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27/11/2006

D'Après "Marianne", La Sociologie Est Un Sport De Cons (Bas)

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Cette semaine, dans "Marianne", la journaliste Natacha Polony développe sur la sociologie, au terme d'une investigation exceptionnellement rigoureuse, un point de vue incroyablement nouveau (puisqu'il n'est partagé que par les 9,99 dixièmes de nos "élites" politico-médiatiques), d'où il ressort, en substance, que:
1) Les sociologues en général sont des coiffeuses.
2) Pierre Bourdieu, en particulier, refoulait quelque peu du goulot.

Du très, très grand journalisme...

Natacha Polony, curieusement, voit des sociologues partout: "Faut-il composer un plateau de télévision? Des sociologues sont là pour décrypter le réel et nous expliquer comment lui donner sens. Faut-il remplir les colonnes d'un journal? Des sociologues accourent pour incarner la voix de la science et l'impartialité du chercheur".

Ecrit-elle.

Alors évidemment, la question se pose: pourquoi Natacha Polony fait-elle semblant de ne pas voir que dans la vraie vie, ce ne sont pas des sociologues, mais des "'intellectuels" à guillemets, qui pensent (nous le verrons) comme elle, Bruckner et consorts, qui occupent l'espace médiatique à longueur d'antennes et de colonnes?

La réponse est très simple.

Natacha Polony:
1) Brûle d'une forte envie de maraver la gueule des outrecuidants qui auraient la prétention de ne pas toujours se ranger aux arguments de Nicolas Sarkozy et de ses "penseurs" de chevet.
2) N'a pas l'intention de se laisser emmerder par la réalité des faits, ainsi que nous allons très vite le vérifier.

Elle écrit donc: "Si l'on prête une oreille attentive à leurs discours, le décryptage (que) proposent (les sociologues) semble un peu systématique".

Et de préciser: "Dans le monde de Laurent Mucchielli, par exemple, tous les délinquants sont des victimes, et les "tournantes" sont un fantasme instrumentalisé par les médias pour renforcer la méfiance du peuple envers les jeunes gens issus de l'immigration".

Dans la vraie vie, bien sûr, Laurent Mucchielli n'a jamais dit ou écrit: "Tous les délinquants sont des victimes".

Dans la vraie vie, Laurent Mucchielli n'a jamais prétendu non plus que "les "tournantes" sont un fantasme".

Dans la vraie vie, pas un instant Mucchielli ne conteste la réalité des "tournantes", ni (par conséquent) ne les présente comme un "fantasme".

Mais Natacha Polony, manifestement, n'a pas envie de s'emmerder avec d'aussi minuscules détails: elle est venue pour flinguer les sociologues, présentés par elle comme des "professionnels du discours calibré, prêt à médiatiser".

Quel talent...

Sa "démonstration" (guillemets de rigueur) commence par une question dont elle connaît bien évidemment la réponse avant de l'avoir posée: "Est-ce que (...) tous les sociologues voient le monde avec les mêmes lunettes, et que toute vision autre est [de leur point de vue] au mieux dans l'erreur, au pis dans l'idéologie la plus réactionnaire?"

Réponse: "A écouter Laurent Mucchielli et Stéphane Beaud, tous deux scandalisés par le traitement des questions d'immigration et de délinquance dans les pages de "Marianne", on le croirait presque. A interroger certains étudiants à la sortie des universités, également".

Le mot à retenir: "Certains".

Il signifie, très clairement, que Natacha Polony aurait pu trouver, avec un peu de bonne volonté, quelques étudiants pour lui tenir, sur la sociologie, un discours un peu moins caricatural.

Oui mais voilà: notre enquêtrice de choc n'a interrogé que les quelques étudiants dont les réponses lui permettent, comme c'est pratique, d'étayer sa propre conviction que les sociologues sont, pour la plupart, des sales gauchistes moyennement compétents.

Exactement comme s'il n'existait, en France, aucun(e) étudiant(e) en sociologie qui ne soit pas d'accord avec Natacha Polony...

C'est donc sur la foi de trois témoignages (vous étiez prévenu(e)s qu'on parlerait ici d'une investigation ultra-sérieuse), celui d'Alexis, "en deuxième année" à Nanterre, celui d'Anna, "étudiante en sociologie à Paris-I Panthéon-Sorbonne", et celui d'Isabelle, "étudiante à l'Ecole des hautes études en sciences sociales", que notre journaliste peut très posément stigmatiser "une impression de systématisme et de manque de rigueur" dans l'enseignement de la sociologie.

Trois témoignages, pas une voix discordante: ça, coco, c'est du (très) lourd.

De l'investigation comme on n'en fait plus.

Natacha Polony conclut cette première partie de sa formidable enquête par cette forte maxime: "Sans atteindre forcément ces excès [le systématisme et le manque de rigueur], la sociologie, telle qu'elle est enseignée à l'université paraît parfois aux étudiants une discipline aux contrours flous et au corpus théorique peu unifié".

Je résume: la sociologie est systématique, la sociologie manque de rigueur, les contours de la sociologie sont flous, et le corpus théorique de la sociologie est peu unifié - dois-je vous l'emballer?

On se dit, bien sûr, que la sociologie pourrait aussi, qui sait, paraître parfois une discipline satisfaisante à quelques étudiant(e)s: mais ceux-là, malheureusement, Natacha Polony a, c'est ballot, négligé de les interroger...

De sorte qu'elle peut tranquillement continuer, sans être jamais contredite, sa mise en pièces d'une discipline qui, explique-t-elle, "se veut une science", mais qui n'est, en réalité, que très modérément scientifique - toujours d'après notre enquêtrice.

Elle cite, pour étayer cette (nouvelle) accusation, un "membre de l'Académie des sciences morales et politiques" du nom de Raymond Boudon, qui lui tient ce langage: "La sociologie scientifique, qui prétend expliquer les phénomènes, existe toujours, mais elle n'est pas la plus visible. Elle est occultée par la sociologie compassionnelle, qui se donne avant tout pour objectif de mettre le doigt sur les injustices et de s'intéresser aux victimes, et par la sociologie descriptive, qui se rapproche du journalisme d'investigation, en observant ce qui se passe dans tel quartier, telle agglomération".

Le message est clair: ce qui tue la science, dans la sociologie, c'est la vermine compassionnelle, penchée sur la misère du monde.

