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14/11/2006

Laurent Joffrin, Si Tu Nous Lis: J'ai L'Impression Que Tu Peux Compter Sur Un Véritable Ami, A "Libération" (De Tous Les Rêves Et De Toutes Les Utopies)

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Daniel Schneidermann, chroniqueur à "Libération", a commenté hier, sur son blog, la "candidature" de Laurent Joffrin "à la direction de "Libération"".

Daniel Schneidermann trouve que c'est "une excellente nouvelle pour le journal".

Pourquoi est-ce une excellente nouvelle?

Parce que Laurent Joffrin "est crédible, dans le rôle". (Un peu comme Al Pacino dans "Serpico".)

Pourquoi Laurent Joffrin est-il crédible?

Parce que Laurent Joffrin "aime le journalisme", parce que Laurent Joffrin "aime" aussi "Libération", parce que Laurent Joffrin "a prouvé qu'il savait diriger une rédaction". (Laurent joffrin, si tu nous lis: je crois que tu peux compter sur un ami sûr, à "Libé".)

Mais le mieux, dans cette excellente nouvelle, c'est que Laurent Joffrin "n'arrive pas les mains vides".

Laurent Joffrin arrive avec, tenez-vous bien, d'excellentes "idées" pour "Libé".

Comme, par exemple: "Apporter une pluvalue à l'information gratuite", ou "réinventer le rapport aux lecteurs".
(Qu'est-ce que c'est que ça, "pluvalue"? C'est un atoll du Pacifique?)

C'est pas rien, comme "idées", hein? (C'est quand même autre chose que le projet Plenel, qui prétendait plutôt apporter une plus-value, non sans réinventer le rapport au lecteur.)

Ce qui le fait vraiment bicher, Daniel Schneidermann, c'est l'idée numéro deux, la réinvention du rapport au lecteur.

Pourquoi ça le fait bicher?

Parce que, si j'ai bien compris, c'est aussi une idée à lui, ou peu s'en est fallu.

Voilà ce qu'il en écrit: "Laurent Joffrin souhaite créer, dans le journal, un "contre-journal" quotidien, des lecteurs et des internautes. Cela me semble une idée révolutionnaire, qui rejoint ma propre idée de création d'un poste de "web-médiateur". (...) dans nos conversations, j'ai dit à Joffrin que j'aimerais inaugurer la fonction de "web-médiateur", et être celui qui réinvente ainsi le rapport aux lecteurs. "Libé" de tous les rêves, "Libé" de toutes les utopies, doit porter aujurd'hui une utopie nouvelle: être le premier "journal de verre" du XXIème siècle. Hier soir, (Laurent Joffrin) m'a demandé: "Ca tient toujours, ta proposition?" Je lui ai dit: "Ca tient toujours". Nous sommes convenus de nous reparler très vite. Evidemment, dans la cohérence de ce désir de transparence, vous en serez informés très vite aussi, ici ou ailleurs. (...) Donc, le débat est ouvert. avec les lecteurs que vous êtes, ici, mais aussi avec l'équipe de "Libé". C'est maintenant qu'il faut débattre au grand jour, devant les lecteurs à reconquérir."

Alors que je vous dise: j'adore ça.

J'adore ce que révèlent ces menues considérations.

D'abord, ça tombe quand même vachement bien que le gars que Schneidermann trouve si formidable soit justement, voyez si le monde est petit, le gars qui pourrait filer à Schneidermann ce petit boulot de "web-médiateur" dont Schneidermann rêvait - mais passons: Laurent et Daniel ont quand même le droit d'être amis.

Autre détail amusant: Joffrin n'a pas cessé, depuis quelques semaines, de promettre que non, pas du tout, il n'avait pas du tout l'intention de retourner à "Libé", pas du tout l'intention de quitter le "Nouvel Observateur".

Exemple d'une déclaration de Laurent Joffrin, sur le sujet: ""J'ai passé beaucoup de temps à Libération, donc le sort du journal ne m'est pas indifférent, mais je n'ai pas l'intention de quitter Le Nouvel Observateur".

Or, que nous révèle aujourd'hui Schneidermann?

Que pas du tout.

Que Joffrin, tout du long, a quelque peu joué du pipeau, "cet automne", puisqu'en réalité "il hésitait"...

C'est d'ailleurs son droit le plus strict.

C'est juste un peu dommage que Schneidermann, dans la cohérence de son désir de transparence, n'ait pas mentionné plus tôt, sur son blog, l'hésitation de Joffrin - le jour où il a dézingué le projet Plenel, par exemple: trop de transparence aurait tué la transparence?

Là encore: passons.

Et venons-en à ce qui, me semble-t-il, pose vraiment problème, dans le billet de Schneidermann.

La "crédibilité" de Joffrin.

Je voudrais, pour vous aider à bien la mesurer, vous livrer un extrait, un peu long, d'un de mes livres de chevet, "Les nouveaux chiens de garde".

Son auteur, Serge Halimi, écrit ceci:
"Face au "Nouvel Observateur", le critique est désarmé. Hormis "Le Figaro" du temps d'Alain Peyrefitte et de Franz-Olivier Giesbert (...), rares sont les publications qui servent avec autant d'acharnement de dépliant promotionnel aux oeuvres de leurs chefs (...).
La privatisation du "Nouvel Observateur" par ses dirigeants n'empêche nullement son actuel directeur de la rédaction de dispenser à intervalles réguliers des leçons de déontologie à ses confrères.
Mieux vaut espérer par conséquent que Laurent joffrin, car c'est de lui qu'il s'agit, ne voit pas ce qui se trame dans sa maison.
Expliquons-le lui.
Un livre de Jean Daniel mobilise à répétition dans les colonnes de son journal sa rédaction et ses "amis" (...) sans doute pressés par le maître lui-même.
Une émission de télévision de Jean Daniel - ou sur Jean Daniel - est acclamée avant sa diffusion et lors de chacune de ses rediffusions sur quelque chaîne que ce soit.
Quand Jean Daniel obtient un prix, c'est l'avalanche! (...)
On dira: vous savez, c'est Jean Daniel, son immodestie est légendaire!
A ceci près que Laurent Joffrin - qui n'est pas Jean Daniel: l'un a fréquenté Nasser, Sartre et Camus, l'autre tutoie Sarkozy - est tout aussi sensible aux flatteries que ses subordonnés lui servent.
Il fut "en hausse" en 2001: "Laurent Joffrin, directeur de la rédaction du "Nouvel Observateur", a reçu le prix du Mémorial, prix décerné par la ville d'Ajaccio, pour son ouvrage "Les Batailles de Napoléon" paru aux éditions du Seuil".
Et encore "en hausse" l'année suivante: "Laurent Joffrin a reçu le prix du livre politique 2002"...

