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12/12/2006

Où Il Est (Enfin) Révélé Que Les Pauvres, Ces Parasites, Sont Assez Directement Responsables Des "Faiblesses" De "Nos Economies" (Et Suggéré Que Nous Cessions De Financer Leur Nonchalance)

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Dans "Le Monde", le samedi, c'est (Le) Boucherie.

C'est en effet le samedi soir que le quotidien vespéral d'Alain Minc et Jean-Marie Colombani publie, semaine après semaine, comme autant d'exhortations à débarrasser nos sociétés des parasites gluants connus sous le nom de (salauds de) miséreux, les chroniques hallucinées de l'"économiste" Eric Le Boucher (gros, demi-gros, détail).

Cette semaine, Eric Le Boucher, que nous appellerons ELB, déplore, dans sa chronique, "le retour mondial des populismes": ça donne un terrifiant crescendo, où le finale nous enjoint, ou peu s'en faut, de laisser crever les pauvres, ces loqueteux bâtards.

Pour en arriver à cet appel, assez dénué de complexes, à une insurrection des possédants, ELB emprunte, comme à l'accoutumée, quelques détours navrants.

Pour mieux démontrer que les populismes sont de retour (mondial), notre expert écrit par exemple que: "Les nouveaux élus démocrates du Kansas, de l'Arizona ou de la Caroline du Nord, qui ont fait basculer les deux chambres lors des dernières élections de mi-mandat aux Etats-Unis, ont des sensibilités "populistes", note le "New York Times"".

Si c'est le "New York Times" qui le dit, ça doit être vrai.

D'où vient le populisme des nouveaux élus démocrates?

De là: "Sur le plan économique ils reviennent en arrière par rapport aux années Clinton, favorables au libéralisme, et veulent "répondre à l'angoisse montante des électeurs" par une remise en question du libre-échange et par un come-back de l'intervention publique".

Nous voilà édifiés: pour notre économiste fou, et je reconnais bien volontiers que ce n'est pas forcément une surprise, est "populiste" celui ou celle qui prétend ne pas se désintéresser complètement du sort des victimes du (sacro-saint) libéralisme.

ELB observe, ensuite, que chez nous, "les deux (...) candidats issus des deux grands partis représentatifs classiques", Nicolas et Pimprenelle, ne sont pas vraiment populistes.

Ouf?

Voire.

Car tout de même: Ségo et Sarko, à bien y réfléchir, font parfois preuve d'une espèce de sympathie, éminemment suspecte, pour des idées que l'on croyait disparues depuis la déstalinisation de l'URSS.

Eric Le Boucher l'affirme: "Sur le terrain économique (...), on repère dans les promesses de l'un et l'autre une tentation populiste".

Par exemple: "Celle du protectionnisme". (Un mot affreux.)

On a ainsi entendu Nicolas parler de "redonner vie à la préférence communautaire", et Pimprenelle de "taxer les entreprises qui délocalisent et les produits lorsqu'elles les réimportent".

Taxer des patrons?

Voilà exactement ce que The Butcher appelle une très mauvaise idée.

Il crie alors, en agitant, on le devine, ses petits poings: "Ces propos sont populistes, au sens de démagogiques".

La preuve: "Comme l'écrivent Patrick Artus, Elie Cohen et Jean Pisani-Ferry, les lignes Maginot ont toujours le même effet: créer l'illusion de la sécurité et retarder les vraies réponses".

Artus, Cohen et Pisani-Ferry sont, rappelez-vous, les trois économistes complètement déments dont nous avons évoqué ici, pas plus tard que la semaine dernière, l'atroce délire hyper-libéral: on ne s'étonnera pas que Le Boucher l'applaudisse.

(Je dois reconnaître au passage que cette façon qu'ils ont, les uns comme l'autre, de comparer implicitement, sans même réaliser l'énormité du propos, le rouleau compresseur du Marché à la cavalerie de Guderian, me fait doucement rigoler: actionnaire, Panzer, même combat?)

Le Boucher continue sa magnifique démonstration: "Quand nos deux candidats réclament, à l'unisson, un retour au contrôle politique sur la monnaie", ils sont, derechef, abominablement populistes.

Que des politiques, en effet, puissent envisager (ou, plus sûrement, faire semblant d'envisager) d'aller, fût-ce très, très, très modestement contre les si revigorants préceptes du Marché: voilà ce qui, en vérité, fait cauchemarcher Le Bouder.

Je veux dire: cauchemarder Le Boucher.

Aussi notre expert s'empresse-t-il d'asséner à Sarkovitch et Ségoskaïa, pour la mille et unième fois, cette rude leçon: "Les faiblesses des économies européennes proviennent de bien d'autres motifs plus profonds que les taux".

C'est à cela, notamment, que se reconnaît Le Boucher: il est profond.

Il évolue dans les profondeurs.

Lui n'est pas superficiel.

Mobilisez je vous prie votre attention: la suite est particulièrement raffinée.

Ce qui nous tue, nous explique notre nouvel ami du fond de sa (ses) profondeur(s), c'est nos "rigidités".

Nous manquons encore, nous signifie-t-il, de souplesse.

De flexibilité.