Natacha Polony écrit: "De fait, la sociologie scientifique (...) est moins porteuse médiatiquement qu'un travail sur le racisme ou les inégalités; même si certains travaux sur ces questions (...)sont d'une incontestable solidité".

Natache Polony, qui a, n'en doutons pas, toutes les compétences requises pour juger de la "solidité" des travaux des uns et des autres, nous l'assène donc sans trop de ménagements: les sociologues sont, majoritairement, des faiseurs, avides surtout de gloire médiatique...

Et devinez, dans tout cela, qui est visé?

Bourdieu, évidemment!

Quel dommage que Natacha Polony, sur le sujet qu'elle prétend appréhender, n'ait pas lu, de Bourdieu justement, "Les usages sociaux de la science", mince volume qui lui aurait permis de ne pas limiter sa méditation au recueil de l'opinion de Raymond Boudon!

Mais pourquoi aurait-elle seulement ouvert ce livre, puisque son propos est, précisément, de flinguer Bourdieu?

Un certain Charles-Henri Cuin, "professeur à l'université Bordeaux-II" lui glisse dans le creux de l'oreille ce qu'elle avait envie d'entendre: "La figure de Pierre Bourdieu a joué un rôle néfaste. Sa production théorique est intéressante, mais, tout en se positionnant comme savant pur au-dessus de la mêlée politique, il faisait passer un discours parfaitement idéologique, en éliminant les données qui ne l'arrangeait pas".

Une "étudiante en licence", encore une, Astrid, confirme: "Alors que nos professeurs insistent en permanence sur la rigueur méthodologique, ils portent Bourdieu au pinacle. Sa méthodologie est otalement biaisée? Mais il a le droit, c'est Pierre Bourdieu".

Quelle données Bourdieu "éliminait"-il?

En quoi sa méthodologie est-elle "totalement biaisée"?

D'où sortent ces conneries?

Où sont les preuves?

Notre journaliste "oublie", malheureusement, de réclamer quelques précisions à ceux qui profèrent de telles accusations: elle préfère s'appuyer sur les incantations (drolatiques) d'un Charles-Henri Cuin, pour affirmer une fois de plus que "le rapport des sociologues à la scientificité est parfois ambigu"!

Cela, elle ne l'a, répétons-le, absolument pas démontré.

Mais cette répétition maniaque d'une affirmation "étayée", en guise de preuves, par deux pauvres saillies anti-Bourdieu, lui permet de balancer une mandale supplémentaire dans la gueule des sociologues, en affirmant: "Quand il s'agit de défendre sur un plateau de télévision leur interprétation des émeutes de banlieue ou de l'échec scolaire, beaucoup se prévalent de cette posture du savant".

Quand on se rappelle ce que furent les rapports de Bourdieu avec la télé, cette façon de présenter ses disciples comme des penseurs de médias (sans le moindre commencement de preuve, évidemment) est, j'en suis d'accord, complètement grotesque: mais elle n'est là que pour déblayer le terrain, avant que Natacha Polony, enfin, ne livre le fond de sa pensée.

Le voici: d'après cette remarquable journaliste, le "discours sociologique" vient "parfois" -noter encore une fois ce "parfois" totalement hypocrite- "conforter dans ses travers une société adepte de la compassion victimaire".

Nous y voilà!

Nous revoilà dans des eaux que nous ne connaissons que trop bien: celles de la "compassion victimaire", celles de la "tyrannie de la repentance" chère à Bruckner, celles enfin où croisent tous les néo-réacs pour qui le sociologue représente l'ennemi, tous ces minables intellos de médias - qui eux ne se prévalent jamais, c'est bien connu, d'une quelconque posture, pour nous administrer leurs considérations à la con sur les banlieues "ethnico-religieuses"...

Comme pour mieux parachever cette farce, dont je vous épargne ici maint détour, Natacha Polony, pour finir, cite encore Charles-Henri Cuin: "Quand il faut parler de l'avenir du monde en quinze secondes, il n'y a plus de place pour la complexité".

Natacha Polony, si elle était un peu sérieuse, devrait alors lui signaler que c'est justement ce que Bourdieu et ses disciples n'ont jamais cessé de répéter.

Mais non.

Elle préfère battre des mains, faire comme si le prof qui vient de lui servir la soupe qu'elle atttendait avait trouvé tout seul quelque chose de formidablement pertinent.

Notre journaliste a réussi à "démontrer", sans l'ombre d'une preuve, sans l'ombre d'une contre-enquête auprès de ceux qu'elle incrimine, la prétendue nullité de la sociologie "compassionnelle", qui fait tellement de peine à Nicolas Sarkozy: chapeau, l'artiste.

Commentaires

Et s'ils savaient ce que disent les anthropologues... La je reste bouche B. Je vais lire une article de acte.

A juste un truc, chuis meme pas sur que les citations des gens refletent ce qu'ils voulaient dire vue la bonne foi du machin, ca m'etonnerait pas que la coupe donne lieu a ce genre d'imposture.

Écrit par : ango | 27/11/2006

Magistral billet, encore une fois...

De toute facon les étudiants en socio, c'est tous des gauchisss' anticapitaliss' qui refusent de se plier aux évidences de notre monde d'aujourd'hui, accéléré, mondialisé...

Écrit par : Webster | 27/11/2006

Bon, Sébastien, le plus étonnant dans tout ça, c'est comment as-tu réussi à lire un article de ce torchon de Marianne, jusqu'au bout, sans t'interrompre et sans pleurer ? Tu subis un entrainement spécial, type Afghanistan ou quoi ? Perso : jamais réussi...

Écrit par : étienne fillol | 27/11/2006

Dans un des articles où il fait le point sur la "sortie de crise" de Politis (on ne vous dira jamais assez merci), Denis Sieffert — le nouveau patron du journal — rappelle le soutien de Marianne, qui a versé 5 000 euros sans contrepartie à la souscription. Malgré, rappelait-il, des divergences parfois sérieuses entre les deux titres.
Eh bien, le billet de Seb d'aujourd'hui illustre fort bien la nature de ces divergences …

Écrit par : Bernard Langlois | 27/11/2006

bah c'est dingue c'est quoi cette traque aux "gauchistes" apres les magistrats, les profs, c'est au tour des sociologues d'etre critiqué pour leur soi disante tendance gauchisantes...la chasse aux sorcieres est ouverte...

bravo et merci pour ce billet!!