Mais le passage que je préfère, dans ces pages de Serge Halimi, est encore celui-ci:
"Le 29 janvier 2005, avec sans doute un zeste d'ironie, "Le Figaro" annonça: "Le neuvième prix de la une de presse a été décerné au "Nouvel Observateur" (...).
Le jury, présidé par Laurent joffrin, directeur de la rédaction du "Nouvel Observateur", a examiné plus de quatre cents unes avant de faire son choix".
Un choix de gourmet!"

C'est vrai que c'est beau, un journaliste qui aime la presse - sans pour autant se refuser une discrète sensibilité aux flatteries. (Du genre, Laurent, tu es crédible, tu aimes le journalisme, et tu as prouvé que tu savais diriger une rédaction...)

C'est vrai que c'est crédible.

Pour le rôle.

Commentaires

Que du bonheur cette note...

Écrit par : Andersen | 14/11/2006

Oh que oui.
Quel beau métier que celui de journaliste parisien

Écrit par : Webster | 14/11/2006

"Le 29 janvier 2005, avec sans doute un zeste d'ironie, "Le Figaro" annonça: "Le neuvième prix de la une de presse a été décerné au "Nouvel Observateur" (...).
Le jury, présidé par Laurent joffrin, directeur de la rédaction du "Nouvel Observateur", a examiné plus de quatre cents unes avant de faire son choix".

Je crois qu'on appelle ça de l'auto-hérostisme, non ?

Écrit par : Anne | 14/11/2006

Bon , Schneiderman est content que son copain vienne,et il est un peu cire-pompes dans son post... Ce qui est drôle c'est que quand j'ai demandé si cette venue allait ancrer le journal à gauche, il a pris la peine de me répondre que Joffrin était résolument de gauche et il a rajouté:"en même temps qu'est-ce que la gauche?" Ben s'ils ne savent même plus ce que c'est la gauche ça me paraît compliqué d'ancrer le journal à gauche...

Écrit par : d3log | 14/11/2006

Ouh la, quel réveil! Vous m'obligez à faire un cours de déontologie au saut du lit, Sebastien Fontenelle.

Ma réponse est là:

http://www.bigbangblog.net/article.php3?id_article=476#forum37323

Bonne journée!

Écrit par : Daniel Schneidermann | 14/11/2006

@ MAQJ'A
Waooooo!!! Daniel Scneidermann rend hommage à ton ton!
Si si. A voix haute, ça le fait, et ça mérite un Mwarf!
Si tu pouvais, SI TU POUVAIS trouver en fin de journée cinq minutes pour porter ton regard perçant vers TAQT'A, peut-être apercevrais-tu de quoi chroniquer sur les étranges silences du quotidien matinal qui te préoccupe ;-)
Grande journée!

Écrit par : Fleuryval | 14/11/2006

N'étant pas une groupie ni de Scheidi, ni de Joffrin, je dois vous dire que je suis d'accord avec cette évolution souhaitée par eux. Le rapport aux lecteurs, oui, c'est cela qu'il faut faire évoluer.

On n'est plus au temps où les corps intermédiaires aidaient les Français à penser.

Aujourd'hui, beaucoup de Français savent lire, écrire, réfléchir et n'attendent plus qu'on leur dise quoi penser.

Alors reconnaître cela, ce serait peut-être sortir de l'élitisme imbécile.

Écrit par : Anthropia | 14/11/2006

@ anthropia, que oui! mais libé n'est qu'un journal de banlieue, un ouest france à tirage limité! sans les potins de la comère mes avec ceux de 47!
D'ailleurs il suffit de voir le maoïsme en Chine, pour voir ce qu'est le socialisme de droite de scheidermann à Joffrin. J'dis ça mais pourquoi ils demandent pas à Bernard Lallemant, lui connaît très bien Sartre.

Écrit par : martingrall | 14/11/2006

Bon, info numéro un: Daniel Schneidermann est matinal!

Je réponds ici à sa réponse de là-bas, sans mentionner là-bas que je réponds ici, mais je suis bien certain que ça ira.
Ce qui suppose que vous alliez lire sa réponse avant de lire la mienne, ou quelque chose comme ça.
Je conviens que cette gymnastique, le matin, peut gonfler: en même temps personne n'a jamais dit que vous n'étiez ici (ou là-bas) que pour vous détendre.

Tel qu'il le présente, le futur web-médiateur de "Libé", j'en parle comme si la création du poste était acquise car je ne doute pas que Joffrin fera sienne cette idée, pourra, dit-il, pointer - fût-ce éventuellement par lecteur interposé - toute dérive nouvelobsesque.

Il me semble que c'est justement une partie du problème: si c'est pour servir de caution déontologique après-coup, et Daniel Schneidermann sait parfaitement que ce n'est pas un risque imaginaire (cf. les médiateurs de France-Télévisions, du "Monde", etc.), bon, quel intérêt?

Quand il dit: "Imaginons (cas de figure) que le lecteur découvre dans le journal un article d’éloge sur un livre d’un journaliste ou dirigeant de Libé. Je ne doute pas que dans la minute, le blog du web-médiateur retentisse de réactions de révoltes justifiées. Ces réactions, bien entendu, se retrouveront le lendemain dans le "contre-journal" papier. Et il n’y aura jamais de deuxième article élogieux sur les oeuvres, etc... Ca s’appelle, la protection insitutionnelle contre les tentations d’abus de pouvoir. On essaie ?",
Je ne mets pas en doute une seconde, pour le coup, sa bonne foi, mais je crois qu'il néglige, dans son enthousiasme, un minuscule détail: la mention régulière, ne serait-ce que par Serge Halimi, de la sensibilité de Joffrin à la flatterie (la sienne propre, celle surtout de Jean Daniel) n'a jamais empêché que "L'Obs" continue à publier des papiers (brèves ou doubles pages) hallucinants (de flagornerie).

