il ne me semble pas avoir lu sous la plume de Sébastien que "les entrepreneurs capitalistes sont d'odieux méchants assoiffés de profit et impitoyables".

D'autre part "la création d'emploi et de richesses" n'est pas que je sache l'étalon de mesure absolu de la moralité ou de la justice d'une action.

Écrit par : Richard ... | 09/10/2006

Merci de me qualifier de "sous produit d'HEC" mais ça ne résout pas le problème. (Moi je ne traite personne de quoi que ce soit).

La faute de la paupérisation des 2/3 de la planète n'incombe pas aux multinationales mais aux états occidentaux.
Il convient de redéfinir d'urgence la politique de développement et la concurrence inéquitable faite aux pays pauvres (au hasard, la PAC)...

On ne va pas reprocher aux multinationales de tout faire pour générer du profit. C'est normal et c'est le moteur même de notre prospérité aujourd'hui (à moins que vous préfériez les étals vides de Cuba et de la Corée du Nord ?). C'est aux états d'imposer des limites afin justement que les multinationales ne se retrouvent pas toutes seules à faire la loi. Donc le problème ne vient pas des multinationales qui n'ont pas vocation à faire de la philanthropie mais bien des états qui ont manqué de générosité en mettant en place des politiques empêchant justement un développement des pays pauvres.

Donc pour revenir à cet article précis, l'entrepreneur en question n'a strictement rien à se reprocher. A moins de créer plus d'emplois que nous tous réunis.

Écrit par : Thibault | 09/10/2006

@ Richard

Je traduis de manière ironique l'impression que j'ai ressentie en lisant cet article. Je ne dis pas qu'un entrepreneur a de la moralité parce qu'il crée des emplois. En revanche, je pense qu'il est utile à la société (peut-être malgré lui) mais il est forcément utile et qu'on a besoin de ce genre d'individus et qu'il en manque pour continuer de faire baisser le chômage.

Donc se servir d'un type utile à la société par son initiative pour lui greffer un discours moralisateur et bien-pensant sur un drame humain qu'est la pauvreté dans le monde, je ne vois pas le rapport car à mes yeux, la responsabilité incombe d'abord aux états occidentaux (voir mon post précédent).

Pour se résumer : on se trompe de cible et on confond tout. C'est de l'anti-capitalisme primaire.

Écrit par : Thibault | 09/10/2006

"...La faute de la paupérisation des 2/3 de la planète n'incombe pas aux multinationales mais aux états occidentaux"

Voilà une absolution bien péremptoire et surtout bien commode!

Ce ne sont pas (ou si peu étant donné certains actionnariats) les Etats qui investissent dans les pays en voie de développement pour s'offrir une masse d'esclave payés au lance-pierre que je sache. Et avec des joyeusetés comme l'AMI et ses sous-produits batardisés et opaques, ça m'étonnerait que les Etats aient encore quoi que ce soit à dire, comme par exemple "imposer des limites", dans un futur proche. Et puis après tout, de quel droit se permettraient-il une telle ingérence alors que la main invisible et le libre marché sont supposés apporter prospérité et bonheur à tous ?
Ce n'est pas plus de concurrence (que ne veulent certainement pas les "multinationales") mais plus de régulation dans la sauvagerie du marché, ou en tout cas une VRAIE concurrence, qui réduira la paupérisation.

Écrit par : David.A | 09/10/2006

Ah! Les étals vides de Cuba et de la Corée du Nord, mes préférés!
Ca faisait au moins depuis le billet sur l'édito du NEM du 19/07 (ou du 12/07, je sais plus) qu'on nous l'avait pas faite celle-là!
Il faudrait inventer une machine qui élimine automatiquement tous les posts où les mots "Cuba" et "Corée du nord" sont dans la même phrase ainsi que "Staline", "populiste", "rouge-brun" et "Spinoza" (pour emmerder qui vous savez).

Écrit par : Frédéric Supiot | 09/10/2006

@ Thibault

Thibault tu écris:
"C'est aux états d'imposer des limites afin justement que les multinationales ne se retrouvent pas toutes seules à faire la loi."