Écrit par : kotédiwa | 27/11/2006

Une étudiante en licence, convoquée pour faire le proces post-mortem de Pierre Bourdieu, on nous aura tout fait.

Quand je vais donner mon sang, le seul magazine "politique" c'est Marianne. Et bien, on va dire qu'ils nous préparent tranquillement le mariage Chevenement-Le Pen-Royal, eux, partagés entre leur brucknerisation (la hain de tout ce qui n'est pas blanc) et leur Ségaullatrie...

Bref, revenons au sujet : les sociologues, inutiles ou dangereux ? En tout cas, il semble avéré pour cette journaliste, forcément en phase avec la "France d'en bas", que les sociologues sont décalés.

J'ai travaillé avec des "sociologues urbains", sur l'application de l'article 55 de la loi SRU, le fameux article qui voudrait obliger Sarkoléon a construire 20% au moins de logements sociaux. Il passaient environ 9 heures par jour a batifoler dans les champs pour interroger les responsables de communes des villages les plus paumés, interroger les paysans, etc. Décalés, donc ? Il aura fallu une étude journalistique de la plus grende rigueur pour nous en informer. Merci Marianne.

Écrit par : Bruno Lamothe | 27/11/2006

Salut,
D'abord tu vas te faire engueuler par delphine tes papiers sont trop longs!!!:-))))) J'dis ça mais, tous les français sont devenus parias! Sauf la nouvelle droite de Le Pen à Royal.
J'te fouttrais tous ces échauffé du cerveau dans les casernes, que ça ferait plus un plis. Vivement le co-voiturage des idées, a droire figaro TF1 à gauche Marianne -A2 C'est beau l'amérique!

Écrit par : martingrall | 27/11/2006

J'adore, dans Marianne, les investigations de fond.


Le Collectif des Medecins Generalistes pour l'Accès aux Soins (CoMeGAS) se bat depuis 2003 pour un égal accès aux soins des plus faibles, et pointe l'augmentation inquiétante des refus de soins aux patients en CMU. cette association prévient Que Choisir en 2004, et la revue fait un testing. D'autres suivront, qui amèneront le CoMeGAS à saisir la HALDE. Laquelle HALDE confirme qu'il s'agit bien d 'une discrimination, et amène pouvoirs publics, Ministère et Ordre des Médecins à faire semblant de se réveiller.
Pendant que bien évidemment, la médecine L'Oreal ( un dépassement parce que je le vaux bien) tape sur le CoMeGAS sur l'air de "vous désespérez Billancourt en révélant ces agissements qui ne sont pas même vérifiés parce que le testing c'est pas une méthode scientifique validée ;-)"

Que fait Anna Alter dans Marianne:
Elle tape sur les médecins, indifféremment, les accusant d'être des salopards boufrrés de pognon. De la genèse des faits, de l'existence du CoMeGAS, qu'a t'elle à foutre? Du moment qu'il est possible d'embrayer sur une bonne gueulante ergotante qui se donne l'impression de maîtriser le sujet?

Tous les médecins sont des salauds.
Tous les sociologues sont des invertis qui rêvent de se faire violenter dans les cités.

Fatigué de cette pensée globalisante.

Écrit par : christian lehmann | 27/11/2006

Depus que je suis revenu d'Asie, après un séjour très "Kung Fu", et bien j'ai compris UN chose:
Plus de tlé
Plus de TORCHONS !

Vous lisez trop les feuilles de Q ! C'est déprimant attention !
C'est pas la journée sans achat qu'il faudrait faire,
c'est l'année sans média ! Je suis sérieux: ne plus avoir de nouvelles du monde, quelle bonne nouvelle ! D'un coup on se sent plus proche du monde ! poésie !

Sérieux: vous nourrissez tous nos trolls de merde (pas moi, les journaux!)

Écrit par : Dingo | 27/11/2006

Le probleme c'est qu'elle s'appuie sur des zones d'ombres, en les transformant dans une interpretation corrompue.

Il existe une sociologie de pacotille. Celle qui fait des gens des tribus guayakis par anlogie et culturalisme outrecuidant. Mais pas une sociologie compassionnelle. une pseudo sociologie compassionnelle ecrit par des non-sociologues.

Au passage, la these de Mucchellie est simple, stat a l'appuie, il montre que les tournantes sont un fait qui n'est pas a correle en particulier avec la couleur ni avec la pratique de l'islam. Sur ce fait tout le monde est d'accord, seul probleme tout le monde n'est pas d'accord sur les methodes. Pris de l'exterieur, on dit qu'ils ne sont aps d'accord sur le fond, ce qui est faux.

Il y a des choses tout fait vrai aussi. La socio enseignee a l'universite parait aux etudiants aux contours floues... comme toute discipline.

Pareille pour le corpus theorique : les sociologues ne parlent pas tous de la meme chose parce qu'ils ne travaillent pas tous sur le meme sujet. Les physiciens avec leurs masses d'atomes et ceux qui travaillent sur les systemes planetaires ne semblent pas plus unifies a priori et vu de l'exterieur. C'est d'ailleurs ce qu'a fait Bourdieu un synthese systematique et innovante d'un nombre incalculable d'auteur. Meme ceux qu'il ne citait pas car le bougre n'etait pas un ange, meme s'il est au pantheon des sociologues aujourd'hui et qu'il y restera (donc encore des proces par contumace en vue, quel courage !).
On transforme ca, ou meme les incomprehensions legitimes des etudiants en une caracteristique du manque de rigueur de la discipline. Que les etudiants ne comprennent pas tres clairement comment fonctionne leur discipline, c'est tout a fait normal, c'est le contraire qui serait plutot etonnant. Quand on est dans une phase d'accumulation de savoirs, il est difficile d'avoir du recul et une vision claire des choses. On passe a l'ecriture en 4eme annee.

Une remarque :

"De fait, la sociologie scientifique (...) est moins porteuse médiatiquement qu'un travail sur le racisme ou les inégalités ; même si certains travaux sur ces questions (...)sont d'une incontestable solidité".

Cela signifie dans l'esprit de l'auteur que le travail sur les inegalites ou le racisme ne relevent pas de la sociologie (scientifique ou spontannee). C'est beau ! C'est beau le journalisme.

