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25/11/2006

Juste Un Petit Mot Pour Vous Signaler Que C'Est Aujourd'hui La:

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En même temps, vous allez me dire: et demain?
C'est la question que je me pose à chaque fois que revient l'une de ces journées "sans" - voiture, achats, etc.
A quoi ça peut servir?
J'ai pas de réponse. (Qu'en pensez-vous, ami(e)s décroissant(e)s?)
Mais j''envisage d'en profiter pour appeler à une manifestation au moins aussi festive: le quinquennat sans Marie-Ségolène Royal.

Commentaires

"...Mais j''envisage d'en profiter pour appeler à une manifestation au moins aussi festive: le quinquennat sans Marie-Ségolène Royal..."

Pouvez pas vous en passer, hein !?
;o)
Si en 2017, après trois quinquennats, SR est battue par genre Nadine Morano ( je dis ça comme je dirais Yves Jego ou J-François Copé...), chuis sûr que vous allez vous ennuyer.

[ Puisque j'ai cru comprendre que c'était comme un jeu, ben tiens !, ce coup-ci c'est moi ! Preum's ! ]

Écrit par : Clarence | 25/11/2006

Ouais, c'est vrai que c'est presque une addiction.
;-)

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 25/11/2006

Preums,

Moi non plus j'ai pas la réponse. D'autant plus que c'est encore vendredi chez moi...

Allez zou un ctrl+C ctrl+V d'un texte trouvé sur agoride.com, un site de sport de glisse. Mais c'est très sérieux les sports de glisses, le premier qui rigole c'est coup de trucks dans la tempe.


"« Conclusion de l'ouvrage de Paul Ariès qui vient de paraître No Conso : vers la grève générale de la consommation, aux Editions Golias, Lyon, octobre 2006, 17 euros.

La société de consommation est triste, injuste et impossible : non seulement 20 % des humains s'approprient 86 % des ressources planétaires mais cet « enfer climatisé » n'est pas généralisable puisqu'il dépasse la capacité même de régénération des écosystèmes. Nous devons donc en finir avec cette domination des uns sur les autres et de tous sur la planète pour vivre simplement en véritables humains. Ce choix est celui de la responsabilité mais aussi de l'utopie : il est le seul capable de redonner un sens à nos valeurs comme la liberté. Nous entendons opposer à la logique économique boulimique l'objectif de vivre avec « moins de biens mais plus de liens ». La construction d'un projet politique fondé sur « la gratuité de l'usage et le renchérissement du mésusage » permettrait de résoudre à la fois les questions environnementales et sociales par le retour au politique. Seule la perspective d'une « grève générale de la consommation » peut rendre la puissance aux petits face à cette infime minorité de puissants qui s'engraisse de notre mal-vie et de la destruction de toute chose. Qui peut encore croire en une grève générale du travail ?

L'idée d'une grève générale court tout au long du vingtième siècle. Les peuples ont longtemps espéré dans une grève générale du Travail. Il serait absurde de lui opposer ses échecs car le propre d'un mythe est de permettre d'agir mais aussi de supporter les inévitables défaites. La dureté de l'hyper-capitalisme et de ses nouveaux modes de management musèle les salariés et une fraction importante du peuple est interdite de grève, chômage ou extrême pauvreté obligent. Sans parler du décalage entre les revendications et nos rêves d'émancipation. Faut-il s'étonner que beaucoup songent alors à ce qui pourrait prendre la relève et devenir une grève de la consommation ?

Que serait une grève générale de la consommation ?
Cette grève serait conçue comme un véritable mouvement social avec ses revendications collectives opposées aux gouvernement et patronat. Ni continuation de la démarche de simplicité volontaire ni mouvement de boycott ciblé mais une façon de se refuser comme consommateur.

L'hyper-capitalisme n'a pas encore inventé les structures matérielles qui enchaînent le consommateur à la société de consommation. Comment ne pas distinguer à cet égard les deux types de domination ? Le producteur est plus enchaîné matériellement que mentalement. C'est la perspective de la fin du mois difficile (ou impossible) qui l'oblige à reprendre son travail, pas ce prétendu amour du labeur. C'est en revanche la fausse jouissance de la consommation qui interdit de cesser de consommer et nullement des obligations matérielles. Comment le capitalisme pourrait-il obliger à acheter au-delà de l'ordre du nécessaire, c'est à dire de ce qui n'est pas de la consommation ? Le temps joue, dans le cas de la grève du travail, contre le gréviste mais il joue en sa faveur dans l'éventualité d'une grève de la consommation.

