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28/10/2006

Philippe Val, Intellectuel De Médias

medium_Spinoza.JPG

Cette semaine, dans "Charlie Hebdo", Philippe Val ne découvre aucun stalinien dans son proche (ou moins proche) entourage.

On pourrait en conclure que Philippe Val a soigné sa jeanfrançoisrevelite.

Mais tel n'est pas (du tout) le cas: elle s'aggrave, au contraire.

Dans son éditorial de la semaine, Philippe Val sème en effet ces quelques mots, qui l'installent définitivement à la table des intellectuels de médias: "L'opinion française est travaillée par une sorte de racisme anti-américain auquel Bush sert de prétexte".

Nous sommes d'accord: c'est inepte. (C'est à peu près aussi affligeant que si nous affirmions, au seul motif que Philippe Val a follement battu des mains quand l'USAF a bombardé la Serbie: "Philippe Val est travaillé par une sorte de racisme anti-serbe auquel Milosevic servait de prétexte".)

En même temps, ce n'est pas très nouveau.

Feu Jean-François Revel, que ces questions obsédaient, ne disait pas autre chose, lorsqu'il stigmatisait "l'obsession anti-américaine" des Françai(se)s.

Pascal Bruckner ne disait pas autre chose, lorsqu'il écrivait au printemps 2006, avec pudeur: "N'en doutons pas un instant: si le débarquement de juin 1944 avait lieu aujourd'hui, l'oncle Adolf jouirait de la sympathie d'innombrables patriotes et radicaux de la gauche extrême au motif que l'oncle Sam tenterait de l'écraser".

Philippe Val nous ressert donc, alors qu'on ne lui a rien demandé, une grosse louchasse de l'épais cassoulet idéologique mitonné par d'autres penseurs dont les convictions, au fond, ne diffèrent que fort peu de celles de Condoleeza Rice.

Bruckner et Val disent rigoureusement la même chose.

La vérité, c'est que ces gens qui, en gros, applaudissent à chaque fois qu'un bombardier furtif inculque la démocratie à quelques victimes collatérales sont, au fond, des gouvernementdesétatsunistes primaires, mais qu'il n'osent pas l'énoncer trop directement.

Courageux, mais pas téméraires.

Dès lors, pour justifier de leur soumission au(x) dogme(s) des faucons yankees, nos intellectuels de médias font ce qu'ils font toujours, en de telles situations: ils inventent un gros stratagème à deux balles qui va leur permettre de se poser, non en fidèles flatteurs de croupes néo-conservatrices, mais en courageux contempteurs de la xénophobie.

Leur martingale, c'est le "racisme" - un racisme qui n'existe, bien sûr, que dans leurs imaginations.

Dès qu'ils trouvent sur leur chemin des interlocuteurs qui essaient de leur expliquer posément que dans la vraie vie, le monde est plus complexe que dans un essai d'Alain Finkielkraut, et le gouvernement étatsunien moins uniment délicieux que dans un essai de Jean-François Revel, ces mecs-là dégainent leur arme fatale: "Ah? Vous critiquez l'administration américaine? Donc, vous êtes raciste? Et vous croyez que je vais discuter avec Adolf Hitler?"

C'est commode: ça évite, justement, la contradiction.

Les intellectuels de médias font mine de confondre la critique - si légitime - des menées impériales (voui) de George W. Bush (et d'autres avant lui) avec une xénophobie anti-américaine complètement imaginaire - et dont ils échouent d'ailleurs, et pour cause, à donner le moindre exemple un tant soit peu convaincant.

Philippe Val, quand il évoque ce "racisme" fantasmagorique, ne fait que réciter le catéchisme grotesque des néo-cons français, qui ont depuis longtemps substitué l'imprécation et la calomnie à la "philosophie" dont la plupart se réclament.

Un autre intellectuel de médias lui répond d'ailleurs, comme en écho, dans "Le Point" de cette semaine: "Cette guerre contre l'Occident, cette haine de l'Europe et de l'Amérique en passe de devenir religion planétaire, le relativisme culturel, l'idée que l'universalisation des valeurs de démocratie et de droits de l'homme ne sera jamais qu'un abus de pouvoir des peuples riches contre les peuples prolétaires, l'anti-impérialisme pavlovisé sur fond de prétenu respect des identités, bref, tout cela, toute cette soupe idéologique qui est l'ordinaire du progressisme contemporain, a une généalogie qui n'est autre - mais oui! - que celle des fascismes européens".

C'est BHL qui signe cet ahurissant manifeste.

Mais ça aurait tout aussi bien pu être Val.

Commentaires

Attends... t'es gentil... mais la dernière fois que j'ai supporté Val, ça a duré 1 minute 45 secondes dans je ne sais quel "Ripostes" de ce pauvre Moati !

A peine avait-il ouvert la bouche que ça éructait dans tous les sens....
J'ai zappé sur un film épatant qui se nomme : Eternal sunshine of the spotless mind qui m'a littéralement ravie !

Val... Val... Val... mais que dire face au vide ?