"Quand il s'agit de défendre sur un plateau de télévision leur interprétation des émeutes de banlieue ou de l'échec scolaire, beaucoup se prévalent de cette posture du savant".

A ben oui, on change pas peau de sociologue comme de chemises. Quand on parle en tant que sociologue, il est honnete de se presenter en tant que tel.

Dommage que la sociologie et l'anthopologie montrent la depolitisation qui opere derriere la victimisation de toute sorte de figure : la femme, les ostracises etc. auquels on emleve finalement leur pouvoir et leurs paroles. Le sophisme aujourd'hui des neo cons consiste a faire l'inverse : on porte un probleme (le rapport de l'Etat francais aux maghrebins depuis la colonisation et aussi de l'etroite relation entre lacicite et racisme) et on est accuse de se victimiser ce qui est un contre sens absolu.
"A écouter Laurent Mucchielli et Stéphane Beaud, tous deux scandalisés par le traitement des questions d'immigration et de délinquance dans les pages de "Marianne

DANS LES PAGES DE MARIANNE. Alors tout cela c'est de la comedie, on essaie de discrediter par l'absurdite afin de pouvoir rester a la meme version, qui evite de dire que Marianne a fait le grand pont entre la gauche integrationniste et l'extreme droite. Et ca a mon avis ca leur fou vraiement les boules. Mias il faut assume

Écrit par : ango | 27/11/2006

@ ango
Mais quand est-ce que tu dors???
;-)

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 27/11/2006

purée pour une fois les fonctionnaires ont échappé à la diatribe! ça les repose un peu!
Terrible cette facilité à taper sur l'autre pour espérer aller mieux soit-même!
Cette journaliste entre pleinement dans le théorème de Coluche (un con proche des sociologues qui connaissait rien de la misère...)
"la nana qu'est conne, elle le sait pas vu que c'est elle qui juge!"

Écrit par : enzo d'aviolo | 27/11/2006

Le triomphe de l'utile et de la vitesse

Admettre qu'il faut parfois 10, 20 ans de recul pour appréhender un problème, le pouvoir n'aime pas.

Ce qui compte c'est l'action.

Marianne est un journal politique, comme tous les quotidiens et la plupart des hebdos il fait bon faire du sensationnel, du provocant pour stimuler le lecteur avide de dénonciation. C'est le tour de Bourdieu - c'était prévisible, trop d'éléments vont à contrario de la nécessaire stabilité politique.

Il faut casser du sociologue. Si il y a plus de misère maintenant qu'il y a 20 ans il ne faut surtout pas que des sociologues puissent expliquer pourquoi.Cela pourrait être néfaste mais néfaste à qui?

Écrit par : jean-yves | 27/11/2006

@ jean-yves
Clapclapclapclapclap.

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 27/11/2006

@ Seb :
Insomniaque ou presque en ce moment...

Et qu'est ce qui disait Bourdieu : Quand on ennonce quelques elemts determinisme... occultes la reaction et de vouloir s'en prendre au porteur du message et pas aux problemes eux-memes... (il disait a peu pres ca)

Écrit par : ango | 27/11/2006

Un petit commentaire sur Raymond Boudon. Ce monsieur a raté de peu le poste de star n° 1 de la sociologie française, raflé par Pierre Bourdieu, et je pense qu'il n'a jamais complètement fait la paix avec feu son rival. Les deux hommes avaient chacun leur réseau centré autour d'une publication (les "Actes de la recherche en sciences sociales", et pour Boudon je crois que c'était plutôt "L'Année sociologique"), chacun mettant en avant une stratégie différente pour apparaître comme le digne héritier du Grand Ancien, Durkheim.

Face à Bourdieu qui mettait en avant une théorie bien structurée (voir "La Distinction"), un vocabulaire de concepts qui s'est bien répandu dans notre culture commune et dans le discours des journaleux (champ, habitus, violence symbolique, etc.) et l'usage pionnier (à l'époque) d'un outil statistique, l'analyse des correspondances, Boudon avait essentiellement deux chevaux de bataille. Le premier était un type de modélisation mathématique, qui avait d'ailleurs fait l'objet de sa thèse. Le deuxième, c'est ce qu'il appelait "l'individualisme méthodologique", c'est-à-dire l'idée qu'on peut penser (ou faire comme si on pensait) que la société est l'agrégation d'innombrables actions individuelles et atomisées. On peut montrer que ces deux idées ont des rapports assez étroits entre elles, et bien entendu avec une vision "libérale" de la société. On voit que c'est très différent de Bourdieu, qui met plutôt l'accent sur les structures. Boudon était un peu le Aron face à Bourdieu-Sartre, avec la nuance que la rigueur se trouve plutôt du côté de l'homme de gauche cette fois.

Tout ça pour dire que Raymond Boudon n'est pas tout à fait n'importe qui, même si lire son om aujourd'hui m'évoque plutôt les années 70-80...

Écrit par : Christophe Thill | 27/11/2006

1) La vraie question est actuellement : comment éviter que les " minables intellectuels de médias " (BRUCKNER and co) continuent à squatter lesdits médias pour raconter n'importe quoi pour se rendre visible .

Il s'agit pourtant de leur répliquer constamment et de préférence " dans les lieux où ils tiennent leur discours ", c.à.d. dans les médias ce qui, pensée dominante (et creuse) oblige, est actuellement impossible !

2) Quelle différence entre les propos de FRECHE et ceux tenus voici un an par CARRERE D'ENCAUSSE et FINKIELKRAUT ?
Réponse : aucune.

Seul est différent le traitement médiatique : voyez "Le Monde " et "Libération " demandant l'exclusion de FRECHE (du P.S.) .
FINKIELKRAUT a toujours table ouverte à France-Culture et dans les pages Rebonds, Débats et autres Libres Opinions.

Écrit par : Jean-Marie | 27/11/2006

Je sens que ce billet (long ! Ouiii ! quel régal) va être un peu remodelé et aterrir, sur une piste dégagée, du côté d'Acrimed.
Si je me trompe, eh bien... Au boulot !

Écrit par : Marcel Vincent | 27/11/2006

@ Enzo

"purée pour une fois les fonctionnaires ont échappé à la diatribe! ça les repose un peu!"

