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16/02/2007

L'Aube Rouge

medium_fidel-castro-sm.jpg

Ce matin, dans les irrésistibles pages "Rebonds" de "Libération", un écrivain, Pierre Rigoulot (dont chaque propos fait, de fait, rigouler aux éclats), nous somme de multiplier par cent nos achats de centième nécessité, car, explique-t-il:

1) "Consommer, c'est respirer".

2) Moins consommer serait livrer notre cher et vieux pays aux légions barbues, non (pour une fois) du fondamentalisme benladiste, mais du sanguinaire tyran qui nourrit de longue date, c'est parfaitement connu, le scandaleux projet d'annexer l'Ille-et-Vilaine: je veux parler, bien sûr, de Fidel Castro.

On dira ce qu'on voudra: c'est quand même rassurant, d'observer que de courageuses vigies refusent obstinément de baisser leur garde, face au péril rouge - qui n'a jamais été si menaçant.

Rigoulot, rappelez-vous, est cet homme qui, depuis quatre ans, rit d'avoir assez vécu pour témoigner de l'événement le plus réjouissant de l'histoire humaine: le rétablissement, par les seules voies du droit et de la morale, de la démocratie en Irak.

Les millions de litres de salive sucrée dont Rigoulot, d'une langue idolâtre, a lesté les fonds de pantalon de George W. Bush forment un sédiment qui, dans mille siècles, permettra aux géologues d'établir que la pensée française, dans les années 2000, éclairait l'humanité d'une Lumière salvatrice.

Cette fois-ci, Rigoulot fonde son délire sur le postulat qui assure déjà les fins de mois du navrant Nicolas Baverez: "Une rare sinistrose frappe une partie de l'opinion française. On consomme trop, paraît-il: il faut éteindre les lumières, ne pas faire couler trop d'eau et se préparer à des temps difficiles".

Rigoulot raille, de cette plume de plomb qui signale souvent les mammouths intellectuels: "Heureusement, un autre monde est possible, qui bannit le profit, la propriété privée et la surconsommation".

Et de préciser: "Le socialisme cubain en est un bon exemple".

Or: "En fait, le castrisme et les systèmes totalitaires du même type n'ont jamais proposé que des solutions catastrophiques pour le développement de leur économie et la liberté de leurs habitants. Ni ces vieilles dictatures plus ou moins rouges (ni les fous de Dieu ni les Khmers verts non plus d'ailleurs) ne veulent comprendre ceci: il n'y a d'épanouissement de l'homme qu'en développant ses capacités de produire, de choisir et de consommer - voyages et oeuvres d'art, nourriture et loisirs".

Rigoulot pose donc, avec la mâle assurance qui soude l'amicale des sectateurs déments de (feu) Jean-François "L'Aube Rouge" Revel, que le réchauffement climatique et l'épuisement des ressources, loin d'être avérés (applaudissements nourris de Claude Allègre), sont (encore) l'une de ces monstrueuses conspirations planétaires auxquelles Brejnev et sa clique tchékiste ne nous ont, hélas, que trop habitué(e)s - mais que déjouent fort heureusement Rigoulot et ses pair(e)s.

L'altermondialisme, révèle Rigoulot, est un système totalitaire de type exotico-géorgien: la moustache de José Bové peine à dissimuler son atroce dessein polpotien.

Je connais personnellement des gueux démunis qui ne consomment ni voyages, ni loisirs autres que ceux que leur dispense le bon Patrick Le Lay, qui fait métier, comme Rigoulot, de vendre du consumérisme: j'aurais dû me douter que ces bâtards de pauvres étaient la nouvelle cinquième colonne de l'hydre soviétique.

Commentaires

Preum's !!!

Écrit par : Bruno Lamothe | 16/02/2007

Tiens, on dirait un des vieux ressorts du Finkielkrautisme, tu ne trouves pas ?

