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25/01/2007

J'Espère Au Moins Qu'Après Ca Eric Le Boucher Va Un Peu La Fermer?

medium_Argent_Billets.jpg

C'est "Le Figaro"* qui le révèle.

Oui, oui, "Le Figaro", qui n'est pas exactement la feuille de liaison ronéotypée du bolchevisme cruel.

C'est une information qui devrait, à la veille des "funérailles nationales" de l'abbé Pierre, cette sinistre farce gouvernementale, nous jeter par millions dans les rues - mais rassurez-vous, les médias veillent, et n'en parleront bien sûr pas; ce qui ces temps-ci les fait bicher, c'est plutôt l'inconcevable vague de froid qui nous frappe si brutalement, en plein mois de janvier: il faut avoir, de ses yeux, vu ces reportages à deux balles où de fiers Mosellans osent affirmer, face caméra, que finalement, eux, la neige en hiver, c'est quelque chose dont ils auraient pour ainsi dire l'habitude, pour bien mesurer l'extravagante nullité de nos téléviseux. (Mais je m'égare.)

Or donc, "Le Figaro" l'annonçait hier: "Les aides publiques que la France verse aux entreprises (...) ont représenté 65 milliards en 2005, soit 4% du PIB".

Soi.

Xante.

Cinq.

Milliards.

D'euros.

Ca représente, vous êtes assi(se)s?

"Un peu plus que le total du budget de l'Education Nationale". (Le mammouth, rappelez-vous!)

Ou encore: "Le même ordre de grandeur que le total des dépenses hospitalières". (Rappelez-moi: le "trou de la Sécu", on nous le fait à combien, déjà?)

Les collectivités locales mettent bien sûr la main à la poche (la nôtre, en l'occurence), pour financer les ravis patronaux du libéralisme décomplexé, mais c'est l'Etat "qui est le plus mis à contribution", observe "Le Figaro", puisqu'"il finance 90% des aides publiques aux entreprises".

Ainsi, "entre les dépenses budgétaires, les coups de pouce fiscaux et les allégements de charges, le budget a englouti 57 milliards en 2005".

Soit: "949 euros par habitant".

Il me semble que nous avons, dès lors, payé (cher) le droit de lancer (au moins) deux messages.

Le premier, aux tristes bouffons de la pêche aux suffrages, qui vont demain, toute pudeur bue, jouer les pleureuses à Notre-Dame de Paris, sur le cercueil de l'abbé Pierre.

Pour leur suggérer de trouver, assez vitement, quelque argent pour les SDF, quittes à le détourner de la manne dont ils gratifient dans l'ombre les sectateurs patronaux du Marché.

Le second, à tous les cadors miltonfriedmaniens, je pense notamment à la bande à Le Boucher, qui nous exposent jour après jour, dans la presse qui ment, combien la vie nous serait douce et le monde émollient, si nous nous décidions enfin à nous défaire de notre manie soviétique de soigner les pauvres - et de pourvoir à l'éducation de leur pouilleuse progéniture.

Pour les prévenir qu'il serait temps pour eux de fermer durablement leur(s) gueule(s), maintenant que nous savons, merci "Le Figaro", que leurs imprécations dissimulent un gigantesque hold-up entrepreneurial sur nos impôts.

La prochaine fois qu'un néo-libéral hystérique essaye de vous caser la mélopée du aaaah-les-salauds-de-fonctionnaires-privilégiés, essayez voir quelque chose comme: "Touche pas au grisbi, salope".



* Cité par rezo.net.

Commentaires

Prem's

Écrit par : Bruno Lamothe | 25/01/2007

Culte.

Écrit par : mc | 25/01/2007

PREUM'S !!!

AAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHHHHHH !

Troooop bon.
Trop, trop, trop bon

(' scusez-moi, me suis lache. Pas pu me retenir)

Écrit par : IznoPreum's | 25/01/2007

Je persiste : note amenée à devenir culte.

Je fais un pti lien tout de suite.

Gnark gnark

Écrit par : mc | 25/01/2007

65 milliards, pour s'acheter des patrons. c'est cher, finalement, un patron...

Écrit par : Bruno Lamothe | 25/01/2007

Ah ben non.
Pas preum's.

Bon.
La solution demission etant prise, que me reste-t-il ?

Hara kiri ?
La conversion au neo-liberalisme ?
L' adhesion a l' UMP ?

(Chienne de vie. Trop injuste.)

Écrit par : IznoPreum's | 25/01/2007

@ IznoPreum's : demain, je te laisse la place, OK ?

Écrit par : Bruno Lamothe | 25/01/2007

'peccable.