Nous avons, certes, fait de gros progrès (avec l'aide, notamment, du "socialisme" de gouvernement): nous avons à peu près intégré cette évidence que les travailleurs sont des produits périssables - en même temps qu'une énergie renouvelable à peu de frais.

Mais nous restons pusillanimes, dans notre pratique du lancer de salarié: rigides, même, puisque le patron qui lourde un gueux est encore obligé de respecter quelques règles - réduites, c'est vrai, à leur strict minimum.

Ces règles résiduelles sont les "rigidités" que Le Boucher stigmatise, pour mieux nous prévenir que ce n'est pas en continuant à lâcher des miettes aux pauvres que nous soignerons les "faiblesses" de notre économie.

Faut arrêter, avec le bolchevisme.

Le Boucher précise, afin que nulle ambiguïté ne subsiste: "La frontière entre populisme et populaire passe par là: promettre la lune ou donner une réponse efficace et applicable".

En d'autres termes: continuer à faire dans l'humanitaire, ou retirer enfin aux prolétaires les picaillons qui ne leur ont que trop longtemps été consentis.

Le fanatique du samedi milite évidemment pour cette dernière solution, drastique, et l'énonce d'ailleurs assez clairement, dans la dernière partie, véritablement effroyable, de sa chronique.

Il écrit: "Les vieilles recettes de l'Etat-providence étaient basées sur le "toujours plus" de redistribution monétaire (les impôts) et de "moyens" pour les services publics".

(Services) publics, redistribution, Etat: pour Le Boucher, ces trois mots semblent être, dans cet ordre, les pires insultes qui se puissent concevoir - un véritable concentré d'abjection, aux yeux d'un sectateur du Marché.

Aussi nous l'assène-t-il sans trop d'aménité: ces "vieilles recettes", antédiluviennes, "marchent à faux".

Et c'est là, je reconnais que ça nous a pris un peu de temps, que nous en arrivons à la mère de toutes les préconisations lebouchères: il est grand temps pour nous, Françaises, Français, de laisser crever les pauvres - ou à tout le moins, d'arrêter, vitement, de les gratifier du vernis éducatif et sanitaire dont nous ne les avons, jusqu'à présent, que trop badigeonnés.

Alors je vous rassure: Le Boucher ne l'énonce pas aussi crûment.

Il y met des formes.

Un peu.

Un tout petit peu.

Il écrit, posément: "La protection sociale est plus un coût dans la compétitivité internationale qu'un avantage".

Pour être véritablement compétitifs, pour surmonter nos "faiblesses", il conviendrait, par conséquent (il ne serait que temps), que nous supprimions ce coût.

Et du même coup, ceux qui, bénéficiant de cette si onéreuse protection, n'auraient guère les moyens de se l'assurer auprès d'organismes privés?

Quant à éduquer la gueusaille, il n'y faut, pour ainsi dire, plus songer: "L'école publique (...) a beau avoir multiplié ses effectifs, elle est devenue impuissante devant le phénomène qui cause l'inégalité la plus massive: les enfants de familles pauvres ont moins de chances de grimper que les enfants de familles riches".

Ecrit Eric Le Boucher.

Il faudrait, en somme, en finir, en même temps qu'avec notre si coûteuse "protection sociale", avec "l'école publique" - puisqu'elle est devenue impuissante à réduire les inégalités, alors que l'école privée, c'est bien connu, offre mainte et mainte chance à qui a les moyens de (se) la payer...

Le Boucher, toute honte bue, toute pudeur oubliée, confirme, pour conclure cette écoeurante péroraison: "Le discours politique traditionnel (...) restera populiste, lire faux, tant que le système social ne sera pas remis au service de la compétitivité"...

C'était dans "Le Monde", un samedi soir.

C'est chaque samedi soir dans "Le Monde".

C'est ainsi, paraît-il, que se fabrique un "quotidien de référence"...

Commentaires

Personnellement, j'approuve tout à fait les propos d'Eric Le Boucher. En effet, si notre pays a le bon goût de revenir au libéralisme sans entraves tel qu'il se pratiquait au XIXe siècle, il y a de fortes chances qu'on voie ressurgir des génies littéraires comme il y en avait à l'époque, des gens dans le genre d'Emile Zola. Et ça, ça serait drôlement bien pour l'édition française.

Écrit par : Christophe Thill | 12/12/2006

"il y a de fortes chances qu'on voie ressurgir des génies littéraires comme il y en avait à l'époque"
Et Alexandre Jardin, alors?
Il compte pour du beurre?

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 12/12/2006

clap clap clap

"Le discours politique traditionnel (...) restera populiste, lire faux, tant que le système social ne sera pas remis au service de la compétitivité"...

effrayant, tous des esclaves au service de la marchandise et du profit.
au boulot bande de feignasses!


porte bien son nom celui-là!

Écrit par : céleste | 12/12/2006

Alors la, non, Celeste, non ! Je suis désolé, non, ce n'est pas sport. Je suis lent pour lire, j'ai donc pris mon temps. En plus je suis arrivé en retard. J'avais déja ma petite phrase "Au boulot, tas de feignasses", et que vois-je ? Non, mais que vois-je ? Eh ben tu viens de l'écrire. Il n'y a pas de mots...