Bon.
Demain, quand je serais sournoisement plus sociable, j'essaierai par pure bonté d'âme d'avoir un semblant d'analyse sur cet étron.... mais à l'heure qu'il est, c'est humainement impossible.

Désolée....
Ça le fait pas en terme de prem's, hein ?
Ben j'en suis ravie.... j'ai toujours détesté les premiers de la classe (dont j'étais.... te dire les années de traumatisme)...

Écrit par : Grabuge | 28/10/2006

Pour que les choses soient claires d'entrée: je n'aime ni Val, ni Revel, ni Bruckner, ni BHL. Maintenant que ce point d'importance est réglé (en tout cas pour moi), passons aux choses moins sérieuses.

Je suis d'accord que la phrase de Val n'a certainement rien de nouveau et que le mot de "racisme" est plus que très mal choisi. Je ne sais pas si tu as des comptes à régler avec Val (mais vu le vitriol déversé ici, je dirais oui) et je suis tout à fait d'accord pour que tu les règles. En fait, même si je n'étais pas d'accord ça ne changerait pas grand chose vu que tu es ici chez toi et que tu y fais ce que tu veux. Mais bon, je commence déjà à faire du hors-sujet, alors passons vite.

Je me permettrai quand même quelques remarques. Tout d'abord, il est difficile de te suivre lorsque tu dis que "Bruckner et Val disent rigoureusement la même chose." C'est faux, en tout cas au vu des phrases que tu cites ici. Bruckner est plongé bien plus profond dans l'ineptie en laissant entendre que l'extrême gauche française d'aujourd'hui préfèrerait encore le nazisme au libérateur américain. Peut-être que le fond de la pensée de Val est identique, mais tu devrais alors le démontrer en analysant son propos. Ce qui est difficile avec une seule phrase. Je dis pas ça pour te reprocher d'avoir fait des coupes mais parce que je peux pas acheter Charlie Hebdo pour vérifier moi-même que c'est bien le fond de la pensée de l'accusé. Si tu citais un peu plus de l'article pour le critiquer et l'identifier à Bruckner, tu me rendrais ainsi un double service.

Ensuite, comme je l'ai déjà dit plus haut, le terme de "racisme" est effectivement extrêmement mal choisi et "xénophobie" vaut à peine mieux. On ne peut pas pour autant se voiler la face et dénier qu'il y a bien un fond d'anti-américanisme assez fort et assez spécifique à la France, de même qu'à l'inverse on trouve aux Etats-Unis un sentiment anti-français assez répandu et qui a ses caractéristiques et son histoire propres. (Au passage, peut-être que tu voudras éviter d'utiliser le terme "yankee" (équivalent de boche, rital, rosbif, polac, ruskoff pour d'autres pays) qui s'il n'est pas franchement raciste décrédibilise quand même un peu ton propos ici de façon assez ironique).

Ce qui est assez paradoxal pour moi en lisant ton article, c'est que c'est justement dans les médias que je vois le plus souvent ce fond d'anti-américanisme, ou plutôt des tentatives pour l'exploiter. Pour être juste, ça n'est pas chez les "intellectuels des médias" comme tu les appelles, mais plutôt dans les médias "populaires", et en particulier dans les JTs. As-tu déjà remarqué le talent avec lequel, lorsqu'il s'agit de représenter l'opinion américaine sur telle ou telle question d'actualité, l'envoyé spécial arrive le plus souvent à trouver un taré, de préférence du midwest et avec une casquette, qui profèrera devant la caméra française les aberrations les plus ridicules (attaquons la Corée du Nord à l'arme nucléaire! Yeah!). Il n'est pas très difficile de comprendre qu'il s'agit-là de brosser le téléspectateur dans le sens du poil, de flatter son égo. En d'autres termes, il s'agit d'utiliser ce soit-disant "américain moyen" comme d'un tremplin pour propulser le niveau d'analyse et la finesse de lecture du téléspectateur français vers des hauteurs inespérées. Et en fin de compte, dans un pays comme dans l'autre (car le sentiment anti-français n'a pas d'autre fonction aux Etats-Unis) il s'agit de réifier ses propres prétentions à l'universalisme en disqualifiant le seul autre compétiteur de la planète en la matière.
Le monde est en effet complexe, et les Etats-Unis sont un pays plus complexe que 300 millions de rednecks contre Michael Moore. Mais c'est cependant cette représentation des Etats-Unis qu'une bonne partie des médias cherche à véhiculer et à conforter. C'est un jeu dangereux parce qu'il contribue à creuser les antagonismes et en fin de compte semble donner raison, à l'intérieur des Etats-Unis, aux néo-cons qui cherchent à convaincre qu'une bonne partie du reste de la terre hais ou méprise le pays et complote pour l'attaquer. Tu pourras toujours rétorquer qu'on se fout bien de donner raison aux neo-cons à l'intérieur des Etats-Unis et que c'est le problème des Américains qui n'ont que ce qu'ils méritent, mais à la vue de l'ampleur des dégats que les neo-cons ont déjà réussi à infliger au reste du monde je dirais qu'il serait assez irresponsable de continuer à apporter de l'eau à leur moulin électoral.