Mais le discours majoritaire que tu relaies en partie est qu'il faut donner plus de liberté aux entrepreneurs et aux multinationales, créateurs de toute richesse sur terre, et surtout qu'il ne faut pas imposer derègles qui viendraient entraver les "créateurs".

Tu écris :
"Donc pour revenir à cet article précis, l'entrepreneur en question n'a strictement rien à se reprocher."

Désolé, d'être en parfait désaccord avec toi. L'entrepreneur en question est tout aussi responsable que l'acheteur dans ce cas.
Un exemple, si la loi ivoirienne autorisait le déversement de substances chimiques mortelles, tu trouverais normalement, moralement acceptable qu'un entrepreneur puisse acheter les déchets en Europe pour s'en défaire en Côte d'Ivoire pour la simple raison que les états en question laissent faire.
Pourtant il a généré du cash et surement créé des emplois l'entrepreneur en question et mais il va laisser un paquet de mort derrière lui.
Cela ne compterait pas ?
Ce serait uniquement la faute des états ?
La responsabilité individuelle si souvent mise en avant quand il s'agit de création d'entreprise, d'innovation disparaitrait aussi aussitôt que l'on doit s'attacher à regarder le prix pour la collectivité et les conséquences de la création de richesse.

Écrit par : Richard ... | 09/10/2006

@ Thibault
Oui, oui.
Je confirme.
C'EST "de l'anticapitalisme primaire".
:-)

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 09/10/2006

si c'est pas malheureut c'est chiffres... et dire qu'on tente de donner du gout a l'eau maintenant... c'est comme faire des balle de Famas a la fraise qui sentent bon quand on tire, alors que des gens meurs par ces armes pour proteger leur liberté... S.O.S!!! bérurier en force!!!

Écrit par : Max | 09/10/2006

@ Sebastien Fontenelle

Sans indiscrétion, quel âge as-tu?

Écrit par : BLURP | 09/10/2006

@ Sébastien Fontenelle

Quand tu dis de telles âneries, est-ce que çà t'excite?
Te masturbes-tu?

Écrit par : Sigmund | 09/10/2006

Seb : TB
Tu as le chic pour détecter les obscénités qui traînent dans nos journaux !

Écrit par : Bernard Langlois | 09/10/2006

@ BLURP

Sans indiscrétion, qui es-tu?

Ecrit par : un esprit boutonneux | 09.10.2006

Écrit par : Richard ... | 09/10/2006

@ Richard
:-D

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 09/10/2006

un ptit coucou!

Écrit par : martingrall | 09/10/2006

@ martingrall
De même, camarade!

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 09/10/2006

@ Richard

Tu dis :
"Ce serait uniquement la faute des états ?
La responsabilité individuelle si souvent mise en avant quand il s'agit de création d'entreprise, d'innovation disparaitrait aussi aussitôt que l'on doit s'attacher à regarder le prix pour la collectivité et les conséquences de la création de richesse."

Si une personne (ou une entreprise) enfreint la loi, elle doit être sanctionnée, on est tous d'accord : c'est typiquement le cas de l'entrepreneur qui a déversé n'importe quoi en Côte d'Ivoire. Il n'a pas respecté les règles du jeu et doit donc être sanctionné.

En revanche, ce que je dis c'est qu'on ne peut RIEN attendre d'une multinationale (idem d'un être humain). Et c'est bien là ma grande divergence avec vous. Lorsqu'on cherche à faire faire quelquechose aux multinationales ou aux personnes, il faut les y inciter ou les y contraindre (selon les cas).

Contrairement à ce que tu dis, il n'est point question de responsabilité lorsqu'un être humain crée une entreprise. Il n'y a que de l'intérêt. C'est comme ça.

Qu'on arrête de me parler de responsabilité ou "d'entreprise citoyenne". Soyez lucides : tout ça c'est de la foutaise. Vous perdez votre temps à dire que les multinationales sont des méchantes, qu'elles font ceci, qu'elle font cela, et que ce n'est pas bien. La question essentielle n'est pas là car on ne pourra jamais changer les gens.