Écrit par : Bruno Lamothe | 16/02/2007

C'est sûr qu'entre l'obésité néo-libérale et la maigreur castro-khméro-verdâtre dont nous menace Rigoulot sans rigouler, il n'y a aucune espèce de possibilité intermédiaire. Aucune, hein ;-)

Le trop d'éclairage, tiens. Justifié, paraît-il, par le besoin de sssssécurité. Inutile de suggérer aux trodéclaireurs que c'est justement avec un bon éclairage public que la racaille va mieux voir le trodéclaireur égaré loin de son tf1 natal pour lui choper son insup-portable, son sonotone à zizique ou les clés de son cacatre TDI. Oh putain, ces horribles lampadaires défigurant nos villages si joliment ordinaires, faisant qu'un môme d'aujourd'hui ne sait pas qu'il existe un truc formidable qui s'appelle un ciel étoilé avec un énorme cerise sur le gâteau, j'ai nommé Miss Voie Lactée "ô soeur lumineuse des blancs ruisseaux de Chanaan".

Une nuit de colo, j'ai fait se lever ma bande d'énervés de moins de dix ans qui n'arrivaient pas à s'endormir. Hop, tout le monde se rhabille, pas de loupiotes surtout, et on part dans le noir. En quelques secondes le silence s'est fait. Mais vite des petites voix l'ont remplacé, et ces petites voix m'ont emmerdé avec des questions sur la vie la mort, sur notre place dans l'univers.

Place qu'on ferait bien de garder en bon état, ce qu'on ne saura jamais faire si cet univers, on n'a ni les moyens ni l'envie de savoir qu'on n'y est, comme le chantait Mouloudji, "qu'un maillon de la chaîne".

(Oh merde, vlà qu'je pique le taf de HP ;-)

Écrit par : Jean-Joseph | 16/02/2007

à SF:

bâtard toi même

Écrit par : Peubi | 16/02/2007

Gentil Peubi...

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 16/02/2007

Ouah Peubi !

Céssuiquidiqui, hé !

Écrit par : Bip bip | 16/02/2007

Petit compte-rendu d’une lecture rapide.
(Et petit paradoxe, aussi, le compte-rendu étant plus long que la lecture).

Première étape : voir les titres des articles proposés dans les pages Rebonds.
Tiens, il y en a un qui présente un titre alléchant, "Consommer c’est respirer".
Voilà qui éveille la curiosité, parce qu’un titre pareil ne peut qu'être ironique, non ? Avec un peu de chance, ça peut charger sabre au clair le consumérisme béat tout en faisant bien rire. Non mais c’est vrai, quoi : "Consommer c’est respirer", voilà un joli titre qui annonce l’attaque caustique et la franche rigolade.
Mais…
Mais mais mais…
Le deuxième coup d’œil balaie le sous-titre : "Non au repli, à l'autarcie façon Castro, Khmers verts, etc."
Oh putain !
Se pourrait-il que… ?
Nooon. Pas possible. Doit encore être du second degré, de la satire, pour poursuivre dans la veine du titre.
Clic, clic, allons voir le texte.
Survol rapide, et l’œil attrapé par le début du troisième paragraphe : "Heureusement, un autre monde est possible, qui bannit le profit, la propriété privée et la surconsommation. Le socialisme cubain en est un bon exemple".
Putain, quel rapport avec la choucroute ?
Non mais j’veux dire quel putain de rapport avec la choucroute que la marmotte met dans le papier d’alu, hein ?
Donc saut direct au dernier paragraphe : "En fait, le castrisme et les systèmes totalitaires…blablabla… il n'y a d'épanouissement de l'homme qu'en développant ses capacités de produire, de choisir et de consommer ­ voyages et oeuvres d'art, nourriture et loisirs…blablabla…solutions scientifiques et techniques aux problèmes qui se posent au monde développé. Ces problèmes ne se posent pas à Cuba."
Point final.

