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26/12/2006

Le Péril Rouge Passe Au Vert (Et Nos Intellectuels De Médias Poussent Un Long Soupir De Soulagement)

medium_unclesam.2.jpg

Je viens (encore) de tomber sur une interview de Pascal Bruckner, penseur, qui en remet (encore) une couche sur l'"islamo-gauchisme" - comme il dit.
Une journaliste lui demande, avec une exquise finesse: "Pourquoi l'extrême gauche et l'islam font-ils front commun?"
Notre intellectuel de choc répond: "Pour l'extrême gauche, l'islam est un réservoir d'opprimés. elle y trouve des masses révolutionnaires de substitution. De leur côté, les islamistes adoptent la rhétorique de l'anticapitalisme et profitent de l'extrême gauche pour imposer leurs points de vue. C'est un double jeu de dupes".
Toujours les mêmes divagations, donc.
Voilà, en gros, ce que j'en pense. (Il s'agit, comme annoncé, d'un extrait de mon prochain bouquin.)

"49.
Le monde, jadis (nous parlons ici d’un temps que les moins de vingt ans n’ont connu qu’au berceau), était d’une simplicité ravissante – au moins pour qui souhaitait, à gauche comme à droite, s’épargner le joug d’une réflexion autre que binaire. Il y avait d’un côté, le Mal – soviétique. Et de l’autre côté le Bien – américain. (Schématisons). Il va de soi que dans la vraie vie, où la complexité surgit parfois sans trop d’égards pour le confort des intelligences manichéennes, ce noir et blanc se colorait de quelques nuances de gris – avec même, parfois, quelques tâches de couleurs.
Le Mal était – certes – maléfique : on n’arbore jamais sans dommage la moustache d’un Jospeh Staline. Le Bien, en revanche, n’était pas uniment bénéfique (ou bienfaisant), comme devaient l’expérimenter, bien malgré leur bon gré, quelques tribus guatémaltèques.
Mais ce partage bipolaire de la planète convenait à merveille, pour ce qu’il permettait de « réflexion(s) » faussement savante(s), aux penseurs médiatiques dont la gloire se forgeait, sous le sceau, pourquoi pas, de la « nouvelle philosophie » (cette formidable escroquerie), dans un anticommunisme raffiné (le Mal, c’est mal) doublé, simplicité oblige, d’une scrupuleuse dévotion à l’Occident étatsunien (le Bien, c’est bien).
On l’a un peu oublié, mais c’est là, en effet, dans cette charge de plusieurs décennies contre le totalitarisme rouge (...), que les intellectuels à guillemets dont il est question dans ce livre ont construit leur image, et gagné leurs prébendes.
On n’aura garde, surtout, de l’oublier – car il nous faut à présent imaginer ce qu’a pu être leur affolement, quand leur gagne-pain – l’empire soviétique – s’est brutalement disloqué : le mur de Berlin, dans sa chute, entraînait, l’a-t-on bien mesuré, celle de la maison « Penseurs », qui faisait commerce des idées comme on le fait de pneus.
Pis ! Une mauvaise nouvelle n’arrivant jamais seule, chacun dut bientôt se rendre à cette évidence que le modèle étatsunien, ou, si l’on préfère, le dogme libéral, demeuré seul, avait tout soudain beaucoup moins de gueule qu’aux temps bénis où la sévère mais juste contention du péril soviétique suffisait à dissimuler ses (minuscules) imperfections.
Sans Leonid Brejnev comme (efficace) repoussoir, le capitalisme, ex-rempart contre l’innommable sauvagerie bolchevique, soudain n’était plus forcément le meilleur ami du salarié occidental.

50.
C’est l’époque où naît, contre une social-démocratie massivement ralliée au libéralisme, une gauche « altermondialiste » qui a ceci de (très) nouveau, et de (très) déstabilisant pour ses contempteurs habituels, qu’il est désormais difficile de la poser en cinquième colonne du soviétisme russe.
Le silence, alors, se fait : on n’entend plus guère les anticommunistes professionnels (...).
Et c’est là, dans cet espace laissé béant par la défection (lâche) de l’ennemi tchékiste, qu’un nouveau péril va se fabriquer : vert (musulman), cette fois-ci, plutôt que rouge.
Son modelage ravit l’oncle Sam, qui le connaît fort bien, pour l’avoir méticuleusement façonné aux époques où la fin (l’écrasement de la vermine soviétique) justifiait les moyens les plus dégueulasses : du massacre massif de villageois viêtnamiens au don (presque) spontané de quelque arsenal défensif (assorti de missiles Stinger) à de rudes maquisards, futurs Al-Qaeda, qui faisaient alors d’aimables supplétifs dans la mise en place du piège afghan.