Donc, le côté: si on signale que c'est pas bien, ça ne se reproduira jamais, je veux bien, mais j'ai un (gros) doute.
Un peu comme quand on me dit que le gentil monsieur en rouge est descendu du ciel dans son joli traîneau...

(NB: Le problème n'est pas que "L'Obs" parle des livres des gens de "L'Obs", il y a même une rubrique, dans "L'Obs", qui est spécialement dévolue à cette autocélébration, et ça ne me gêne pas, tous les canards le font, peu ou prou, j'aurais préféré que July soit plus coulant là-dessus et moins ordurier quand il admonestait le lectorat mal-votant! Ce qui me gêne, c'est que "L'Obs" mentionne religieusement chaque distinction décernée à ses chefs (par les amis de ses chefs) - dont joffrin.
Je ne suis pas sûr que ça le qualifie (Joffrin) comme journaliste "crédible"...)

Mais bon: transparence, maison de verre?
Allons-y!
Joffrin, quel salaire?
Joffrin, combien de licenciements?

Surtout: est-ce que je me fais des idées, ou est-ce que le gars qui démissionne de "L'Obs" et qui se pointe ensuite à "Libé" en disant ah ben maintenant je suis prêt à soumettre mon plan aux actionnaires, est-ce que ce gars nous prendrait pour des grosses billasses chenues?
Tu les as jamais rencontrés, Joffrin, les actionnaires de "Libé"?
Tu passais rue Béranger, t'as vu que c'était allumé, tu t'es dit ah ben tiens je vais filer ma dém à "L'Obs" et zou, je reviens ici voir si des fois y aurait pas une place pour moi?
Je rêve?

Plus généralement, et c'est quelque chose dont je n'ai pas parlé dans mon billet parce qu'en effet, comme le suppose Daniel Schneidermann, ce billet n'est qu'u début (je suis bien certain qu'avec Joffrin on va se marrer tous les jours): je ne crois pas que Joffrin, qui est quand même une vivante incarnation du journalisme de connivences (fussent-elles seulement culturelles, idéologiques) et, plus encore, de tous les conformismes navrants qui font que tous les journaux se ressemblent, sauvera "Libé".

Je n'y crois pas une seconde.
(Tout comme la solution moustachue me faisait hurler de rire.)
Je prends les paris!

Ce qui a tué "Libé", de mon point de vue, c'est, j'ai déjà eu l'occasion de le dire ici, son passage de Sartre à Rotschild - pour schématiser. (Mais pas tant que ça.) Son ralliement inconditionnel aux joies du Marché (vive la crise!)
Et son idée que le traitement sympatoche des questions de société ferait la différence.
Mauvaise pioche: pour ça, on a déjà Christine Boutin, merci.

Or Joffrin a gentiment accompagné/incarné cette normalisation de "Libé".
Ce nivellement libéral par le bas.
Tu m'étonnes, qu'il connaît bien le journal!

Bon, y aura(it) encore un million de trucs à dire, sans doute plus intelligents que ce qui me vient là, tout de suite: ce que VRAIMENT je pardonne pas, c'est qu'on (suivez mon regard) m'oblige à parler de Joffrin juste avant d'accompagner une schtroumpfette à l'école - je déteste qu'on me parle, tôt le matin!
;-)

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 14/11/2006

Daniel Schneidermann est une énigme.

C'est quelqu'un qui prône la transparence mais qui n'hésite pas à poster sur son propre blog des commentaires intitulés "Valider Franade, quelle utilité ?" et qui me censure juste parce que je trouve certaines de ses analyses ou certaines analyses de ses contributeurs fétiches trop vulgaires pour être pertinentes et que je ne me gênais pas pour le lui dire.

C'est quelqu'un qui pense avoir tout compris à Internet et aux blogs alors que son blog de grande "qualité" a déjà perdu deux de ses chroniqueurs.

C'est quelqu'un qui condamne les connivences entre les journalistes et les politiques mais qui vient nous écrire qu'il a le portable personnel d'Arnaud Montebourg dont il se fait le porte-parole dans l'affaire de la vidéo ségoliste des 35h à l'école.

C'est pour moi quelqu'un qui enterrera un Libé bien déjà moribond. Non pas parce qu'il fait de mauvaises propositions pour l'avenir de ce quotidien. Mais bien parce qu'il démontre quotidiennement sur son blog qu'entre ce qu'il dit et ce qu'il fait, il existe une distance que je qualifierai d'interstellaire

Écrit par : Franade | 14/11/2006

Il y aura une toute petite différence, Sébastien Fontenelle, c'est que cette fois les réactions aux (éventuels) papiers flagorneurs ne se trouveront plus dans des petits livres des éditions Raisons d'agir, mais dans les colonnes du journal lui-même. J'ai la faiblesse de penser que cette petite différence fera la différence.

Sur le "ralliement inconditionnel aux joies du marché", vous avez sans doute raison. Et la couverture par Libé du référendum, par exemple, à mon sens, n'a pas été bonne. Non pas que j'attendisse (j'attendîsse?) que Libé fasse (fit? fît? quand on s'embarque dans la concordance des temps...) le journal du Non, mais j'aurais aimé qu'il explique mieux les raisons de ceux qui ont voté non. Et encore une fois, dans un cas semblable, je crois que le contre-journal pourrait être une solution.

J'espère que la schtroumpfette a été à l'heure.

Écrit par : Daniel Schneidermann | 14/11/2006

Petits (les livres de Raisons d'agir), mais costauds.

Sinon, encore une fois: je doute.
Je crains très fort que le "contre-journal", non dans votre esprit Daniel Schneidermann, mais dans celui de votre nouveau boss à "Libé", ne soit l'une de ces magnifiques idées-marketing qui permettent de s'acheter quelque chose comme une bonne conscience déontologique.