C'est seulement que ce n'est pas le mantra du jour, mais votre tour comme celui des autres reviendra.

C'est le principe du "moulin à prière tibétain" qui est toujours actionné:

"Des prières sont imprimés sur des bandes de papiers que l'on dépose à l'intérieur du moulin à prières. Les fidèles répètent sans arrêt ces mantras à chaque tour qu'effectue le moulin." (source: http://www.lechinois.com/tibet/tbculture/tibmoulin.html )

"La mise en rotation du moulin équivaut à faire circuler l’énergie des mantras qu’il contient, dans l’idée de faire profiter tous les êtres de leur action bénéfique."
(source: http://tibet-art-culture.site.voila.fr/page5.html )

Marchera, marchera pas :-)

Écrit par : Fugue | 27/11/2006

très beau démontage!

vous oubliez cependant un détail bassement matériel : comment Marianne, qui n'est rien d'autre qu'un format tabloïd, pourrait-elle avec un tel format traiter un tant soit peu sérieusement de la sociologie dans son ensemble, même de manière synthétique?
réponse : en s'abstenant (comme 20minutes ou le Canard par exemple)
où le contenant rattrape le contenu...
(3 témoignages c'est déjà beaucoup, chez eux, pour un article de fond (fonds?) qui doit faire 3 pages maximum)

Écrit par : Stef | 27/11/2006

@ Jean-Marie
Tièrement d'accord.
Voir mon billet du:

17.11.2006
D'Accord, Mais J'Aimerais Quand Même Qu'On M'Explique Pourquoi Georges Frêche N'Aurait Pas Le Droit, Lui Aussi, De Faire Un Peu De (Nouvelle) Philosophie?

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 27/11/2006

Cette chasse aux sociologues que nous observons croissante depuis quelques années, semble s'inscrire plus généralement dans une chasse à l'intelligence, une volonté de museler les intellectuels, de les faire passer pour fous ou de leur faire porter une étiquette de communiste, tout en les remplaçant par de faux-intellectuels pour qu'on voie moins bien le phénomène de purge.

C'est un peu la sempiternelle chasse aux sorcières qui se perpétue, servant ainsi (c'est inscrit dans son nom) la prise du pouvoir total des chantres du libéralisme.
A mesure que, selon les termes de bourdieu, on renforce la main droite de l'Etat (l'armée, la police, les lois répressives, la force de l'Autorité en quelque sorte), on démantèle la main "gauche" : la santé, l'éducation, la recherche, les aides sociales, tout ce qui pourrait répondre sans violence aux problèmes sociaux et rééquilibrer un peu les inégalités.

C'est donc bien naturel de chasser les (vrais) intellectuels, de dévaloriser leur discours : on pourra ainsi mieux gaver le peuple d'idéologie libérale, et lui faire accepter sans se révolter, en le divisant, le recul de la qualité de la condition de vie.

Tout ce qui n'est pas de la pensée dominante : allez hop poubelle !

La chasse à l'intelligence est ouverte, et on a déjà réussi à l'évacuer de la télévision pour peu qu'elle s'y fut trouvée un tant soit peu. Reste à faire le ménage dans les journaux, à la radio (ça a déjà commencé), puis finalement il restera le contrôle d'internet qui est déjà un sujet abordé. On sera alors de plain-pied dans un régime totalitaire ou le livre-témoignage de Nicolas Sarkozy sera le seul ouvrage de référence.

Nous n'en sommes pas encore là heureusement mais nous semblons en prendre la direction, en tout cas. Jusqu'où ?

Écrit par : Alex | 27/11/2006

Pour Fontenelle, qui vient de faire un adhérent :

http://www.lepoint.fr/edito/document.html?did=186382

Écrit par : Ajamais | 27/11/2006

@ Enzo :

Les sociologues sont des fonctionnaires... donc c'est dans la lignee.

Boudon c'est bien l'annee sociologique, revue creee par Durkheim a laquelle ont beaucoup participe Levi-Strauss et Marcel Mauss, gendre de Durkheim. Seulement Boudon est l'antithese de Durkheim quand il disait Emile "la societe est plus que la somme des individus". Et, de plus, Durkheim etait le descendant d'une grande lignee de Rabins qu'il n'a pas suivi. C'etait quelqu'un qui restait inquiet par la modernite (et pas quelqu'un qui la detestait comme F. Tonnies), d'ou son desir toujours fort de comprendre et formaliser l'integration. Republicain dans le sens ancien du terme. Boudon est un neoliberal ce qu'il y a de plus basique, il a deja disparu des citations, mis a part dans les reseaux d'amis et les eleves qu'il a forme. Le conflit qu'il a eu avec Bourdieu (fondateur d'Actes de la recherche en sciences sociales et du centre de sociologie europeenne) l'a rendu celebre mais franchement c'etait pas qqchose de tres fort, vu la production du dernier en comparaison du premier. Boudon est un petit penseur, en atteste l'absence de perennite de ses reflexions et leur unitilite pour penser l'actualite des societes (il y a eu du copinage avec courtois et Furet, voire le prix tocqueville etc.). Mais il est clair qu'il a une aversion pour Bourdieu et pour toute sociologie qui ne reflete pas la grille de lecture dominante de la societe et de faits divers. Et si de brillants sociologues assez jeunes la ramene alors il ne vaq pas applaudir.

Clap clap clap clap a beaucoup de gens... ci-dessus.

Écrit par : ango | 27/11/2006

Alors c'est bizarre parce que je reçois dans ma boîte une copie d'un commentaire d'Ajamais avec un lien qui a l'air intéressant, mais ce commentaire n'apparaît pas ici???
Veux-tu réessayer, Ajamais?

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 27/11/2006

Ah ben ayé.
Et le lien est navrant...

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 27/11/2006

Vous avez vu Leroy (UDF) hier sur France5 ? Je l'ai trouvé ridicule, pas une proposition, rien. Idem pour Raoult, mais en un petit peu moins bête.

Alex
www.levraidebat.com

Écrit par : Une fourmi anti Sarkolène | 27/11/2006

Tu me fais chier, Fontenelle.

Mais t'as raison. Putain, ça m'arrache la gueule...

Dans La Sociologie Est Un Sport de Combat (ben quoi, y a pas que toi qui as droit aux majuscules), on voit une réunion où Bourdieu étudie les chiffres. On voit là comment la sociologie est un outil indispensable pour comprendre la société dans laquelle on vit.