Au sujet des neo-cons justement. Tu pourrais légitimement parler ici de très-cons, ça je veux bien, mais avec "néo-cons français" je crois que tu commets une erreur. Ce n'est pas un reproche car il te faudrait avoir le loisir (et l'envie) de vivre aux Etats-Unis ou du moins de pouvoir t'intéresser de plus près à l'actualité politique américaine récente pour te rendre compte que "néo-cons français" est presque une contradiction dans les termes. Il peut bien y avoir des partisans français de la politique étrangère de l'administration américaine actuelle, mais je crois que ceux-là auraient assez de mal à les suivre sur l'ensemble du programme. Ceux qui en France soutiendraient justement ce versant intérieur du programme neo-cons, notamment dans ses aspects religieux et dans son attaque en règle des libertés civiles, seraient les mêmes qui se retrouveraient opposés à la politique étrangère américaine de ces dernières années (pas de confusion: je pense bien sûr ici à l'anti-impérialisme tendance extrême-droite). Le programme dans son ensemble ne fait sens que dans son contexte américain, même s'il peut y avoir des affinités internationales sur tel ou tel point. Ce qui d'ailleurs n'excuse en rien ceux que tu appelles quand même "neo-cons français" de se poser en soutiens d'une politique détestable...

Mais sur le fond, nous sommes bien d'accord: il faut bien faire la distinction entre anti-impérialisme et anti-américanisme. Ne serait-ce que pour des raisons pragmatiques, les anti-impérialistes se tireraient une balle dans le pied en s'aliénant les citoyens américains : la meilleure chance de mettre un frein sinon un terme à la politique américaine actuelle est dans les mains du peuple américain. Le plus gros noyau des anti-neo-cons se trouve quand même au pays des neo-cons, il faudrait voir à ne pas l'oublier en dépit de la façon dont les médias (américains mais pas seulement) cherchent à les occulter.

Pour finir, je ne vois pas de trackback sur ton blog, ça n'est pas bien, tu me feras deux heures de colle. Je vais faire un post-réponse sur mon blog.

Écrit par : Parallèles | 28/10/2006

Cet article n'est hélas pas complet, SF ! Je suis très déçu. Il aurait pu être bien mais il manque l'évocation de Finkielkraut. Et sans lui, la trilogie BHL/Bruckner/Val est orpheline... Non mais c'est vrai, si tu parles de vrais cons réactionnaires, n'en oublie aucun...

Tu me copieras cent fois : "Je n'oublierai plus Finkie quand je dresse une liste de crétins... Je n'oublierai plus Finkie quand je dresse une liste de crétins..."

:-)

Écrit par : étienne fillol | 28/10/2006

J'dis ça! Mais je pourrais dire autre chose, d'ailleurs je vais dire autre chose! Tiens je vais appeler Royal qui dégringole dans les sondages! Organisons un jury populaire! Pour distinguer les INTELLECTUELS-PENSEURS-MAÎTRE- Et, cela m'étonnerais qu'ils en soient. ha oui ça va mal pour Bush au states il y a de l'indécision pout les prochaines élections américaines, Bushute! lui Zossi. Et Et Et il se revendique du soutien d'intellectuels Français reconvertis en La fayette c'est bien l'image du haut. Atout malheur heure est bonne, heu non je n'irais pas dans leurs plate Bande aison. N'est pas Madame de la Fayette qui veut!

Écrit par : martingrall | 28/10/2006

"il est difficile de te suivre lorsque tu dis que "Bruckner et Val disent rigoureusement la même chose." C'est faux, en tout cas au vu des phrases que tu cites ici. Bruckner est plongé bien plus profond dans l'ineptie en laissant entendre que l'extrême gauche française d'aujourd'hui préfèrerait encore le nazisme au libérateur américain"

Bien sûr qu'ils disent la même chose !
La seule différence, c'est que Spinoval est à la tête d'un journal qui, historiquement, fut celui de joyeux anars de gauche et qu'il est obligé, pour ne pas trop heurter ses lecteurs de front, de prendre quelques gants …
Néo-con, ma non troppo !

Écrit par : Bernard Langlois | 28/10/2006

Bernard, comme tu as raison et aussi n'est pas Cavanna qui veut! Ce n'ets pas parce que l'on achette une marque (val charlie) que l'on sait faire. D'ailleurs j'ai souvenir d'un mec qui voulait faire aspirateur et ne faisait que souffler.

Écrit par : martingrall | 28/10/2006

@ Etienne Fillol,

Et Romain GOUPIL, hein ? Tu copieras 1.000 fois "je n'oublie pas Romain GOUPIL quand je dresse la longue liste des crétins néo-cons..."

Écrit par : fmi1 | 28/10/2006

@ Parallèles
Pas de compte(s) à régler - mais un ras-le-bol, à force de lire n'importe quoi sous la plume de ces mecs-là.
Pas d'accord - du tout - avec toi sur la représentation des Américains dans/par les médias français. (Les JT grouillent de "Français moyens", et je ne pense pas que tu dirais qu'ils sont travaillés par l'anti-France!)
Pour ce qui est des néo-cons français, non seulement ils existent, mais ils ont une revue: "Le Meilleur des mondes", qui vaut son pesant de cacahouètes.