J'ai comme l'impression que nous ne nous convaincrons pas l'un l'autre, alors wait, and see.

Je ne demande qu'à être démenti: nous verrons à l'usage.

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 14/11/2006

Votre débat me rappelle un peu le débat qui a opposé un célèbre sociologue et schneiderman à propos d'"arrêt sur images". le débat tournait autour de cette question : peut-on critiquer la télé à la télé ? si ma mémoire est bonne, le fameux sociologue en doutait un peu.
aujourd'hui, on pourrait reformuler la question en ces termes : peut-on critiquer libé dans les colonnes de libé ?
il y a des chances pour que ça ne marche pas vraiment, ou que la critique ne soit jamais vraiment dérangeante.

Écrit par : LMC | 14/11/2006

ce qui est pratique avec le livre d'Halimi sur "les nouveaux chiens de garde", c'est qu'il permet d'avoir réponse à tout et un avis sur chacun : un sorte de croisement entre le bréviaire et le who's who...

Écrit par : musil | 14/11/2006

Etonnamment, le seul journal (à ma connaissance) qui ne semble pas hésiter à publier des critiques acerbes de lecteurs, c'est le Financial Times (qui entre nous est une horreur ... notamment car il utilise des méthodes subversives voire subliminales pour ancrer son lectorat encore plus à droite, par exemple en décrivant une personne ou un journal cité dans un article comme "penchant à gauche", ou "de conviction de gauche", mais n'ajoutant jamais cette précision lorsqu'un journal ou une personne "penche à droite", ou est de "conviction de droite").

Si le FT le fait, on devrait au moins s'attendre à ce que des journaux qui se veulent de gauche le fassent aussi.

Écrit par : glomp | 14/11/2006

@ musil
Voui, un bréviaire.
Tristes sectateurs que nous sommes...
A part ça, nouveau billet - pouvez actualiser.
Si le coeur vous en dit.
Je veux dire que c'est pas non plus une obligation.
Cher musil.

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 14/11/2006

Je tiens à rebondir sur le post de LMC, pour qui la critique de Libé, pour l'exemple, par Libé ne serait jamais vraiment dérangeante, pour parler de la manipulation de la censure par Schneidermann sur son blog. Je la connais bien puisque je l'ai subie.

Ceux qui, ici, aiment la gymnastique constateront que dans une de ses contributions (dans la chronique qui nous intéresse) intitulée "Macle. Clame. Euh, calme.", Schneidermann précise que la seule critique qu'il a choisie de valider était celle d'un contributeur qui bénéficiait d'une coupable indulgence de sa part du fait de son ancienneté (rien que cela peut sembler suspect pour un futur "web-médiateur"... Mais bon, ne nous arrêtons pas là-dessus). Il y a une autre raison, selon moi: c'est que ce fameux contributeur adore faire des attaques ad homimem, que ces critiques visent plus souvent les personnes plutôt que leurs idées. Et Schneidermann valide toujours ce genre de critiques mais censure plus facilement les critiques argumentées sur le fond. Je n'insulterai pas l'intelligence des contributeurs de votre blog en expliquant l'avantage personnel que Schneidermann tire de cela sur le sien.

Tout cela pour vous dire, cher Sébastien Fontenelle, qu'un message contenant une référence à l'immodestie légendaire de Jean Daniel aurait toutes les chances d'être validé sur le Big Bang Blog, et que de même, tout éventuel message s'attaquant à la personne d'un journaliste de Libé sera validé par le futur "web-médiateur" de ce journal. Mais la critique argumentée sur le fond des articles a aussi de grandes chances de finir à la poubelle...

Écrit par : Franade | 14/11/2006

@Daniel Schneidermann
Permettez que je m'immisce mais il s'agit en fait de (Libé) fisse...

Écrit par : stubborn | 14/11/2006

Putain quelle mascarade! quand j'ai entendu l'annonce de reprise par Joffrin, j'ai tout de suite pensé à toi, au vilain gauchiste qu'allait dire du mal d'un journal bien pensant.....
comme toi, je préfère chier sur ces journaux....qu'ils crèvent!

Écrit par : enzo d'aviolo | 14/11/2006

Peut-on aujourd'hui dire librement ce qu'on pense en réaction aux articles de Libé? A ma grande surprise c'est selon. Selon quoi ou qui je l'ignore. Du modérateur de service peut-être. Toujours est-il que j'ai essayé de jouer le jeu de la Presse participative : je me suis tirée au sort pour juger Ségolène. Or mes messages sont censurés trois fois sur cinq environ. évidemment sans explication. Sont-ce des mails injurieux ou diffamatoires? Non, mais parler de la beaufitude de ceux qui soutiennent Madame Royal, cela suffit semble-t-il ( dernière contribution recalée).
Pourtant on peut en lire des vertes et des salées sur la chaisière dans certaines contributions. Alors supposition : on supprime un message de temps en temps afin de ne pas trop abîmer la pauvre candidate. La liberté d'expression c'est bien mais le "Triomphe Royal" c'est mieux.
J'ai prévenu le ou les modérateurs que je rendrai compte sur des blogs de l'arbitraire de leurs décisions. Je ne les prends donc pas en traitre.

Écrit par : TDB | 14/11/2006

C'est marrant , tout de même...

Hier soir, Marie-France G-TOURRE dit chez BBB très exactement la même chose que Seb et elle se prend ce genre de réponse dans les dents :

"3 novembre 2006, par Daniel Schneidermann
Voilà voilà. On se sent mieux ? On a bien répété ses petites saloperies qui courent en boucle sur le Net ? On a bien répandu ses déjections ? Trois petits cachets, et on va pouvoir dormir tranquille ?"