On entend en effet souvent qu'il faut faire appel "au sens des responsabilités" des gens. Foutaise ! Regardez la violence routière. On a fait appel "au sens des responsabilités" pendant des années et ça n'a jamais marché. C'est bien plus la sécurisation des véhicules qui a permis de diminuer le nombre de morts. Et le coup de grâce a été porté par les radars. On fout 1000 radars et pof, la peur du gendarme fait baisser le nombre de morts de manière spectaculaire. Comme quoi, si l'on avait su... et l'on savait tout ça, c'est ça le pire !

Et bien c'est pareil pour les multinationales : on ne peut pas compter sur elles. D'où la nécessité de juguler leur action (par la sanction ou par l'incitation) lorsque c'est nécessaire par les états. Et seuls les états y peuvent quelque chose.

Écrit par : Thibault | 09/10/2006

@ Seb F.

"Je confirme.
C'EST "de l'anticapitalisme primaire".

Mais ce qui est pathétique, c'est qu'on vous sent désorientés.

Il y a 30 ans, vous auriez été communistes. Mais vous savez désormais que le communisme est encore pire que le capitalisme.
Le communisme ne sait ni créer des richesses, ni les répartir. Le capitalisme sait au moins remplir la 1re étape, c'est déjà son mérite. Reste à savoir comment, par le biais de la politique, obtenir la 2e étape, la répartition.

Alors vous vous cherchez dans la dénonciation sans pour autant proposer quoi que ce soit de convaincant. L'antimondialisme c'est bien beau mais on n'a toujours pas vu l'élaboration d'un système alternatif qui garantirait le maintien de la création de richesses avec une meilleure répartition. C'est le grand drame du postcommunisme.

Qu'il faille y travailler c'est un fait, mais arrêtez de vous attaquer à ce qui marche. Attaquez-vous plutôt à proposer des solutions pour faire baisser le chômage sans "tout casser". Les propositions sur ce blog seraient les bienvenues.

Écrit par : Thibault | 09/10/2006

@ Seb F (bis)

Bon trêve de débats je dois m'en aller mais je te félicite quand même pour ton blog car j'ai plaisir à le lire et je le trouve intéressant (même si tu l'as compris, je ne partage PAS DU TOUT tes idées !! :->)

A + pour d'autres débats, je veille

Écrit par : Thibault | 09/10/2006

@BLURP

Je vais peut-être te paraître édifiant d'arrogance et de condescendance, mais il ne faut pas m'en vouloir, je suis là pour faire avancer les choses, au pas.

Alors, j'en viens à mon agneau. Il y a une chose que je ne supporte pas encore, et pourtant j'essaye en permanence d'élever mon niveau de tolérance, c'est l'accent grave sur le "a" dans "ça" quand il s'agit de la contraction de "cela" (et non pas d'un lieu ou d'une interjection, qui eux peuvent s'écrire "çà"). En 2 commentaires, toi et ton double l'avez écrit 2 fois, çà et là, et ça ne va pas du tout, ça.

Je sais que c'est involontaire, et c'est un mini défaut, et puis je ne te jette pas la première pierre, vu que j'en fais aussi, des fautes, d'ailleurs je ne vais pas relire mon commentaire pour que tu puisses me rendre la pareille si tu en trouves ... mais je t'en prie, pense aux petits qui nous regardent.

Écrit par : nom | 09/10/2006

blùrp...

Écrit par : leopold trepper | 09/10/2006

@ Thibault
A plus, donc!
:-)

@ nom + leo
:-))))))))))

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 09/10/2006

C'est très intéressant comme débat. Je suis plutôt, comme à l'ordinaire, sur cette ligne consistant à dire que l'"on ne peut RIEN attendre d'une multinationale" et qu'on ne peut pas leur faire le reproche de n'être que dans une logique inconditionnelle de profit puisque c'est leur essence même. Et donc je souscris à l'idée selon laquelle "C'est aux états d'imposer des limites afin justement que les multinationales ne se retrouvent pas toutes seules à faire la loi." La loi et l'absence de loi est de la responsabilité de ou des États.