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 28/10/2006

C'est un petit Val où coule une floppées de conneries qui se travestissent avec les oripeaux d'une gauche militante mais réaliste et pragmatique. Je plains surtout les pauvres journalistes de "Charlie Hebdo" qui sont restés fidèles à leurs idées et à leurs idéaux et qui doivent se farcir cette logorrhée sirupeuse et roborative à longueur de temps. Je les plains aussi parce qu'ils ont vu ce petit joyaux d'impertinence devenir l'organe des nouveaux philosophes et des néo-cons et perdre peu à peu son identité.
Tenez bon les gars et si vous pouviez vous en débarrasser vous feriez des heureux!

Écrit par : d3log | 28/10/2006

@ parallèles
Dans ce qui me semble être une poussée de politiquement correct, tu qualifie le mot "yankee" d'équivalent de boche rital etc... relis certains manuels scolaires d'histoire des années 60-70 (avalisés par l'Education nationale donc), on y parle souvent "d'impérialisme yankee"... je n'étais pas né à l'époque mais je suppose du coup que cela devait etre un minimum dans les moeurs et que cela ne devait pas avoir une connotation si dévalorisante que boche...

mrmaya, l'homme qui ne s'attachait qu'aux détails insignifiants...

Écrit par : mrmaya | 28/10/2006

@ martingrall
:=)))))))))))))))

@seb,
t'appelles quand ?
et finalement bonne nouvelle donc t'as trouvé un nouvel ordi
tu m'en veux pas hein pour les remarques d'hier / à ITV fabius...

@ tous,

l'intervention de Ségolène Royal huée au Zénith est audible sur blog de birenbaum. consternant. comme prévu. gaffe au 16 nov les socs , faites pas n'importe quoi SVP!

A+++ je retourne à la vraie vie : biberon, couche et délicieux babils
bon samedi à tous

PS : merci Seb d'voir mis le doigt, si je puis dire, sur quelque chose qui me gênait : Philippe Val... sus son americanisme primaire, ce qui m'agace chez lui ce sont ses bonnes idées "de gauche attendue" et politiquement correcte... il ne surprend plus personne et c'est bien dommage.

Écrit par : Laurence | 28/10/2006

Pourra-t-on un jour faire taire ces mutliples voix de la pensée unique qui envahissent nos télévisions, nos journaux, nos radios depuis si longtemps ?...

En plus, maintenant, elles sont pleines de morve depuis le NON...

Benji
www.levraidebat.com

Écrit par : Benji | 28/10/2006

@ Laurence
Je t'en veux pas, et si tu retournais sur le DEL, tu verrais que je t'ai dit que j'étais plutôt d'accord.
D'autre part si tu lisais tes SMS, tu verrais que je t'en ai envoyé un pour te dire que je t'appelle aujourd'hui sans faute!
;-)

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 28/10/2006

@ seb,
mais j'ai tout lu :
d'où la précison du "hein"
et la fébrilité avec laquelle je surveille les tel. portable et fixe, saufq ue là mon benito en pampers (oui faut qu'il apprenne l'humour là tout de suite) va me réclamer à faire péter les tympans des voisins si je prépare sa tambouille illico!
Désolée pour les autres lecteurs non adherent à la FCPE (fédération des couillons de parents d'enfants), je digresse trop "perso" :=))

Écrit par : Laurence | 28/10/2006

:-)

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 28/10/2006

Je me pose une question que je vous soumets : A ce point les deux hommes touchent-ils des subsides de la NED ?
Pour moi il y a une vraie différence entre Bruckner et Val. Le premier sait ce qu'il fait et a une vraie stratégie, Val est tout simplement bête, il n'en revient toujours pas d'être entré dans les cercles des intellectuels parisiens et il va continuer juste pour se réveiller le matin en se disant : " je suis intelligent je dîne avec Plenel ce soir" "je suis intelligent, je dîne avec Bruckner ce soir" etc...

Écrit par : Andersen | 28/10/2006

Il y a des différences. Peut-être même de multiples différences. Mais, les principes centraux sont les mêmes. Les idées-forces sont analogues, c'est ce qui fait d'ailleurs qu'ils existent en tant que groupe. Il est vrai qu'on peut dire c'est seulement dans le contexte américain. Toutefois, il y a là aussi des analogies fortes avec les français et de surcroît il ne faut pas omettre les échanges transnationaux. Notamment, la proximité entre liberté sans frontière, le heritage foundation et Médecin sans frontière. Pour le dernier acteur, ils ont, depuis lors, fait une auto-critique telle qu'ils sont sûrement parmi les plus critiques de l'humanitaire (cf. le refus de demander des dons pour le tsunami). Mais pensons à Kouchner ?

Les analogies de groupes sont assez révélatrices, les trotskistes qui ont investi le gouvernement Reagan, au cours des 80', ont quelques points en communs avec nos anciens troskystes devenus défenseur de la politique internationale des USA. (D'ailleurs il serait pas mal de se poser la question sur le milieu juif New-Yorkais anti-sioniste dans les 70' qui s'est converti au sionisme).