51.
Yankee un jour, yankee toujours : la conversion à cette nouvelle croisade des penseurs qui avaient jadis choisi la liberté occidentale (sur le plateau de Bernard Pivot) contre la terreur stalinienne est franc, massif, et ponctué, surtout, de gigantesques soupirs de soulagement : car il est soudain évident, pour cette fine fleur de la « philosophie », de la politologie et du journalisme, que le grand cirque médiatique va continuer – l’ennemi seul change, l’expertise demeure, le Bien reste le Bien, le Mal passe du rouge au vert, mais tout cela reste, grâce à Dieu, contenu dans un périmètre archi-connu, archi-balisé.
Qui n’a pas son penseur ?
Un détail cependant risque de gâcher la fête : l’altermondialisme, où l’on ne prise qu’assez peu, quoi qu’en pensent les journalistes de « Charlie Hebdo », le fanatisme religieux, se taille, nonobstant la menace barbue, sur laquelle son avis ne diffère au fond que fort peu de celui du reste du monde, quelques jolis succès : comme en témoigne l’engouement dont bénéficie ATTAC, pour ne prendre que cet exemple relativement consensuel.
Voilà qui est tout de même, fâcheux – car à la fin des fins le roi (capitaliste) est nu. Victorieux, certes, mais nu. D’abord on le trouve plutôt beau. Mais en resserrant le champ, gros plan sur le vainqueur, on lui trouve, le moyen de faire autrement, nombre de menus défauts.

52.
En résumé, le capitalisme a terrassé le dragon rouge, «communiste», mais il a du même coup perdu son repoussoir. Il y a ceux – peu nombreux – qui le savent, mais les autres – majoritaires – festoient sans trop s’économiser, sur les décombres de l’empire du Mal.
Puis des mots apparaissent, qu’on ne connaissait que fort peu – quand seulement on les connaissait. Stock-options. Marché. Fonds de pensions. Marché. Délocalisations. Marché.
L’apparition de ces mots prend du temps, une dizaine d’années - Rome ne s’est pas non plus défaite en un jour. Mais ils finissent par dessiner une réalité beaucoup moins conviviale que ne l’étaient, en leur temps, les célébrations de la chute du Mur (de Berlin), et on s’aperçoit pour finir que sans le puissant dérivatif soviétique, les gentils d’antan seraient aussi un peu méchants – d’une façon, il est vrai, globalement démocratique – et que leur devise, inavouée, aurait comme un air de famille avec celle de feu l’ennemi : « La fin justifie les moyens ». Le capitalisme, qui est mieux éduqué, programme la mort sociale des pauvres, ces gêneurs, et cela finit par se voir.
C’est d’ailleurs à ce moment-là, et c’est très significatif, qu’il devient libéralisme, ou, mieux, néo-libéralisme, cependant que son vocabulaire se renouvelle de fond en comble. Révolution de velours d’un vaste champ lexical, où le CNPF, à l’échelle d’un pays, devient le MEDEF, moins patronal.
Rien n’y fait cependant : même paré des nouveaux atours d’une prétendue « liberté » supposée moins oppressive que le vieux «capital», même en friday wear, un fonds de pension reste un fonds de pension, et la mondialisation, dûment louée par ses bardes appointés, un capitalisme sauvage.
Un autre mot survient alors, « altermondialisme », qui suggère, dans l’après-« communisme », crime de lèse-majesté, d’autres solutions que celles de Washington.