Cependant, il y a quelque chose qui me gêne lorsqu'on en tire la conclusion que que "la faute de la paupérisation des 2/3 de la planète n'incombe pas aux multinationales mais aux états occidentaux". Que l'État, les États soient les principaux responsables ce qu'ils permettent c'est une chose. Mais ça ne me semble pas devoir signifier que les entreprises ne sont pas responsables de ce que, elles, font. Le concept de responsabilité excède largement le cadre de la légalité. Je ne parle pas de moralité, pas du tout. Simplement, même si "faire le plus de profit par tous les moyens possibles" est totalement légal, ça n'empêche pas qu'on en soit responsable. Donc même si les entreprises sont bien dans la loi, elles n'en sont pas pour autant irresponsables.

Quand à "l'anti-capitalisme", si on est d'accord pour dire que le capitalisme est le système consistant à générer des profits maximum par tous les moyens, c'est déjà de "l'anti-capitalisme" de dire qu'il faut contrarier ou contraindre cette logique fondamentale et inconditionnelle, même si l'on pense pouvoir le faire en restant dans le "capitalisme" entre guillemets puisqu'il ne serait alors plus vraiment le capitalisme.

Écrit par : Mathieu | 09/10/2006

Je peux avancer sans trop sourciller que la paupérisation des 2/3 de la planète est imputable à l'autre tiers.

Sinon, vendre de l'eau minérale de luxe à 3,50 euros ne serait pas un problème si les vendeurs acceptaient de reverser 1 euro par boutanche à un fonds mondial de solidarité (de l'eau). On pourrait aussi taxer l'eau du robinet des pays qui l'ont potable, tiens.

En attendant, on vend de l'eau d'iceberg au Canada (20 dollars les 500ml, me semble-t-il). => http://www.icebergwater.com/

Écrit par : nom | 09/10/2006

Un des problème de fond est que le capitalisme est un phénomène à l'échelle mondiale, et qu'en conséquence les lois dont nous parlons devraient l'être également, ce qui en l'état actuel des choses est impossible. Non seulement parce qu'elles sont très très loin de faire "l'unanimité", mais d'abord parce que l'on est encore dans le cadre d'États-Nations, et que c'est même une question de savoir si l'Histoire ira au-delà de ce cadre de communauté politique là, et comment.

Et puis, surtout, parce qu'en posant le problème de cette manière là, on sous-entend l'idée qu'un phénomène de l'ampleur et de la provenance du "capitalisme" puisse être "régulé" ou "contraint" alors qu'il me semble que toute transformation du "capitalisme" est venu et viendra de sa logique propre, qui le dépasse de très loin d'ailleurs, et non pas d'une logique qu'il reviendrait à une quelconque "volonté", fût-elle celle d'un État ou d'États de lui imposer.

Écrit par : Mathieu | 09/10/2006

Je ne dis rien, je lis ce que vous écrivez.
Y a pas, ça a (le plus souvent) de la gueule!
;-)

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 09/10/2006

L'état et les multinationales, c'est bonnet blanc ou blanc bonnet. Je ne vois pas pourquoi cette différenciation.
Les patrons de ses dernières et les politiques se connaissent plus que toi et moi.

Des exemples? EADS, Vivendi et consors chez nous, Haliburton etc... outre atlantique!

Et se servir de l'argument "le captitalisme c'est la seule solution" ne doit pas empecher de se servir de son cerveau.

Enfin les entrepreneurs le sont rarement pour des raisons philantropiques. Plus pour des motivations personnelles ou l'argent...

Enfin,personnellement je bois de l'eau du robinet (en région parisienne) et c'est déja une source d'économies.

Écrit par : guimo | 09/10/2006

@Blurp

Je suis d'accord, il ne faut pas être excessif. Par exemple, j'ai connu (j'ai 47 ans tu vois je suis suffisamment vieux) des grands patrons qui ne larguaient pas forcément leur épouse ménopausée pour s'offrir des pouffiasses ravies de s'asseoir dans leurs berlines sièges en peau de teckel corse et qui donnaient 3 repas, oui, 3 repas, à leur bonniche malgache.
Ils se sont beaucoup enrichis certes, ont licencié souvent mais ce fut toujours avec dignité. Cette dignité qui les habite quand il acceptent (parce que c'est la loi bien sûr) malgré tout de bénéficier des exonérations de charges sociales. Tu me diras, si c'est pas eux qui en croquent, ce sera qui ?