Ramener cela à une concurrence entre deux Etats-nations se pensant universalistes c'est confortable sur le plan politique. Je suis sûr que cela existe, mais la mesure n'est pas la bonne : à mon avis, c'est marginal.

Enfin, j'ai, en zappant, jeté un oeil à une émission "Ca bouge à Paris", ou 5-6 critiques passent en revue des bouquins. Il était question du dernier livre de Bruckner. L'un des intervenants disait que dans ce bouquin on trouvait tout et son contraire. Victimisation et procès, un appel contradictoire (Seb. Fontenelle a écrit, il me semble, un billet là-dessus, mais à propos de la revue des néo-cons). Le type à même dit que "par charité chrétienne" il ne releverait pas toutes les bourdes dans le bouquin. Seulement, dans les 5-6 critiques, n'y-avait-il pas P. Val ? Et franchement, là, les choses sont devenues tout à fait claires : le Philou a soutenu Bruckner en appuyant tous les contres-arguments mais aussi en y ajoutant quelques-uns. Le véritable contradicteur n'a même pas réagi. Il n'a pas répondu, rien. Il semblait tout à fait clair qu'il était face à deux personnes et que la discussion n'aurait servi à rien.

Écrit par : ango | 28/10/2006

A toute!

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 28/10/2006

Evidemment, les exemples sont nombreux : A. Adler, ancien communiste reconverti dans le né-cons... Revel qui a bossé pour le Heritage ou pour un autre institut au brésil me semble-t-il...

C'est assez frappant.

Et oui, j'en ai marre aussi d'être insulté pour avoir fait le choix politique de ne pas abaissé mon froc devant l'administration belliqueuse US, oui j'en ai marre d'être traité de moins que rien quand je n'accepte pas l'ordre dans lequel nous sommes confinés, et j'en ai aussi marre que derrière l'exportation de la démocratie (idée néo-cons US) se cache des véllétiés de domination qui s'assument de plus en plus. Voilà donc l'idée de démocratie est pourrie par ses gens car elle ne fait que de remplacer en la modifiant un peu, l'oeuvre de civilisation coloniale.

Écrit par : ango | 28/10/2006

Qui se sent l'âme assez noble pour écrire de nouvelles Philippiques contre cet ennemi dont personne ne semble se méfier parce qu'il avance masqué...

Écrit par : d3log | 28/10/2006

Relire les maitres penseurs de dédé nous montre le chemin parcouru.

Écrit par : martingrall | 28/10/2006

Cher Sébastien, tu me sembles travaillé par une sorte de racisme anti-cons auquel Val sert de prétexte. Ai-je tort ?

Écrit par : zaireetvoltaire | 28/10/2006

@zaireetvoltaire
On ne parle plus de cons (tu es en retard d'un wagon), on parle de néo-cons. ;=)

Écrit par : d3log | 28/10/2006

@Ango : " … nos anciens troskystes devenus défenseurs de la politique internationale des USA."

Ce n'est pas pour défendre les anciens de la IV è Internationale, mais il me semble que les trots ont plutôt moins "trahi" que les maos … Pour ne prendre que les têtes d'affiche, Krivine et Ben Saïd, par ex., sont toujours fidèles à ce qu'ils étaient à la création de la LCR (le troisième larron, Weber, étant devenu sénateur fabiusien); chez les anciens du PCMLF ou de la GP, en revanche, c'est presque la règle : Glücksman, Finkielkraut, Adler, les Voyelle, Brückner, July, BHL …

Écrit par : Bernard Langlois | 28/10/2006

Au fait : lu dans le courrier de Politis cette semaine :

"Ne me lâchez pas !
Je ne lis plus le Monde car j'ai un peu plus qu'une unique pensée
Je me méfie de l'opinion de gauche prémâchée de Libération
J'ai vomi Charlie-Hebdo qd Ph Val m'a insulté (au référendum européen)
Les contrepéteries du Canard ne me font pas rire
Je n'ai ps besoin de Courrier International comme agence de voyages
Le corporatisme de l'Humanité m'a éloigné de la lutte des travailleurs
Je me ss désabonné de Silence qui vt me culpabiliser d'habiter en ville
Mon esprit est trop fatigué pr rester abonné au Monde Diplomatique
Ms ps assez faible pr supporter les raccourcis de Marianne
Les mandarins de l'Ex-presse m'ont appris à me boucher le nez, les yeux, les oreilles
Je ss trop jeune pr l'autocélébration du Nouvel Observateur
Et trop vieux pr l'autoflagellation des alternatifs : Plan B, PLPL, CQFD
Je n'ai ps assez de tps pr courir les blogs sur le net
Et trop de tps pr trouver qq chose ds les gratuits
Que me reste-t-il ?
Sauvons Politis !
ci-jt 100 euros

Benoit Campion, Marseille"

Joli, non ? Faites comme lui ! : pour-politis.org

Écrit par : Bernard Langlois | 28/10/2006

Et qui c'est qui règle son compte à Pascal Bruckner ? Je vous le donne en mille: Patrick Besson dans Le Figaro Magazine aujourd'hui ! Dieu sait si je ne porte pas ce type dans mon coeur, mais là, chapeau bas...