53.
Je crois, très sincèrement, que des gens ont pris peur, quand ils ont découvert un jour, au courrier du matin, ces quelques mots inattendus : « Un autre monde est possible » – où les transactions financières pourraient, même, tomber sous le coup d’une taxation!
Je crois, très sincèrement, que pour ces gens les « fous d’Allah » font de très convenables méchants de substitution, assez méchants, de fait, pour occuper l’espace laissé vacant par la disparition du « communisme » soviétique.
Il n’est bien sûr nullement question, ici, d’une quelconque théorie du complot. Mais d’une certitude : l’irruption dans le paysage de ce début de millénaire d’une authentique ordure, Oussama Ben Laden, bien plus nocive que ne l’était, au fond, le frère ennemi communiste, sert magnifiquement les intérêts du libéralisme, en lui offrant sur un plateau cette alternative terrifiante : c’est eux, les tueurs fanatiques, ou nous. D’une certaine manière (affreuse), tout redevient « comme avant », donc. Tout redevient normal. Ou presque.
Car non seulement le fanatique focalise l’attention, mais il permet, au passage, de présenter comme des idiots utiles, dans le meilleurs des cas, les vieux adversaires du capitalisme, désormais altermondialistes, et de les faire passer, au plus grave, pour des suppôts du fondamentalisme combattant – exactement comme on les posait, jadis, en émules de Staline…
Massivement, nos penseurs se reconvertissent – sans trop d’effort, puisqu’il suffit d’appliquer au nouvel ennemi les recettes qui ont déjà servi contre le précédent.
Il est significatif que les nouveaux contempteurs du péril musulman (plutôt qu’islamiste) et, par le si commode biais de la «nouvelle judéophobie», de la gauche altermondialiste, soient tous, tous (des « nouveaux philosophes » à Jean-François Revel en passant par Annie Kriegel), d’anciens croisés de l’anticommunisme, dont l’image médiatique (et nourricière !) s’est forgée dans cette croisade.
Ils sont restés silencieux pendant quelques années, mais Ben Laden, il faut l’énoncer clairement, a, d’une certaine manière, libéré leur parole, en lançant des avions sur le World Trade Center – et leur parole conforte, ô combien, les tenants du « nouvel ordre mondial », qui se trouve être bushiste, de père en fils.
Nos intellectuels sont, en cela, quelque chose comme les idiots utiles du libéralisme.
(Ils) dessinent inlassablement, depuis cinq ans, le portrait-robot d’un nouvel adversaire, presque plus menaçant que ne l’était en son temps le « communiste » soviétique – et quand ils ont fini leurs crayonnages, on découvre, c’est amusant, un citoyen souvent basané, mais dont le cœur battrait plutôt à gauche.
Le plus vieil ennemi de l’extrême droite – en somme…"

Commentaires

prem's;c'est combien ton bouquin?

Écrit par : m | 26/12/2006

16 euros.

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 26/12/2006

J'en veux un! Mais à ce prix-là, tu vas exploser le marché, Privé va entrer en bourse et tu feras moins le malin quand à la question "Où est le Fontenelle ?" tous les libraires répondront: "tête de gondole!" ;-)

Écrit par : Fleuryval | 26/12/2006

Bon, il me faut ce livre tout de suite, sinon ça va m'énerver !!!!!! ;)

Écrit par : Bob | 26/12/2006

Ben oui, mais il ne sort que le 18 janvier.

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 26/12/2006

Ras le bol de tous ces pseudos intellectuels tous rangés derrière Sarkozy ou Royal !

Écrit par : Benji | 26/12/2006

Quand un dessin en dit plus long qu'un texte :

http://home.granderiver.net/~capnjim/mission/islam_evil.jpg

Écrit par : Pescade | 26/12/2006

1) Yankee un jour, yankee toujours mérite un standing ovation
2) Que de beaux extraits ! Mais je trouve que tu pousses le bouchon un peu loin, car les philosophes que tu malmènes avec ton ton altermondialiste et chaviste, nous écrivent des livres parfois et nous innondent d'articles quotidiens (-- je me demande souvent si un article écrit par un philosophe après une vie médiatique et mondaine trépidante le jour, peut être qualifié de ''philosophique'', disons s'il comporte quelques idées de fonds --) et on-mais-pas-moi PAYE pour les lire et nous éclairer. Ce qui n'est pas ton cas !!!
Tu balances des extraits sans nous demander rien, ni paiment sécurisé, rien de tout cela ??!!!
Les philosophes, connaissant mieux que quiconque, la valeur des idées. Les dites idées font marcher l'industrie et participent à l'essor économique, elles produisent de la valeur-ajoutée et créent des emplois (c'est un peu trop, là?). Bon, elles boostent le marché.
Il y a des secteurs et des personnes qui vivent de ces bonnes lumières, ne l'oublie pas Seb.

Écrit par : younes | 26/12/2006

@ Pescade
Je vire ton deuxième lien, désolé: il m'insupporte.
Et je suis tout à fait certain que toi-même, tu mesures ce qu'il a d'obscène.
Ben Laden???
Mais sans déconner...

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 26/12/2006

Ca va nous sembler long, jusqu'au 18 janvier. Tiendrons-nous jusque là ? Combien d'entre nous seront internés avant cette date fatidique. Et encore, avons-nous la garantie que le 18 on le trouvera jusqu'au fin fond de nos riantes campagnes, ou bien seulement au Drugstore des Champs Elysées... C'est insoutenable.

Écrit par : Luc | 26/12/2006

J'hiberne jusqu'au 18.
Mais je te promets rien car si un de tes billets me désensibilise, je sors de ma torpeur et dis le fonds.
Non mais! Le 18 et pourquoi pas en 2007 ?