Écrit par : Hervé | 09/10/2006

C'est l'occasion de rappeler la victoire du peuple bolivien contre Bechtel, la puissante multinationale proche de Bush et ses acolytes (qui a obtenu des contrats de plusieurs milliards de dollars pour la reconstruction de l’Irak). Les citoyens de Cochabamba ont mis à la porte Bechtel lors de la révolte de l’eau en 2000:

http://www.cs3r.org/show.php?id=580

Vandana Shiva, une militante écologiste indienne a écrit sur "La guerre de l'eau", Ed.Parangon.
Elle examine le marché international de l'eau, montre l'asservissement des pauvres qui sont de plus en plus privés de leurs droits sur ce précieux bien commun, met en évidence qu'elle devient de plus en plus une source de conflits, célèbre son rôle spirituel et traditionnel dans les civilisations à travers l'histoire et montre que la privatisation de l'eau menace les cultures du monde entier:

http://ecorev.org/article.php3?id_article=230

Écrit par : Anièry | 09/10/2006

@ Anièry
Merci.
Vraiment.
(Puis-je signaler au passage que (presque) tout ce qui se publie chez Parangon vaut le détour - et pas seulement pour ceux qui auraient comme qui dirait une minuscule envie de décroissance?)

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 09/10/2006

@Sébastien
Merci.
Si nous ne soutenons pas les maisons d'édition comme Parangon en achetant leurs livres, nous poursuivrons la descente vers l'enfer que décrit très bien André Schiffrin dans «l’Édition sans éditeurs» et «Le Contrôle de la parole» (Ed. La Fabrique) sur la situation de l’édition et de la presse en France:

http://www.politis.fr/article1264.html

Écrit par : Anièry | 09/10/2006

@ Mathieu

On s'est mal compris. Quand j'attaque le principe de responsabilité des entreprises, ce n'est pas pour dire qu'elles doivent être irresponsables. Au contraire, si elles veulent l'être, tant mieux pour elles et surtout pour nous.

Je dis simplement qu'un discours angéliste fondé sur "l'entreprise citoyenne" et basé uniquement là-dessus, se met le doigt dans l'oeil car à mon sens on n'a rien à espérer d'une multinationale.

De ce fait, il faut en tirer les conséquences et définir des politiques visant, selon les cas, soit à inciter les entreprises (malgré elles) à faire ce qui est bien pour la société (convergence des intérêts public et privé), soit à les sanctionner afin de les dissuader d'avoir un comportement néfaste pour la société.

Toute démarche visant à demander quoi que ce soit à une multinationale est peine perdue s'il n'y a pas de carotte ou de bâton. Il faut légiférer, et je suis d'accord sur ce point, à une échelle la plus large possible (d'où l'intérêt de l'Europe).

Écrit par : Thibault | 09/10/2006

C'est bien ce que j'avais compris Thibault, on est bien d'accord :), sauf peut-être sur la possibilité que le politique en tire les conséquences.

Écrit par : Mathieu | 09/10/2006

Quand ils ont inventé la monnaie, je n'y croyais pas, et je n'ai rien dit.
Quand ils ont vendu ma terre, je suis parti ailleurs, et je n'ai rien dit.
Quand ils m'ont dit que pour manger il fallait que je travaille, je n'ai rien dit.
Quand ils m'ont dit qu'il n'y avait plus de travail, j'étais convaincu d'être inutile, et je n'ai rien dit.
Quand ils m'ont dit que la planète était morte, je l'étais aussi, et je n'ai toujours rien dit.

Écrit par : Denis | 09/10/2006

Ben voui...

Et comme je le disais là ( http://grabuge.20minutes-blogs.fr/archive/2006/09/30/l-ecureuil-dans-sa-cage.html ) suite au rapport de l'UNICEF, ce sont 4200 enfants de moins de cinq ans qui meurent tous les jours par manque d'eau potable...

Mais de quoi tu t'occupes ? Augmentation de 52% des dividendes des actionnaires entre 1996 et 2004...
Tu sais bien ? Ce genre de salauds que stigmatisait le Kanichabouch ce matin sur France Inter en parlant de ceux qui ne voulaient pas se lever tôt ?