Bon.
On sait donc que l'on est confronté à un objet délirant.
Un de plus.
Un de plus qui ne devrait jamais avoir sa place dans un quotidien national.
J’veux dire : qui ne devrait jamais avoir sa place, sauf à démontrer que nous vivons dans un monde fou ; de plus en plus fou ; heureux de se voir si fou en son miroir ; fier de sa folie triomphante.

Écrit par : IznoPreum's | 16/02/2007

Faudrait inventer un nom à cette maladie journalistique et politiques:

"Tirez des conséquences négatives d'évenements qu'on a encouragé ou dont on est directement responsable..."

çà recentrerai le débat...

Écrit par : Chevillette | 16/02/2007

Peubi peut peu. Peuh !

Écrit par : D | 16/02/2007

@Seb : j'ai bien rigolé ;-)
2 questions :
- pourquoi l'Ille-et-Vilaine ? L'ouest de la Bretagne serait déjà aux mains des castristes et on ne m'aurait rien dit ? ;-) (autre hypothèse : la totalité des côtes bretonnes et des estuaires peut effectivement être considérée comme une immense baie des Cochons, eu égard aux élevages intensifs -- soutenus entre autres par El Chi et sa PAC)
- "exotico-georgien", "moustache" : ça y est j'ai compris : le prénom du papa de Bové, c'est Vissarion ? "Ossip Vissarionovitch Bovéchvili", ça a de la gueule...

Allez, encore un effort, je suis sûr qu'on peut broder plein de conneries là-dessus ;-)

Veig

Écrit par : Veig | 16/02/2007

Et pourquoi pas devoir s'éclairer à la bougie au suif de travailleur moldovo-bulgare (vive l'Europe) en activant des sessions interneto-bloguesques de quelques minutes en enchainant ses propres enfants à la dynamo chinoise de la maisonnée.

Tout ça à cause de "Ossip Vissarionovitch Bovéchvili"?

:0D

Tiens dons le gouvernement évite tout débat à l'assemblée nationale et passe (en force) la transposition de la directive européenne sur les OGM par DECRET!
Et vive la démocratie selon l'UMP, hein!
http://www.lexpress.fr/info/infojour/reuters.asp?id=37581&1807

Zgur

Écrit par : Zgur | 16/02/2007

Et pourquoi ne jamais considérer le libéralisme comme un totalitarisme ?
:-)

Écrit par : filaplomb | 16/02/2007

"Et pourquoi ne jamais considérer le libéralisme comme un totalitarisme ?""
Et puis quoi, encore?
C'est la porte ouverte à toutes les fenêtres: on aurait tôt fait de considérer les journaleux comme ses chiens de garde!
A +, tou(te)s.
Soyez dignes et calmes, façon lac des Pyrénées sous un ciel hivernal.

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 16/02/2007

Pierre Rigoulot
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Pierre Rigoulot (né à Paris en 1944) est un historien français. En 1984, il entre à l'Institut d'histoire sociale, consacré au communisme. Pierre Rigoulot a aussi collaboré au Livre noir du communisme, qui était publié pour la première fois en 1997.
Je propose de rajouter :
Prépare en compagnie de Claude Allègre, Le livre noir de l'écologie communiste.

Écrit par : j3m | 16/02/2007

Fontenelle, l'homme qui blogge plus vite que son ombre!
j'avais moi aussi repéré cet article et m'apprétais à réagir...
(du coup je recyclerai peut-être un commentaire en billet!)
Ce qui est affolant, de la part d'un "écraivain" c'est de considérer qu'on "consomme" des ouvres d'art, au même titre que de la "nourriture" et des "loisirs " (mais je suppose que ses livres ne sont que des produits de consommation.

Quant à Cuba..; je ne défendrai jamais les dictateurs sur le retour, mais un reportage récent (je n'arrive plus à me rappeler où je l'ai lu mais ce n'était ni dans Rouge ni dans l'Huma) montrait que les Cubains même ultra-critiques envers le régime n'avaient aucune envie d'une rupture brutale vers les délices du capitalisme dérégulateur et consommateur.