Merde, je me gauchise, moi...

Écrit par : Column | 27/11/2006

Il y a une étude comparative qui est sorti il y a quelques mois : Bourdieu/Rancière.
Je n'ai lu que la 4è de couv, ça a l'air bien.

Écrit par : Dingo | 27/11/2006

Column, à gauche toute...
On aura tout vu...

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 27/11/2006

Ca me rassure. Je ne suis pas le seul à tiquer sur certains dégueulis de certains journalistes de Marianne. Ce journal est étonnant. Très ambivalent. Des choses positives, des accroches très "gauchisme"... Et quand on regarde dans le détail... des facilités odieuses, des articles méprisants voire insultants. Tiens, petit détail qui va ds le même sens, je n'ai tjs pas compris pourquoi certains journalistes de Marianne répondaient avec autant de mépris et de violence à Etienne Chouard (cf. sur le site de Marianne2007, Etienne donne des liens chez lui).

Voilà. Ca m'étonne. J'trouve qu'il y a des soucis de cohérence dans Marianne. Et là, encore, ça semble le confirmer. C'est con.

Écrit par : Fred., de L. | 27/11/2006

Seb, mais c'est LA nouvelle philo! Et moi j'aime cette philo, parce qu'enfin je vais pouvoir rêver de faire foot balleur et tout plein d'argent, et voir alexandra sans rayon X. Parce que le vélo c'est dur et le golf, ne disposant pas du terrain et des dix huit trous, je ne suis pas invité!

Écrit par : martingrall | 27/11/2006

Ben alors les p'tits gars, y a pas d'quoi s'NRV. Arrêtez la parano.
C'est juste la petite guèguerre idéologique qui continue. La droite libérale est désormais sans complexe. C'est con pour vous, mais vous arrivez trop tard. Sartre et Bourdieu, c'est mort.
Fini le terrorisme intellectuel de gauche. Il n'y a pas de vaches sacrées, il faudra vous y faire.
PS. Excellent papier de Finkielkraut dans le "Figaro" d'aujourd'hui sur l'affaire Redecker et les réactions plus que tièdes qu'elle a suscitées chez yous les beaux esprits de gauche.

Écrit par : mwarf | 27/11/2006

mwarf c'ets quoi, un esprit et gauche?

Écrit par : martingrall | 27/11/2006

@ martingrall
Toi par exemple. Pourquoi?

Écrit par : mwarf | 27/11/2006

Moi? Ha! Oui mais en angleterre, tiens au fait exclus pour VLF de la Frêche

La Formule 1, après le tennis et Arthur Ashe, puis le golf et Tiger Woods, s'ouvre à la diversité après la décision de l'écurie McLaren-Mercedes, annoncée vendredi, de confier un volant au Britannique Lewis Hamilton, premier pilote noir de F1 de l'histoire.

Youpy!

Écrit par : martingrall | 27/11/2006

"Excellent papier de Finkielkraut".
Mwârf, en effet.

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 27/11/2006

Sébastien (...) comment as-tu réussi à lire un article de ce torchon de Marianne, jusqu'au bout (...) Perso : jamais réussi...

Ecrit par : étienne fillol | 27.11.2006


Le brave garçon qui a écrit ça, ça serait-i pas un clone de Mâme Polony, aussi rapide qu'elle et bardé d'une méthodologie critique aussi peu crédible ?

Moi je lis Marianne, et je fais comme pour un tas de news : j'y trouve du bon et du moins bon, voire du mauvais. Etienne Fillol, vous n'arrivez pas à lire ce "torchon"* ? C'est pourtant simple : il suffit d'avoir un cerveau, et de s'en servir.

(* Marrant, c'est le même mot pour le même hebdo qu'employait un imprécateur pro-Sharon sur le blogue d'Hertoghe : le plus que conciliant H. a fini par le virer, ça vous donne le niveau)

Écrit par : Hihi | 27/11/2006

merci Sébastien pour ton analyse...
plus besoin de se taper ce genre d'article en entier, tu nous en livres la quintessence...

faire passer Bourdieu pour un vieux con radoteur? logique

s'en prendre à la sociologie? logique aussi.

surtout que personne n'aide le "peuple" à comprendre ce qui se passe et à réfléchir...

on ne sait jamais à quoi on s'expose quand "la populace" se prend à penser!

ça va péter!!

Écrit par : céleste | 27/11/2006

A mon avis, Mwarf et Hihi sont de la même famille...

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 27/11/2006

"Excellent papier de Finkielkraut", qui fera pendant au papier de Brückner dans Libération. J'ai la stéréo maintenant.
Merci mwarf.

Pour le coup, je suis allé relire l'interview incriminée par B&F, d'Olivier Roy.

Et puis j'avais même lu Redeker, tiens.
Non, c'est vrai, il est inadmissible d'être menacé simplement parce qu'on écrit de grosses stupidités haineuses.

Comme il était inadmissible d'avoir menacé Salma Rushdie simplement parce qu'il avait fait oeuvre de romancier.

Écrit par : christian lehmann | 27/11/2006

Excellent papier de Finkie ??? Le Finkie, notre Finkie, qui en novembre 2005, dans Haaretz, disait que partout dans le monde on se moquait de notre equipe nationale faite que de blacks ? (d'ailleurs, je n'ai pas entendu beaucoup rire lorsqu'ils sont devenu vice-champions du monde).

Je vais mettre les pieds dans le plat, mais bon, tant pis... Pour moi il n'y a pas d'affaire Redeker. Des menaces, oui, oui, il y en a eu. Une fatwa ? Non mais faudrait pas pousser non plus. Redeker se victimise, et toute une partie de l'intelligensia avec lui, contre une menace fantome. Mais, au fond, n'etait-ce pas juste pour faire oublier les propos du "philosophe" qui relevent, il faut le dire, de l'appel a la haine raciale ?

Bon sang, suis-je le seul qui pense cela ? Depuis des mois on nous bassine avec cette intolérance des musulmans (c'est une faible minorité), qui n'acceptent pas qu'on les traite de sous-hommes, qu'on dise qu'ils sont génétiquement programmés pour faire le mal...