Écrit par : Bruno Lamothe | 12/12/2006

Dans la lignée de Mr le Boucher :

1) rétablir les scrutins censitaires ( on ne pourra voter que si on franchit le seuil des 2300 €/mois).

2) Créer des réserves de pauvres (comme les réserves d'Indiens aux USA).

3) Coupler le ministère des finances et le ministère de l'intérieur pour faire des économies de fonctionnement.

4) Euthanasier les gens âgés, surtout pauvres qui coûtent trop cher à la collectivité.

Bref ! Tout ça pour dire que le ridicule ne tue pas, mais qu'on avance avec cette idéologie libérale un peu extrême vers un modèle qui commence à faire froid dans le dos... Je crois qu'on accorde trop de crédits aux Marseille, Le Boucher, Rioufol, Minc, et j'en passe et des pires, dans les médias français, alors que la plupart des pays sont en train de basculer dans l'autre sens... En France, on a toujours un train de retard.

Écrit par : La Brute du 93 | 12/12/2006

Bien joué Seb, une fois de plus.
Les propos de ce monsieur font froid dans le dos. Et plus encore qu'ils soient tenus dans Le Monde. Et plus encore qu'ils ne soient pas loin de représenter la "pensée" dominante dans les médias. Au fait, ce bon Jean-Marc Sylvestre, qui attaque les 35 heures un jour sur deux sur France Inter, vient de recevoir un prix...
Misère.

Écrit par : Olivier Bonnet | 12/12/2006

"Pas loin", en effet!
;-)

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 12/12/2006

Je ne parviens pas à comprendre que vous perdiez votre temps à critiquer ce cher M. Le Boucher. Il y a quand même dans l'actualité des sujets qui méritent davantage notre attention.

Un exemple (parmi cent) : http://www.7sur7.be/hlns/cache/fr/det/art_323104.html?wt.bron=homeArt4

Faut avoir le sens des priorités si on veut que la réflexion progresse !

Écrit par : Luc | 12/12/2006

Désolé, Monsieur Fontenelle, mais vous avez falsifié une partie (au moins) de la pensée du camarade Le Boucher.
Et c'est scandaleux !
Car le fait que votre cerveau soit encore embrumé par quelques nappes résiduelles de brouillard collectiviste vous fait écrire qu'il préfère sans doute l'école privée à l'Ecole Publique.
Peuh...
Vous omettez sciemment la solution la plus évidente qu'on doit opposer à nos rigidités en la matière, et je parle bien sûr du travail des enfants (des pauvres) dès l'âge de 5 ans, qui seul peut nous faire rivaliser, en termes de compétitivité, avec la Chine et le Pakistan.

Remember Orwell : "la Liberté, c'est l'Ignorance !"

Écrit par : Clarence | 12/12/2006

:-D

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 12/12/2006

Sarkovich et Ségoskaïa furent les Véronique et Davina de ma gymnastique maxillaire ce matin.
En Bas Français: ça m'a bien fait marrer.
Pourtant quand ELB, que je ne prends pas le temps de lire le samedi vu que je n'ai même pas pris le temps de regarder le DVD homonyme de Chabrol qui prend la poussière sur son étagère, écrit "La frontière entre populisme et populaire passe par là: promettre la lune ou donner une réponse efficace et applicable" eh bien, je ne peux pas lui donner que complètement tort. Je lui donnerais même plutôt un peu raison.
La formule pourrait d'ailleurs être appliquée avec quelqu'utilité à d'autres thématiques: immigration, insécurité, baisse des impôts, violence dans les stades, lutte contre l'inflation des prix de la grande distribution...

Écrit par : Actu75 | 12/12/2006

La pensée unique

Englués. Dans les démocraties actuelles, de plus en plus de citoyens libres se sentent englués, poissés par une sorte de visqueuse doctrine qui, insensiblement, enveloppe tout raisonnement rebelle, l’inhibe, le trouble, le paralyse et finit par l’étouffer. Cette doctrine, c’est la pensée unique, la seule autorisée par une invisible et omniprésente police de l’opinion.

Depuis la chute du mur de Berlin, l’effondrement des régimes communistes et la démoralisation du socialisme, l’arrogance, la morgue et l’insolence de ce nouvel Evangile ont atteint un tel degré qu’on peut, sans exagérer, qualifier cette fureur idéologique de moderne dogmatisme.

Qu’est-ce que la pensée unique ? La traduction en termes idéologiques à prétention universelle des intérêts d’un ensemble de forces économiques, celles, en particulier, du capital international. Elle a été, pour ainsi dire, formulée et définie dès 1944, à l’occasion des accords de Bretton-Woods. Ses sources principales sont les grandes institutions économiques et monétaires - Banque mondiale, Fonds monétaire international, Organisation de coopération et de développement économiques, Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce, Commission européenne, Banque de France, etc. - qui, par leur financement, enrôlent au service de leurs idées, à travers toute la planète, de nombreux centres de recherches, des universités, des fondations, lesquels, à leur tour, affinent et répandent la bonne parole.