Du coup, visiblement, ça se remue le popotin dans la pétaudière, ça vient voir ce qui se passe ici et...
Boum !
Le lendemain (non, elle n'était pas souriante), changement de ton.
Billet courtois quoiqu'un peu pincé de DS à Seb...
"Explications" sur le pourquoi du comment du Koâkesse de la censure sur le BBB :

"14 novembre 2006, par Daniel Schneidermann
...
Enfin, pour ceux dont les posts n’ont pas été validés, les règles dans ce forum du BBB sont les mêmes que dans les autres : tous les arguments sont recevables, pas les insultes ni les noms d’oiseaux. Par exemple "saloperie" ou "sale type" sont des noms d’oiseau. Par exemple "pérore" s’en rapproche. Mais Dukenois, du fait de son ancienneté, bénéficie d’une coupable indulgence."

Ah bon ?
(Seb !!!!! Viens ici tout de suite ! T'as traité Joffrin de saloperie dans ton premier commentaire ? Celui qui a été censuré ? Naaannnnn... pas toi ?)

D'une part, j'ai rarement vu un tel exemple d'hypocrisie a en faire fondre les dernières neiges du Kilimandjaro (traiter M-F G-TOURRE de cinglée compulsivement déféqueuse serait donc parfaitement recevable dans le salon de Nadine de Rothschild mais "sale type", non...).

D'autre part, on apprend incidemment (mais on s'en doutait fortement) que tout ceci n'est bon que pour le manant de base puisqu'il y a des exceptions pour peu qu'on soit "bon client"...

Excellent !
Ou comment démontrer la validité du jugement de Seb sur Joffrin, les arrière-cuisines nauséabondes, le copinage et les faux-semblants en l'espace de même pas 12 heures de temps.
CQFD.

Quant à se planquer derrière le concept étrange de "ton Fontenelle" comme pour évacuer le fait qu'en l'espèce, le "ton" correspond très exactement au fond de ce qui est dit et analysé... c'est assez malin...
Faire passer l'autre pour un caricaturiste rigolo et léger, sourire jaune et dire "Même pas mal...", ça me rappelle Giscard qui se rendait aux spectacles de Thierry Le Luron pour bien prouver qu'il avait de l'humour...

Désopilant.

Écrit par : Grabuge | 14/11/2006

Ouh la la,
Mais attention !
Moi, dans la réponse de Schneidermann sur le BBB, j'ai lu qu'il y a dans le message de Seb UNE question de fond. Le reste, ça doit être de la crotte de chat :p

Écrit par : Alcide | 14/11/2006

@ Alcide

Ça doit être ça...
La preuve : on s'est apparemment hâté de "planquer la merde du chat sous le tapis" puisque ce billet comme le précédent coulent inéluctablement dans le monde du silence... assourdissant, même, ce silence.

Je me perd en conjectures...

Écrit par : Grabuge | 14/11/2006

Marie-France G-TOURRE, c'est personne, tu vois... Séb, notre valeureux champion, c'est autre chose ! Tant mieux en l'occurrence que Schneidermann ait daigné répondre ici, mais le problème est que, si tu n'as pas l'audience du Sachem, tu es une crotte de chien... Bref, à chacun de se choisir son porte-parole "influent", qui seul aura de la considération.
Moi je garde mon Sébounet ! ;-)))

Écrit par : Olivier Bonnet | 14/11/2006

Mais moi aussi je l'aime ;)

Écrit par : g.b. | 14/11/2006

Mais toi aussi on t'aime, Gibi !

Écrit par : Olivier Bonnet | 14/11/2006

Parait un peu contreproductif l'ami de LJ à Libé. Semble qu'il ait fait abstraction, tout à son enthousiasme, du contexte un peu tendu de la situation dans l'entreprise. Semblerait donc que son intervention risque de faire phosphorer dans les couloirs et, incidemment, qu'il devra éviter les machines à café un certain temps. Voir les interventions de ses collègues pas trop bonnasses. On dirait que Daniel a créé un genre de Buzz à lui tout seul. A juste oublié que les votants avaient pas encore voté. Typique chez libé. Esprit d'entreprise sans doute.

Écrit par : Gaige | 14/11/2006

Trois remarques :

1/ Heureux de constater que Daniel Schneidermann arrive désormais à poster sur un autre blog sans que ses messages ne disparaissent mystérieusement.

2/ En réponse à ce qu'il écrit : "Enfin, pour ceux dont les posts n’ont pas été validés, les règles dans ce forum du BBB sont les mêmes que dans les autres : tous les arguments sont recevables, pas les insultes ni les noms d’oiseaux."
il faudrait peut-être ajouter aux dites règles : "ne pas prendre un auteur du BBB trop en défaut, même en restant poli".

3/ Créer un SuperWebMédiator à Libé est assurément LA solution pour résoudre le problème du journal;
Il est en effet à peu près certain que les centaines de milliers de lecteurs potentiels lâcheront 1,20 euros nouveaux avec allégresse pour lire un VRAI journal de gauche. Comme ils ont tous un ordinateur avec accès à Internet, ils se précipiteront comme d'un seul internaute sur le site de Libé pour échanger avec LEUR journal.
Je suggère à Laurent Joffrin de proposer le poste à quelqu'un ayant courageusement soutenu son projet pour le journal. Un individu ayant le profil de l'emploi, le seul qui agira dans un vrai soucis de transparence, quelqu'un de désintéressé, ayant su s'opposer avec conviction et mérite à l'infâme Edwy Plenel, quelqu'un qui exècre la CENSURE !
Je pense que le nom de Daniel Schneidermann s'impose avec la force et l'élégance du naturel.

Écrit par : jean-beatles | 14/11/2006

Je lis tout ça dans une heure!

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 14/11/2006

Monsieur Fontenelle, vous citiez, avec beaucoup d'à propos un ouvrage de Serge Halimi (dont la brillantissime critique de DS dans un article du Monde en date du 21 06 98 mérite assurement la relecture : http://minilien.com/?szY9NwdYSP)
Voici un autre extrait particulièrement savoureux de ce livre.