Écrit par : GPMarcel | 26/12/2006

@ Sébastien. Ben Laden ? Où ça ? Pas vu. Y a un problème sur la lecture que l'on fait toi et moi de cette caricature.

Péril juif ou péril musulman me semblent ressortir des mêmes fièvres obsidionnales. Et la comparaison entre l'antisémitisme de la presse populaire française de la première moitié du siècle dernier, et l'islamophobie des "grands" médias actuels me semble plus que de raison : dans les termes employés comme dans les figures démoniaques évoquées. Et l'on a pas besoin de Ben Laden pour cela.

Ah, si, je crois comprendre en retournant voir ce dessin. Là où moi je ne vois que la caricature du musulman imaginaire (sémite, barbu et calotte), tu vois, toi, une caricature de BL, c'est cela ?

Si c'est effectivement cela, je trouve assez instructif la façon dont nous ne voyons pas la même chose dans ce pastiche de caricature antisémite. Damned, nous n'en aurons donc jamais fini avec les caricatures.

Écrit par : Pescade | 26/12/2006

"l’ennemi seul change, l’expertise demeure, le Bien reste le Bien, le Mal passe du rouge au vert" : "1984", toujours... E. Goldstein est grand et Orwell reste son prophète.
Sinon, il a l'air plutôt bien ce bouquin... un peu moins incisif que vos billets habituels, peut-être, mais bon, le média n'étant pas le même, la lecture aussi sera différente. Par contre, les habitués de ce blog qui vous cirent les bottes, ça me fatigue un peu. Pas vous ?

Écrit par : Actustragicus | 26/12/2006

Actustragicus, le cirage de bottes est normal vu qu'en majorité, ceux qui viennent ici sont plutôt d'avance d'accord avec les idées qui y sont exprimées. Ce qui engendre des commentaires satisfaits parfois un peu trop élogieux mais c'est un peu le principe d'un blog ("putain, c'est trop fort c'que tu dis j'suis trop d'accord avec toi !").

De la à parler de cirage de bottes... Pour ma part, je cirerais réellement les bottes de SF le jour où il me donnera en exclu les numéros du prochain loto ou qu'il m'arrangera un rencard avec Monica Bellucci, mais pour l'instant, c'est un cirage plutôt gratuit !!! ;)

Écrit par : Bob | 26/12/2006

Un Sire agé (donc Seb) faisait état de son bouquin quand venu d'une actualité aussi tragique que répétitive, un...Oh! Me***
Oh! ne suis-je pas allé trop loin. Etant de la Gironde profonde et ne le connaissant pas, n'ai je pas commis un crime de lèse majesté?
Ne l'ai-je pas vieilli ?
Moi, le roué vais-je être allongé sur le rouet et être battu à mort, ou filer la laine sur celui de ma mère?
Quelle complexité?
Ne m'en veuillez pas Jeune Sire, j'aimerais rester, un moment encore, dans ce blog, un de vos flagorneurs attitrés.
N'en déplaise, n'en déplaise. Où sont vos charentaises, vos mocassins, vos espadrilles, vos sandales, vos babouches célèbres aux U.S.A...?

Je retourne, malgré le froid dans mon jardin car moi, c'est sûr, je suis un pote agé.

Écrit par : GPMarcel | 26/12/2006

Gros soupir je ne peux pas mieux sans le savoir pascal est pour le désarmement. Tous les jours je me fous une baffe dans la gueule! Par contre pas pour bruckner j'ai un bouquin de vingt cinq ans d'age et ça l'a pas bonifié, et il y a du pen rouge partout! C'est cependant très sain et très utile les prouesses pascaliennes, cela aprrend à ne pas croire n'importe quoi!

Écrit par : martingrall | 26/12/2006

Clapclapclapclap

Écrit par : Olivier Bonnet | 26/12/2006

@ seb : clap clap clap clap clap clap !!! (comme Olivier)

Si par hasard, tu envoyais par erreur (mauvaise manipulation, alcoolisation trop pregnante, etc.) le fichier contenant le texte de ton bouquin sur mon adresse mail, je ne m'en plaindrais pas...

Écrit par : Bruno Lamothe | 26/12/2006

A voui, au fait :

"Saddam Hussein et les autres condamnés a mort seront executés sans examen de l'appel au fond. L'execution pourrait avoir lieu dans les prochains jours."

Écrit par : Bruno Lamothe | 26/12/2006

Bien sûr, tu envoies ton livre par mail à tout le monde et moi je ferme la boîte. Bonne ID !!!