Ce discours anonyme est repris et reproduit par les principaux organes d’information économique, et notamment par les « bibles » des investisseurs et des boursiers - The Wall Street Journal, Financial Times, The Economist, Far Eastern Economic Review, les Echos, Agence Reuter, etc. -, propriétés, souvent, de grands groupes industriels ou financiers. Un peu partout, des facultés de sciences économiques, des journalistes, des essayistes, des hommes politiques, enfin, reprennent les principaux commandements de ces nouvelles tables de la loi et, par le relais des grands médias de masse, les répètent à satiété. Sachant pertinemment que, dans nos sociétés médiatiques, répétition vaut démonstration.

Le premier principe de la pensée unique est d’autant plus fort qu’un marxiste distrait ne le renierait point : l’économique l’emporte sur le politique. C’est en se fondant sur un tel principe que, par exemple, un instrument aussi important dans les mains de l’exécutif que la Banque de France a été, sans opposition notable, rendu indépendant en 1994 et, en quelque sorte, « mis à l’abri des aléas politiques ». « La Banque de France est indépendante, apolitique et transpartisane », affirme en effet son gouverneur, M. Jean-Claude Trichet, qui ajoute cependant : « Nous demandons de réduire les déficits publics », [et] « nous poursuivons une stratégie de monnaie stable (1) ». Comme si ces deux objectifs n’étaient pas politiques ! Au nom du « réalisme » et du « pragmatisme » - que M. Alain Minc formule de la manière suivante : « Le capitalisme ne peut s’effondrer, c’est l’état naturel de la société. La démocratie n’est pas l’état naturel de la société. Le marché, oui. (2) » -, l’économie est placée au poste de commandement. Une économie débarrassée, il va de soi, de l’obstacle du social, sorte de gangue pathétique dont la lourdeur serait cause de régression et de crise.

LES autres concepts-clés de la pensée unique sont connus : le marché, idole dont « la main invisible corrige les aspérités et les dysfonctionnements du capitalisme », et tout particulièrement les marchés financiers, dont « les signaux orientent et déterminent le mouvement général de l’économie » ; la concurrence et la compétitivité, qui « stimulent et dynamisent les entreprises, les amenant à une permanente et bénéfique modernisation » ; le libre-échange sans rivages, « facteur de développement ininterrompu du commerce, et donc des sociétés » ; la mondialisation aussi bien de la production manufacturière que des flux financiers ; la division internationale du travail, qui « modère les revendications syndicales et abaisse les coûts salariaux » ; la monnaie forte, « facteur de stabilisation » ; la déréglementation ; la privatisation ; la libéralisation, etc. Toujours « moins d’Etat », un arbitrage constant en faveur des revenus du capital au détriment de ceux du travail. Et une indifférence à l’égard du coût écologique.

La répétition constante, dans tous les médias, de ce catéchisme (3) par presque tous les hommes politiques, de droite comme de gauche (4), lui confère une telle force d’intimidation qu’elle étouffe toute tentative de réflexion libre, et rend fort difficile la résistance contre ce nouvel obscurantisme (5).

On en viendrait presque à considérer que les 17,4 millions de chômeurs européens, le désastre urbain, la précarisation générale, la corruption, les banlieues en feu, le saccage écologique, le retour des racismes, des intégrismes et des extrémismes religieux, et la marée des exclus sont de simples mirages, des hallucinations coupables, fortement discordantes dans ce meilleur des mondes qu’édifie, pour nos consciences anesthésiées, la pensée unique.

Ignacio Ramonet



La date ? Janvier 1995...

Écrit par : Marcel Vincent | 12/12/2006

Merci, Marcel! :-)

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 12/12/2006

[clap clap clap]

Éric Le Boucher (aka Écorchure Bile) mérite toute votre saine attention pour notre plus grand plaisir.

Plaisir un tantinet voyeur je l'avoue. Mais cette vision du Bo Chéri Ulcere au pilori, les fesses à l'air en place publique... j'en ai déjà une demie molle...

Écrit par : tao | 12/12/2006

Ouf je ne suis plus seul à panser, bientôt les fêtes! Et le monde qui nous met en bouche, désossés de sans abris aux figues fourré au foie gras. Bien que !Ouf je ne suis plus seul à panser, bientôt les fêtes! Et le monde qui nous met en bouche, désossés de sans abris aux figues fourrés au foie gras. Bien que !
De plus en plus de mauvais esprits feraient facilement le rapport entre les bourses et la pauvreté critique. Non pas Sevran! Mais un peu quand même! Il y a forcément un lien ! Entre les avoirs dans un jerrican (plus de un million cinq cents milles euros par trader). ET les tentes sous les ponts ! Tiens l’ONU vient d’éditer un nouvel indice
Après le PIB puis Lance l’Indice de Développement Social ou à peu près. La France n’est pas dans les cinquante premiers ! Mais le Monde du boucher vous fera remarquer la semaine prochaine, que ni Dassault, Ni Arnault n’y sont non plus dans le top des plus riches du monde ! La France l’autre pays de l’Equilibre.
De plus en plus de mauvais esprit ferait facilement le rapport entre les bourses et la pauvreté critique. Non pas sevran! Mais un peu quand même! Il y a forcément un lien ! entre les avoirs dans un jerrican (plus de un million cinq cent milles euros par

Écrit par : martingrall | 12/12/2006

Ala relecture posément de ton billet, je clape, et clape sur la mandoline!
Et qu'est ce qu'on va rigoler! Et magnanime tu m'as donné tous les billets de ma semaine! Merci et congratulations!