Mais, Fontenelle, vous oubliez toutes les forces vives, et vigiles, de la République que nous risquerions de perdre sans cette aide aux courageux entrepreneurs qui relèvent le pays. Ultimes résistant à l'intolérable pression fiscale.
Accepteriez-vous de voir se creuser à nouveau le divorce des Français avec leur entreprise ?





PS. Politis à la chloro. Demain dans les kiosques.

Écrit par : Pescade | 25/01/2007

enfin! je me demandais quand cette nouvelle allait être commentée... S'il y a des candidats de gauche dans ce pays (on peut rêver) c'est quand même là dessus qu'ils devraient faire campagne, non? mais même les socialistes préfèrent câliner ces pauvres PME (qui , en passant, ne touchent que 9% desdites aides! Ce qui signifie, pour compléter l'info, que 81% va aux grands groupes!

Écrit par : valdo lydeker | 25/01/2007

Bah...Bruno...c'est gentil.

Mais j' suis pas sur que ca vaille le coup.
La vie n'a plus de gout, plus de saveur.
J'ai cru l'espace de quelques secondes sublimes et cruellement illusoires atteindre le but d'une vie. Il n'en sera rien, finalement. Quel choc.
Me sens vide.

Vais m'en aller m'inscrire au fan-club de Le Boucher, tiens ; au point ou j'en suis...

(Je lirai la note du jour auparavant, comme les derniers vestiges d'un fol espoir evanoui)

Écrit par : IznoPreum's | 25/01/2007

Je veux pas vous faire de peine les gars, mais j'étais preum's
car j'avais déjà écrit, hier, sur ce blog ceci...[avant il y avait le lien vers l'article dont parle Seb.]
Mais je n'ai pas son talent pour en faire, ensuite, ce qu'il en fait.
Continue Seb à mordre. Faut que tu lises Zo d'Axa l'Endehors. Superbe.
bernard en avait parlé dans son blog-notes. Zo d'Axa = je vis en mordant (grec ancien) c'est beau. Non!


Ecrit par : GPMarcel | 24.01.2007

Suite article,

On dit, dans les milieux autorisés, que Mme Parizot veut rencontrer M. Dassault en duel.

Elle a envoyé ses 2 témoins MM. Minc et Sarkozy (le frère) au siège du Figaro.

Des rafales de baffes vont tomber. Ca je vous le prédis.

Écrit par : GPMarcel | 25/01/2007

C'est GrandPèreMarcel
qui
le premier
a signalé cet article.

Bonsang
il faut apprendre un peu à rendre à CésarMarcel ce qui revient à notre GrandPèreExtraordinaire
sans lequel
nous serions
tous ici
orphelins !

Écrit par : titi | 25/01/2007

Ah, nom de de nom de de nom de: en effet, rendons à GP ce qui lui appartient!
Et comment!

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 25/01/2007

Entre ici
GrandPèreMarcel.


"assez vitement"
A
MonsieurFontenelle
vous avez le sens de la formule.
Titi vous fait le chapeau bas.

Écrit par : titi | 25/01/2007

Un détail de rien :
quelle est la répartition exacte de ces mirobolantes aides aux entreprises -

je veux dire : quelle part part directement dans les portefeuilles des patrons délocalisateurs et fats ?
Dans celui des salariés ?
Comment cela se répartit-il (titi) ?

C'est ce que je me demande
tant cela me paraît gros comme le nez au milieu de la figure à GrandPèreMarcel.

Écrit par : titi | 25/01/2007

Oui Mais tu as oublié les 4% soit 45 milliards d'euros qu'il promet aux très riches qui représenteraient 4900 euros par an pour chacun des français qui travaillent! sarkozy est de droite, ouf. Oui, mais david Assouline sénateur d'extrême gauche soutient de son salaire royal lui est seulement de droite. On se sent mieux d'un coup.

Écrit par : martingrall | 25/01/2007

David Assouline est d'extrême gauche???
Depuis quand???

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 25/01/2007

@bruno Lamathe : "65 milliards, pour s'acheter des patrons. c'est cher, finalement, un patron..."

Mais non, mais non...

Le système c'est que le politicien donne en effet le pognon des salariés/contribuables au patron pour son entreprise, ses intérêts personnels, accroitre son pouvoir face aux salariés/contribuables, etc...
Mais ensuite, lorsque vient une élection, le patron retourne une partie de l'argent a son ami politicien (de manière détournée ces dernières années vu que la législation sur le sujet s'est quelque peu corsée suite à certains -très légers- dérapages en la matière).

Ainsi, le politicien peut utiliser tout ce bel argent pour bourrer le moue du salarié/contribuable (qu'il a déjà enculé souvenez vous...) et ce faire élire à nouveaux (oui je sais le salarié/contribuable est un peu con...).