Le pouvoir perdu par les producteurs qui se refusent à l'être (car tel est bien le sens profond de tout acte de grève générale du travail) peut donc être retrouvé chez les consommateurs qui se refusent à le rester.
La grève générale de la consommation serait incontestablement l'apothéose d'une stratégie conséquente de désobéissance civique. Déjà parce qu'elle transgresserait l'impératif absolu de consommer. Elle attaquerait donc le système dans ce qu'il a de plus vital et sacré. Ensuite parce qu'elle serait un mouvement social avec des revendications opposées à L'Etat et au patronat et se donnant pour but d'arracher une autre hiérarchie de normes juridiques fondée sur la satisfaction des vrais besoins humains, avec ce que cela suppose de préparation, de mobilisation, de théâtralisation et de négociation.
Les futurs ex-consommateurs doivent apprendre à utiliser cette arme.

En célébrant chaque mois de novembre « la journée sans achat ».
En organisant des mouvements ciblés autour de revendications simples, aisément compréhensibles, assez facilement victorieux.

En envisageant des grèves générales portant sur des objectifs plus difficiles à percevoir, mais fondamentaux pour sortir du capitalisme.
L'autre atout d'une grève générale de la consommation est qu'elle ne dissocie pas le but du chemin, puisque sortir de la sphère de la consommation est, à la fois, le début et le terme de cette révolution.
Seule cette perspective de grève générale de la consommation peut rendre aujourd'hui aux plus faibles le maximum de force collective. Tant que subsiste encore le compromis fordiste, le capitalisme a besoin de notre compromission quotidienne pour réaliser ses profits. N'est-ce pas cette même grève générale de la consommation qui permettra de tenir le plus longtemps possible face à un adversaire qui n'a nullement l'intention de satisfaire notre volonté de mieux vivre ? N'est-ce pas cette grève générale de la consommation qui permettrait de réaliser, au mieux, l'unité des plus petits et diviserait ceux qui vivent de la domination des uns sur les autres et de tous sur la planète.

Ne nous leurrons pas : le système ne restera pas sans réagir. Il fera son chantage sur l'emploi, il menacera de chômage technique ; les marchands casseront les prix et manipuleront les consommateurs. Notre chance est que le système productif est fort peu fluide et que produire pour l'exportation et les plus que riches prendra du temps. La grève générale de la consommation, comme tout mouvement social, est fondamentalement la création d'un rapport de force : elle sera, sans doute, d'abord vaincue. Ce sera de nouveau la ruée vers l'hyper-consommation. Il en restera une petite graine qui peu à peu germera. Une autre grève de la consommation succédera aux précédentes... On peut penser que nous apprendrons aussi beaucoup de ces défaites. Ces objections contre cette grève ne sont donc pas acceptables, car il n'est jamais légitime de se coucher faute d'avoir la certitude du succès.

Toute grève générale constitue en outre une opération de catharsis collective puisqu'elle dévoile les ressorts intimes du système. C'est pourquoi il est si difficile de reprendre le cours normal des choses après ce dévoilement dont les effets émancipateurs marquent une vie.

Oublions un instant ce qui n'est finalement, souvent, que prétexte : toute grève commence, nécessairement, par des revendications conventionnelles mais débouche très vite sur du non-négociable. Il suffit, pour cela, de laisser le temps nécessaire à la désaliénation. La grève de la consommation, comme toute grève, visera certes des conquêtes sociales mais elle regardera, en réalité, beaucoup plus loin. De la même façon que le salarié qui se met en grève pour revendiquer un meilleur salaire expérimente aussi une toute autre existence. C'est pourquoi il lui est toujours si douloureux de reprendre le travail. C'est pourquoi même avec une victoire on ne sait pas finir une grève. Gageons qu'il sera tout aussi difficile de redevenir de simples « forçats de la consommation » après avoir expérimenté une autre vie.

Cette grève générale de la consommation doit être un mouvement pour faire vaincre l'usage contre le mésusage, la gratuité contre la vénalité. Nous ferons grève pour arracher la gratuité des transports collectifs, pour obtenir la gratuité du logement social, pour obtenir des tarifications différentes selon les niveaux de consommation, pour donner à tous avec un revenu universel inconditionnel, équivalent au SMIC, les moyens économiques de vivre sa dignité d'humain, nous ferons grève pour que ceux qui saccagent la planète paient davantage, pour que les publicités soient cantonnées dans quelques espaces, pour qu'un revenu maximal d'activité permette de redistribuer les richesses, etc. Penser que cette grève signifierait cesser de s'alimenter ou de payer ses factures d'eau (encore que ce mouvement puisse être envisagé pour obtenir la gratuité d'usage de ce bien commun) c'est ne rien avoir compris à ce qu'est la consommation, c'est une objection de consommateur donc de ce type d'humain qui va avec le système. L'objectif n'est pas de mettre sa vie ou celle des autres en danger, notre société d'hyper-consommation fait cela très bien sans nous. L'objectif, au contraire, est d'apprendre à exister pleinement, à vivre en tant qu'usager maître de ses usages et non plus comme forçat du travail et forçat de la consommation esclave du marché capitaliste.