"(...) Au vu de tels antécédents, comment des gens bien informés ont-ils pu feindre la stupéfaction quand, près de vingt ans après la privatisation et de multiples émissions de télé-réalité plus tard, le même Patrick Le Lay met enfin cartes sur table : «Nos émissions ont pour vocation de rendre [le téléspectateur] disponible : c'est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c'est du temps de cerveau humain disponible». Le tollé suscité par cette leçon de pédagogie médiatique, divulguée dans un livre constellé de contributions de patrons du CAC 40 et préfacé par le président du Medef, ne déboucha sur aucune conséquence. Spécialiste des appels ronflants, Laurent Joffrin en lança un de plus, cette fois pour réclamer des états généraux du journalisme, une profession que le directeur de la rédaction du Nouvel Observateur imagine être sa spécialité. Mais le même se montra moins faraud quand, en décembre 2004, Claude Perdriel, propriétaire du Nouvel Observateur, détailla à son tour les principaux ressorts de l'hymen entre journalisme et publicité : «Si je crois à la qualité de l'information d'un journal je crois et j'accepte plus facilement les pages de publicité que je lis. De plus, comme les articles sont plutôt longs chez nous, le temps d'exposition à la page de publicité est plus grand [rires].» Très amusant en effet. Et sans doute très lucratif pour le propriétaire d'un hebdomadaire «de gauche» qui réserve jusqu'à 80 % de ses pages de droite (les plus chères) aux annonceurs (...)."
(Serge Halimi, "les nouveaux chiens de garde" éditions Raison D'Agir, version 2005)

Écrit par : jean-beatles | 14/11/2006

Oh là là ! Je sens que tout ce monde là (SF, DS, Lo Jo) se fait confiance que c'est un vrai bonheur ! Moi, je vais attendre (what else ?) que les choses se mettent en place (parce qu'enfin choisir entre Rotschild, Plenel et Joffrin l'homme du milieu - j'ai pas dit du Milieu ! -, c'est choisir entre la peste, le choléra et le scorbut), je verrai bien qui part qui reste dans les "plumes", comment ça se passe, et aprsè pour l'abonnement je continue ou j'arrête.

Au passage : dans Jean Daniel il y a Je. Petit je, non jeu : reprendre toute sa pile de Nobs dans les chiottes, relire le début des éditos de Toto, et calculer à quelle ligne en moyenne apparait le premier Je (et le premier nom d'homme illustre à qui JD a fait l'honneur d'adresser la parole).

PS Si Franade a jarté du BBB c'est aussi que comme roquet mordeur de qui n'a pas sa hauteur de vues elle battait tout le monde. Esther à côté, c'est Soeur Sourire !

Écrit par : Edmond Cusédupoulè | 14/11/2006

A croire, cher Edmond, que ma hauteur de vue est plus accessible ici que là-bas...

Je déteste qu'on valide mes messages argumentés dans lesquels je suis en accord en toute honnêteté avec le chroniqueur, et qu'on censure ceux tout aussi argumentés où j'exprime mon désaccord avec la même honnêteté et le même chroniqueur. Et oui, ce genre de procédé, un peu malhonnête pour le coup, me fait sortir les dents. Et oui, lorsque je sors les dents, je le fais pour faire mal.

Écrit par : Franade | 14/11/2006

Franade,
Nonbstant votre permanente acrimonie sur ce BBB, je reconnais que la rigueur de DS est à géométrie variable. Je me souviens de lui avoir écrit à moult reprises sans jamais de réponse, et l'avoir lu disant dans une itw qu'il répondait toujours aux courriers...

Écrit par : Edmond | 15/11/2006

pour l'anecdote, mon commentaire sur le billet de DS au sujet de LJ a été censuré (ie. non publié).

Le commentaire disait :

"Il est bien Laurent Joffrin, même s'il a du mal à faire un créneau dans une marina"

Faut pas toucher au Lolo de son Dani...

Écrit par : tao | 15/11/2006

Ce qui devient hilarant, c'est que les journalistes de Libé ayant eu vent du deal DS/JS se pointent maintenant sur le BBB pour dire ce qu'ils pensent de la méthode...
Sanglant...
Il y a même un commentaire de Denis Delbecq, président de la SCPL de Libé pas piqué des vers...
Sauf que là, DS, sourire jaune d'oeuf pour le coup (il devrait virer à l'orange feu ou au rouge sang d'ici la fin de la semaine, à ce rythme), le remercie et lui répond.
Faut dire que ça va devenir compliqué de censurer les contestataires s'ils sont de la maison de verre dont on veut devenir le sous-cheftain avec Lolo...

Ahlala... qu'elle est dure la vie de contorsionniste... ;)
Ouvrons un DSthon de façon à envoyer Synthol et crème à l'arnica au futur web-médiateur !

Et n'oubliez surtout pas d'acheter Politis !

Écrit par : Grabuge | 15/11/2006

lire la chronique de P. Marcelle dans Libé ce jour.

Écrit par : bégé | 15/11/2006

@bégé

Ouch ! Ça dépote ! :)

Pour les ceusses qui n'arriveraient pas à le lire en ligne, je le colle ci-dessous :

Transparence bien ordonnée
Par Pierre MARCELLE
QUOTIDIEN : mercredi 15 novembre 2006
Tiens, un sauveur... On a appris ça au journal, lundi, peu avant le conseil d'administration lors duquel Edouard, le têtu Rothschild, ressortit de son huit-reflets le lapin Laurent «bib-bip» Joffrin, road runner inscrit dans son troisième aller et retour entre le Nouvel Observateur et Libération. Laurent (il me pardonnera cette familiarité ; nous nous connaissons) a concocté pour notre salut un «plan rédactionnel» dont l'AFP précisa à 13h46 qu'il fut «élaboré indépendamment des actionnaires ». Ce qui prouve que l'indépendance de la presse est un miracle toujours recommencé. La vie est formidable. Mais ne préjugeons pas du vote appelé à apprécier le projet rothschildo-joffrinien. Soyons «objectifs», comme on dit sur le blog de Daniel Schneidermann. Pourquoi je vous parle de Schneidermann, moi ? Ah ! Oui... C'est que les lecteurs de Libération, plutôt que d'attendre dans Libération de mardi l'annonciation de Joffrin, eussent été mieux inspirés d'aller visiter lundi le blog facétieusement indépendant de Daniel Schneidermann. Daniel (qui me pardonnera cette familiarité ; nous nous connaissons) y annonçait en effet à ses «internautes» le contenu de ses entretiens secrets avec Laurent. Et moi qui me demandais quelle pudeur interdisait au chroniqueur médias de Libération de parler cet automne dans sa page de Libération de la crise de Libération ... A Laurent Joffrin qui organisait alors le douloureux sacrifice de sa personne à Libération, Schneidermann faisait don de la sienne en se proposant de devenir demain le Web médiateur ­ à moins que le médiateur tout court, je n'ai pas très bien compris ­ de Libération, afin d'en faire «le premier journal de verre du XXIe siècle». Dimanche, rapporte le taulier du Big bang blog, Joffrin rappela Schneidermann. Leur bref échange (LJ : «Ça tient toujours, ta proposition ?» DS : «Ça tient toujours.» ) augure une transparence «révolutionnaire» (dit DS) qui me fait du bien à l'âme. Depuis le temps, aussi, que j'aspirais à devenir enfin résolument moderne...