Bien évidemment si le politique à des amis patrons "d'entreprises médiatiques" avec qui il peu procéder à de petits arrangements (entre amis pour ceux qui ne suivraient pas) cela lui facilite grandement la tâche pour disposer de temps de cerveaux disponible histoire de faire avaler sa mauvaise soupe avec des morceaux d'ultra-libéralisme économique et de peur/sécurité dedans.

Et en plus ces porcs se servent de l'abbé-pierre et son action, tous deux symbole de leur manque d'action et d'efficacité envers ceux qui ont le plus besoin d'aide...

Écrit par : jean-kevin 1er | 25/01/2007

Merci à vous mais point de Panthéon. J'suis encore jeune.

Après une journée riche en justification et de bataille digne d'Hernani,

Je dois dire que nos sources, à tous, sont plus ou moins identiques, mais

Je dois dire aussi qu'il faut avoir la plume pamphlétaire de Seb pour mettre en forme l'info et la rendre punchie (dites vous les d'jeuns) et sujette à débat.

C'est un art de plume. Certains sont journalistes, d'autres pas et moi encore moins.

Écrit par : GPMarcel | 25/01/2007

@ Sébastien

Tu en veux un autre de chiffre ?
Un bien croustillant que j'aimerais bien balancer dans les gencives de l'héritière des portes de placard de son papounet, la Parisot...

Le SBF 120, c'est-à-dire l'indice qui concerne les 120 plus grosses sociétés cotées à la bourse s'est goinfré de +61% entre le 1er janvier 2004 et le 31 décembre 2006.
3 ans.
Tout pour la pomme et les poches des actionnaires...
Et ça vient chougner que ça a plus un kopek, que l'ISF c'est pas beau, que l'État leur suce la moelle...
Des mandales, oui !

Écrit par : Grabuge | 25/01/2007

Ben quoi le LBO ?

C'est treees bien le LBO.
On "rachete" une entreprise grace aux dettes qu'on fait prendre a celle-ci.
Qui doit bien sur rembourser par la suite les dites dettes.

Leverage = effet de levier.
Ou, si l'on prefere, comment acheter avec l'argent des autres.
Z'allez quand meme pas me dire que c'est pas genial comme principe, non ?

(Meme si, reconnaissons-le, ca peut dependre du point de vue)

Écrit par : IznoPreum's | 25/01/2007

Sébastien

Je te conseille si tu veux encore te faire des amis au Figaro de leur écrire un bon papier (sous pseudo) sur la technique du "déficits publics (c'est-à-dire payés par le contribuable) mais bénéfices privés (récupérés par les actionnnaires et les dirigeants)" bien connue de nos pleureuses médéviennes.

Puis, tout en conchiant les déclinistes défaitistes, tu pourrais cocoricoter de la première place de leader de la France dans la construction de ces ronds-points que le monde entier nous envie et qui ne serviraient pas seulement à faire tourner les pétrolettes à fumées autour d'un axe pour amuser les p'tits enfants mais pourraient expliquer une certaine inflation dans les frais de campagnes de nos édiles régionaux.

Il y aurait du monde à cinq heures sur le pré, moi je te le dis.

Bonne nuit à toutes et tous.

Zgur

Écrit par : Zgur | 25/01/2007

Des chiffres bien émouvants.
Quand je pense à toutes les tentes Quechua qu'on pourrait acheter avec tout cet argent.
Pour que les SDF aient enfin un toit.
Un vrai.
Avec des ouvertures zippées.

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 25/01/2007

Alors pour ce qui est des ronds-points il me semble avoir déjà exposé ma théorie, sur ce blog, y a de ça quelques mois.
Non parce que les insinuations fielleuses, du genre, "un rond-point tous les 225 mètres, quel intérêt, à part le pot-de-vin", je trouve ça un peu facile.
Et donc, après avoir compté pas moins de 29.687 ronds-points entre, par exemple, Nîmes et Montpellier (≈50 kilomètres) je pense qu'il s'agit, beaucoup plus simplement, de zones d'atterrissage pour les millions de soucoupes volantes qui n'attendent qu'un signal de l'infâme Sarkozor pour nous envahir.
Car "ils" sont là...
Tout près...
En orbite...

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 25/01/2007

Bonne nuit quand même.
Je sais que c'est flippant.

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 25/01/2007

Ouaille.
Va pas etre facile de trouver le sommeil.
Meme en prenant un racourci.

Mais bon, maintenant au moins, on a les preuves :
Le silence est d'or,
Qui dort dine,
Et "ils" sont en orbite.

Tout se tient. C'est evident, tout se tient.
Meme les rond-points.

Écrit par : IznoPreum's | 25/01/2007

Dormir ? Rêver peut-être...