Cette grève générale de la consommation peut être le plus court chemin pour réveiller l'usager qui sommeille encore en chacun. Faisons confiance à l'intelligence collective pour redécouvrir au cours de ce mouvement durable des usages depuis longtemps oubliés. Que chacun réfléchisse, dès à présent, à sa consommation et tente déjà de consommer beaucoup moins, bref d'adopter un mode vie minimaliste. Méfions-nous cependant de ceux qui joueraient à « plus décroissant que moi tu meurs » et qui finiraient par transformer cette action citoyenne en geste religieux, en posture moralisatrice sinon policière. Faisons plutôt confiance en la sensibilité collective pour que le mouvement prenne de plus en plus de consistance et d'ampleur.

Cette grève générale passera par le boycott de certains produits ou réseaux vitaux pour le système hyper-capitaliste (pas seulement des biens économiques comme les produits financiers mais aussi idéologiques comme ses journaux télévisés ou sa presse aux ordres). Que serait une grève de la consommation si chacun achetait son nécessaire dans ces temples capitalistes que sont les hypermarchés ?

Faisons le pari que d'ici peu ce mot d'ordre de grève générale de la consommation deviendra populaire, qu'il accompagnera (ou chassera ?) le vieux mythe de la grève générale du travail... Nous en avons tellement besoin pour souder nos espoirs et nourrir nos combats.
La perspective d'une grève générale de la consommation oblige à prendre conscience que la vraie puissance n'est pas le pseudo pouvoir du consommateur, qui voterait avec son porte-monnaie, mais celui du citoyen qui se refuse en tant que consommateur, comme le gréviste se refuse comme producteur pour se vivre sur un mode politique. »


Le samedi 25 Novembre 2006 nous pouvons, donc, ensemble infliger un ralentissement de la consommation mondiale en n'allant rien acheter.

"
Par association d'idées, un film très drôle-amer sur le recrutement d'entreprise tourne actuellement sur quelques écrans en France. Ça s'appelle « La méthode », c'est un huis-clôt avec quelques candidats à un poste dans une grosse boite. Ils seront les victimes d'une version psychologiquement violente des méthodes de recrutement poussées à leur paroxysme.
El Metodo, de Marcelo Pineyro. Sortie Septembre 2006. La fiche sur laviedesfilms.com

voili voilou,

La perversion de la jeunesse skatistique (qui a dit bourgeoise?) est en marche...nyark nyark.

Écrit par : Webster | 25/11/2006

ah ba nno pas preums, ben vous pouvez éditer alors sieur SF...

Écrit par : Webster | 25/11/2006

Arglll...
Erreur.
Trois quinquennats, ça nous mènerait à 2022, et pas à 2017.
(Suis pas sûr que ça va remonter le moral de SF, cet erratum...)

Écrit par : Clarence | 25/11/2006

"...aux Editions Golias, Lyon"

Ces Golias là, ce sont les mêmes que les cathos "de gôche", là, qui z'aimaient même pas JP2 ?
[ "de gôche", mais z'aimaient par contre ach'ment Ratzinger quand il n'était "que" cardinal...].
C'est ceux-là ?

Écrit par : Clarence | 25/11/2006

A l'origine j'étais venu ici pour y lire un billet sur Frêche, et puis je tombe sur une bobologie...
Sérieux, tu y crois vraiment au ramadan laïc ?

Écrit par : leopold trepper | 25/11/2006

@ leopold
Ben il me semble avoir écrit que non, juste là, au-dessus?

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 25/11/2006

Ben ça tombe mal quand même ce carême du porte-monnaie. Je ne sais si cette journée sans achat correspond à une manifestation anti je ne sais quoi mais c'est un jour de collecte alimentaire. Puis une journée sans achat, il y a déjà plein d'adhérents qui le pratiquent avec ferveur et je ne sais au nom de quel idéologie !!. Concernant la collecte alimentaire, j'aime sincèrement cette initiative qui me semble plus direct vis à vis des organismes d'aides, car quand l'argent est donné, il n'est jamais à 100% voué à l'oeuvre. Mais j'aimerai aussi être un directeur de supermarché, côté chiffre d'affaire !!! J'ironise mais il y a aussi des gens biens dans des supermarchés solidaires

Écrit par : philippe68 | 25/11/2006

C'est la journée sans consommation mais aussi le jour de la collecte dans le ssupermarché pour la banque alimentaire; Que fait-on ?