Écrit par : Bruno Lamothe | 27/11/2006

Au fait :

Pétition pour l’exclusion de G. Frêche :



"SOS camarades ! : Frêche et Navarro nous convoquent à la commission des conflits pour nous faire exclure du PS. On marche sur la tête dans l'Hérault !

Appel à vos soutiens, merci d'avance !

Faites circuler !



Les lolo's 34.

Rassembler A Gauche 34"


Lisez l'appel et signez la petition :
http://laurentfabius2007.over-blog.com/article-4700966.html


Merci

Écrit par : Bruno Lamothe | 27/11/2006

@ Christian Lehman
Selon toi Salman Rushdie fait oeuvre de romancier quand Redeker écrit de grosses stupidités haineuses. Pour moi il fait oeuvre de philosophe et à ce titre il m'intéresse. En matière de haine tu as l'air de t'y connaitre, j'aime beaucoup ton sens des nuances. Et le Pape, à ton avis, il fait oeuvre de quoi?
@ Martin Lamothe
Tu n'as pas dû beaucoup lire Fontenelle. Entre lui et Finkie, c'est une véritable histoire d'amour.......;-)

Écrit par : mwarf | 27/11/2006

"Comment expliquer l’interdiction du string à Paris-Plages, cet été ? Étrange fut l’argument avancé : risque de «troubles à l’ordre public». Cela signifiait-il que des bandes de jeunes frustrés risquaient de devenir violents à l’affichage de la beauté ? Ou bien craignait-on des manifestations islamistes, via des brigades de la vertu, aux abords de Paris-Plages ?

Pourtant, la non-interdiction du port du voile dans la rue est, du fait de la réprobation que ce soutien à l’oppression contre les femmes suscite, plus propre à «troubler l’ordre public» que le string. Il n’est pas déplacé de penser que cette interdiction traduit une islamisation des esprits en France, une soumission plus ou moins consciente aux diktats de l’islam. "

Oeuvre de philosophe.

Tu as sûrement raison.

"Et l'intégrale Luc Ferry, vous l'auriez pas avec une couverture marron, pour aller avec le skaï du coin-salon?"

Écrit par : christian lehmann | 27/11/2006

Une quarantaine de tombes, pour la plupart chrétiennes, ont été profanées dans un cimetière
de Marseille.
Lamothe et Lehman, vous qui savez tout, vous devez bien avoir une petite idée sur qui a pu faire çà. Comme il ne peut s'agir de gentils musulmans, surtout au moment où le pape foule aux pieds la terre sainte turque, çà ne peut être qu'une provocation de ces salauds de fachos d'extrême droite.
Qu'en pensez-vous, j'ai tout bon?

Écrit par : mwarf | 27/11/2006

Ben oui, parce que des fafs profanateurs, si ça existait, on le saurait, hein, les amis?

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 27/11/2006

Tiens, c'est un peu comme la cinquantaine de tombes qui avaient été détruites au cimetierre d'Herlisheim-pres-colmar, par un néo-nazi, ou de la trentaine d'églises incendiées ou vandalisées par des gothiques inspirés de l'idéologie néonazie....

Écrit par : Bruno Lamothe | 27/11/2006

mwarf, Seb avait écrit un post sur le sujet (le comptage des noirs et l'article de Finkie) en JUILLET !!!

Écrit par : Bruno Lamothe | 27/11/2006

Seb,

clap clap clap clap

Écrit par : Bruno Lamothe | 27/11/2006

"Allez, vous reprendrez une bonne louche de pensée globalisante...", n'est-ce-pas, mwarf?"

Ah, Seb, tu te souviens de Carpentras, l'oeil humide du vieux, le trémolo dans la voix quand il condamnait l'innomable curée des médias sur son parti innocent... (t'as remarqué le remake ce week-end, avec menace juridique en prime?")

Écrit par : christian lehmann | 27/11/2006

une chose, aussi
mwarf, je ne sais pas tout. donc avant d'écrire, je lis.
Finkie, Brückner, Roy, Redeker.
Si tu penses que le papier de Redeker est oeuvre de philosophe, je t'en rpie, défends cette affirmation.

une autre chose encore. pour moi les profanateurs de tombes appartiennent tous à la même engeance. Je suis curieux de voir qui on attrapera au final. Hélas il faut parfois attendre des années. Mais là, tu joues le match avant l'heure on dirait... un peu comme certains qui hurlaient que lorsqu'on s'appelle Mounir, on ne peut appartenir qu'à la tribune Auteuil...

Écrit par : christian lehmann | 27/11/2006

Aux "mutins de Panurge" de VLF
"...islamisation des esprits...", c'est tout à fait çà en ce qui vous concerne, rien à redire à ce texte.
Il ne s'agit pas de savoir qui a raison où tort - l'Histoire nous le dira bien assez tôt - mais de pouvoir penser EN TOUTE LIBERTÉ de la sorte, ne vous en déplaise.
Que la pensée la plus forte (où la moins molle) gagne, c'est le jeu démocratique. mais je crains que beaucoup ici aient un peu de mal à s'y soumettre.

Écrit par : mwarf | 27/11/2006

SF : relu les posts de Mwarf, dont celui sur les tombes chrétiennes* . Ne vois pas le rapport entre ce posteur et moi. Ou alors, on m'en aurait menti ? Faites-vous un rapport avec ce que j'ai médit du caractère caricatural du cliché filliolesque, et lequel ?

CL : Désolé de faire mon vulgaire, c'est pas dans mes habitudes, et ce n'est pas vous que je vais viser mais je chie sur les islamistes et j'en ai ras le cul qu'on dise que c'est sur les musulmans.

Par ailleurs, vous citez à nouveau le texte string-burqa. mais je crois me souvenir que la première fois c'était sans ambiguité. Je dois être fatigué.

* Moi je n'aurai pas ce problème : mes enfants disperseront mes cendres là où ils voudront, et ça m'étonnerait que ce soit dans quelque cimetière de quelque religion que ce soit. Tiens, en montagne, la vallée de Névache, ça me plairait. Au moins feraient-ils une belle balade, et il y a au village du fond une auberge qui vous laisse repartir comme ça quand vous avez paumé votre carte bancaire, sur la seule promesse que vous reviendrez payer le lendemain.