Écrit par : mc | 25/01/2007

@sebastien

Désolé de te l'apprendre mais l'atterissage des soucoupes sur les ronds point a déjà commencé... la preuve:


http://www.la-haye-fouassiere.fr/visiter/index.html
http://20six.fr/krapaobandsek/art/1114350

Écrit par : aurélien | 25/01/2007

Ha bon ?!!!
Pas toutes les entreprises.
Je l'assure, le certifie, le jure: la mienne, elle n'a rien eu. Du tout.
Merci à IznoPreum's pour "C'est treees bien le LBO.
On "rachete" une entreprise grace aux dettes qu'on fait prendre a celle-ci.
Qui doit bien sur rembourser par la suite les dites dettes."
M'en vais examiner ma situation à la lumière de cette nouvelle chandelle ;-)

Écrit par : Fleuryval | 25/01/2007

Cela doit être dit, répété, martelé, bombardé ! Rendez-nous nos sous, voleurs !

En tant que Mosellan (mais pas fier pour 2 sous) j'ai lu le même article du Figaro hier. J'ai même concomitamment lu le programme de Sarkozy, c'est vous dire la bonne journée que j'ai passée.

Et j'y ai découvert, sans être surpris plus que ça, que pour notre nain exécré 65 milliards ce n'est pas assez, puisqu'il veut encore en rajouter.

J'écris beaucoup moins bien que toi, mais j'ai tout de même tenté de coucher mes réflexions et indignations sur mon blog.

Écrit par : SuperNo | 25/01/2007

Seb,
tu peux ajouter à cela les 20 milliards (en 2004) que représentent les exonérations de charges envers les entreprises pourtant fustigées par la cour des comptes, herself, en aout 2006, qui doutait de l'efficacité de telles mesures (46 sortes d'exonération au total).
Quand je dis que la charité a remplacé la solidarité, même le patronat compte sur la charité de l'Etat!
Les pauvres patrons......

Écrit par : enzo d'aviolo | 25/01/2007

Le microcrédit, qui permet d'aider les pauvres des pays en voie de dévellopement à s'en sortir, mis en place par ségoléne dans notre belle France.
Les banquiers ne vont pas être contents.
Le racket des banquiers devient obscène dans notre pays et il est grand temps de réagir.
Bravo Mme Royal....sur RMC maintenant!

Écrit par : Olivier de Melgueil | 25/01/2007

Dans le figaro ? mazette, le vent tourne ou quoi ?

Il y a aussi je sais plus quel hebdo spécialisé dans le brisage de tabou qui vient de publier un article qui pour une fois ne concerne pas les rmistes qui travaillent au noir mais les médecins qui se goinfrent en dépassements (jusqu'à 6000€ l'intervention).

Écrit par : Gyhelle | 25/01/2007

Monsieur Fontenelle,

Votre article du jour est un symptôme supplémentaire, si certains naïfs avaient encore besoin qu’on leur en fournisse des preuves, du Sida mental ™ d’obédience moscoutaire dont vous êtes la victime (consentante).
Je passe sur le mépris que vous manifestez envers nos compatriotes privés actuellement d’électricité par la faute conjointe d’une dépression originaire d’une partie de l’Europe récemment encore collectiviste et d’un service (encore un peu) public, dont les salariés honteusement surpayés passent à l’évidence plus de temps à boire leur paye au café qu’à travailler sur les pylones enneigés.
Ce qui prouve bien que les salaires que vous appelez « décents » ne font qu’encourager l’alcoolisme et bien d’autres vices encore chez ceux à qui on les consent.
Concernant les aides publiques aux entreprises, on sent bien à vous lire que vous préfèreriez qu’elles fussent plutôt offertes à des gens dont le seul rêve est de planter leur tente au bord du canal St-Martin, et qui jamais n’iront créer et implanter en Chine la moindre entreprise créatrice d’emploi, ni embaucher du personnel de maison pour leur villa de Marrakech.
On sait bien à quoi aboutissent en général des chimères pareilles : une société sans actionnaire, ni Medef, ni Eric Le Boucher ; si c’est dans un tel univers que vous souhaitez que vos enfants vivent un jour, pour, j’en suis sûr, militer à leur tour pour de vieilles lunes comme la solidarité ou la fraternité, bravo !
La nocivité de votre prose fait qu’à votre suite, d’autres s’engouffrent dans la brèche, tel l’énergumène qui se fait appeler Zgur, lequel va bientôt dénoncer, si nous n’y prenons garde, la socialisation des pertes et la privatisation des profits.
Soit l’essence même du capitalisme.
Lequel, Eric Le Boucher s’échine à vous l’apprendre semaine après semaine, crée des riches chaque année par centaines de millions.
Que le chômage mondial ait été en 2006 à son plus haut niveau historique (195,2 millions – chiffre publié hier par le BIT) n’est dans ce contexte qu’une péripétie.
Vous comprendrez que je ne vous salue pas.