Là, c'est plus du Synthol ou de l'arnica qu'il lui faut à DS, c'est du Vicodin !

PS : je voulais dire "le deal DS/LJ", bien sûr !
Çe doit être le décès récent de JJSS qui m'a fait transformer LJ en demi-JJSS...

Écrit par : Grabuge | 15/11/2006

euh ... les vaches folles, pour les débarasser du prion, il me semble qu'on les incinére , non ??? on incinére la vache et les prions ...
décidément, les lecteurs de libé sont tous des cons , sans exception ...

Écrit par : les marques du plaisir | 15/11/2006

J'avais un rendez-vous tôt ce matin, en rentrant je me disais, faut quand même que je balance la chronique de Pierre Marcelle aux camarades, j'arrive, et qu'est-ce que je vois: Grabuge a fait tout le boulot.
Dans ces cas-là, vous savez ce qu'on dit: merci, Grabuge!
;-)
(Sur ce, je me colle à mon billet du jour, ferait beau voir qu'on se les roule.)

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 15/11/2006

Pour info, DS sur le BBB le reproduit aussi et invite Pierre Marcelle à venir débattre.

Écrit par : bégé | 15/11/2006

@ Seb

C'est bégé qui a levé le lièvre ! Je n'ai fait qu'un copier/coller...
Je te rapelle que je ne lis PAS Libé... ;)
PO-LI-TIS ! Nom de Zeus !

@bégé

C'est ça le plus drôle, en fait...
A croire que ça sent le gaz dans les locaux de Libé !
DS ne parle que chez LUI, invite chez LUI.
A croire qu'il n'a toujours pas réalisé qu'en tant que chroniqueur (et donc salarié) de Libé, il n'a pas à jouer les chochottes et attendre un bristol des "autorités compétentes" comme il dit !
Il me semble qu'on montre suffisamment d'AG ou de réunions des salariés de Libé dans tous les journaux TV où je doute que les dits-salariés assis sur la moquette aient tous reçu une invitation pour parler de leur avenir et de leurs idées !
Y aurait-il deux espèces distinctes dans le personnel ?
Le petit peuple et les "stars invitées" ?
Ou préfère-t'il "débattre" sur SON terrain, au milieu de SES aficionados plutôt que de se frotter sans protection à ses collègues de travail ?
Son obsession des "huées" est troublante, non ?
On dirait Marie-Ségolène... :)))))

Écrit par : Grabuge | 15/11/2006

J'ai contacté Pierrer Marcelle pour savoir s'il allait répondre à DS devenir dialoguer sur le BBB. Voici sa réponse.
"J'ai de nombreuses fois tenté d'expliquer, cher Bégé, que le temps de l'oralité ne convient pas au journalisme que je pratique; c'est la raison pour quoi j'avais, voici une dizaine d'années déjà -lorsque je tenais la chronique télé de Libération-, décliné l'invitation que m'avait faite DS à m'exprimer dans Arrêt sur images. Salarié de Libération, à temps plein et en CDI, j'ai fait le choix moral de librement ne m'exprimer, à propos de la crise de Libération, nulle part ailleurs que dans Libération. Ce choix m'appartient, de même qu'il appartient à DS de blinder son indépendance en parlant de l'extérieur. Je regarde l'opposition web-papier, ontologique autant que déontologique, comme aussi inéluctable que celle qui opposa un temps, chez les sauteurs en hauteur, les adeptes du rouleau ventral à ceux du Fosbury flop. Une affaire de style, évidemmentŠ Elle se double ici d'une étrange candeur, qui fait dire à DS qu'il négociait avec Joffrin alors même que celui-ci avait officielle!
ment et définitivement renoncé, le 26 septembre, je crois, à prétendre devenir le prochain PDG de Libération. D'où miaulait-il alors, quand la rédaction de Libération n'en était même pas informée, et que lui, DS, ne met jamais les pieds au journal?
Il va de soi que je vous autorise à faire état de la réponse que j'apporte ici à votre questionnement légitime.
Bien à vous.
PM

Écrit par : bégé | 15/11/2006

Comme j'aime la réactivité de Grabuge ! Toujours la première sur les coups, et toujours des trucs à dire pour faire avancer le schmilblick !
(Sans parler de son rituel "n'oubliez pas Politis !", son "delenda Carthago" à elle, qui me va droit au cœur …)

Écrit par : Bernard Langlois | 15/11/2006

@ bégé

Trop drôle !
Exactement ce que je pointais en réponse à ton précédent commentaire...

Le pire, c'est que les aficionados font ce qu'ils sont censés faire... dégommer le billet de PM.
Et là, bizarrement, appeler PM "du genou", le traiter de cynique suicidaire, de dénigreur, d'élitiste parisien anti-peuple... ça passe la censure BBB comme une lettre à la poste, contrairement au fait de dire que Joffrin ne sait pas faire un créneau ou est spécialiste de la lèche à Jean Daniel.

Résultat des courses : les huées sur le BBB, oui. Les huées dans les locaux de Libé, non.
Marie-Ségolène, je vous dis !
Heureusement que DS n'est pas une femme, on aurait droit au couplet "anti-machisme"...
CQFD.