Écrit par : martingrall | 12/12/2006

@ La Brute du neuf-trois,

Cher ami, merci d'amener un peu de raison, de logique et d'économie dans cet espace de perdition collectiviste bien-pensante.
Vous me permettrez néanmoins non pas quelques critiques, mais quelques précisions sur votre liste de mesures. Mesures, vous en serez d'accord, à établir de toute urgence si nous voulons éviter le naufrage final de notre beau pays.

"1) rétablir les scrutins censitaires (on ne pourra voter que si on franchit le seuil des 2300 €/mois)."
Pourquoi seulement 2300 € ? Ça nous laisserait encore bien trop de gens susceptibles de voter et ne saurait conséquemment suffire à faire substantiellement baisser le potentiel démago-populiste.
10 000 € mensuels nets après impôts (impôts supprimés, d'toute façon) me paraissent constituer un seuil minimal.

"2) Créer des réserves de pauvres (comme les réserves d'Indiens aux USA)."
Certes, à condition de préciser :
a) Que ces réserves se situeront en plein désert,
b) Qu'il sera interdit d'en sortir sous peine de procès dont la sentence sera la peine capitale,
c) Que tout contact entre les réserves et l'extérieur sera interdit,
d) Qu'elles se devront d'être auto-suffisantes afin de ne pas indûment grever les comptes de la Nation,
e) Qu'enfin, toute contravention aux règles démocratiques sus-citées sera calmement mais fermement réprimée par bombardement aérien.

"3) Coupler le ministère des finances et le ministère de l'intérieur pour faire des économies de fonctionnement."
Quasi déjà fait. Par le biais d'un homme dont l'agitation permanente est garante dans un premier temps de saut d'un ministère à l'autre, dans un second temps de fusion généralisée.
Nicolas Sarkozy, en un mot comme en cent, merci.

"4) Euthanasier les gens âgés, surtout pauvres qui coûtent trop cher à la collectivité."
Oh joie ineffable du Saint Marché : le laissez-faire suffira. Le changement climatique, glorieusement initié et accéléré par les forces de la production, fournira à moindres frais toutes les canicules et autres vagues de froid nécessaires.

Je vous remercie de votre attention.
Vive l'Économisme, vive la Bourse, vive la france.

Écrit par : IznoPreum's | 12/12/2006

Il m'est arrivé parfois ici de me lamenter sur la médiocrité de la presse quotidienne française. Mais, pour être tout à fait honnête, il faut reconnaître qu'il y a tout de même chez nous quelques signatures qui sauvent l'honneur, telles des lucioles dans la nuit noire du journalisme hexagonal.

C'est le cas d'Eric Le Boucher qui, chaque semaine à la dernière page du "Monde" daté de dimanche-lundi, livre une chronique économico-politique très éditorialisée qui sonne toujours juste à mes yeux. Mieux encore : ses articles, jamais très longs, sont à la fois limpides, informatifs et souvent indignés. Tout ce que j'aime.

Eric Le Boucher n'est pas du tout dans la ligne geignarde des altermondialistes, tendance bobo-bové, commerce équitable, arrachage d'OGM, patchouli et autres niaiseries du même genre. Il serait lapidé au "Monde Diplomatique" (organe central du politiquement correct néo-gauchiste) comme suppôt du madelinisme. Oui, le Boucher est un libéral, comme on dit bêtement, et c'est rafraîchissant au "Monde "où les relents krypto-trotskistes, mâtinés de jospinisme mal guéri, ont la vie dure.



C'est pas un beau texte ??? Moi j'ai envie de l'encadrer... (c'etait juste pour enerver un peu Seb, qui en ce moment, est d'un calme un peu trop olympien...)

Écrit par : Bruno Lamothe | 12/12/2006

Je crois avoir lu que Guillaume Peltier (ex-FN) qui doit être le conseiller politique de de Villiers (sauf erreur de ma part) surnomme Ségolène : " Barbie au pays des soviets".....
Donc Le Boucher a bien raison, Ségo est une dangereuse bochévique !!!!

Petite consolation en ce qui concerne "Le Monde" du dimanche, la rubrique de Le Boucher n'est plus en page 2, mais en fin de journal, là ou je mets mes ordures ménagères.

Écrit par : gerard | 12/12/2006

un petit lien vers le blog économiste, Olivier Bouba-Olga, qui donne son opinion sur un article du Bouché

http://obouba.over-blog.com/article-4604941.html

Écrit par : céleste | 12/12/2006

Bonjour,

@ la brute du 93 & izno preums

"2) Créer des réserves de pauvres (comme les réserves d'Indiens aux USA)."

Enfermer les pauvres pour les éduquer, ça se passait près de chez vous il y a quelques siècles un peu avant le 19e. D'ailleurs, c'est amusant parce que cela s'appelait des hôpitaux... mais on a dû oublier. Il n'y a pas que le 19e a avoir été libéral...