Écrit par : Caroline | 25/11/2006

Le quinquennat sans MSR, d'accord, mais est-ce qu'on ne pourrait pas améliorer le système en instaurant la campagne électorale sans MSR ??? Non parce que moi, je ne vais pas tenir 5 mois comme ça... http://www.etiennefillol.org/blog/index.php?2006/11/24/193-pendant-la-campagne-les-delires-continuent-

:-((

Écrit par : étienne fillol | 25/11/2006

Ouai...
Je ne vois pas bien le sens de cette prétendue "journée sans achat". Non seulement c'est inutile - ça n'est pas en arrêtant d'"acheter" l'espace d'une journée que l'on va sortir du règne de la consommation - mais c'est surtout inapplicable. Il est impossible de passer une journée sans consommer - ce qui est bien différent d'"acheter" - dans un monde où tout ce qui est est en tant que consommé, consommable. Ca n'est pas parce que l'on ne fait pas, à strictement parler, d'achats pendant une journée que l'on ne consomme pas. Tout ce qui est autour de nous, tout ce que nous utilisons, tout ce que nous portons, tout ce que nous faisons relève de la consommation.

Écrit par : Mathieu | 25/11/2006

C'est le symbole de la récupération quasi-automatique par le capitalisme de sa contestation. Une belle et sympathique idée à la base. Un jour ca sera Carrefour qui fera des pubs pour cettte journée. Pas d'achats aujourd'hui, comme ça double dose demain, et on oublie tous les autres jours de l'année. Comme la journée de la femme, il reste 364 journée de l'homme ? Après ca reste sympathique comme truc, pour ceux qui ont les moyens d'acheter des choses superflues auxquelles ils peuvent renoncer aujourd'hui.

Écrit par : Virgile | 25/11/2006

N'importe comment à cette date du mois, aucune difficulté pour obéir au mot d'ordre. Je vais même prolonger juqu'au 6, je le crains.

Quelqu'un peut m'avancer un ballot de pipes ?

Écrit par : Cobab | 25/11/2006

Ouaip...
Tout ça laisse bien songeur...

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 25/11/2006

je rejoins caroline...
c'est le comble : ils n'ont rien trouvé de mieux pour illustrer le coté insensé de notre société !!! la journée sans achat le jour où est lancé la collecte pour la banque alimentaire !!!!
c'est à pleurer......
quelle camouflet pour les mal nourris, et ceux qui n'ont pas un radis

ben on va nous faire une journée sans foie gras aussi

c'est de la connerie ces journées bonne conscience qui exonèrent notre comportement d'adéquation entre nos convictions et nos agissements les autres 364 jours....

c'est chaque jour que nous devons penser à ce que nous consommons

Écrit par : lesyeux | 25/11/2006

La Journée sans achat est un paradoxale.

D'abord parce que comme le dit cobab c'est un luxe de "riche", puisque beaucoup sont comme M. Jourdain et pratiquent la journée sans achat de nombreux jours dans le mois. Ensuite, parce que c'est peut-être un moyen de sensibiliser certains au fait que la consommation moderne asservit. Mais il y a du boulot.

Et on n'est pas prêts de vivre une journée sans connerie ;0))

Zgur

Écrit par : Zgur | 25/11/2006

@les yeux

"c'est chaque jour que nous devons penser à ce que nous consommons"

tout à fait, et éduquer les enfants dans ce sens!
je suis convaincue de l'importance de la décroissance, mais ça ne se fait pas un jour par an, c'est un changement de mentalité.

Écrit par : céleste | 25/11/2006

Oui, certes c'est une journée pour ceux qui ont de l'argent.
Non, ce n'est pas une journée pour se donner bonne conscience.
Non, il savent que ca n'aura aucun incidence economique.
Non, je ne pensent pas que acheter pour les démunis soit interdit par cela.

Cette journée est une journée qui sert à ceux qui consomme beaucoup a se rendre compte de cela. A se rendre compte aussi de ce que peut etre la vie sans argent. Une sorte de careme mis au gout du jour. Ca sert a communiquer sur le fait que la planete ne peux pas avoir une croissance continue de sa consommation car les reserve sont limités.

Les commentaires que je lis sur ce forums sont souvent des jugements sans empathie. Essayez seulement de comprendre avant de juger.

Écrit par : Salamandre | 25/11/2006

le fait est que n'ayant besoin de rien, je me suis dit ce matin que c'était idiot

Écrit par : brigetoun | 25/11/2006

Les commentaires sont fermés.

 
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