Écrit par : Grabuge | 09/10/2006

Bel article, qui nous fait réfléchir et nous renvoit d'ailleurs à notre propre usage de l'eau. Nous avons tous tendance à gaspiller, moi compris, mais il n'y a aucune fatalité la dedans.

Par contre, de petits malins utilisent la para-logique suivante: "si vous n'êtes pas parfait (ex: sur l'eau) ne critiquez pas les autres".

Pure. Connerie. C'est un renvoi en touche quand on n'a pas d'argument sérieux. Ca veut dire quoi? "Ouais alors hein critique pas les marées noires, passeque tu mets des trucs dans la poubelle heing, toi aussi". Pas mal comme para-logique, c'est d'un niveau quasi mystique là. Prochaine étape: "MIROIR" comme à la maternelle? ;).

Non sérieusement les gars, là, qui vous sentez tellement obligés, tellement constipés dans la défense du Bel Entrepreneur Viril, Kinenfaitdubienàlafranceetaumonde...c'est les autres qui sont "désorientés"? OU c'est vous? Mais mdr!

Personne ici je crois ne manque de proposition pour que le monde soit plus clément envers l'humanité dans son ensemble. Cet article n'était pas le lieu ou déballer les milliers de propositons existantes. Utilisez votre caboche deux secondes pour chercher sur le net, vous en trouverez des propositions.


Les entrepreneurs sont en effet dans leur grande majorité, de gros égoistes irresponsables, souvent pollueurs, trés souvent exploiteurs sans états d'ame, et ca vous parait "normal", "logique"??? Qu'ils ne se posent jamais de question sur l'impact de leur activité et la vie de leurs salariés (dont la force de travail EST ce qui leur rapporte leur profit hein).

Mais dans QUEL monde vivez vous? Vous arrivez à vous regarder dans le miroir quand vous vous rasez? Sérieusement?

Rassurez-vous, il y a des gens qui laisseraient crever leur voisin si ils le voyaient en train de pisser le sang à leur porte. Sisi ca existe. Et parce que ca existe ca vous parait normal? La société ne doit pas s'en meler? On ne doit pas chercher à protéger les démunis, et l'ensemble des citoyens des appétits de fric des patrons et des comportements de prédation/exploitation dans leur ensemble?

Alors la bravo, quel programme brillant! Bien sur tout ce que je dis, c'est staliniste. Comme j'ai osé critiquer les patrons, je suis surement un abominable pro-dictateur, totalitaire, un rouge. Ben voui c'est sur. Eh bin non tu vois.

Je me contente de demander à ce que soit respecter un minimum de DECENCE. Quand un enfoiré touche des millions d'euros en tapotant sur son portable toute la journasse, tandis que ses empoyés sont au smic, eh bien il faut que ca s'arrete.

Ces gens la sont utiles oui: utiles à la réalisation de leurs propres interets. Et les ouvriers qui bossent pour ces patrons que vous apellez "entrepreneurs" ils sont quoi alors? Inutiles? Moins utiles? Moins volontaires? C'est quoi c'est de la merde peut etre?

Tout le monde est utile à la société, un patron ne vaut pas plus qu'un autre tout ca parce que Mossieur, héritier familial généralement, a les fonds pour lancer sa boiboite et aller faire travailler des chinois a un euro par jour.

Mais si on suit ta logique, c'est super pour les chinois, un euro par jour, mazette! Quels philantropes ces entrepreneurs, dites! Comme ils font avancer le monde hein?

Mais qu'est ce qu'on ferait sans eux je vous le demande? Comment faisait l'humanité avant l'apparition de cette caste de surhommes, ces héros du volontarisme, de la force d'âme, ces courageux risque tout? Oui comment?

Eh bin on s'en passait trés bien merci, et un jour reviendra ou on s'en passera trés bien. Je ne vous parlerai même pas de l'autogestion, vous iriez vous savonnez la bouche.


Bref, avant de faire des procès en intention aux gens, et de défendre l'indéfendable, redescendez un peu sur terre, allez voir comment la société fonctionne vraiment, je sais pas moi, lisez un ou deux bouquins de sociologie sérieuse, sortez vous les doigts du cul quoi, au lieu de nous faire du Yves Calvi
(oups pardon, du café de commerce, c'est pareil).