Écrit par : Jean-Marc S. (pcc Clarence) | 25/01/2007

on vous a expliqué que ces aides financaient les aides à l'emploi et les 35 heures, pour faire baisser le cout de l'emploi, vous comprenez vraiment rien
que c'est pour notre bien, que c'est grace à ça qu'on peut bosser
faut tout vous expliquer...pffffff
enfin et surtout : depuis quand une entreprise serait-elle un outil social ?
une entreprise c'est pour faire de la tune
si vous entrez dans une banque en disant que vous voulez monter une entreprise pour créer de l'emploi et distribuer de la richesse aux employés, on va vous montrer la porte en ricanant
si vous dites que c'est pour faire de l'argent, un max, on débloque les crédits
il semblerait que les aides gouvernentales soient faites dans cet esprit
attribuer des budgets semblables à l'Education ? pour fabriquer des citoyens instruits capables de réfléchir et d'etre critiques ? ça va pas non ?
l'ingorance reste le meilleur garant de la docilité

la question restant celle-ci : comment seront financés les plans d'aide à l'emploi que la gauche prétend mettre en place ?

Écrit par : lesyeux | 25/01/2007

Pour ceux qui cherchent la référence à l'article, voici le lien :

http://www.lefigaro.fr/eco/20070124.FIG000000042_les_entreprises_ont_touche_milliards_d_aides_en_.html

Écrit par : veig | 25/01/2007

Les grands esprits... ;-)

Écrit par : Olivier Bonnet | 25/01/2007

Bonjour,
Dans ces 65 mds (énorme quand on y pense), il y a aussi des aides aux petites entreprises en difficulté, voire aux entreprises unipersonnelles qui se montent, et qui se monteraient pas sans ces aides.
Il y a malheureusement aussi des aides qui sont versées à celles qui dégueulent de bénéfices.
Total bénéficie d'allègements de charges en France, et paie la majorité de ses impots hors de France.
Idem AirFrance.
Idem .. euh plein d'autres.

Bref, comme souvent tout n'est pas tout blanc, tout n'est pas tout noir.

Et il y aurait un sacré p... de tri à faire.

Écrit par : xolotl | 25/01/2007

Et toujours à propos de Leverage Buy-Out... en poussant cette excellente idée un peu plus loin...

Pourquoi est-ce que l'Etat ne s'octroierait pas, au nom des mêmes principes, le droit de nationaliser les entreprises qui dépendent entièrement de ses commandes (ou bien, mettons, à plus de 70%) et qui de surcroit bénéficient largement de ses aides ?

Moi, ça me plairait bien de voir la tête du fils-à-papa Serge Dassault le jour où l'Etat mettrait en application le principe du LBO en tant qu'actionnaire, client majoritaire et bailleur de fonds ;-). Pareil pour l'autre fils-à-papa Arnaud Lagardère, encore que celui-là a la pudeur de ne pas trop la ramener en donnant des leçons d'administration de l'Etat sur France Inter. La dernière fois, Dassault a quelque peu oublié de mentionner une source d'économies possibles dans le budget de l'Etat : acheter des avions un peu moins chers que le Rafale, ça se trouve facilement sur le marché. Bref, que l'Etat applique réellement les lois du marché à ces petits messieurs, et je suis certain qu'ils viendront applaudir des deux mains ces sages décisions au micro de Nicolas Demorand.

Bises à tous, merci au taulier de me mettre de bonne humeur en ce début de journée ;-)

Veig

Écrit par : veig | 25/01/2007

Ce matin en ouvrant ce blog, siège de la tendance la plus rétrograde et anti-moderniste de notre société, je ne m'attendais pas à y trouver un papier narrant à l'infini les bienfaits incommensurables du capitalisme, parce que seul systéme ayant permi aux plus grands nombres de découvrir les joies du consumérisme effréné et des inégalités assumées, mais de là à lire cette diatribe, ce pamphlet envers les forces vives de la nation sous prétexte d'une obole de 65 milliards d'euros, là j'en reste coi! quoi?
Et en plus c'est le Figaro qui s'est fait le porte parole de cette cabale. M'en vais de ce pas résilier mon abonnement et acheter un bon vrai journal d'info propres et tout, et tout, comme le Monde. En plus je pourrai y lire à souhait les propos nobles, objectifs et mesurés de ce bon Eric Le Boucher. Na!

Écrit par : Henri | 25/01/2007

Que le chômage mondial ait été en 2006 à son plus haut niveau historique (195,2 millions – chiffre publié hier par le BIT) n’est dans ce contexte qu’une péripétie.
Vous comprendrez que je ne vous salue pas.

Ecrit par : Jean-Marc S. (pcc Clarence) | 25.01.2007

J-M sylvestre lit ce blog? Je suis scotché!