Écrit par : g.b | 26/12/2006

@ Pescade
Me revoilà.
En effet, il me semble que le personnage de droite est clairement Ben Laden - ce qui, tu en conviendras, change du tout au tout la perception qu'on peut avoir de l'ensemble.
Plus généralement tu sais que certaines comparaisons me" gonflent, parce qu'elles effacent l'unicité de ce qui s'est passé dans les années 30/40.
Cela dit je sais que nous sommes d'accord.

@ Bruno
Allez zou je te l'envoie.

@ Djibi
Naaaaan, j'rigole.

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 26/12/2006

"Bien sûr, tu envoies ton livre par mail à tout le monde et moi je ferme la boîte. Bonne ID !!!"

Pfff ! Et voilà ! Faut toujours que le patronnat gâche l'ambiance !!!! ;P

Écrit par : Bob | 26/12/2006

Ouais.
Je me demande si je vais pas monter un piquet de grève chez Privé, d'ici quelques jours.
Histoire de marquer le coup.
:-)

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 26/12/2006

@ gb : p'tain, si on peut plus rigoler....

@ Seb : t'as vu, t'es fliqué par le grand Kapital !

Écrit par : Bruno Lamothe | 26/12/2006

J'ai retrouvé un article de CQFD à propos de Caroline Fourrest, dans la droite ligne de cette note : http://www.cequilfautdetruire.org/article.php3?id_article=1083

Écrit par : Bob | 26/12/2006

Vous avez raison de vous inquietez le bouquin circule déja en format pdf sur les resaux peer to peer.

blague à part (oui c'etait une blague, drole non?) ces quelques extraits mettent vraiment "l'eau à la bouche". bravo!

Écrit par : peer_en peer | 27/12/2006

Nouveau billet.

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 27/12/2006

Bravo Seb

Vivement le 18!

Écrit par : Le Moralisateur Masqué | 27/12/2006

petites histoires de salle de pause:

une employée française de souche fait kado d'un pot de confiture emballé à un collègue musulman, pour NOEL. Celui-ci la remercie et répond que du coup il a du, je cite: "fabriquer un Sapin vite fait". Rires...

Sa fille, au collègue musulman, lui demande pourquoi le papa Noel lui a apporté son cadeau avant? Il lui répond que celui-ci est venu a son travail et que l'explication fut jugée suffisante à la gamine...nous rions tous...

Une autre collègue enchaine en racontant qu'invitée chez un ami musulman elle s'étonne de voir un sapin. L'ami "arabe" se marre et déclare "SARKO peut venir chez moi maintenant, il verra que je suis intégré...." nous rions de bon coeur!

Voila, amis journalistes, comment l'intégration se fait aujourd'hui dans notre pays dans les classes populaires.
Alors BASTA COSI sur toutes les conneries qu'on nous sert à longueur de reportages.

Écrit par : Olivier de Melgueil | 27/12/2006

Salut,
Atomiser les nouveaux philosophes... Voyons est ce nécessaire ? Ils n'ont de réalité que cathodique et de substance que médiatique. En revanche, je ne vois pas où l'altermondialisme serait la nouvelle partie dérangeante du débat politique actuel ? De ce que j'en vois, les alter sont encore, pour la plupart, des nains politiques et intellectuels, qui se fourvoient dès qu'une cause apparaît à l'horizon. D'ailleurs les propositions venues de ce camp ne sont que trop peu souvent pertinentes, car trop longtemps trempées dans une sorte de bonne conscience mondiale qui, pour ma part, a de forts relents de christianisme. A quand un alter mondialisme de la méchanceté appliqué à lui-même ? Pas assez de mauvaise conscience, et trop de certitudes, voilà tout ce que j'y ai vu. Si je me trompe n'hésitez pas à me prouver le contraire.

Écrit par : ZaraA | 27/12/2006

@ Seb :

enfin on recoit ton cadeau de noel, merci bien. Bon courage pour le livre suivant. On a pris l'apero avec ces quelques extraits, maintenant j'ai envie de manger le sandwich en entier...

Écrit par : ango | 27/12/2006

Si par "islamofascisme" on veut dire "l'islam, c'est du fascisme", c'est de la propagande bushienne. Par contre, dire que certains barbus sont des fafs et ont une pratique fasciste de l'islam est tout à fait justifié. Pensez à la théocratie iranienne, ses conférences invitant Faurisson et son application de la peine de mort par pendaison pour "crime" d'homosexualité récemment. Les religions sont toutes liberticides, islam compris.

Écrit par : Olivier 83 | 27/12/2006

Les commentaires sont fermés.

 
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