Moi je trouve ca important, de tels articles, pour la prise de conscience. Sinon on continue notre train train sans jamais réfléchir, sans jamais se demander si les évidences sont si évidentes que ca.

Faut continuer! ;)

Écrit par : Incanus | 10/10/2006

ah.. au moins un qui a les idees claires..
feloch au precedent..il dit pas que du vent !
j'adhere volontiers a son analysen car je me posais des questions, jusque la..
hé oui, personne ne peut se targuer de tout savoir, vous savez.... meme si beaucoup le pensent

Écrit par : paul13cool | 10/10/2006

petit exemple de logique economique créatrice de richesses et d'emploi ... :
dans un fond de vallée du massif central , l'eau était de tout temps gérée en régie municipale, 2 employés communaux "cherchaient la bulle" dans le reseau (la coinçait si les libéraux le préfèrent ... ) . cout du m3 : 2euros 50 (assainissement compris) le tout finançé par le fric du contribuable ...
arrive un maire "moderne" ... et que je te concéde l'eau à une multinationale ...
l'un des employés communaux est parti à la retraite, l'autre va pas tarder, non remplaçé ... la multinationale a pas embauché ... création de "richesse" : -2 emplois ....
cout du m3 6euros50 ... pas d'investissement, bénéfice net avant impot : 3euros80 par m3 ( je suis généreux avec 20 cts de frais de gestion ) ... création de richesse : un peu plus de boulot pour les salariés de cette entreprise ( parait qu'on appelle ça "gain de productivité" ) ... peut être quelques pots de vin ...
remarque dans ces coins ou les paysans ont pas encore été atteint par la propagande "feldgrau" de dany CB et ses potes , le maire sera pas réélu ... pasque les ploucs savent pas que l'eau c'est "cher" ...
vive l'économie de marché, c'est à dire la privatisation des monopoles, c'est plus pratique ...

Écrit par : les marques du plaisir | 10/10/2006

@ Incanus

"Les entrepreneurs sont en effet dans leur grande majorité, de gros égoistes irresponsables, souvent pollueurs, trés souvent exploiteurs sans états d'ame"

Tu n'as pas la légère impression de caricaturer ? Non ? Il y a autant de salauds parmi les entrepreneurs que parmi les ouvriers. C'est un problème lié à l'espèce humaine. Donc arrête de peindre un monde manichéen où l'on aurait des méchants entrepreneurs exploitant de gentils ouvriers. Il y a des hommes d'une part et des hommes d'autre part.

"Quand un enfoiré touche des millions d'euros en tapotant sur son portable toute la journasse, tandis que ses empoyés sont au smic, eh bien il faut que ca s'arrete."

Qu'il y ait des écarts de salaire indécents et que l'on mette en place des mesures concrètes pour supprimer les abus, on est tous d'accord. (ex : interdiction de lever les stock-options pour un cadre tant qu'il exerce dans une société et même pendant 1 à 2 ans après son départ). Mais qu'on n'en vienne pas à aller encourager un nivellement par le bas où tout le monde toucherait la même chose (égalitarisme débile). La méritocratie est un puissant élément de motivation aujourd'hui. S'il n'y a pas ça, on se retrouvera tous employés de bureau aux 35 heures et les emplois compliqués, avec stress et responsabilité, ne trouveront plus preneur.

"Tout le monde est utile à la société, un patron ne vaut pas plus qu'un autre tout ca parce que Mossieur, héritier familial généralement, a les fonds pour lancer sa boiboite et aller faire travailler des chinois a un euro par jour."

Je ne sais pas si ça mérite une réponse. Allez, je me force. Pour toi, un patron est donc une caricature de riche gras et chauve tout droit issu du XIXe siècle avec des bretelles, un monocle et un cigare. Tu te trompes. Les 3,5 millions d'artisans sont des patrons pour moi et ils n'ont les 95% du temps aucun héritage à exploiter. Sors de chez toi 30 secondes. Et en termes d'utilité, tout le monde n'est pas égal, je suis désolé. Un type qui crée 300 emplois est plus utile qu'un employé même si bien sûr tout le monde est plus ou moins utile. Et la plupart des patrons ne délocalisent pas puisque ce sont souvent des hommes et femmes à la tête d'entreprises de services "made in France".