Écrit par : EC | 25/01/2007

@ SEb, david assouline a commencé à l'extrême gauche, ben oui! En politicienne, tout s'achète. la politique Française fonctionne comme ça. Tu commence à l'extrême puis tu te fais OPAcsé au fur et à mesure, jusqu'au plus gros chèque possible. Le seul cours de math de l'ENA est le diagramme de Peter. Et ils l'apprennent tellemnt qu'ils s'en souviennent, TOUS. Surtout, jusqu'au niveau d'incompétence.
Mais bonne idée pour le fil de notre blog CCM, d'ou viens-tu l'Elu. Le samedi c'est pas con.

Écrit par : martingrall | 25/01/2007

Et puis pour vous prouvez que vous êtes tous de vilains jaloux, voilà un article qui devrait vous faire embrasser derechef la voie du capitalisme éclairé, "seul système à pouvoir réduire les inégalités de par ce vaste monde que c'est pas avec des idées rétrogrades que l'on va s'en sortir ma pauvre madame Michu"!

http://www.actuchomage.org/modules.php?op=modload&file=article&sid=2456

Écrit par : Henri | 25/01/2007

@veig, la chose plus simple est de devenir actionnaire des entreprises à concurrence des financements d'état. Et donc de réinscrire les dividendes induites dans les entreprises, ou les retraites. Bien sur rêvons ces cations pourraient en partie seulement, être apportées au comité d'entreprise de ladite, pour un frais contrôle de productivité, de la direction. mais gros soupir...
C'est la lutte finale.........
Tiens c'est techniquement pas con ce que je dis.

Écrit par : martingrall | 25/01/2007

Pour aller plus loin, je recommande à toutes et tous cette saine lecture:

"Argent public, fortunes privées - Histoire secrète du favoritisme d'Etat" d'Olivier

Toscer (Folio documents) 2003.

Enquête au scalpel qui vaut son pesant de cacahouètes !

Écrit par : Dazibao | 25/01/2007

Je m'associe a IZNO preum's :


" AAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHHHHHH !

Troooop bon.
Trop, trop, trop bon

(' scusez-moi, me suis lache. Pas pu me retenir)""

Tu commence bien l'annèe Fontenelle. J'ais l'impression que le cru 2007 sera des meilleurs.
Merci encore de ce rendez-vous quotidien avec du GRAND JOURNALISME.


ALAIN LE LATIN

Écrit par : ALAIN LE LATIN | 25/01/2007

Ami Fontenelle,
Au risque de jouer les vilains petits canards, je voudrais faire deux observations :
Sans ces aides, nombre d'entreprises fermeraient. Ce qui aurait pour conséquence une augmentation sensible du chômage.
Ces aides, qui prennent souvent la forme d'allègements fiscaux, ne sont pas condamnables en soi. C'est un des principaux leviers d'une politique économique nationale. Grâce à elles, l'Etat peut avoir une action sur le marché. Autrement dit, le réguler.
Pas d'aides, c'est le libéralisme absolu et bonjour les dégats.
Ce qui est à remettre en cause, c'est le mode d'attribution de ces aides Quels secteurs doivent en bénéficier, quelles contreparties l'Etat doit-il exiger -notamment en matière d'emploi, quelles garanties doit-il prendre, etc.
En gros, c'est ce qui sépare une politique de gauche d'une politique de droite.

Écrit par : Serge Faubert | 25/01/2007

A la jonction du journalisme et de la politique, un bel exemple d'enfumage économique, allez donc lire ça :
"Pourquoi, mais pourquoi donc n'avons-nous pas de meilleurs journalistes ni de meilleurs politiques?"
http://obouba.over-blog.com//article-5336542.html

La conclusion de l'exemple est :
"qu'un auditeur de France Info pose une question en s'appuyant sur un constat faux, ca ne gène personne : aucun journaliste présent sur le plateau n'a rectifié. Quant aux politiques, ils ont su échaffauder rapidement de belles (?) théories pour expliquer ... une contre-vérité..."

Comme disait l'autre, quand on voit ce qu'on, voit, qu'on entende ce qu'on entend, on a bien raison de penser ce qu'on pense.

Mwarfff.

Zgur

Écrit par : Zgur | 25/01/2007

Ces aides sont elles mauvaises dans l'absolu... et je partage assez le propos de l'ami Serge. En même temps ce n'est pas nouveau et nul dout que le Sylvestre de service va nous donner la justification à cause de ces salops d'ouvriers qui veulent manger et dormir... ces feignasses 'obésées' par le libéralisme.
Non ce qui me fascine toujours... c'est que ces grands zélateurs du GKI ne s'attardent jamais sur le fait que l'éco américaine est une des plus aidées du monde de manière directe ou indirecte... et quand un mécréant montre ce contresens du dieu libéral... de facto ce n'est pas pareil... et que gueux tu n'as pas compris :-))

Écrit par : Marc | 25/01/2007

@ Serge Faubert

Certes les aides aident - ce qui devrait faire plaisir à Monsieur de Lapalisse.
Mais j'ai lu récemment, dans un bouquin (un truc avec plein de pages au milieu) si ça se trouve, que la moitié des emplois en France sont aidés, c'est-à-dire subventionnés.
Ce qui devient problématique lorsque ces subventions servent aussi à l'arrivée à goberger les actionnaires.
Ce qui est aussi ennuyeux - voire limite débile - lorsque ces subventions servent à compenser les différences de salaires avec les pays à bas coût de main d'oeuvre.

N'oublions donc pas dans la photo le libre-échangisme - celui qui se pratique sur les marchés internationaux, pas celui des clubs spécialisés - qui est une plaie absolue lorsqu'il devient une idéologie.
Mais bon. Faut pas toucher au libre-échange. Parce que si on parle de protectionnisme, on est un méchant tout plein qui veut la guerre avec le reste de la planète (y compris les soucoupes volantes en orbite).
C'est fou comme ça ressemble à un tabou cette idéologie du libre-échange.
Sauf que c'est pas un tabou.
La preuve ?
Aucune de nos grandes éminences ne désire le briser.

Écrit par : IznoPreum's | 25/01/2007

@ Sergueï Faubertovitch

"Pas d'aides, c'est le libéralisme absolu et bonjour les dégats."

Voilà ce que j'appelle une alternative euphorisante: soit on file notre pognon aux entreprises, dont le réalisme oblige tout de même à rappeler qu'elles sont le plus souvent dirigées par des gens qui aiment à se tripoter la nouille en criant: "Hayek!", soit nous avons le règne "absolu" de ces gens qui aiment à se tripoter la nouille en criant: "Hayek!"

Chouette.

Plus sérieusement, le sens (caché) de mon billet du jour serait d'abord celui-ci: est-ce que si "nous" arrivons à débloquer 65 milliards d'euros par an pour le patronat (petit, moyen, gigantesque), nous ne devrions pas, moyennant quelques efforts, arriver assez rapidement à dégager, mettons, une infime partie de cette somme pour que réellement plus personne ne crève à l'hiver dans des portes cochères?

(Etant bien entendu par ailleurs que ton "nombre d'entreprises fermeraient", si mes souvenirs sont bons, est l'argument qui est généralement avancé par les gens qui nous prennent 949 euros par an et par habitant, lorsqu'après s'être gavés d'aides publiques (non sans psalmodier le nom d'Hayek), ils annoncent d'une voix contrite que la conjoncture étant ce qu'elle est, ils vont être au (profond) regret de procéder à une délocalisation vers des contrées certes lointaines, mais où le salarié, pour être souvent pauvre, n'en reste pas moins discipliné.)

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 25/01/2007

mais oui Seb Oui t'as raison, mais la classe politique de gauche comme de droite a besion de (ses) pauvres. La classe politique a besoin de la peur. Bien sur tout est possible peu de pays libéraux disposent de leurs clochards. Nous les fabriquons pour éliminer méthodiquement la classe moyenne. leur survivance passe par la mise ne fonction de deux classes. Sans passerelle.

Écrit par : martingrall | 25/01/2007

Mais vous ne comprenez donc rien!

Sans ces 65 milliards, nos braves entrepreneurs ne feraient pas fleurir les emplois dans notre beau pays par centaines de millie...par mill...par centaines, selon le principe bien connu que tous ces braves gens investissent toujours dans l'outil/la force de travail, pas dans l'engraissement de comptes off-shore...

Écrit par : David.A | 25/01/2007

Nouveau billet.
Pouvez actualiser.

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 25/01/2007

Avant il y avait l'église, bras armé des royautés, qui disait : "si tu n'écoutes pas bien petit, si tu te rebelles...tu iras en enfer". La peur.

Maintenant il y a les politiques de droite et de droite (distingo de Martingrall) bras armé du libéralisme triomphant qui disent : "si tu n'écoutes pas petit , si tu te rebelles...si tu ne votes pas bien SR-NS...tu iras sous la tente dormir avec l'Abbé Pierre. "La Peur

Donc dans les 2 cas, individualisme. Choix conscient de l'individualisme pour ne pas sombrer. Chacun pour soi. La grande victoire du Libéralisme c'est d'avoir fait de chacun d'entre nous des alliés objectifs de cette idéologie.

(le communisme, la social démocratie ne sont que des avatars de l'histoire, des parenthèses....)

Il n'y a qu'une seule chose à faire. RESISTANCE (Edito de Ramonet dans le Diplo, il y a 1 an 1/2 ) se GROUPER pour imposer des solutions et GUEULER encore et encore, comme ici et ailleurs.