Écrit par : Hihi | 27/11/2006

Vous me concèderez (j'espère) que j'ai moyennement l'habitude, ici, de faire de la retape pour mes billets.
Mais là, je vais faire une exception.
Je voudrais, si vous n'êtes pas couchés, que vous repassiez par ici à minuit. (00.00.)
Dans 38 minutes, en somme.
Pas pour mon prochain billet en lui-même.
Pour le document que m'a envoyé un camarade (merci Battling), et qui est le plus hallucinant que j'aie vu depuis... Pfouuu... Lurette...
(Accessoirement, ça devrait aussi éclairer un peu la lanterne de mwarf sur notre "islamisation" - non parce que c'est bien beau de délirer, mais y a des moments où c'est bien aussi de redescendre...)

@ Hihi
Dont acte!

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 27/11/2006

Seb,

Faut vraiment attendre jusqu'a minuit ???? Tu veux pas decreter qu'il est minuit ?

Écrit par : Bruno Lamothe | 27/11/2006

Aaah... je sens que je vais pouvoir me coucher rassuré (et sans Rasurel). Surtout que c'est en écoutant Daniel Lavoie, le seul type qui aurait pu me faire virer homo. Une gueule et une voix aussi classe... quand je pense qu'il existe des BHV ou on peut trouver de l'Arielle en bidon de cinq litres !

Écrit par : Hihi | 27/11/2006

Signez le pacte et faites le signer par mél : lepactedesfourmis@gmail.com

Définition : une fourmi, c'est un citoyen comme vous, comme nous, sans moyen particulier, mais qui utilisera toute sa force et son intelligence pour s'opposer au scénario du désespoir qu'on veut écrire pour nous en 2007, le faux duel Royal/Sarkozy. Il y avait des dizaines de milliers de fourmis en 2005 pour faire triompher le NON face à tout le système et tous les médias. Il y en aura bien plus encore pour 2007. Fourmis de l'Internet, des quartiers, des banlieues, des marchés, unissons-nous !


Le Pacte : "Nous n'avons aucun moyen, nous ne sommes que des citoyens de base, mais nous sommes déterminés, et nous irons jusqu'au bout. Aujourd'hui, nous nous réunissons pour passer un pacte, le pacte des 115 fourmis. Des fourmis que nous sommes, faibles et impuissants quand nous sommes seuls, mais terriblement forts et efficaces quand nous sommes ensemble. Des fourmis capables, à partir de leurs petits moyens, de s'opposer à tout un système en 2005 et de dire NON à la régression libérale de la Constitution européenne. Nous sommes 115 ce soir, mais grâce à vous, nous serons bientôt des milliers. Vous aussi rejoignez ce pacte, devenez une petite fourmi du renouveau.

Le pacte que nous passons ensemble aujourd'hui n'a qu'un seul objectif : le renouveau en empêchant l'arrivée au pouvoir en mai 2007 de Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, les deux faces d'un même système à bout de souffle, en faillite, incapable de résoudre les problèmes du pays. Nous n'acceptons pas de voir tous les espoirs soulevés par les luttes et les victoires de ces dernières années anéanties par le maintien au pouvoir des mêmes qui depuis 30 ans nous proposent la même vieille soupe, faite de résignation face à la mondialisation et d'acceptation béate de l'Europe libérale. La France attend autre chose, elle mérite bien mieux que cela.


Nous sommes persuadés que dans ses profondeurs le pays n'a aucune envie de voir l'un des deux représentants du système prendre l'Elysée, au terme d'une campagne entièrement axée sur l'image et les coups médiatiques.

Nous devons cependant nous unir pour être entendus et efficaces. Les mois que nous venons de vivre nous ont en effet montré que la quasi-totalité des médias feront tout ce qu'ils peuvent pour nous imposer au second tour ce duo du désespoir. Pour eux, peu importe qui de Nicolas Sarkozy ou de Ségolène Royal l'emportera, du moment que ce soit bien l'un ou l'autre qui gagne en 2007. Rien n'a changé de ce point de vue là depuis la campagne référendaire de 2005 quand les médias soutenaient de toutes leurs forces le OUI.


Mais voilà, le NON a gagné. Les fourmis de l'Internet, les fourmis des quartiers, des banlieues et des marchés ont su convaincre, être plus fortes que le système. David a triomphé de Goliath.

Nous ferons de même cette fois-ci. Et nous serons même certainement bien plus nombreux encore qu'en 2005. Les fourmis se multiplient au même rythme que la précarité qui ne cesse de croître dans le pays.

Courage les fourmis ! Au travail ! Les mois qui s'annoncent seront passionnants et cruciaux. Dès maintenant, faisons tomber les masques du système. Le pacte que nous passons ce soir pour le renouveau nous impose de nous battre contre les faux-semblants que véhiculent Royal et Sarkozy.


Diffusez ce pacte sur vos sites, sur vos blogs, à vos listes de diffusion, à vos amis, votre famille.

Signez-le et faites le signer par mél : lepactedesfourmis@gmail.com"

Nous vous ferons savoir régulièrement combien de fourmis ont passé le pacte.

Écrit par : Une fourmi pour le renouveau anti-Sarkolène | 27/11/2006

Pouvez actualiser...

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 27/11/2006

"PS. Excellent papier de Finkielkraut dans le "Figaro" d'aujourd'hui sur l'affaire Redecker et les réactions plus que tièdes qu'elle a suscitées chez yous les beaux esprits de gauche."

Ce qui est dommage avec ces penseurs c'est qu'ils ont l'indignation selective...ils ont participé au lyncyhage de ce pauvre dieudonné (pauvre parcequ'il fait pitié avec son badge lepen président) lui aussi menacé de mort...

Donc un gars qui est menacé de mort pour avoir critiqué Israel n'est pas traité à la meme enseigne qu'un philosophe menacé pour avoir critiqué l'islam?

Pourquoi ce deux poids, deux mesures, pourquoi cette incohérence intelectuelle, on a la droit de critiquer le fond de la pensé de dieudonné, par contre analyser le texte de redeker ca serait indescent compte tenu des menaces qu'il a subi?

Et ces penseurs qui font la leçon aux "beaux esprits de gauche" n'ont meme pas denoncé une seule fois les menaces envers dieudonné, les menaces envers son public l'agression d'un jeune spectatrice par de jeunes extremistes et osent la rammener?

Écrit par : LostChild | 28/11/2006

Les commentaires sont fermés.

 
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