Et puis pour la délocalisation, désolé de lancer un pavé dans la mare, mais on en profite tous. S'il y a des écrans LCD à 499 euros, ce n'est pas par hasard... Alors arrêtons d'être hypocrites. Ca nous arrange parfois et même souvent. Un monde sans délocalisation, c'est un monde où nous perdrons tous du niveau de vie de manière importante. Imagine les mêmes écrans LCD fabriqués par des ouvriers CGT payés aux 35 heures... Tu peux multiplier le prix par 10.

Ce qu'il faut limiter, ce n'est pas les délocalisations mais les abus dans les délocalisations (travail des enfants, esclavage etc...) contraires aux droits de l'homme. Mais imagine la tête des ouvriers chinois si un français bien-pensant vient leur retirer leur travail parce qu'il les considère exploités ! Les délocalisations sont aussi un moyen d'augmenter le niveau de vie des populations locales. Taiwan a commencé par produire du textile à titre d'exemple, regarde où ils en sont aujourd'hui.

Bref, arrête de caricaturer avec des images d'Epinal, la réalité est un peu plus compliquée qu'elle n'y paraît.

Écrit par : Thibault | 10/10/2006

Derrière l'idée de vendre de l'eau étrangère très chère dans les restaus gastronomiques parisiens, il y a l'idée d'un gaspillage d'une ressource naturelle qui aurait été plus utile aux autochtones, certainement, surtout s'ils en manquent.

Et puis il y a l'idée du transport de cette eau : un beau gaspillage d'énergie. On a déjà des sources en France non ?

Il y aussi l'indécence du luxe, je dirais le luxe au-delà des limites supportables, quand en France il y a quelques millions de travailleurs pauvres. Et parmi eux des pauvres bougres qui rêvent de ce luxe inutile.

Et puis Thibault parlait des écrans LCD à 499 euros, dont les dalles sont construites en Chine et assemblées en France. Posez-vous une question : vos loisirs exigent-ils que l'on gaspille de l'énergie et pollue la terre ? Question naïve n'est-ce pas ? Rêverie ?

Il y a le sentiment que la recherche du profit n'a pas de bornes, que la responsabilité morale des entrepreneurs n'existe pas, que les Etats (et notre belle UE si libérale) ne veulent en rien contraindre ou si peu les comportements de nos entreprises (par ex: la question des suremballages), que les entrepreneurs ne semblent pas être des citoyens comme les autres (alors qu'ils font partie de cette société et subiront aussi les mauvais choix de cette société).

Le coût écologique est immense, le coût humain et les profits ne le sont pas moins.

Le mur est encore loin, mais il se rapproche.

Écrit par : Internaute de passage | 10/10/2006

bon, vivement l'eau ferrigineuse.. avc un peu de plomb, un soupcon d'amiente, et quelques dechets radioactifs.. au prix ou est le cuivre !

Écrit par : paul13cool | 10/10/2006

BLURP est venu nous roter son petrus avant qu'il lui sorte du petrus, qu'il doit avoir fort boutonneux (merci Pierre Perret). Je m'attendais à quelque colère fontenellique ou autre.
Il a eu pire : foutage de gueule sur foutage de gueule. Donc, merci à esprit (de vin) boutonneux, nom et Hervé !

Écrit par : Kid Hihi | 10/10/2006

@ non :

pierre, petrus : mais vous savez que vous êtes un bon, non de non ! Avec une telle vini-culture biblique, seriez pas un sous-produit des séminaires comme mon ex-ami Monseigneur Pince ?

Écrit par : Kid Hihi | 10/10/2006

Et toi, tu fait quoi pour vivre ? un truc utile pour les habitants de la planète ??? T'as bouffé quoi à midi ? De la bouffe certifié eco-équitable ? Tu pars où en Vacances ? Aider les plus démunis ? Toi, t'es tellement.... toi ! tu peut donner des leçons !

Écrit par : Jean Pierre | 11/10/2006

Qui est toi ?

Écrit par : Kid | 11/10/2006

Les commentaires sont fermés.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu