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15/11/2006

Ne Laissons Pas Le Boucher S'Emparer De Nos Enfants!

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Dans "Le Monde", aujourd'hui: incroyable confession de Claude Perdriel, "chef d'entreprise de presse", et notamment du "Nouvel Observateur".

Si incroyable, qu'on se dit que ça doit être une espèce de blague débile.

Mais non.

C'est très sérieux...

Claude Perdriel signe, dans les pages "débats" du quotidien vespéral des marchés (QVM), une tribune hallucinée, d'où il ressort que nous devrions, d'urgence, livrer nos enfants au MEDEF.

Titre: "Mieux expliquer l'économie aux Français".

Sous-titre: "La démocratie oblige à la pédagogie. Les entreprises doivent y participer".

Ca ne veut pas encore dire grand chose, mais déjà, on devine, à ces trois mots juxtaposés, "démocratie", "pédagogie", "entreprises", que ça va être bien dégueulasse: en fait, c'est pire que ça.

Claude Perdriel nous apprend d'abord: "En août dernier, le ministre des finances, Thierry Breton, m'a demandé de mettre en place un conseil pour réfléchir et proposer des mesures susceptibles d'améliorer la diffusion de la culture économique. J'étais libre du choix des participants. Nous n'aurions aucun budget à gérer. C'étaient les deux conditions pour que ce conseil soit réellement indépendant".

Notez, dès l'abord, la moquerie: le ministre UMP siffle Claude Perdriel, Claude Perdriel accourt - mais Claude Perdriel veut cependant nous faire croire à son "indépendance", au motif que le ministre UMP, pour le récompenser, ne lui a pas même pas filé un morceau de nos impôts.

Claude Perdriel précise: "Quinze personnalités ont accepté (de faire partie de ce conseil) à titre bénévole".

Beauté du geste.

Citons, notamment: Claude Bébéar, François de Closets, Jacques Julliard, Eric Leboucher, Erik Orsenna...

Eric Leboucher?

Attendez...

Ce Leboucher, là, serait pas des fois Eric Le Boucher, le dangereux fanatique dont le QVM publie tous les week-ends les hideuses incantations libre-échangistes?

Le sectateur dément du capitalisme brutal?

Si c'est lui, remarquez: il est plutôt à sa place dans cet aréopage, si j'en crois ce que révèle Claude Perdriel des "recommandations" dudit.

Claude Perdriel commence par se prosterner: "L'économie de marché est la seule solution qui améliore d'une façon indiscutable le niveau de vie moyen des peuples et augmente leur richesse vive", écrit-il.

Je ne commente pas: je suppose que vous avez tou(te)s remarqué, dans votre quotidien, combien, en effet, le marché ne cessait d'améliorer notre niveau de vie.

Puis je préfère garder mes commentaires pour la suite qui, est, comment dire?

Savoureuse?

Pour mieux convaincre son lectorat des beautés du marché, Claude Perdriel dégaine en effet un argument dont l'extrême obscénité n'a que peu de précédents, me semble-t-il, dans l'histoire des pages "débats" du QVM: "Le choix du capitalisme par le gouvernement communiste de Chine a permis à 500 millions de paysans de manger aujourd'hui à leur faim et leur enfant unique n'est plus contraint à l'exil pour gagner sa vie".

Autant dire que la Chine "communiste", depuis sa (ravissante) conversion au libéralisme jouisseur sans entraves, ressemble d'assez près à Shangri-La - et ma foi, s'il reste encore, à Pékin, des refuzniks obtus pour contester ses charmes, faudra pas non plus qu'ils viennent trop se plaindre, quand un commissaire politique leur fera poser une balle dans la nuque...

Claude Perdriel, après avoir ainsi démontré par l'exemple sinobscène l'infaillibilité du marché, concède que de rares malentendus peuvent subsister: "Mais ce système, malgré les énormes ressources nouvelles qu'il dégage, n'apporte pas pour le moment de réponses aux graves défauts qui sont apparus".

Défauts, dites-vous?

Ben oui: "Les inégalités et la pauvreté s'aggravent".

Et c'est vrai que c'est quand même un peu gênant, comme défaut, pour un système qui "améliore d'une façon indiscutable le niveau de vie moyen des peuples"...

Gênant, mais léger: Claude Perdriel estime qu'un peu de pédagogie devrait suffire à corriger le tir - comme disent les tankistes chinois.

Claude Perdriel pense en effet que: "Les Français manifestent le souhait de mieux comprendre comment fonctionne et évolue cette société mondialisée compliquée qu'est devenue la nôtre".

Je sais pas où ils manifestent, les Français?

Je les ai jamais vus brandir ce genre de banderoles, je-veux-mieux-comprendre-comment-fonctionne-et-évolue-cette-société-mondialisée-compliquée-qu'est-devenue-la-nôtre.

Claude Perdriel, cependant, n'en démord pas: "Il n'y a pas de démocratie sans pédagogie et explication des objectifs. Il n'y a pas de liberté sans capacité de s'informer et de juger".

Et d'ajouter: "Les enjeux sont politiques".

Je veux bien le croire!

Dès lors une question se pose: pour lutter contre l'aggravation de la pauvreté et des inégalités au sein d'un système qui améliore indiscutablement leur niveau de vie moyen, qui va expliquer aux Français le fonctionnement et l'évolution de notre société mondialisée compliquée?

"Ce ne sont pas les entreprises ou les financiers qui pourront proposer des solutions", observe Claude Perdriel.

Est-ce bien vrai?

Non.

Enfin pas tout à fait.

Car tout de même, "à la fin", les entreprises et les financiers "devront être mis à contribution".

Pour expliquer aux gueux les mystères de la mondialisation heureuse.

Ceci pour la simple et bonne raison que: "Les réformes devenues nécessaires, mieux comprises, ont plus de chances de faire accepter les sacrifices correspondants par la collectivité". (Je vous demande, s'il vous plaît, de relire plusieurs fois cette phrase, qui est en réalité un résumé, chimiquement très pur, de plusieurs décennies de propagande libérale.)

Claude Perdriel ne précise pas ce que sont les réformes dont il souligne l'absolue nécessité - mais on le devine, et on peut toujours se replonger, en cas d'hésitation, dans les oeuvres complètes d'Alain Juppé ou de Laurence Parisot.

Ce que Perdriel souligne, par contre, c'est que nous allons en chier: ce ne sont ni les entreprises, ni les financiers, qui vont devoir consentir de menus sacrifices, mais "la collectivité".

Je résume: le marché fabrique des pauvres et des inégalités, mais comme le marché ravit, et pour cause, les entreprises et les financiers, il n'est bien évidemment pas question de renoncer au marché, bien au contraire - il s'agit plutôt d'expliquer aux Françai(e)s, avec des mots simples, que l'enrichissement de quelques-un(e)s suppose, hélas, le sacrifice de tou(te)s les autres.

Quand je dis "expliquer", je me comprends: il s'agit, en réalité, d'une espèce de lavage de cerveau, qui doit, pour être efficace, commencer au berceau, ou presque - et c'est là que le texte de Claude Perdriel devient réellement passionnant, pour ce qu'il révèle de la pensée - des projets - de son auteur et de ses pairs.

Claude Perdriel écrit: "La grande majorité des enseignants admet que le fameux socle de connaissances indispensables doit comporter des notions primordiales de micro et macroéconomie".

Je sais pas d'où il tient ce bobard, Claude Perdriel?

Quand je lis ça, j''espère que Thierry Breton va exiger de ses commis qu'ils citent leurs sources: à mon avis, on va se marrer.

Le chef du "Nouvel Obs", qui ne craint décidément rien ni personne au moment d'aligner des grossièretés, précise: "Il ne s'agit pas de mettre l'éducation nationale au service des entreprises, mais d'armer mieux ces jeunes qui cherchent du travail, ces salariés menacés par le chômage, ces cadres confrontés à la concurrence".

Il s'agit donc bel et bien de mettre l'Education nationale au service des entreprises, en préparant les élèves au monde merveilleux mais parfois rugueux de la (nécessaire) concurrence, et de la flexibilité, qui est, cela va de soi, l'une de ces "réformes" sans lesquelles ni les entreprises, ni les financiers ne réussiront vraiment à se gaver tranquillement.

Claude Perdriel assène: "Cette aide devrait être apportée dès le primaire, puis au collège, au lycée et pendant leur vie professionnelle".

C'est donc dès la petite enfance, comme dans les pires tyrannies, que le bourrage de crâne doit commencer.

La préparation des enfants à une soumission absolue aux règles du marché.

L'horreur absolue.

On se frotte les yeux, mais ça continue: "A l'éducation nationale, les professeurs d'économie ne suffiront pas à assurer cette tâche, ceux de géographie et de mathématiques peuvent y contribuer".

Que n'y avons-nous songé plus tôt?

Pourquoi n'avons-nous jamais demandé encore aux profs de géo de faire klaxons pour le MEDEF?

J'arrête: soudain j'en peux plus, de lire et de recopier ce ramassis d'insanités.

J'AI UN MESSAGE POUR VOUS, LES TORDUS.

J'ai une fille à l'école primaire.

Un fils au collège.

Le message: bas les pattes, charognards.

Pas touche à mes enfants, ou vous allez me fâcher vraiment.

Passez au large, prédateurs.

Allez donc faire la sortie des conseils d'administration.

Pas celle des écoles.

Commentaires

Pffff...

Encore un "conseil"/commission/machine à gaz à pomper les sous ?

Alors qu'il suffit d'acheter l' "Antimanuel d'économie" de Bernard Maris - Éditions Bréal - 2005 à 19 euros ?

J'adore ces donneurs de leçons de bonne "gouvernance/gérance"... ;)

Écrit par : Grabuge | 15/11/2006

A ce stade, je ne sais s'il faut rire ou pleurer tant c'est stupéfiant.
Merci de plonger là où la raison s'abime

Écrit par : christian lehmann | 15/11/2006

C'est pas juste !
J'aurais dû être preum's si y avait pas eu un problème de connexion.

Voilà. C'était le commentaire Pimprenelle (absolument inutile) du jour.

Écrit par : IznoPreum's | 15/11/2006

Je ne sais plus où.
Un gamin aborde le problème de la pauvreté avec son prof de philo.
La réponse tombe aussi sec :
"Ceux qui sont pauvres ne sont pas à plaindre, car ils l'ont bien voulu!"

Comme quoi, suffit d'ajuster les filtres pour l'obtention du CAPES

Écrit par : Le Monolecte | 15/11/2006

@ Agnès
Voui.
Ca va devenir l'oeuf et la poule...

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 15/11/2006

Comme punition, je propose de condamner Claude Perdriel à l'écoute obligatoire de l'intégrale des 154 émissions de "Des sous et des hommes" de Pascale Fourier et à la lecture des oeuvres suivantes : Jacques Généreux "Traité d'économie politique", Jean-Marie Harribey "La démence sénile du capital", Michel Husson "Les Casseurs de l'état social(...)", Gérard Filoche "La vie, la santé, l'amour sont précaires (...) faut-il brûler le code du travail?", Jacques Sapir "La fin de l'eurolibéralisme" et Liêm Hoang-Ngoc "Refermons la parenthèse libérale!".
Et Serge Latouche "Le pari de la décroissance".
Non mais!

http://dsedh.free.fr/emissions_passees.htm

Écrit par : Frédéric Supiot | 15/11/2006

Soit ce type est un fiéfé hypocrite, soit c'est un dément à enfermer d'urgence !

Tiens, question : dans quelle case mettez-vous Joseph-E Stiglitz, prix nobel d'économie (abusant honteusement du nom de Nobel d'ailleurs ..) et auteur notamment d'ouvrages critiques envers le capitalisme moderne tels que "Un autre monde : Contre le fanatisme du marché (Broché)" ?

Écrit par : Alain | 15/11/2006

@Seb

J'ai comme l'impresion que tu me dis de ne pas inscrire mon bébé à l'école, dans quelques années. En 2012 peut-être ? Déjà, lui, me dit que les marchés à cette allure, il n'en resterait probablement plus... Super lucides, les bas-âges, en ce moment.
Peut-être que le Monsieur doit revoir sa vision et s'aligner sur quelques brillantes idées d'un autre Monsieur sur la prévention et la lutte contre la délinquence dès les premiers mois de la vie. Enfin, il faut faire quelque chose pour que les grandes Idées, les grandes Visions, et les grands Messieurs se rencontrent, non ?
Rejoignant le propos du Monolecte :
On m'a raconté l'histoire suivante, c'est le monde du cinoche du sud med. Une scène a été coupée lors d'une projection (journées festivalières, film maghrébin etc.) où l'on voit un instituteur demander à ses élèves (c'est en milieu rural) qu'est-ce la démocratie. La réponse, là aussi, est sans appel "Le pain"

Écrit par : younes | 15/11/2006

"La préparation des enfants à une soumission absolue aux règles du marché."

ben, et la TV, alors? ca marche plus?

Mais faut pas s'emballer comme ca, les gamins, c'est pas des machines, et la plupart du temps, ils sont bien plus malin que leurs parents. De plus, ce sont lesdits parents qui éduquent leurs gamins, pas l'éducation nationale, malgré l'appellation.

Puis, je vois pas bien le problème qui se pose à ce monsieur...A quoi ca sert, d'éduquer la jeunesse aux vertus du capitalisme? Y'a les 10% qui vont en profiter, ceux-là, pas besoin de les éduquer, ils y viendront tout seul, d'autant plus que c'est pour 90% d'entre eux une habitude familiale.

Le reste subira, et je pense que le monsieur espère qu'avec un peu d'éducation, ils fileront tout de suite chercher du boulot au Malawi sans faire de manifs en France...?

Ca s'apprend pas le capitalisme, c'est une religion, on y croit ou pas, on en profite ou pas. C'est pas un truc rationnel, à part pour ceux qui gagnent plus de 5000 euros par mois, peut être, et ca fait pas bezef, dans notre beau pays...

Écrit par : bert | 15/11/2006

après l'arnaque "libéralisme" l'arnaque "démocratie", la démocratie a besoin de conflits et non pas de pédagogie. En fait ça veut il y a qu'une solution "la nôtre" - pensent-ils, et si elle n'est pas admise c'est par défaut de pédagogie, j'ai l'impression qu'on rajeuni les vieilles lunes du post TCI. Parce que bougre d'âne si on explique bien ils savent que nôtre projet c'est le mieux des mieux.

Au passage, il y a 2 ans, il me semble, c'était la commission Camdessus ancien Gouru du fonds monnétaire international qui menait la danse, allégrement payé et qui ont rien foutu (en parlant de paresseux), délire ???? L'histoire se répète ??? les marxoins attaquent à l'aide P. Val.

A voir et à mettre en relation avec l'entretien d'E. todd recensé sur rezo.net, dernière phrase de l'entretien :
"En France, ce sont vraiment les élites qui vont mal et qui sont malheureuses et complètement larguées." Avec la démonstration avant c'est pas mal.

Écrit par : ango | 15/11/2006

Pour que les êtres humains soient des ressources humaines rentables, des marchandises monnayables, mieux vaut les conditionner dès l'enfance, c'est plus rentable.

Mais:

"Comme Virgile conduisait Dante d'un cercle à l'autre de l'enfer, l'économie déroule le fil d'une histoire qui est la sienne plus que la nôtre selon une évolution en spirale où chaque anneau s'ouvre sur un autre, qui tend à se refermer (...)
Nous pénétrons dans le dernier cercle: à produire le vide autour de soi, l'économie est entrée en phase d'implosion lente."

Vaneigem"Nous qui désirons sans fin"

Écrit par : céleste | 15/11/2006

la pédophilie economico-politique ...on arrête pas le progrès conceptuel ! Enfin, si on devrait...en 2007 tant qu'à faire, non ?.

Écrit par : anastasie | 15/11/2006

Il n'y a pas de contradiction entre l'augmentation du "niveau de vue moyen des peuples" et le fait que la pauvreté augmente. La moyenne n'est absolument pas une mesure pertinente du niveau de vie (de pas grand chose d'ailleurs).

Exemple: prenez 10 personnes, trois avec un niveau de vie à 100 et les 7 autres avec un niveau de vie à 1. La moyenne est environ à 30. Déjà, ça ne reflète pas trop le fait qu'il y a 7 pauvres et 3 pachas. Ensuite, imaginez qu'un pacha passe de 100 à 200 de niveau de vie. La moyenne passe à 40... Magique non ? Le niveau de vie moyen du peuple s'est élevé, mais il y a toujours 7 pauvres dont le niveau de vie n'a pas augmenté.

Enfin bref, la moyenne ça ne veut pas dire grand chose. Il faudrait plutôt s'intéresser à la médiane, qui elle ne serait pas bien haute : 1. La médiane indique le chiffre pour lequel il y a autant de personnes au-dessus qu'en dessous. En France le salaire median dans le privé pour un temps complet est à 1500 euros environ.

Écrit par : georges | 15/11/2006

Laurent Joffrin a – t – il demandé l’asile politique à Libération ou est-il venu y enseigner la bonne parole ?

Écrit par : jean-louis | 15/11/2006

Attention
les propos de Perdriel sont en phase avec ce qui se passe en sciences économiques et sociales en lycée et dans les iufm.
L'inspection générale y est en train de mettre en oeuvre une fois de plus une opération de normalisation idéologique, en sanctionnant des collègues expérimentés en place et surtout en truffant les jury unilatéralement de partisans acharnés du libéralisme économique qui méprisent les universitaires et adirent les idéologues de tout poil.

Écrit par : iufm | 15/11/2006

Vu le titre de l'article et les signataires ce matin sur le site de Le Monde. Me suis dit bof, pas la peine, ce sera le brouet capitaliste habituel.
Donc merci au tenancier de nous signaler le contenu exact de la chose.

Pour ce qui est du bourrage de crâne dès le primaire...ben, c'est plutôt logique, non ? Tant qu'à faire. Puisque le libéralisme/capitalisme est consubstantiel à la démocratie à c'qu'y paraît, autant se démerder pour que les gens pensent bien. Bien comme il faut. Comme il faut.