Écrit par : valdo lydeker | 16/02/2007

Prémonitoire
HERE'S THE NEWS
http://www.youtube.com/watch?v=JSCYBjfZnEQ

Écrit par : Pescade | 16/02/2007

Pôôôvre Libé, en être réduit à publier de telles insanités! Dites moi il est vendu sous célophanes dans les kiosques maintenant?

Écrit par : Henri | 16/02/2007

@ valdo lydeker

"Un reportage récent (je n'arrive plus à me rappeler où je l'ai lu mais ce n'était ni dans Rouge ni dans l'Huma) montrait que les Cubains même ultra-critiques envers le régime n'avaient aucune envie d'une rupture brutale vers les délices du capitalisme dérégulateur et consommateur."

C'ést dans Marianne n°512 du 10 février.
Article titré "Fidel, c'est bien. Après, ce sera mieux"

Zgur

Écrit par : Zgur | 16/02/2007

" Et pourquoi ne jamais considérer le libéralisme comme un totalitarisme ? "

Mais parce que le capitalisme, c'ets la démocratie et la liberté qui donne le poil brillant et des dents saines.

Demandez donc aux Chiliens sous Pinochet...

Aux Allemands sous le nazisme...

Aux Français sous Vichy...

Oui, bon, OK.

Je ferme ma gueule.

Écrit par : Judex | 16/02/2007

Finalement, je la ramène encore (ma gueule, je veux dire. Faut suivre, je sais.)

Pierre Rigoulot se vante encore d'avoir participé au "Livre noir du communisme"? Alors que Werth et Margolin, qui sont loin d'être les pires, ont préféré désavouer ce machin ?

Y en a qui n'ont vraiment honte de rien...

Quant aux commentaires que m'inspirent cette tribune de Rigoulot dans le Libé joffrinisé, pour qui l'"autogestion, c'est fini"...

Je ne trouve pas de mots assez injurieux, assez orduriers pour exprimer tout le dégoût qu'il m'inspire.

Écrit par : Judex | 16/02/2007

Je t'en foutrai, des Rigoulots, moi.

Le libéralisme, c'est ce qui permet à des entreprises de breveter des gènes, des médicaments, des frankenplantes ... c'est beau comme un dessin de Louis, 2 ans.

Je suis fâché, et pour la première fois je vous invite à lire mon blog (vous savez bien que ce n'est pas dans mes habitudes, hein?), car j'y parle d'un chti exemple de libéralisme à échelle amicale.

Écrit par : glomp | 16/02/2007

bonjour sébastien

en lisant ce papier ce matin je me doutais que tu pouvais pas laisser passer çà (diable, la fontenellisation des esprits a commencé...)


Sinon pour un commentaire éclairant sur "Le livre noir du communisme", à lire un article de Noam Chomsky dans la revue Agone n°22 (p. 171 "Une vision très sélective de l'histoire. Mise à l'épreuve de la "nouvelle doctrine""), à télécharger gratuitement ici:

http://atheles.org/lyber_pdf/lyber_384.pdf

Écrit par : galunto | 16/02/2007

Judex revient.

Et Judex n’est pas content.

Oh, que non ! Putain de nom de Dieu !

Planquez les femmes et les enfants, les canaris et les poissons rouges !

Ça va chier…

Après une enquête longue et harassante, un voyage éprouvant dans des contrées lointaines et exotiques, où des sauvages sans doute sarkozyfiés tentèrent de faire échouer ma quête ;

Après une odyssée sans fin, qui ne trouve d’équivalent que dans celle de BHL en Afghanistan sur les traces de Daniel Pearl ;

Judex, le justicier vengeur, revient avec des révélations fracassantes – mais ô combien prévisibles...

J’ai romanquêté sur le sieur Pierre Rigoulot. Si, si, c’est possible.