"Pascal Bruckner, après les centaines de milliers de morts provoqués en Irak par l'intervention américaine, dont il s'est naguère bruyamment félicité, revient sur le devant de la scène médiatique. Pour s'excuser ? Pas du tout. Au contraire. Pour expliquer qu'on ne doit pas s'excuser. Ça suffit, avec la pénitence. C'est le titre de son nouveau bouquin : La Tyrannie de la pénitence (Grasset). Selon Bruckner, ce qu'il faut faire, quand on est européen digne de ce nom et non pas une larve d'intellectuel de gauche masochiste et complexé, c'est bombarder les gens, occuper leur pays, détruire leur économie, piquer leur pétrole quand ils en ont et après, passer à autre chose. L'esprit léger, le coeur net, le verbe allègre. Coupables, les Européens, mais de quoi ? Ça c'est trop fort ! A l'écran, Pascal se tortille, soupire. La mollesse étrange de ce regard vide, cette bouche qui ne sait pas sourire sans trembler, ce front si bas. Bruckner a beau avoir lu tous les livres d'histoire de l'Europe, il ne voit rien là-dedans qui justifie que les Européens présentent leurs excuses à qui que ce soit. Peut-être sa fille a- t-elle arraché quelques pages en jouant ?
Pour contredire le philosophe non pénitent, donc impénitent, Guillaume Durand avait invité des personnes du même avis que Bruckner : Patrick Devedjian, Elie Chouraqui, Marc Weitzmann, Sylvain Bourmeau, une fille de harki et Philippe Tesson. Evidemment, ça a un peu ralenti le débat. Christiane Taubira et Olivier Roy, à deux contre huit, n'ont pas pu faire grand-chose pour les populations d'Afrique, d'Asie, du Moyen-Orient et d'Amérique massacrées par les Européens pendant des siècles, mais c'est quand même bien d'avoir essayé. Tous ces beaux esprits non coupables ont refait ensuite le procès de l'islam : pas démocrate, misogyne, assassin. J'avais l'impression d'entendre une conversation entre intellectuels nationalistes serbes au début de la guerre en Bosnie."

On dirait bien que la droite et la gauche ne sont plus ce qu'elles étaient...

Écrit par : Delphine P. | 28/10/2006

@ B. Langlois

A mais moi je ne dis pas que l'un trahit plus que l'autre, mais les néo-cons US ont été recrutés chez les communistes et la gauche anti-stallinienne. C'est factuel. De toute façon, évoquer des conversions militantes chez quelques-uns ne revient pas à faire un procès d'une organisation, c'est pas ce que je voulais dire. Je voulais simplement mettre le doigt sur le fait qu'il existe des similitudes entre néo-cons US et french neo-cons. C'est d'ailleurs bien ce qui fait qu'on peut les encadrer sous le même terme de néo-conservateur. Donc OK, si dans le tas ce sont les maoïstes qui sont les plus fervents zélateurs né-cons, aux USA ce serait plutôt les trotskystes. Après il faudrait voir dans le détail (pour les USA) mais c'est intéressant de comprendre ce revirement.

Écrit par : ango | 28/10/2006

Un p'ti oubli Bernard dans ta liste : Benny Levy

Écrit par : Pescade | 28/10/2006

Pour ma part, j'avais déjà renoncé à lire Charlie il y a fort longtemps, mais m'étais aventuré à tenter une petite relucture quelques années après, tout ça pour tomber sur un édito de Val dans lequel il attaquait internet, tambours battants. Internet a des défauts, certes, mais c'est un des rares modes d'expression par lequel il est encore possible de s'exprimer relativement librement.

C'est dommage d'ailleurs, car il y a des dessinateurs talentueux chez Charlie.

Écrit par : glomp | 28/10/2006

Me revoilou.
Il est bien, ce Besson.
Déjà il y a quelques semaines, il avait assez joliment allumé Glucksmann.

Je crois savoir - mais j'ai rien dit - qu'il y a des gens qui envisagent de publier dans les mois qui viennent un livre un peu moqueur sur "Charlie Hebdo". (Car les gens sont méchants...)

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 28/10/2006

"Le monde entier nous hait et nous le méritons bien : telle est la conviction d'une majorité d'Européens, du moins à l'Ouest. Depuis 1945, en effet, notre continent est habité par les tourments du repentir. Ressassant ses abominations passées, les guerres incessantes, les persécutions religieuses, l'esclavage, l'impérialisme, le fascisme, le communisme, il ne voit dans sa longue histoire qu'une continuité de tueries, de pillages qui ont abouti à deux conflits mondiaux, c'est-à-dire à un suicide enthousiaste. A ce sentiment de culpabilité, toute une élite intellectuelle et politique donne ses lettres de noblesse, appointée à l'entretien du remords comme jadis les gardiens du feu. Dans cette rumination morose, les nations européennes oublient qu'elles, et elles seules, ont fait l'effort de surmonter leur barbarie pour la penser et se mettre à distance d'elle, construisant un monde de paix et de prospérité. L'Europe a sans doute enfanté des monstres, elle a du même coup enfanté les théories qui permettent de détruire les monstres.