Je crois qu'on pourrait aussi interdire les transports en commun, c'est collectif. Cela empêche de se débrouiller par soi-même et d'acheter une voiture pour soi afin de faire fonctionner le marché. De plus cela empêche une démarche personnelle dynamique puisqu'on prend l'habitude d'être déplacé par un autre. N'y aurait-il pas un relent d'assistanat dans ce comportement ?

Loin de la bouffonnerie de ces propos l'inquiétant, comme le souligne frédéric neyrat, c'est qu'une politique collective d'assistance qui avait pour but de défendre les droits fondamentaux, la santé et l'éducation pour chacun s'est transformée en désolidarisation collective pour finir en responsabilité individuelle : être un assisté où c'est la responsabilité de l'individu qui est mise en avant comme nouvelle forme de politique collective.

Les libéraux n'ont plus qu'à emboiter le pas. Mais il ne faut pas s'en faire, dès le 15e siècle et dès l'instauration des premières manufactures (les futures usines) il y avait déjà cette politique utilitaire qui visait à distinguer les bons des mauvais travailleurs.

De toute façon, cette politique qui responsabilise l'individu au détriment de la collectivité est l'acme d'un long processus lequel avait commencé avec le mouvement des clôtures (fermer physiquement les terrains) afin de développer la propriété individuelle, une production dans un but de profit et la critique virulente des politiques collectives anciennes lesquelles destinaient la production à la collectivité...

Bon c'est vite dit, je l'admets.

Écrit par : jean-marc | 12/12/2006

Cher Sébastien,

Je voudrais compléter ton billet sur les conceptions modernistes du Le Boucher hebdo par une citation du Hollinger qutidien sur RTL, ouï d'une oreille distraite ce matin :

"Le fait du jour : les entreprises françaises créent à nouveau des emplois
C'est la bonne surprise de cette fin d'année, malgré une croissance molle. D'après les dernières prévisions de l'Insee, on va terminer l'année à 2,1% : c'est le bas de la fourchette que s'était fixé le gouvernement. Nos entreprises souffrent toujours d'un manque de compétitivité, et de leurs piètres performances à l'exportation où, contrairement à l'Allemagne, nous ne profitons pas pleinement de la reprise mondiale, en Asie, notamment.

Malgré cette croissance molle, nous aurons créé, cette année, 243.000 emplois. Mais - vous allez me dire - c'est l'effet du plan Borloo : les emplois aidés, les stages en tous genres, les départs en préretraite. C'est vrai, mais en partie seulement. 6 emplois sur 10 auront été créés par les entreprises : c'est deux fois plus que l'an passé. Hélas, ce n'est pas dans l'industrie qu'on les trouve : elle continue à détruire des emplois. C'est dans les services, le commerce, l'hôtellerie, les transports et dans le bâtiment. Encore 50.000 nouveaux emplois, cette année.

Nos entreprises créent plus facilement des emplois que par le passé parce qu'elles ont "dégraissé", comme l'on dit. Elles ont largement réduit leurs effectifs, ces dernières années. Et au moindre sursaut de commandes, elles embauchent : que ce soient des intérimaires, des CDD ou des CNE. C'est le bon côté de l'assouplissement des conditions d'embauche. Les entreprises sont beaucoup plus réactives, en termes d'emplois, à une reprise de l'activité. Et avec les départs massifs en retraite aujourd'hui, avec une croissance de seulement 1,5%, le chômage commence à baisser.

En 2007, ça va continuer ?
Oui. 2007 devrait ressembler à peu près à 2006 avec une croissance voisine de 2%. C'est toujours la consommation qui tirera l'activité. L'Insee nous annonce 115.000 nouveaux emplois au premier semestre, et un taux de chômage qui reviendrait à 8,2% en juin prochain. On est à 8,8% aujourd'hui : c'est-à-dire qu'on s'approcherait de la barre symbolique des 2 millions de chômeurs."

source : http://www.rtl.fr/info/chroniques/chroniquesint.asp?dicid=499181&rubid=17312


En gros tout va mieux parce qu'on a viré, dégraissé, tout le monde et que le reste va être à la diète , euh non, à la retraite.

Et pendant ce temps, M6 nous "informe" sur les difficultés des riches à dépenser les millions accumulés ! Quelques esclaves de domesticité, des Hummer de footbaleurs ecophages etc.

Joli programme ...

Sarkozy, l'homme lige des ghettos de riches (un ghetto, des Getti ??) prend des notes pour sa prochaine retraite.

Zgur

Écrit par : Zgur | 12/12/2006

@ Céleste

Il a l'air bien le blog d'Olivier Globi-Boulga.

Comme quoi on peut être économiste et avoir gardé son âme d'enfant.

Écrit par : IznoPreum's | 12/12/2006

Personne n'a eu le courage de regarder "complément d'enquête" de FR2 lundi soir ?

Premier reportage : tressage de couronnes de lauriers à Bernard Arnault. Un homme si simple et si convivial, qui va jusqu' à inspecter personnellement les rayons des magasins Vuitton et du Bon Marché, en toute simplicité.
Un inspecteur des ventes qui se rémunère 13.500 € de l'heure. Normal, normal. On dirait même que c'est "raisonnable".