Je suis en partie d'accord avec Bert, le bourrage de crâne sera plus difficile pour tous ceux qui continueront à se prendre ce capitalisme prédateur, fou dans la gueule - l'immense majorité des gens, en gros.
Faudrait plutôt voir quels seraient les aspects pratiques du projet pédagogique : sélection des profs, critères de notation des élèves, obligation ou non d'assister aux cours, etc. Toute les petites choses qu'on peut mettre en place les unes après les autres.

Ce matin toujours, sur le site du Monde, il y avait une dizaine de réactions des lecteurs. Quelques-uns dans la lignée oui, c'est bien, halte a l'immobilisme, aux privilèges et à la France qui décline, patin couffin et le reste.
Un savoureux qui expliquait qu'une telle démarche éducative était impossible puisque dans les collèges et lycées tous les cours étaient prétexte à une grossière propagande marxiste de la part des enseignants. L'intervention se finissait d'ailleurs - tiens, tiens, comme une communauté de pensée - par "Il sera simple de "démarxiser" les manuels, pour les esprits ce sera plus ardu."
(Parenthèse. Ma proposition : il sera simple de magnifier les avantages théoriques du néolibéralisme, pour la réalité ce sera plus ardu)

Puis il y avait d'autres lecteurs pour dire leur désaccord, voire leur dégoût, devant l'exposé du projet Meilleur-des-mondes : "Une entreprise de propagande libérale d'inspiration stalinienne."

Bref, tout espoir n'est pas encore perdu.

Ouille, j'ai fait long.
Désolé.

Écrit par : IznoPreum's | 15/11/2006

Peut-on savoir en quoi les inégalités, et l'augmentation des inégalités, sont mauvaises "en elles-mêmes"??? Préférez-vous gagner 2000 euros par mois dans un pays où on trouve des gens qui gagnent 200 000 euros par mois, ou 20 euros par mois dans un pays où personne ne gagne plus? En quoi l'égalité est-elle désirable??

L'égalité des revenus est injuste, car il est injuste de donner autant aux crétins feignants qu'aux intelligents qui travaillent; mais si vous avez connaissance d'une société communiste qui fonctionne, ou même qui a fonctionné, ne serait-ce que cinq minutes dans toute l'histoire de l'humanité (et je ne parle pas du journal), merci d'en informer les lecteurs de votre blog...?

Vos enfants sont bien à plaindre; ils découvriront peut-être, quand ils seront grands, à quel point ils ont été élevés dans LE MENSONGE; mais à ce moment-là, pour eux, ce sera trop tard...

Écrit par : Frondeur | 15/11/2006

Bonjour

histoire de mettre en perspective cet article, n'oublions pas que l'école laïque et obligatoire de Jules Ferry répondait à un impératif économique, celui de former une main d'oeuvre plus qualifiée pour faire tourner la société industrialisée.

Donc, dès l'origine, former de belles âmes ne fait pas partie des priorités de l'école... C'est parfois un outil de promotion sociale, mais surtout un instrument de diffusion de la morale bourgeoise.

A partir du moment où le capitalisme évolue, il est "normal" que l'on tente de faire évoluer l'école et qu'on réactualise le discours de propagande, mais il ne faut pas se leurrer : ce dicours de propagande existe depuis plus d'un siècle.

En résumé, aujourd'hui, l'école, c'est pour trouver un boulot ou du moins apprendre à ronger son frein en attendant d'en avoir un.

J'en profite pour faire la publicité des bibliothèques : si vous cherchez un espace public non-marchand de diffusion de la culture et du pluralisme, c'est là qu'il faut aller.

Nous avons un retard conséquent sur des pays comme la Grande Bretagne ou les Pays Scandinaves : 18 % des français sont inscrits en bibliothèque, contre plus de 50 % dans ces pays.

Interpellons les politiques sur ce retard inadmissible !...

Écrit par : johnmarguerite | 15/11/2006

"L'égalité des revenus est injuste, car il est injuste de donner autant aux crétins feignants qu'aux intelligents qui travaillent"...

Où l'on pourra tout de même se faire la remarque que ni l'un, ni l'autre, n'ont demandé à venir au monde.

Une fois ceci posé, devenir l'un où l'autre n'est toujours pas affaire de choix, mais de contexte.

Ces temps-ci, d'ailleurs, ce ne serait pas plutôt "crétin feignant" vs "crétin qui bosse", le dilemne ? Enfin, c'est l'impression que dégage le texte de "frondeur"...

Écrit par : Patrick | 15/11/2006

@ Frondeur
C'est beau ce que vous dites.
Emouvant, même.

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 15/11/2006

Une citation :

La bibliothèque est "un espace public qui lutte, à sa manière, contre la domination des marchés" (François de Singly, "L'espace public", dans "Le Musée et la bibliothèque, vrais parents ou faux amis ? Paris, BPI-Centre Georges Pompidou, 1996, p. 115)

Écrit par : johnmarguerite | 15/11/2006

@ Johnmarguerite

Tu es bibliothécaire?

ça fait partie des quelques métiers que j'aurais vraiment aimé faire

Écrit par : céleste | 15/11/2006

Frondeur a raison : les inégalités ben c'est une réalité.

Par exemple, ya des gens qui ont un nombril normal et d'autres qui ont un nombril si grand, si grand qu'il leur crève les yeux (à force de le regarder) et leur envahit le lieu où en principe ils devraient avoir un cerveau.

Par contre, l'intelligence c'est ce qu'il y a de mieux partagé. Frondeur croit qu'il en est assez pourvu puisque c'est avec ça qu'il en juge!

Écrit par : alp | 15/11/2006

Bonjour Céleste

Oui j'ai travaillé en bibliothèque, et quand j'étais emploi-jeune, je faisais des animations en école primaire autour du livre.

En ce moment, je révise les concours !

Sinon j'aime beaucoup les livres pour la jeunesse, on y trouve vraiment de tout.

J'ai une question pour SF :

Quand est-ce qu'il font un catalogue Jeunesse, aux éditions Privé ?

Écrit par : johnmarguerite | 15/11/2006

Et bien moi je dis qu'ils ont bien raison de vouloir faire entrer l'économie dans la tête de tout le monde... Et je voudrais bien en plus qu'ils apprennent la finance dès le CP. Seulement ça risque de se retourner contre eux.

Parce que lorsque tout le monde connaîtra sur le bout des doigt le pt manuel du génial trader, leurs embrouilles, leurs magouilles dans les paradis fiscaux, leurs comptes codés, les finances publiques, nous décrypterons tout.... Et ça va faire mal...

D'ailleurs bcp commencent à s'y mettre pour pouvoir mettre le nez dans leurs petites affaires. Je tiens à saluer la naissance du collectif LBO. Un collectif qui dénonce les Leverages Buy Out dans les entreprises.

(Pour faire simple un LBO est un fonds d'investissement qui rachète des entreprises en s'endettant, ensuite, pour rembourser leurs dettes et faire des profits substanciels, le fonds organise des coupes sombres dans les effectifs...) Et un coup de pied au cul sur le front de la rentabilité, les fameux 20%...
Et des LBO en ce moment y'en a de plus en plus et partout même dans la presse...

Écrit par : Andersen | 15/11/2006

Frondeur doit faire partie des "intelligents qui travaillent" … Empiffre-toi bien, frondeur, le mal-surnommé !

Pour en revenir à Perdriel (que j'ai bien connu, au Matin) je ne sais pas s'il est encore en état de vraiment savoir ce qu'il signe … Peut-être pas encore arrivé au point de non-retour où était JJSS, mais sans doute pas loin !
Cela dit, il a toujours été un social-libéral. Attachant, par certains côtés : après tout, des types très riches comme lui (il a fait fortune, entre autres, dans les sanitaires — rappellez-vous le retentissant "Merdriel !" qui barrait la une du Quotidien de Paris de Tesson, à l'occasion de je ne sais plus quelle polémique entre les deux journaux) qui, au lieu de claquer leur pognon à je ne sais quelles futilités le mettent, à (lourde) perte dans la presse, ça mérite quand même un p'tit coup de bada.

Mais, bien-sûr, je préfère la solution Politis ! On a ga-gné !

Écrit par : Bernard Langlois | 15/11/2006

@ johnmarguerite
Faut demander ça en face!

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 15/11/2006

"L'égalité des revenus est injuste, car il est injuste de donner autant aux crétins feignants qu'aux intelligents qui travaillent"

Si on parle d'égalité de REVENUS, il paraît évident que le "crétin feignant" n'est pas concerné, si? Vu qu'il est en opposition (dans la phrase ci-dessus) avec l'"intelligent qui travaille"...
L'égalité de revenu parâit une solution, mais dépendante d'un contexte politique, bien éloigné de celui que l'on connait aujourd'hui. Difficile de ne parler que de l'égalité de revenu sans parler des autres facteurs...

"mais si vous avez connaissance d'une société communiste qui fonctionne, ou même qui a fonctionné, ne serait-ce que cinq minutes dans toute l'histoire de l'humanité (et je ne parle pas du journal), merci d'en informer les lecteurs de votre blog...?"

Quel rapport avec l'égalité de revenu? je ne crois pas qu'il y ait eu chez les communistes en activité une telle volonté réelle! le camarade directeur gagnait plus que le camarade ouvrier, bien plus. On parle plutôt de propriété collective des moyens de production, à l'inverse d'une appropriation privée. ce système là a fonctionné, et on peut même dire que c'est grâce à lui que nous en sommes à ce niveau technique ou autre aujourd'hui (construction aéronautique, électricité, nucléaire, pétrole...). Il ne s'agissait même pas d'être communiste, d'ailleurs...

Si l'on veut juger d'un système en fonction de ses erreurs, catastrophes, accomplissements calamiteux, alors faisons de même pour le système capitaliste. Juger dudit selon les expériences 1929, Stavisky, Panama, Enron, Tapie et j'en passe me paraît aussi inutile que de dire que l'assurance chômage est une mauvaise chose parce que certains en abusent...

Écrit par : bert | 15/11/2006

Bof, mon sujet ce n'est pas l'intelligence mais "les inégalités"; mon sujet c'est surtout de montrer que ceux qui soutiennent que "les inégalités" sont en elles-mêmes une mauvaise chose, appellent de leurs voeux une société nord-coréenne, qui n'est peut-être pas la meilleure société possible (il faudrait demander aux nord-coréens, mais malheureusement c'est difficile, allez savoir pourquoi).

À toutes fins utiles, un texte intéressant sur la question (en anglais, la langue des méchants impérialistes ultralibéraux): http://www.paulgraham.com/gap.html

Et pour mes enfants (car j'en ai aussi: il n'y a pas que les journalistes gauchistes qui se reproduisent), je préfère Le Boucher du Monde (qui n'a jamais tué personne) au Boucher géorgien (dont je me suis laissé dire qu'il avait fait quelques victimes...?)

Écrit par : Frondeur | 15/11/2006

"Ceux qui soutiennent que "les inégalités" sont en elles-mêmes une mauvaise chose appellent de leurs voeux une société nord-coréenne".

Encore, Frondeur!
Encore!
Je me régale!

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 15/11/2006

Ah ben, autant pour moi...dès les premiers paragraphes, je m'attendais une une diatribe endiablée sur François de Closets, et puis non, finalement, je reste sur ma faim (toute relative, ca reste toujours aussi intéressant). Il y aurait tant de chose à dire sur ce brave homme, mais bon, des billets à 7000 lignes aussi ça la fait pas non plus.

Écrit par : David.A | 15/11/2006

@ Sébastien Fontenelle

Euh, oui, pourquoi pas ? Je demande un rendez-vous ? J'envoie un mel à GB ?

Sinon, il y a le salon du livre pour la jeunesse qui se déroule du 22 au 27 novembre à Montreuil. Je vais y aller : ça intéresse du monde de venir ?

Écrit par : johnmarguerite | 15/11/2006

I like to eat Macdonald's.
I like to drink Coca Cola.
etc.
Après la méthode globale, après la syllabique, la méthode merdique avec plein de bourage de crâne dedans.
Remarquez, il y a même des présidentiables qui veulent que l'armée s'occupe de l'éducation des petits français et surtout des petits moins français que les autres. Si l'armée leur apprenait à lire, ça pourrait être folklo... :)

Écrit par : d3log | 15/11/2006

@ bert,

Bonne idée, comptons les morts!

Enron: 0; Tapie: 0; Panama: 0; Stavisky: 1.

1929: quelques milliers? Ceux qui se sont jetés par la fenêtre (des banquiers et des investisseurs, dont le décès ne doit pas émouvoir beaucoup, par ici). Les autres ont survécu.

Le système communiste: 100 millions de morts selon les estimations les plus modérées (cf. http://www.amazon.fr/dp/2221088611/ ).

Écrit par : Frondeur encore, régalez-vous! | 15/11/2006

"mon sujet c'est surtout de montrer que ceux qui soutiennent que "les inégalités" sont en elles-mêmes une mauvaise chose, appellent de leurs voeux une société nord-coréenne"

Chiche! J'attends la démonstration.

Écrit par : bert | 15/11/2006

Sébastien, tu me rappelles ce dessin animé Pixar (avec un personnage qui n'a qu'un oeil) dont le titre m'échappe où les jouets se nourrissent du rire des enfants.
Ou le Marsupilami dans "L'ombre du Z" qui adore recevoir le rayon paralysant du Zorglhomme ("Bulgroz, à iom!").
Sauf que tu te nourris de la bonne grosse pensée unique à la louche du frondeur.
Réjouissant!

Écrit par : Frédéric Supiot | 15/11/2006

@ Frondeur

EN-CORE!
EN-CORE!
EN-CORE!

@ johnmarguerite
Non, tu me demandes si Privé lance une collection pour la jeunesse, et comme je ne sais pas, je te réponds: demande à Djibi.
Mais je lui poserai la question!
;-)

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 15/11/2006

1) Je ne défends pas le communisme, je m'y oppose même assez franchement. Pour autant, les dictatures qui se disaient communistes (genre Staline) ne l'étaient que de nom, comme les nazis étaient socialistes, ou Franco se disant humaniste. Il y a eu beaucoup de dictatures fonctionnant sur le mode capitaliste, aussi.

2) Vous avez lu Steinbeck (un exemple...)? juste pour vous faire une idée des conséquences de 1929, par exemple. Ah, c'est vrai, les victimes d'ENRON, Tapie ou autre ne sont pas mortes, seulement plongées dans la misère, le chômage...
L'esprit de lucre, la volonté de trouver des débouchés commerciaux, l'envie, la possibilité de décider seul du destin de milliers de gens, ont tué aussi beaucoup de gens.

3) Vouloir se décider idéologiquement en fonction du nombre de morts ca me paraît assez étonnant, comme système! Combien de civils tués en Irak, depuis 1990? Encore un coup des communistes?

Écrit par : bert | 15/11/2006

Frondeur vous a tous tuer
bandesdegauchisses.

Écrit par : Titi | 15/11/2006

Enron : 1 Cliff Baxter vice président suicide. Quand on veut apporter des preuves à une argumentation aussi intelligente faut être précis, Frondeur.

Écrit par : Andersen | 15/11/2006

C'est ton ultime remuement de queue Foxapoildur
Frondeur va te faire la peau !

Écrit par : Titi | 15/11/2006

D'accord !

A suivre, alors...

Écrit par : johnmarguerite | 15/11/2006

@ foxapoildur
J'ai corrigé ton commentaire avec mes gros ciseaux: j'ai remplacé un mot un peu, comment dire, dépréciatif, par un autre: "courgette".
Je ne pense pas qu'on puisse vraiment soutenir que "courgette" serait diffamatoire.
J'aime bien "caniche du patronat", en revanche.
Je ne dis pas que je ne vais pas le réutiliser, un des quatre.

@ certain(e)s
Je n'ai toujours pas compris par quelle espèce de miracle vous en arrivez à vous défendre contre les accusations délirantes de Frondeur???
Vous le prenez vraiment au sérieux quand il nous explique que nous sommes des tyrans sanguinaires???

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 15/11/2006

Les nazis se disaient socialistes, et l'étaient effectivement, comme leur nom l'indiquait assez clairement.

Les communistes se disaient communistes, et l'étaient tout à fait.

Mais je suis bien content qu'on reconnaisse que le chômage, ce n'est pas la mort (c'est pour ça qu'il y a des indemnités de chômage: parce que les chômeurs ne sont pas morts), et j'ajoute que la perte d'emploi, ce n'est pas forcément le chômage.

Dans une écoonomie qui fonctionne, il y a du travail pour tout le monde, et si on perd son boulot ici, on le retrouve là. Les "victimes" d'Enron ne sont pas dans la misère, contrairement aux habitants du Soudan (où le capitalisme n'a pas l'air de super bien fonctionner). Et les ex-dirigeants d'Enron sont en prison...

Le raisonnement par la littérature est lui aussi un procédé "étonnant"; on a l'impression que les "alter" de tous bords en sont restés à Zola: mais Zola, c'est fini, je vous assure.

À la ville, à la campagne, dans les banlieues, dans le centre, partout: Zola, apu...

Écrit par : Frondeur en-core | 15/11/2006

Quelqu'un aurait-il le temps d'expliquer à Frondeur que, par exemple, les 4000 morts par jour dans le monde du fait d'une eau soit insalubre soit manquante sont le fait de la politique qu'il défend... parce que là, franchement, j'ai pas le courage de gâcher ma joie de savoir Politis sauvé avec des élucubrations qui n'ont de frondeuses que le nom...

Écrit par : Grabuge | 15/11/2006

Faut que je sorte: dommage, c'est un festival.
Frondeur, encore un effort: j'envisage très sérieusement de faire un billet de vos commentaires.
"Dieu Que Le Monde Est Joli, Une Fois Débarrassé De La Racaille Progressiste", j'appellerai ça.

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 15/11/2006

Naaaan, Grab: comme je disais, je ne crois pas vraiment qu'on puisse / doive débattre avec Frondeur.
Je crois qu'il est déjà très, très, très loin...
A toute, tou(te)s!

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 15/11/2006

Je parle des livres pour la jeunesse et je ne cite même pas un livre !

Pour SF, notamment voici quelques références :


"L'enfant océan", de Jean-Claude Mourlevat (Pocket jeunesse)
"Ijimé, la loi du plus fort" d'Huguette Pérol (Ed. Rageot, coll. Métisse)
"Cité nique le ciel" de Guillaume Guéraud (Ed. du Rouergue)

"Il n'y a pas si longtemps... par Thierry Lenain et Olivier Balez (Ed. Sarbacane)
"Brigades vertes" d'Alain Grousset et Paco Porter (Ed. Flammarion, coll. Tribal)

... etc

Écrit par : johnmarguerite | 15/11/2006

@ Frondeur

tu as eu raison de ce petit blog étroit composé de gauchisses jaunes. Ils sont bien crevés, ventres en l'air. Tu as encore sauvé la France d'une poignée de Kim Jong Il en puissance.
Tu es un héros Frondeur. Ta pensée est un rayon qui transperce l'obscurantisme.
Guide-moi et allons ensemble nettoyer l'internet de tous les communisses qui y grouillent pareils à des oeufs d'araignées dans une cave humide.

Permets, Frondeur, que je te nomme
Lumière du Marché.

Écrit par : Titi | 15/11/2006

@ Fondeur encore,

tu ne travaillerais pas, par hasard, pour Brave Patrie toi des fois ?

Écrit par : Titi | 15/11/2006

@ Grabuge,

En quoi le manque d'eau dans les PVD sont la conséquence du libéralisme dans les pays riches?

Parce que, bien sûr, les pays riches sont devenus riches en pillant les pays pauvres? C'est bien ça?

C'est curieux quand même: les pays pauvres, par définition, n'ont rien. Que peut-on donc leur prendre?? Est-ce qu'il ne serait pas plus efficace, pour un voleur, de voler les riches?

Et si, au contraire, les pays riches étaient devenus riches parce qu'ils sont libéraux, ainsi que l'ont compris les nouveaux pays riches (Corée du Sud, Singapour, etc.) tandis que les PQROP (Pays Qui Restent Obstinément Pauvres) l'étaient par la faute d'un système politique et économique, comment dire, dysfonctionnel? (Ça fait du bien de temps en temps un petit néologisme).

Hein? C'est pas vraisemblable, comme explication, ça? Mmm?



@ SF (en matière de science-fiction vous avez l'air d'en connaître un rayon),

J'adore votre dernière remarque autant que vous aimez les miennes: "on ne doit pas débattre avec Frondeur".

Pourquoi?

Mais très certainement bien sûr, parce que Frondeur porte les arguments du Diable, et qu'on ne doit pas dîner avec le Diable, quelle que soit la longueur de la cuiller.

L'enfer, c'est les autres, et le Diable, c'est Celui qui n'est pas d'accord avec moi.

Qui reste-t-il avec qui discuter? Mais moi, bien sûr. Je discute entre moi et moi, entre moi et mes petits doubles dociles, qui pensent comme moi, ou qui ne pensent pas du tout, et qui délicieusement me renvoient l'écho de moi.

C'est un peu indécent, mais contrairement à ce qu'on croyait autrefois, ça ne rend pas sourd du tout: en fait, sourd, vous l'étiez déjà!

Bon sinon à part ça, faudrait voir à pas trop citer à tort et à travers: je n'ai jamais parlé de "racaille progressiste": d'abord parce que "racaille" ne fait pas partie de mon vocabulaire, ensuite parce que je ne pense pas que vous méritiez un qualificatif fondé sur le beau mot de "progrès".

J'ai parlé de "journaliste gauchiste", et c'est deux fois pire...

Écrit par : Frondeur, si loin, si loin... | 15/11/2006

@ titi,

Lumière du Marché, ça me va super bien, merci.

Mais je ne travaille pas pour "Brave Patrie", je ne sais même pas ce que c'est (enfin si maintenant je sais, ayant googlé le truc).

Frondeur travaille seul. Frondeur n'a pas d'amis. Frondeur est seul, c'est ça son truc.

Écrit par : Frondeur & Grosminet | 15/11/2006

@Frondeur
"L'égalité des revenus est injuste, car il est injuste de donner autant aux crétins feignants qu'aux intelligents qui travaillent;"

Tu confonds "égalité" et "égalitarisme", ou tu crois, ou fais mine de croire, que nous fassions la confusion, ce qui n'est évidemment pas le cas. Estimer qu'il est nécessaire de corriger certaines inégalité - non pas toute inégalité - ça n'est pas vouloir qu'aucune tête ne dépasse et que "tous soient égaux" au sens où tous aient la même chose. D'ailleurs le fond de l'affaire n'est pas de rééquilibrer des inégalités pour obtenir une "mise à plat" générale, mais de savoir quel est la logique d'un système qui les produits, quel sens il a et quel est le sens des inégalités dont on parle. Le fond de la question n'est pas d'être pour ou contre la hiérarchie. C'est de savoir quelle hiérarchie on défend.

Tu es pour l'inégalité, la hiérarchie? Moi aussi. Mais au nom de quoi? Et quelle inégalité? Quelle hiérarchie?

Écrit par : Mathieu | 15/11/2006

Conseillons à notre Clauclau Perdu, s'il ne veut pas un jour se retrouver en slip "stars spangled banner", de lire dans Charlie* p. 5, l'article où Oncle Bernard Maris explique comment la Busherie-modèle-à-mon-Boucher (busherie = boucherie, humour ;-) a perdu les élections quand les Américains ont réalisé qu'il étaient de plus en plus productifs, aussi productifs que des Chinois-du-Medef (cours Laurence, cours - pour les rattraper), que le gâteau qu'ils fabriquent est de plus en plus gros, mais que leur tranches sont de plus en plus petites.

* J'aime bien écrire "Charlie" ici, en pensant aux cacas nerveux que va me faire une bonne moitié des posteurs (ne parlons pas de SF, lui ce sera la vidangeuse ;-)
Hé oh, calmos, j'aurais pu écrire "Philippe Val" !

Écrit par : Edmond Cusédupoulè | 15/11/2006

Excuse moi Sébastien car c'est différent du sujet, mais peux-tu me dire ce qu'ils foutent les journalistes là!?

http://www.etiennefillol.org/blog/index.php?2006/11/15/185-le-scrutin-de-la-havane#c3487

même dans les commentaires c'est édifiant.....
Merci.

Écrit par : enzo d'aviolo | 15/11/2006

@ Frondeur, si loin, si loin...

"Est-ce qu'il ne serait pas plus efficace, pour un voleur, de voler les riches?"
Ba non. Les riches y sont plus protégés.
Et l'avantage des pauvres c'est qu'y sont nombreux. Beaucoup plus nombreux.

"Je discute entre moi et moi, entre moi et mes petits doubles dociles, qui pensent comme moi, ou qui ne pensent pas du tout, et qui délicieusement me renvoient l'écho de moi."
Ouaouh, ça a l'air génial le stade ultime du groupthinking ; que des moi dîtes-donc.
Dommage que vous ayez pas un ami couvreur, il aurait pu aussi vous parler de toit.

Zola existe toujours, partout, dans tous les formats y compris en poche.

Écrit par : IznoPreum's | 15/11/2006

M'a l'air d'un bon, Frondeur. D'un bon candidat au slip étoilé.

Par ailleurs, j'interdis qu'on dise du mal de bravepatrie.com. D'acord, leur mise ne page est tachier, ça lasse à grosse dose, mais il m'est arrivé d'y rire à m'en faire péter la sous-ventrière. Je me souviens de deux trolls, Mounir1 et Le Jeune, appelé par mes soins Mounir2. Imaginez deux Jean Robin mais en niais, et qui au lieu de nous gonfler la courge, nous gonflaient les joues de rire. Pour trouver plus con que Le Jeune, par exemple, il aurait vraiment fallu fouiller au fond des mares. Steevie à côté, c'est Albert Einstein.

Écrit par : Edmond C. | 15/11/2006

Simplement pour rappeler à ceusses qui n'en auraient jamais entendu parler quelques famines coloniales : http://www.monde-diplomatique.fr/2003/04/DAVIS/10083, et puis la fameuse famine de 43 au Bengale : http://en.wikipedia.org/wiki/Bengal_famine_of_1943.

Avec des bons vieux morceaux de spéculation, de prix libres et de marché, et des bons vieux morts par millions, puisque ça semble être l'unité.

Écrit par : Ouaille | 15/11/2006

@frondeur
courage,une after en shopping, quand on a bossé dur, rien de tel !

http://www.marieclaire.fr/WebObjects/Frameworks/mcl_FAImages.framework/WebServerResources/auto/type_2/2_G_precarite_obj.jpg

Écrit par : malu | 15/11/2006

@frondeur, pardon j'oubliais l'essentiel :

et en rentrant, on se retrouve bien au chaud. "Qué chance !"
Les zoniers ne se sont effectivement pas jetés par la fenêtre en 1929.

http://histoireenprimaire.club.fr/images/zonierporteivry.jpg

Écrit par : malu | 15/11/2006

Cher Sébastien,

Nous avons les mêmes têtes de Turcs, alors je me permets de signaler ce lien à ceux qui veulent en savoir plus sur Le Boucher... parce qu'il veut aussi dépecer la culture! (C'est mon bébé blog, trois jours d'âge seulement!)


http://www.passeurs.org/valde/index.php?2006/11/14/3-scoop-il-y-a-des-artistes-aux-etats-unis

Écrit par : valérie | 15/11/2006

Au fait, messieurs,
Revenus n'est pas salaire. Pour le dernier centile, 70% des revenus proviennent des revenus du capital, et 30% seulement de la juste rémunération de leur travail, dirais-je contribution talentueuse. Comprend pas trés bien pourquoi vous le renvoyez pas à piketty ou, vu qu'il ne doit pas savoir trop ce que c'est, au site INSEE votre troll grognon, grondeur. T'as entendu parler de l'INSEE grondeur. Eux y disent qu'un mec qui a un salaire deux fois plus élevé qu'un autre, il est deux fois plus stupide si il a pas hérité lui.

Les chiffres sont trés clairs, c'est les héritiers/rentiers qui bossent et sont intelligents.

Écrit par : Pas lolo | 15/11/2006

@ valérie
Ce bébé-blog est mignon tout plein! Allézi voir vous autres, ça vaut le détour.
@ enzo
Ce billet d'Etienne est ravissant aussi. Allézi, etc. (S'il y a encore des "socialistes" dans les parages: allézi deux fois.) Moi-même je prépare pour 00.05 un (tout petit) message d'amitié à nos ami(e)s ségolâtres, pour leur dire qu'on ne les oubliera pas.
@ Lumière du Marché (l'essayer c'est l'adopter)
Ah permettez: rien ne m'oblige à débattre avec vous.
Riiiiien.
J'ai pas dit non plus, je vous prie de le relever, que vous n'aviez pas le droit de nous livrer ici vos menues considérations sur le monde (merveilleux) comme il va, vu de vos très hautes hauteurs: vous êtes le bienvenu, j'ai toujours dit que les madelinistes c'est comme les petits pois, c'est bien d'en avoir chez soi, pour quand on s'emm... S'embête - mais ne venez pas non plus vous étonner si vous ne ralliez pas tout de suite tout le monde à vos, comment dirais-je? Divagations?

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 15/11/2006

Oui, le riche est futé.
C'est un axiome qui se vérifie souvent.
Alors que le gueux est relativement con - sans quoi, d'évidence, il aurait, de longue date, lâché son pied au cul du riche.
Me semble-t-il.

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 15/11/2006

Bon Valérie c'est relou je laisse un commentaire sur ton blog, et zou, il passe à la trappe.
Nan j'te jure c'est odieux.
On dirait le blog de...
Non, rien.

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 15/11/2006

Je vois pas très bien ce qu'on fait avec des petits pois quand on s'emmerde; je vois pas très bien non plus comment se désemmerder sans débattre; mais cette petite promenade chez les Illuminés de la Vraie Gauche (tm) m'a appris que je ne voyais pas trop grand chose, en fait.

Les riches sont des méchants et des héritiers, car jamais aucune fortune ne se fait: elle s'hérite depuis la nuit des temps; j'aurais bien aimé connaître le Crésus des cavernes, il devait être assis sur un sacré tas d'or pour en avoir laissé autant à ses descendants!

Les pauvres sont à la fois intelligents (la preuve) et miséricordieux, car ils n'ont pas encore tué tous les riches.

Entre les deux, les Savants du Vrai Progrès (11 11) comptent les points et gagnent leur Ciel.

(XXX)

C'est beau, comme un manuel d'économie du bac, comme une émission des Guignols, comme un article de Piketty dans Libé, comme un coucher de soleil en Sibérie, comme un nuage atomique en Corée. Beau!

Je vous quitte avec regrets; je reviendrai à l'occasion vous donner de mes nouvelles, je suis sûr que, généreux et altruistes comme vous êtes (ou alteruistes?) vous vous inquiétez pour moi.

Gros bisous.

Écrit par : Frondeur | 15/11/2006

le perdriel des pages 321 322 335 386 de jean lacouture "mitterrand une histoire de français" soutien du programme
beurk...

Écrit par : olive | 15/11/2006

L'exemple de la Chine, ca faisait bien 2 semaines que je l'avais pas vu.
Je m'en souviens avec émotion, c'était une super chronique d'un certain Eric Le Boucher ( http://www.lemonde.fr/web/article/0,1- href="mailto:0@2">0@2-3232,36-828555,0.html ). (Oui j'avoue je lis ELB, rire un peu ca fait du bien )

En lisant l'émouvante déclaration de Perdriel ce matin, j'étais convaincu que c'était ELB qui avait rédigé le papier mais qui avait demandé à Perdriel de faire semblant pour pas que ca se voit.

Aprés coup, j y crois plus. ELB n'aurait jamais pu écrire que de "graves défauts sont apparus".

Écrit par : Fabien | 15/11/2006

J'arrive après la bataille, mais moi ce que dénonce Séb auj dans son papier, je le sens venir depuis fort longtemps. Je veux dire les joies de l'ultralibéralisme enseigné dès le plus jeune âge. Ci-dessous un doc d'une campagne d'Attac contre un jeu organisé par une banque dans plusieurs écoles de France, vous allez voir c'est dégoûtant. Cette initiative très malheureuse avait déclenché une fronde à Attac :

Les Masters de l’économie : le CIC récidive - Halte à la marchandisation de l’école !

Le Crédit industriel et commercial (CIC) vient de relancer son jeu-concours, " Les Masters de l’économie ", en direction des jeunes et des établissements scolaires.
Ce " jeu " qui fait l’apologie de la spéculation boursière en occultant les désastres sociaux et environnementaux qu"elle entraîne, aura lieu du 19 janvier au 19 mars 2004 .

Que, malgré les mobilisations déjà engagées et les démarches effectuées, le CIC puisse continuer à organiser son " jeu " à caractère publicitaire, idéologique et commercial constitue une véritable provocation !

A l’heure de grands débats sur l’avenir de l’Ecole et le respect de la laïcité, la neutralité scolaire et les principes de l’Ecole de la République sont ouvertement bafoués sous couvert de fournir de prétendus " outils pédagogiques " tels ce jeu-concours et bien d’autres dispositifs.

Ainsi, les entreprises entrent de plus en plus souvent et facilement dans les établissements scolaires, grâce à un " Code de bonne conduite " (circulaire du 28 mars 2001, publiée au BOEN du 5 avril 2001) qui ouvre le champ à toutes sortes de démarches publicitaires et idéologiques au sein-même de l’Ecole.

Nous attirons l’attention des citoyens, tout particulièrement celle des élus, sur l’impératif de la neutralité de l’Ecole et de son indépendance à l’égard des intérêts commerciaux. Nous appelons chacun à se mobiliser pour :

- dénoncer les " Masters de l’économie " et tous autres " jeux " du même acabit, ainsi que toutes les pressions idéologiques et économiques auxquelles sont soumis les enfants, les élèves et notre système éducatif.

- demander des dispositions réglementaires pour interdire ces pratiques

Nous demandons en particulier aux personnels de l’éducation nationale et aux parents d’élèves de refuser le jeu-concours " Les Masters de l’économie ", d’intervenir auprès des conseils d’administration des établissements, d’écrire aux rectorats et inspections académiques pour demander son interdiction.


Encore un truc dont Pimprenelle et son ami Lamy se foutent ROYALEMENT.

Écrit par : Anne | 15/11/2006

En fait, Frondeur, tu avais décidément parfaitement raison: cette phrase était tout simplement scandaleuse et dégueulasse.
Insensé d'avoir laissé passer ça.

Sur tout le reste, bien évidemment, tu as tort...

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 15/11/2006

Grand nettoyage: je vire la phrase à la con, je vire les commentaires (les tiens, les miens) qui s'y rapportaient - je te remercie par avance de reconnaître que les parallèles que tu établis de ton côté sont pour le moins déplacés...

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 15/11/2006

C'est beau, la Vraie Gauche. Quand quelqu'un dit une bêtise, pouf pouf, on efface tout et on recommence. Ça n'a pas existé, ni la bêtise, ni les réponses qu'on y a faites, ni rien.

Du coup, plus personne ne peut juger sur pièces, parce que les pièces, eh bien on les a caviardées. Et on me dit: "sur tout le reste, tu as tort" [sachant que là où tu avais raison, ben t'as plus raison vu que tout a disparu].

Ça doit être l'idée qu'on se fait, chez vous, de la démocratie et de la liberté d'expression...? Mais la liberté suppose d'assumer les conséquences de ses actes.

À "foxapoildur", ce douloureux calvaire sera évité.

Merci pour lui, tant pis pour moi.

Écrit par : Frondeur | 15/11/2006

Chapeau pour le papier, vraiment très fort.
Le Nouvel Obs, c'est l'hebdo de gauche, hein ?
@ Frondeur : j'en connais qui ont contrarié le Sachem et se sont retrouvés en camps de rééducation vite fait, faites gaffe !

Écrit par : Olivier Bonnet | 15/11/2006

@ Frondeur
Et merde!
Tu me signales une énormité qui m'a échappé, je t'en remercie (si, si), je la vire, et tu recommences à gueuler!
Tu veux que je vire aussi tes commentaires?
Je te signale, pour ta gouverne, que c'est plutôt bon signe que je les aie laissés, si tu connaissais un peu ce blog tu saurais que j'hésite rarement à virer ceux qui me gonflent vraiment!
Alors je répète, et tant pis si tu n'es pas content, que pour hallucinantes qu'elles soient (et je pense que tu le sais très bien!), tes comparaisons avec la Corée du Nord me font plutôt marrer, ce qui n'était pas -du tout- le cas de ce que j'ai viré. (Y a des sujets sur lesquels, en effet, il est impossible de transiger.)
Point, barre.
Gare à la rééducation!
Mwârf!

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 15/11/2006

@ Frondeur

« comme un article de Piketty dans Libé, comme un coucher de soleil en Sibérie, comme un nuage atomique en Corée »
J’aime beaucoup votre poésie. Permettez-moi donc de poursuivre :

Comme un nuage atomique en Corée,
Comme une ville vitrifiée,
Comme une ville soufflée,
Comme une ville irradiée,
Hiroshima, Nagasaki, au large de la Corée.

C'est nul, hein ?

Écrit par : IznoPreum's | 15/11/2006

Euh, je passais par là et...
Bon ben j'ose...
Frondeur, je donne un dîner ce samedi soir, un truc sympa avec quelques amis et je me demandais si tu construisais des machins avec des allumettes, des avions, des ponts de Tancarville, des trucs comme ça... Sinon, tu pourrais quand même venir et causer des pauvres qui sont cons et des riches qui sont super-intelligents...
J'ai des amis bac +15 et chômeurs qui sont très très cons et qui ne demandent qu'à se marrer un bon coup...
T'en dis quoi, Frondeur ?
Je compte sur toi ?

Écrit par : Tiroué | 15/11/2006

Tirouette Cacahouette, vos amis, les allumettes, usagées ou non ? Usagées serait mieux, sinon Frondeur pourrait bonzer et fondre...

Écrit par : Edmond Culsédufrondeur | 15/11/2006

Bon, je résume, pour celles et ceux qui n'auraient pas suivi: j'ai laissé passer tout à l'heure une très grosse énormité, du genre de celles que je détecte généralement (et vire) au premier coup d'oeil, au sein d'un commentaire avec lequel j'étais, par ailleurs, plutôt d'accord.
Défaut de vigilance.
Frondeur me signale le truc, je lui réponds que pas du tout, puis quand même je vérifie, et boum, il se trouve qu'il a complètement raison.
Donc, je squizze le commentaire incriminé, et les remarques de Frondeur sur ledit, et mes réponses à ses remarques, etc.
Voilà.
Je voulais juste vous dire ça: il dit beaucoup d'ENORMES sottises, le Frondeur, notamment, en effet, sur les riches et les pauvres, et la Corée du Nord, MAIS, sur ce point précis, il n'avait pas tort du tout.
(Putain, y a des fois, je me dis que j'aurais mieux fait d'ouvrir le journal, plutôt qu'un blog...)
Au fait: prochain billet à 00.05, dans quatre minutes donc.
C'est jour de vote, ne l'oublions pas, chez nos ami(e)s "socialistes"...

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 16/11/2006

la brochette, n'allez pas non plus faire la sortie des conseils d'administration, il y a peut-être encore quelques esprits imparfaitement formatés

Écrit par : brigetoun ou brigitte celerier | 16/11/2006

Merci Frondeur pour cet agréable moment passé à vous lire.
Le petit Fontenelle a toujours un peu de mal à argumenter quand il se trouve face à une intelligence "autre".
Alors il s'en tire avec ses pirouettes habituelles, des gamineries qui réjouissent tant sa petite cour.
C'est un petit roquet qui aboie très fort (pour sa taille) mais
n'est pas méchant finalement.
Juste un peu con. Et c'est comme çà que je l'aime.

Écrit par : blurp | 16/11/2006

Tiens, ça faisait longtemps qu'on n'avait pas eu la visite d'un connard.
J'aime bien les connards, parce qu'ils débarquent, et ils tiennent pas deux minutes avant de céder à leur furieuse envie de dire: "Con".
(Des fois, je suppose qu'ils osent "bite" ou "couille").
Et j'adore ça, parce qu'une fois qu'ils ont ainsi défini leur pré lexical, ben on est un peu forcé de s'aligner, politesse oblige: ça serait moyennement urbain, de les laisser dire leurs petits gros mots tout seuls dans leur coin.
Les connards: un vrai bonheur.

A part ça: pouvez actualiser.

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 16/11/2006

Un enfant de 15 ans, au moment de s'endormir, alors que son petit frère essayait de lui faire gober que la France avait gagné 3/0 ce soir au foot pour qu'il ait l'air con le lendemain, a répondu, "m'en fous, moi ce qui m'intéresse c'est que le CAC 40 a augmenté". C'est un jeune de famille de classe moyenne, qui s'intéresse au monde et qui s'est monté tout un truc sur son ordi pour être au courant de l'actualité en permanence. Et ce soir, il avait l'air vraiment convaincu que le fait que le CAC 40 monte, c'était une bonne nouvelle. T'inquiètes, Seb, j'ai fait le boulot après. Mais quand même… Pourtant, lui à l'école maternelle, on ne lui a pas parlé de ça, et moi non plus… Et je suis sa mère… et il est intelligent et bien élevé…

Mais je refuse de tomber dans le catastrophisme…

Écrit par : Fajua | 16/11/2006

Bite. Couille.

Écrit par : blurp | 16/11/2006

Fajua, ça fait froid dans le dos ton histoire !

Écrit par : Olivier Bonnet | 16/11/2006

blurp est excellent !

Écrit par : Olivier Bonnet | 16/11/2006

Meuh non, ça s'appelle de l'éducation permanente ! Enfin, pour faire plaisir, j'appellerai cela de la vigilance permanente…

Écrit par : Fajua | 16/11/2006

@ Olivier
Oui, j'avoue: c'était bien répondu.
Pour un connard, je veux dire.
;-)

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 16/11/2006

Quelle catastrophe Fajua? C'est au contraire une bénédiction!
Tout le monde sait que le CAC 40 a dépassé les 4500 points, pourquoi?
Par contre je ne savais même pas qu'il y avait un match de foot ce soir. Qui a gagné alors?
Je vous en supplie, dites le moi, sinon çà va m'empêcher de dormir, c'est TELLEMENT plus important. N'est-ce pas Fontenelle? Mwârf! comme tu dis si bien.

Écrit par : blurp | 16/11/2006

Un VRAI bonheur.

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 16/11/2006

En effet…

Écrit par : Fajua | 16/11/2006

Je te le dis : un jour, le capitalisme nous fera tous mourir de rire!

Écrit par : Esteban | 16/11/2006

@Seb
Tres beau final!
;0)

Écrit par : Le Moralisateur Masqué | 16/11/2006

Merci de ton passage Sebastien, n'empêche tu ne m'as toujours pas dis ce qu'il foutaient ces journalistes pour ne jamais parler de ces énormes contradictions (pas toi le vilain gauchiste hein! o;)) )

Écrit par : enzo d'aviolo | 16/11/2006

7 000 000 de travailleurs pauvres... merci le marché.

A ce qui se demandent quoi faire: au point ou on en est arrivés, à part la violence, je ne vois pas...

Écrit par : PeuBi | 16/11/2006

Rolalalala !
Je peux que rebondir la dessus :
"Claude Perdriel commence par se prosterner: "L'économie de marché est la seule solution qui améliore d'une façon indiscutable le niveau de vie moyen des peuples et augmente leur richesse vive", écrit-il.

Je ne commente pas: je suppose que vous avez tou(te)s remarqué, dans votre quotidien, combien, en effet, le marché ne cessait d'améliorer notre niveau de vie."

Comme d'habitude, les interpretations douteuses vont bon train !
Alors pour toi, Seb, le niveau de vie moyen DES peuples, c'est TON niveau de vie de francais ??? Belle vision du socialisme.... soyons solidaire... du moment que c'est moi qui en bénéficie... C'est vrai quoi, nous perdons nos emplois ou meme au SMIC on gagne encore 100 fois ce que gagne un vietnamien avec le boulo qu'il nous a piqué a cause du libre-echange ! C'est honteux ! Ils n'ont qu'a monter leurs propres boites s'ils veulent du boulo au lieu de piquer les notres (qu'au passage on decrit tellement)...