......... Curieusement nous vivons aujourd'hui une situation de repentir à sens unique : celui-ci n'est exigé que d'un seul camp, le nôtre, et jamais des autres cultures, des autres régimes qui se drapent dans leur pureté supposée pour mieux nous accuser. Mais l'Europe accepte trop volontiers le chantage à la faute ; si nous adorons nous flageller et nous couvrir la tête de cendres, n'est-ce pas que notre souhait secret est de sortir de l'Histoire, de nous abriter peinards, dans le cocon de la contrition, pour ne plus agir, échapper à nos respnsabilités ? La repentance n'est peut-être rien d'autre que le triomphe de l'esprit d'abdication."

Pascal Bruckner.

c'est un peu, c'est tout à fait ce qu'il écrit, se qu'il est. IL se repend il se veut martyrs!

Écrit par : martingrall | 28/10/2006

Prochain billet demain pas trop tôt.
Cette flemme, ça s'arrange carrément pas!
Bonne nuit, tou(te)s.

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 28/10/2006

Val on le lit comme certains prennent du guronzan ; mais pas de danger qu'un djeun lui vole sa sacoche et toutes ses notes dedans.
"les cons c'est comme le feuillage au milieu des roses : ça repose" : par ailleurs si P.Besson se met à nous surprendre...

Écrit par : malu | 28/10/2006

Moi, je préfère lire le Figaro, monsieur.

Écrit par : Bernadette C... | 29/10/2006

WASHINGTON (AFP) - Les compagnies pétrolières américaines viennent encore de présenter des bénéfices faramineux, suscitant l'ire de l'opposition démocrate avant les élections parlementaires du 7 novembre. Le bénéfice de la première compagnie pétrolière américaine ExxonMobil au 3e trimestre a ainsi dépassé celui de toutes les autres grandes entreprises américaines leader dans leur secteur, que cela soit la banque, la technologie ou l'alimentation.
Hillary Clinton, qui est une candidate démocrate potentielle à l'élection présidentielle de 2008, demande à ce que les avantages fiscaux consentis aux compagnies pétrolières soient supprimés et que l'argent ainsi obtenu soit reversé à un "fonds stratégique" destiné à développer les énergies alternatives.

Alors hein, avec tous nos pré-jugés aussi faciles que fallacieux de jaloux lubriques ! Nos ex maoïstes néo con lancent un nouveau cri d’alarme! Un cri de guerre! touchepasbush
Et val à déjà la couv de mercredi
Hillarante !
Et en plus il est con seulement.

Écrit par : martingrall | 29/10/2006

pourquoi s'énerver sur les néo-cons ? je les zappe - faisons en tous autant

Écrit par : brigetoun | 29/10/2006

@ango

"...les néo-cons US ont été recrutés chez les communistes et la gauche anti-stallinienne..."

Oulà! voilà une affirmation qui est très loin d'être "factuelle"!

Avant d'être mis en pratique sous les administrations Reagan et BushI, il est vrai qu'une majorité de ses héraults, assez paradoxalement, étaient libéraux et démocrates, mais de là à dire qu'ils étaient communistes ou de la gauche anti-staliniennes, il y a un gouffre!

Sinon, je ne sais pas pour vous mais moi j'ai laissé tomber Charlie il y a quelques années, fatigués de Val et de ses parallèles abscons entre Internet et les Nazis (et du renvoi de Mona Chollet, spécialiste dans ce domaine si il en était une chez Charlie)

@Grabuge

Eternal sunshine of the spotless mind, excellent film en effet!

Écrit par : David A. | 29/10/2006

Ce petit fat prétentieux en est maintenant à éclairer le (bas) peuple sur RTL, à "On refait le monde" (rires). Avec ,entre autres (suivez mon regard...) le sinistre July. Les deux font la paire (ils avaient déjà mis au point un petit "partenariat croisé" Liberachion/Charlot hideux, comprendre échange de publicité, croustillant pour cet ex-canard anar dont un des mots d'ordre ést "La publicité nous prend pour des cons, la publicité nous rend cons") de manches.

A la fin de cette émichion l'animateur nous a promis, pour le lendemain, sur RTL, "émission spéciale petit Gregory"...

Pour nos "polémistes" à 2 balles refaire le monde ça n'a pas de prix... (enfin, si, un peu quand même : 150€ la séance)





http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=26030

Écrit par : Marie-France G-TOURRE | 29/10/2006

Pouvez actualiser.

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 29/10/2006

@ DAvid a.

"Une information qui est loin d'être factuelle" ???????????????????? Il faut au moins connaître un minimum avant de se prononcer de la sorte.

Ainsi voir la revue "The new leader" et sa transformation entre les années 30 et 70 ou "Comentary".

Pour les individus voir C. Gershman, ALbert Shanker, Irvin Kristol, Peter Berger.