Deuxième reportage : les petits métiers du XXIème siècle. C'est l'histoire d'un mec dont la vocation est de satisfaire le moindre des caprices des super-riches pour éviter qu'ils fassent un caca nerveux.

Exemple : j'ai envie d'une montre à 36.500 € mais c'est pas de stock. Pas de souci, je téléphone à mon copain Jonathan et il me trouve la montre. Elle se trouvait dans une boutique au fin fond de la Thailande. Mais Jonathan a des copains partout. A moi la montre (un peu plus cher, mais où est le problème ?), la vie est belle !

Si vous avez ce genre de soucis, ou pour vous faire livrer du caviar sur votre yacht quand vous êtes en mer, une seule adresse : Jonathan. Il a un site web rien qu'à lui : http://jgevents.com/
Vous pouvez lui faire un petit mail amical...

Troisième reportage : Saint-Barth', l'île française pour les gros richards (surtout américains) qui ne veulent pas payer d'impôts. Parait que c'est normal, parce que l'île été suédoise jadis. C'est connu, la Suède c'est comme Monaco : pas d'impôts. C'est totalement illégal, mais J-F Copé a expliqué qu'il allait y mettre bon ordre. C'est vrai quoi, la loi de la République c'est sacré !

Mais, ça ne signifie pas que les habitants de St Barth' vont payer des impôts, ça veut dire qu'on va faire une loi sur mesure pour eux pour qu'ils continuent à ne pas en payer. Tolérance zéro, on vous dit !

Je propose que désormais les téléspectateurs de "Complément d'enquête" puissent recevoir de ces sacs en papier qu'on distribue parfois dans les avions, pour dégueuler dedans. Il devraient être fournis aux frais de France 2. Pour couvrir les frais, on pourrait imprimer de la pub Vuitton dessus.

Écrit par : Luc | 12/12/2006

il est très bien son blog et quand je comprends j'apprends chez lui.
Moi aussi j'étais très en retard mais entre temps je viens d'écouter, d'une oreille, l'autre se rebellant, une émission sur FC où les participants se demandaient pourquoi diable le cadeau de la démocratie ne marchait pas en Irak, pourquoi dans les pays démocratiques les gens votaient si peu (ça doucement ils auraient risqué d'y trouver une réponse), pourquoi les belles démocraties marocaines et tunisiennes étaient menacées par l'islamisme. Et l'un d'eux se récrier à l'idée que le Vénézuela puisse être une démocratie. Et en passant ma serpillère je corrigeais "ploutocratie" "ploutocratie"

Écrit par : brigetoun | 12/12/2006

Un p'tit HS (quoi queue...).

Lu dans Le Monde (Réactions politiques embarrassées après les propos de Pascal Sevran sur l'Afrique, http://www.lemonde.fr/web/article/0,1- href="mailto:0@2">0@2-3236,36-844704@51-843746,0.html).

Avant le plat de résistance, un petit coup de Delanoë : "Bertrand Delanoë assure que "le fond de la pensée de Pascal n'a pas le moindre rapport avec le racisme".
D'accord.
On notera le délicat "la pensée de Pascal", qui eut pu prêter à confusion avec un autre Pascal, si par hasard Sevran s'était avisé d'avoir plus d'une pensée.
On corrigera par ailleurs la coquille, puisqu'il fallait bien lire "le fondement de la pensée de Pascal".

Passons à nos amis les Sarkozyistes, en pleine forme :
"L'entourage de Nicolas Sarkozy, envers qui M. Sevran a professé une admiration publique et répétée, est très prudent : "M. Sevran ne fait pas partie du comité de soutien de Nicolas Sarkozy. D'ailleurs il n'y a pas de comité de soutien."
Bravo le(s) gars. Ça c'est des propos d'un entourage qui porte bien parole.
Ajoutons pour compléter le tableau que M. Sevran n'a pas dit ce qu'il avait dit et inversement. D'ailleurs, Pascal Sevran n'existe pas.

Écrit par : IznoPreum's | 12/12/2006

un autre hors sujet, mais c'est la faute de Céleste. Je n'avais pas lu Olivier Bouba-Olga depuis un moment - trop vaseuse - il y a deux petites merveilles qui sont la correction des devoirs d'économie de Sarkozy et Ségolène
http://obouba.over-blog.com/

Écrit par : brigetoun | 12/12/2006

@brigetoun

coucou

j'ai adoré moi aussi!

je vous conseille vraiment à tous de faire un tour sur le blog d' Olivier Bouba Olga, on comprend beaucoup de choses en le lisant, et on s'amuse

Écrit par : céleste | 12/12/2006

Désolé de continuer dans le hors-sujet (pardon, SF...), mais puisqu'il est encore question un peu plus haut de l'ineffable Pascal Sevran (Tsoin tsoin !), avez-vous vu que figurent aussi parmi les soutiens à Sarko, je vous l'donne Emile, rien moins que Pierre Arditi et Roger Hanin ?

Etonnant, non ?...

Argument de Hanin, aka "le-tigre-qui-se-parfume-à-la-dynamite" : "Sarkozy, au moins, fait des choses !"

Écrit par : Clarence | 12/12/2006

Arditi et Hanin!!!!

alors là, je suis séchée!


vieillir c'est grave tout compte fait!