Pas d'autres choix.

Relire si besoin était "Deux heures de lucidité " de Noam Chomsky.

Écrit par : GPMarcel | 25/01/2007

Je ne savais pas où mettre cette info.

Rubrique économique.

Nicolas Sarkozy veut s’inspirer du CNE pour un contrat unique 24.01.07
PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy a déclaré mercredi, lors d’une rencontre avec des patrons de PME, qu’il entendait s’inspirer du "contrat nouvelle embauche" (CNE) pour créer un contrat de travail unique s’il était élu le 6 mai à la présidence de la République.
"Le CNE est un progrès, il ne faut pas y toucher", a déclaré le ministre de l’Intérieur et candidat de l’UMP lors de cette rencontre organisée par la CG-PME dans un théâtre parisien.
Le CNE, pour le moment réservé aux entreprises de moins de 20 salariés, prévoit une période d’essai de deux ans et rencontre un certain succès auprès des PME. "Je garderai l’intérim et les contrats de projet (...) mais le contrat de travail unique inspiré du CNE est une occasion de simplifier beaucoup le droit du travail français", a ajouté Nicolas Sarkozy. "

Il annonce un Cpe à vie pour toutes et tous !

http://www.legrandsoir.info/article.php3?id_article=4663

Il répond à l'avance à un des point du Livre Blanc que le MEDEF a présenté le 25.01.07 - Le Monde - Article: "Le Medef veut "augmenter la richesse de tous les Français" ".

Écrit par : GPMarcel | 25/01/2007

hallucinant !

quelle est la part des aides en dur et des "manques à gagner" en raison des exonérations de charges ?

Écrit par : peter covel | 25/01/2007

Ah... ces "contraintes" qui pèsent sur les entreprises... Parlons-en. Au nom de l’apaisement de ces « contraintes », au cours des 15 dernières années, les exonérations de cotisations sociales ont été multipliées par 25. Elles sont passées de moins d’un milliard d’euros en 1993 à plus de 25 milliards...

le Medef veut en fait augmenter la part des profits dans les richesses créées. Celle-ci a augmenté de 8 points au cours des années 1980 et cette injustice n’a jamais été supprimée. En 2005, pour chaque euro investi pour renouveler ou développer l’appareil productif, les entreprises ont versé 96 centimes d’euros aux propriétaires dont 75 centimes aux seuls actionnaires. En 1991, les dividendes versés aux actionnaires étaient de 48 milliards d’euros, l’investissement productif de 107 milliards. En 2005, les entreprises ont distribué pour 153 milliards d’euros de dividendes ; l’investissement était de 163 milliards d’euros. On est donc passé en l’espace de quinze ans d’un rapport de 2,2 à 1 à une situation de quasi parité entre l’investissement et les dividendes versés aux actionnaires.

Marie-France (pour la CGT...)

Écrit par : Marie-France G-TOURRE | 25/01/2007

Bof, bof.

La vraie question n'est pas tant le montant de ces aides que de savoir à quoi elles servent.

Il faudrait savoir quelle part de cette somme consiste en de l'investissement (routes, télécoms, réseaux d'assainissement divers, prise en charge de déchets, que sais-je ?) collectif, combien consiste à permettre le maintien d'une activité (face à un risque de fermeture voire un chantage à la délocalisation...), combien sont des aides à la création (qui ne se ferait donc pas sans), combien servent à la formation, combien servent à la subvention de secteurs mal en point (banane de Martinique ?) et combien sont simplement des cadeaux à des amis.

A noter que ce sont les grandes boîtes qui sont le plus aidées, ce qui semble à la fois naturel et curieux : les grandes boîtes ont besoin de plus d'argent, mais les petites sont beaucoup plus sensibles à la conjoncture et plus surtout immensément plus nombreuses !

Pour conclure, il me semble qu'il s'agit donc surtout de bien diriger ces aides plutôt que de les consacrer à autre chose qu'aux entreprises et à l'économie.

Car sans ces aides, même si le cliché est éculé, il y aurait moins d'entreprises viables, et donc une économie moins florissante, sauf à ce que la main invisible du marché y mette bon ordre...

Écrit par : YR | 25/01/2007

a g.p marcel et les autres.

c est bien sympa tout ce que vous revendiquez, mais moi, "pauvre" jeune sans diplome c est grace a ces aides que j arrive a me sentir libre...

@ seb:

(dsl pour la frappe, j ai pas un clavier type AZERTY sous la main...mais je m en fais pas, il l a promis dimanche matin, bientot tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes.)

Écrit par : jb | 26/01/2007

Argh, je voulais justement souligner le détail de ces milliards d'euros, les grnds groupes, mais c'est fait. Zut…
:-)

Écrit par : filaplomb | 26/01/2007

Les commentaires sont fermés.

 
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