Le mouvement Troskyste aux USA est né sous l'impulsion de Max Shachtman (qui connaissait Trotsky tout comme H. Solow) dans les années 30. EN 61, il ne condamne pas la tentative d'invasion de Cuba, il soutiendra aussi la guerre au Vietnam. Or la Young peopple socialist league était sous contrôle dès les années 60 des Shachmaniens, des trokystes. Ceux-là même passerons par par les sociaux democrates et feront carrière sous Reagan au département d'Etat, les "State Department Socialists". On peut aussi se poser la question de la proximité des dirigeants de l'AFL-CIO et des syndicalistes recrutés par Shachtamn. Il faut aussi y ajouter les socialistes du milieu universitaires new-yorkais mais c'est le même milieu qui est le centre du Trotskysme US...
On peut ajouter en mentor J. Burnham, S. Hook

Tout comme la Old left Marxiste passe d'un antistallisnime dur à un anticommunisme dur au cours du XXe siècle, elle reprochera à la New left sese penchants totalitaires...

Et le concept de totalitarisme sera travaillé dans un sens confus par les futures néo-cons dans les revues Partisan Review et The New leader.

De toute façon, je ne vois même pas pourquoi je continue puisque c'est le manque de connaissance qui te fait dire que c'est "loin d'être factuel". Bien sûr que c'est 100 fois 1000 fois factuelle. Il suffit de lire un peu, c'est aussi simple que ça. On ne se permet pas d'avancer des jugements péremptoires sans vérifier un temps soit peu auparavant. Je répète persiste et signe preuves à l'appui et avec un mal de tête terrible étant donné que j'ai eu une soirée Balkanique hier.

Écrit par : ango | 29/10/2006

"......... Curieusement nous vivons aujourd'hui une situation de repentir à sens unique : celui-ci n'est exigé que d'un seul camp, le nôtre, et jamais des autres cultures, des autres régimes qui se drapent dans leur pureté supposée pour mieux nous accuser. "

Donc si le "camp d'en face" ne reconnait pas ses crimes il faut pas nous le demande rnon plus?

Donc si le camp d'en face utilise des methodes "barbares" il ne faut pas nous demander de respecter les doits de l'homme?

Donc si le camp d'en face laisse crever le peuple, alors il ne faut pas nous demander à nous de s'occuper des besoins du peuple?

Tout la logique neo-cons s'explique, merci pascalou

Écrit par : kotédiwa | 30/10/2006

@ango

Je vois que tu as bien traduis l'article de wikipedia, mais quand on parle aujourd'hui neconservatisme aux USA, on ne remonte certainement pas aussi loin que tu le fais.
Tout au plus au PNAC et Wolfowitz/Feith/Perle. Ce qui a été théorisé dans les années que tu cites n'a déjà plus rien à voir avec le mouvement qui a mis ces théories en pratique sous Reagan et Bush.

Écrit par : David.A | 30/10/2006

@ David A.,


Je suis tout à fait désolé mais il est clair que tu te plantes. Ce qui est certain en ce qui regarde Wilkipédia tout d'abord. Il est clair aussi que tu as mal lu mon message puisque tu réalises un anachronisme.

Je ne vois pas comment tu peux comprendre la conversion du Trotskysme et de la gauche antistal en néoconservatisme sans recourrir un peu à l'histoire et à des événements succesifs ? Quand on parle de néoconservatisme, on remonte obligatoirement aussi loin, du moins quand on le fait de manière sérieuse.

Cela a à voir, 100 fois 1000 fois. Je te rappelle aussi au passage que le néconservaatisme est un conservatisme de social scientists, j'ai l'impression que tu confonds les officielles et les officieux qui sont eux les personnages clés. Prend l'exemple de de Seymour Lipset.

Je t'ai cité C. Gershmann, ancien Bras droit de Shachmann et aujourd'hui grand gourou de la NED, si cela ce n'est pas une observation factuelle... En tout cas le point de vue que j'ai avancé repose sur des preuves, on peut attendre donc la même chose de ta part.

Il faudrait aussi prendre en compte l'implication des fondations philanthropiques comme Ford qui financèrent des recherchent néo-marxistes aux USA et en Amérique latine, ces chercheurs devienrent eux-mêmes des piliers du néconservatisme.

Voilà, je crois avoir donné quelques exemples assez forts pour que montrer que le point de vue exprimé repose sur des données factuelles. Si tu ne le partages pas je te demanderai donc d'en faire autant sinon plus. Je te demanderai maintenant de faire un effort pour donner à ton point de vue quelques faits.

Écrit par : ango | 30/10/2006

En parlant des neo-cons et de leur posture victimaire/dénonciatrice face à "l'anti americanisme primaire" ( terme qui en dit long sur leur faculté d'analyse ... primaire) : http://www.hrw.org/english/docs/2006/10/26/usdom14465.htm

Je suis persuadé que l'on va maintenant nous présenter Human Rights Watch comme un groupuscule "islamo-gauchiste" ?

Écrit par : alain | 30/10/2006

Quand Charlie-Hebdo était de gauche :


http://palladio.free.fr/harakiri/

Écrit par : Pescade | 30/10/2006

Et puis là aussi

http://palladio.free.fr/harakiri/ChH/index01.html

Écrit par : Pescade | 30/10/2006

Les commentaires sont fermés.

 
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