Écrit par : céleste | 12/12/2006

Me revoilou.
Pas tout lu.
Je crois qu'il faudrait que je rebalance mon billet sur le disparu-après-avoir-été-embarqué-par-les-keufs de Nantes: l'histoire devient vraiment jolie...
A toute.

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 12/12/2006

oui seb : je l'ai cherché ton billet, et j'ai pas retrouvé ! suis-je totalement nase, ou bien...

Écrit par : Bruno Lamothe | 12/12/2006

@ clarence : Hanin, c'est faux et archi-faux ! Je l'ai encore vu il y a deux semaines, et il est a fond pour Buffet

Écrit par : Bruno Lamothe | 12/12/2006

@ clarence (2) : Et Arditi, je ne pense pas non plus : d'accord, c'est un jospiniste pur sucre, mais il n'est vraiment pas sakozyste... Quelles sont tes sources ?

Écrit par : Bruno Lamothe | 12/12/2006

Stanislas Jeannesson, dans La Guerre froide (La Découverte, 2002), explique que le plan Marshall reposait sur la thèse explicite (université de Harvard, 5 juin 1947, voir p. 29-30) que la misère sociale favorise les tentations communistes, la prospérité constituant une sorte d'écran immunisant. Aider l'Europe répond donc clairement au projet idéologique d'endiguer le communisme. Peut-on dès lors penser qu'après la chute de l'URSS et la fin de la menace communiste, il n'y a plus aucune nécessité à l'éradication de la misère?

Écrit par : André Gunthert | 12/12/2006

@André
On peut, je le crains.
J'en suis même de plus en plus convaincu...

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 12/12/2006

A André :

Je copie-colle une partie d'un article que j'ai publié aujourd'hui sur mon blogue :





L’accès à l’eau pour tous se heurte à des obstacles puissants.

• L’idéologie économique qui prétend que la marchandisation et la privatisation résoudra les problèmes de la pauvreté dans le monde, ce que Joseph STIGLITZ appelle le fanatisme du marché ;

• Le manque de volonté politique et la facilité à se défaire des responsabilités de la gestion de la chose publique (res publica) manque de volonté aussi bien française qu’européenne ;

• La force de la corruption et des moyens financiers dont disposent certains secteurs marchands pour imposer leurs intérêts et leurs lois (Vincent Frystot, David Boys, Antonio Miranda) et cela jusqu’aux plus hauts sommets des organisations internationales comme les Nations Unies ;

• Nous avons appris combien l’argent public dans les différents pays et dans les Banques internationales de développement comme la Banque Mondiale au lieu de servir à construire des services pour les plus pauvres, au lieu de travailler aux développements humains peut être utilisé surtout au profit des plus riches. Nous avons pris connaissance de l’existence de ces officines de « conseils », en fait de propagande et de lobbying, comme l’agence de conseil pour les Infrastructures Public Privé qui disposent de moyens énormes (donnés hélas par nos états) pour répandre indirectement le message de la marchandisation dans tous les pays du sud et aussi du Nord ;

• Nous avons appris aussi à quel point notre recherche scientifique nos laboratoires d’analyses pour la qualité de l’eau était en passe de tomber aussi dans les mains de ceux dont le principal objectif n’est pas l’intérêt public mais l’intérêt de leurs actionnaires ;

Nous avons donc appris à quel point notre action ici, est difficile à quel point nous nous heurtons à des intérêts financiers gigantesque ;

Mais nous avons donc appris aussi à quel point notre action était urgente, notre engagement nécessaire pour empêcher au final la privatisation de la décision politique.

Écrit par : Bruno Lamothe | 12/12/2006

svp arretez ds vos réponses a cet article de parler des "fetes":étant RMIste(et je ne m'en plains pas)je ne pourrai pas les "feter" justement!
vous me donnez envie de claquer mes 374 roros pour vivre dignement le tps d'un reve et cela m'est impossible!
a part ca ca bien vu seb;ce "pigiste du monde est un perorreur économiste que je ne connaissais pas encore mais a qui je prédis un avenir médiatico-rémunérationnelo-calvisque important!
Matthieu.

Écrit par : matthieu | 12/12/2006

Nous retrouverons Marie-Ségolène Royal et ses bons amis de "Libé" dans 75 minutes, à 00.00.

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 12/12/2006

Chouette !!!!!

Ca n'a evidemment aucun rapport avec les 4 pages qui vantent sa proximité avec le petit peuple, ni, bien entendu, le traitement odieux qui lui est fait et qui la présente comme la sauveuse des pauvres, la "petite mere des pauvres" ???


hmmmmm ? Non, aucun rapport, je suis vraiment méchant avec Ségo et Libé...


SEGO C'EST DE LA SOUPE !

Écrit par : Bruno Lamothe | 12/12/2006

zou, pouvez actualiser, nouveau billet !

Écrit par : Bruno Lamothe | 13/12/2006

J'ai vomi...

Écrit par : Le Moralisateur Masqué | 13/12/2006

Si c'est le boucher qui le dit, reste plus qu'a demander au fromager et au boulanger et à exhumer Poujade..

Écrit par : Serval | 13/12/2006

Les commentaires sont fermés.

 
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