Écrit par : Sylvain | 16/11/2006

Article qui montre 1 Combien on se fout de la gueule du peuple.
2 Combien les "élites" alcooliques sont ignorantes.
3 La raison de la violence de toute révolution.

Écrit par : Dictionaric.com | 16/11/2006

Je propose d’afficher le texte suivant dans toutes les classes, sous le titre :

Trésors de guerre contre avantages acquis, le libéralisme est un néo-féodalisme.


Ce matin François Fillon disait sur France Inter que la différence entre la droite et la gauche ne pouvait plus se définir par rapport aux concepts de liberté et d’égalité. Que l’immobilisme (l’ordre ?) était aujourd’hui du coté de la gauche, et le mouvement (la justice ?) caractérisait la droite. Bref, disait-il, la gauche en France est le nouveau parti conservateur. (Ah bon ? Et pourquoi pas le néo-conservatisme français, tant qu’à faire !)

La rhétorique libérale se résumerait donc en une phrase : « La gauche est conservatrice, parce qu’elle défend les avantages acquis, la droite est progressiste parce qu’elle dynamise les entreprises ».

C’est d’une simplicité biblique ! Mais c’est simpliste. Les fortunes, acquises ou héritées, les empires industriels, est-ce que ce ne sont pas, quelque part, des avantages acquis ? Non, ne mélangeons pas les concepts, on n’y comprendrait plus rien. Je propose d’appeler trésors de guerre ces fortunes et empires. Et, simplisme contre simplisme, on peut définir la différence entre libéraux et anti-libéraux en ce que les uns veulent anéantir ce que les autres protègent et amplifier ce que les autres contestent. Et réciproquement.

Trésors de guerre ? Oui, la guerre économique que se font les multinationales dont les dirigeants accumulent démesurément des bénéfices. Dans cette guerre, la chair à profit a remplacé la chair à canon : ce n’est plus leurs vies que perdent les petits soldats, ce sont leurs acquis sociaux, et leur âme. Les armées qui n’ont rien à perdre sont inévitablement les moins vulnérables. A terme, au plan social, tous les soldats seront égaux. C’est cela l’égalitarisme libéral.

Les libéraux n’ont besoin que d’un état policier, pour maintenir l’ordre (ah tiens ?), et aussi, capable de garantir leurs empires, leurs créances, leurs privilèges et leurs droits (acquis !) de propriété industriels ou intellectuels (les salariés sont à peine rémunérés pour leurs découvertes). Pas de redistribution, pas de taxes sur les plus values ni les fortunes, c’est mauvais pour leurs profits.

Dans les classes où l’on étudie le moyen age, cela aurait une valeur pédagogique certaine.
JL

Écrit par : Ligeour | 16/11/2006

Je propose d’afficher le texte suivant dans toutes les classes, sous le titre :

Trésors de guerre contre avantages acquis, le libéralisme est un néo-féodalisme.


Ce matin François Fillon disait sur France Inter que la différence entre la droite et la gauche ne pouvait plus se définir par rapport aux concepts de liberté et d’égalité. Que l’immobilisme (l’ordre ?) était aujourd’hui du coté de la gauche, et le mouvement (la justice ?) caractérisait la droite. Bref, disait-il, la gauche en France est le nouveau parti conservateur. (Ah bon ? Et pourquoi pas le néo-conservatisme français, tant qu’à faire !)

La rhétorique libérale se résumerait donc en une phrase : « La gauche est conservatrice, parce qu’elle défend les avantages acquis, la droite est progressiste parce qu’elle dynamise les entreprises ».

C’est d’une simplicité biblique ! Mais c’est simpliste. Les fortunes, acquises ou héritées, les empires industriels, est-ce que ce ne sont pas, quelque part, des avantages acquis ? Non, ne mélangeons pas les concepts, on n’y comprendrait plus rien. Je propose d’appeler trésors de guerre ces fortunes et empires. Et, simplisme contre simplisme, on peut définir la différence entre libéraux et anti-libéraux en ce que les uns veulent anéantir ce que les autres protègent et amplifier ce que les autres contestent. Et réciproquement.

Trésors de guerre ? Oui, la guerre économique que se font les multinationales dont les dirigeants accumulent démesurément des bénéfices. Dans cette guerre, la chair à profit a remplacé la chair à canon : ce n’est plus leurs vies que perdent les petits soldats, ce sont leurs acquis sociaux, et leur âme. Les armées qui n’ont rien à perdre sont inévitablement les moins vulnérables. A terme, au plan social, tous les soldats seront égaux. C’est cela l’égalitarisme libéral.

Les libéraux n’ont besoin que d’un état policier, pour maintenir l’ordre (ah tiens ?), et aussi, capable de garantir leurs empires, leurs créances, leurs privilèges et leurs droits (acquis !) de propriété industriels ou intellectuels (les salariés sont à peine rémunérés pour leurs découvertes). Pas de redistribution, pas de taxes sur les plus values ni les fortunes, c’est mauvais pour leurs profits.

Dans les classes où l’on étudie le moyen age, cela aurait une valeur pédagogique certaine.
JL

Écrit par : Ligeour | 16/11/2006

troisième tentative de cadrage
Je propose d’afficher le texte suivant dans toutes les classes, sous le titre :

Trésors de guerre contre avantages acquis, le libéralisme est un néo-féodalisme.


Ce matin François Fillon disait sur France Inter que la différence entre la droite et la gauche ne
pouvait plus se définir par rapport aux concepts de liberté et d’égalité. Que l’immobilisme
(l’ordre ?) était aujourd’hui du coté de la gauche, et le mouvement (la justice ?) caractérisait la
droite. Bref, disait-il, la gauche en France est le nouveau parti conservateur. (Ah bon ? Et
pourquoi pas le néo-conservatisme français, tant qu’à faire !)

La rhétorique libérale se résumerait donc en une phrase : « La gauche est conservatrice, parce
qu’elle défend les avantages acquis, la droite est progressiste parce qu’elle dynamise les
entreprises ».

C’est d’une simplicité biblique ! Mais c’est simpliste. Les fortunes, acquises ou héritées, les
empires industriels, est-ce que ce ne sont pas, quelque part, des avantages acquis ? Non, ne
mélangeons pas les concepts, on n’y comprendrait plus rien. Je propose d’appeler trésors de
guerre ces fortunes et empires. Et, simplisme contre simplisme, on peut définir la différence
entre libéraux et anti-libéraux en ce que les uns veulent anéantir ce que les autres protègent et
amplifier ce que les autres contestent. Et réciproquement.

Trésors de guerre ? Oui, la guerre économique que se font les multinationales dont les
dirigeants accumulent démesurément des bénéfices. Dans cette guerre, la chair à profit a
remplacé la chair à canon : ce n’est plus leurs vies que perdent les petits soldats, ce sont leurs
acquis sociaux, et leur âme. Les armées qui n’ont rien à perdre sont inévitablement les moins
vulnérables. A terme, au plan social, tous les soldats seront égaux. C’est cela l’égalitarisme
libéral.

Les libéraux n’ont besoin que d’un état policier, pour maintenir l’ordre (ah tiens ?), et aussi,
capable de garantir leurs empires, leurs créances, leurs privilèges et leurs droits (acquis !) de
propriété industriels ou intellectuels (les salariés sont à peine rémunérés pour leurs
découvertes). Pas de redistribution, pas de taxes sur les plus values ni les fortunes, c’est
mauvais pour leurs profits.

Dans les classes

Écrit par : remoi | 16/11/2006

Salut ! Je suis nouveau ici et j'ai peut-être le droit de fermer ma gueule mais vraiment je n'y arrive pas.

Les gars ! Vous êtes tous pour la plupart très gentils mais vous êtes verbeux et longs à lire !

On peut être bref et clair à la fois.

Je ne peux pas vous lire et aller me faire exploiter par manque de temps.

Écrit par : Dictionaric.com | 16/11/2006

@ Dictionaric.com :

Écrit par : IznoPreum's | 16/11/2006

Jouissif, corrosif, coup-de-poing !

Un blog dans le même genre : http://essaisconcepts.blogspot.com

Écrit par : mc | 16/11/2006

Saint Ex a écrit, "...si tu différes de moi, loin de me léser tu m'enrichis..." Il faudrait peut-être suggérer à nos brillants économistes et autres financiers, d'imaginer un quotidien qui soit porteur de sens..., pas toujours d'argent...

Écrit par : Pierre BRZOSTEK | 18/11/2006

Effectivement pourquoi toujours parler bénéfices ?

L'économie mondiale doit être comparée à un corps humain : le corps a besoin d'être entretenu. Dès lors qu'il fabrique trop de graisse, il fonctionne mal est se condamne donc à l'embonpoint et aux maladies cardio-vasculaires et à la mort.

Trop de bénéfices dans les cellules d'une partie de corps mondial et pas assez dans d'autres et c'est la mort du corps mondial.

Tu bouffes pas assez, tu meurs. Tu bouffes top tu meurs. CQDF

Écrit par : Patrick Jouannes | 18/11/2006

On pourrait même dire: CQFD!
;-)

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 18/11/2006

Les commentaires sont fermés.

 
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