Écrit par : Grabuge | 15/11/2006

@ Bernard

Oups ! On s'est croisés ! ;)
Bah ! Que veux-tu !
Les grenouillages en douce, c'est pas ma tasse de thé, surtout quand on se pose en zélateur de la transparence...
Et l'évitement de la saine confrontation avec les collègues de boulot, non plus.

C'est dommage parce que pris par le bon bout, ça aurait fait peut-être un chouette débat.
Mais quand on la joue "princesse au petit pois" alors qu'il y a 100 salariés menacés de se faire virer, le minimum, me semble-t'il, c'est d'aller dire en face à ces gens-là ce qu'on pense ou ce qu'on propose... quitte à se recevoir des tomates.

Écrit par : Grabuge | 15/11/2006

et quel intérét dans tout ça ???
Libé n'est plus qu'un vieux zombie haineux .... bouffé par les asticots de la pensée libérale ... y en a un qu'est tombé, , il s'est raccroché au zombie de mme Kouchner ... ahhhh le libre échange des asticots ... de la télé à la presse de gôche, du figaro à charlie ...

Écrit par : les marques du plaisir | 15/11/2006

@ Grabuge
Si les "grenouillages" t'interpellent, j'en ai deux trois qui croassent au bassin du jardin!
@ MAQJ'A
Si tu trouves deux secondes entre la moustache de Plenel et la couille gauche de Joffrin, j'ai besoin d'un coup de main vers ton pré.

Et n'oubliez surtout pas d'acheter Politis !

Écrit par : Fleuryval | 15/11/2006

Après son coup de poker manqué au Monde, une révolution de palais en chausson ?

Je ne sais pas si le sort de 100 salariés intéresse quelqu'un sans doute davantage préoccupé par la position qu'il occupe.

"Ce que je sais, c’est qu’il est urgent d’inventer quelque chose. Ce que je sais aussi, c’est que j’aimerais bien que ce soit Libé qui l’invente." disait-il hier dans le chat de Libé
(http://www.liberation.fr/interactif/chats/schneidermann/217066.FR.php)

c'est beau comme un camion neuf, mais...

Les salariés de Libé préparent-ils le goudron et les plumes pour Daniel Schneidermann ?

Écrit par : jean-beatles | 15/11/2006

Ayé, nouveau billet en ligne.
Un peu long.
Mais pour le coup, j'étais VRAIMENT énervé.
Vous allez voir, ça ressemble à un film d'horreur.

Intéressante, la réponse de Marcelle, sinon.
Merci bégé.

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 15/11/2006

J'ai été lire le BBB, consternant, un internaute demande à DS, le montant de sa pige à Libé, il répond que c'est une info publique et qu'il n'a qu'à la demander à Libé... Ca me rappelle Marie-S à qui un internaute avait posé cette question : "Combien gagnez vous ?" et elle lui avait répondu : "allez voir sur le site de l'assemblée nationale... Transparence quand tu nous tiens !

Écrit par : Andersen | 15/11/2006

(mince, deux de mes commentaires ne sont pas passés)

Pour le coup, Libé étant une entreprise privée, je ne vois pas en quoi DS aurait à nous donner le montant de sa rémunération (il est pigiste). Il est plus normal qu'on sache, éventuellement, ce qu'il touche pour ASI (83 777 euros net par an en 2003, source Libération, 7/10/2003), diffusée sur une chaîne public.
Avec un tel bas de laine, j'espère qu'il pourra réaliser son "envie de journaliste" d'aller savoir "vraiment ce qui se passe" au Vénézuéla, par exemple.

Écrit par : jeanbeatles | 15/11/2006

TOUT CHAUD ! TOUT BEAU !
OUVREZ GRANDS LES OREILLES....

POLITIS EST SAUVÉ !!!!
http://www.pour-politis.org/index.php?2006/11/15/55-c-est-fait

Rhââââ.... ça fait du bien... surtout quand on est incommodé depuis des semaines par les "petits arrangements entre amis" ci-dessus décrits...

Et vous savez quoi ? Sans même l'aumône d'un mot de soutien du web-médiateur du BBB depuis le début de la crise !
Que du bonheur... ;)))))

Écrit par : Grabuge | 15/11/2006

Waouah!

joli!

une bonne nouvelle, c'est BL qui va être content (entre autres)

Écrit par : céleste | 15/11/2006

"POLITIS EST SAUVÉ" … et c'est par Grabuge que je l'apprends ! Quand je vous disais qu'elle est en pointe sur tous les coups !
Oui, Céleste, BL est content (qui n'a jamais douté du résultat, on a des lecteurs formidables …)

Un grand merci à vous tous.

Écrit par : Bernard Langlois | 15/11/2006

@ Bernard

Tu penses si j'ai sauté en l'air quand j'ai vu mon lecteur RSS clignoter sur "Pour Politis" !!!
La nouvelle est tombée à 15:05 chez vous, j'ai répondu mode zebulon dans les minutes qui suivaient et je courais chez notre pyromane préféré pour lancer les premiers pétards... ;)

Et pendant ce temps... sur BBB... Schneidermann continue à se faire un grand copain de Denis Delbecq et de ses collègues en attendant d'avoir reçu son bristol doré à l'or fin...
Mwarf ! :)))))

Écrit par : Grabuge | 15/11/2006

http://permanent.nouvelobs.com/medias/20061116.OBS9569.html

La suite, ou une sorte de suite à ce billet de Sébastien.

Passe d'armes entre Patrick Fiole, rédacteur en chef du nouvelobs.com et... Daniel Schneidermann. Encore lui.

L'affaire concerne le projet Plenel pour Libé, publié ce matin sur novelobs.com, puis retiré sur ordre de Joffrin cet après-m, avec au milieu un commentaire sur son blog de Schneidermann, pas franchement gentil.

Mais apparemment, Fiole ne se laisse pas faire: Joffrin est quand même sur le départ. Mais ce qui le gonfle surtout, c'est, dit-il, la "logique politico-parano" d'un "parangon ès déontologie, éthique et morale journalistiques" qu'est devenu Schneidermann.

Eh ben, ça devient intéressant, toute cette histoire.

Affaire à suivre, décidément.

Écrit par : Song | 16/11/2006

Les commentaires sont fermés.

 
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