Cet historien, qui s’est distingué en participant au Livre noir du communisme, a d’autres œuvres à son actif, dont, entre autres :

- "Un pavé dans l’histoire. Le débat français sur « Le Livre noir du communisme »", Robert Laffont, 1998 (un livre évidemment très critique sur la critique du "Livre noir")
- "Corée du Nord, Etat voyou", publié chez Buchet Chastel en 2002. (No comment)
- "Premier retour à Bagdad" (en collaboration avec Ilios Yannakakis), Buchet Chastel, 2004
- "Irak An 1. Un autre regard sur un monde en guerre" (sous direction en collaboration avec Michel Taubmann), Editions du Rocher, 2004
- "L’antiaméricanisme. Critique d’un prêt-à-penser rétrograde et chauvin", Robert Laffont, 2004. (tout un programme)

A signaler pour bien positionner le personnage : dans l’ouvrage "Irak, An 1", on s’emploie à proposer une vision "différente" du conflit irakien en collectant des contributions de grands briseurs de tabous comme Pascal Bruckner, Stéphane Courtois, André Glucksmann ou Pierre-André Taguieff.

On est décidemment dans les bas-fonds du gauchisme…

Plus drôle encore.

Histoire de voir quelle mouche a piqué notre vénérable historien dans son "Rebonds" à Rothschild-Matin (aka Libération pour les joffrinistes embouchés) :

Il vient tout juste de publier un nouvel ouvrage.

Son titre ?

(Roulement de tambours)

Le suspense est à son comble, les cardiaques voient leur tension monter, les vierges défaillent devant tant d’émotions contenues.

"Coucher de Soleil sur La Havane. Le Cuba de Castro, 1959-2007", chez Flammarion.

Un bouquin vachement élogieux du régime castriste, comme vous pouvez vous en douter.

Et si notre brave intellectuel assurait tout seul, comme un grand, la promotion de son bouquin ?

Claquements de cymbales. Applaudissements nourris. Vivas de la foule en liesse.

Comment ? On ne m’a rien demandé ?

Bon, OK.

Je ferme ma gueule.

Écrit par : Judex | 16/02/2007

@ SF

Mon cher Seb, tu as de sacrés références cinématographiques...

"L'Aube rouge"

T'as trouvé le DVD dans le rayon comédies de ta Fnac locale ?

Gros veinard, va.

Allez, bonne rigolade...

Il faut que je ferme ma gueule.

Écrit par : Judex | 16/02/2007

Il y a des gens qui ne t'aiment plus trop Seb... Alors il en viennent, puisqu'ils ne peuvent moquer le fond, a railler le titre...

Du gros niveau, encore, du gros niveau...

Écrit par : Bruno Lamothe | 16/02/2007

Coucou, me revoilou.

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 16/02/2007

"khmers verts" le mec... plutôt marrant ton rigoulot là, pour un ultraconsommateur
baisez-moi l'anneau et allez en paix

Écrit par : jp | 16/02/2007

En tout cas, Castro, sur la photo qui est en haut du billet du jour, il a l'air d'aller vach'ment mieux que ces derniers temps...
Hasta la vitória, siempre!
:o)

Écrit par : Clarence | 16/02/2007

@ Bruno Lamothe

You're talking to me ?

(référence cinématographique archi usée, je sais)

C'était du second degré.

De l'humour.

Du moins, en ce qui me concerne. Vous, je ne sais pas trop.

Je ne cherchais pas à attaquer notre brave hôte bien aimé grâce à qui la France belle et généreuse retrouve les lettres de noblesse qu'elle a eu tant de mal à préserver depuis quelques décennies.

(numéro de lèche absolument honteux à l'endroit de notre cher SF, je sais)

Moi aussi j'ai vu "L'Aube rouge". Sinon, comment saurais-je que c'est un épouvantable navet ?

Eh, oui ! J'ai vu "L'Aube rouge"...

La honte.

OK, bon.

Je ferme ma gueule.

Écrit par : Judex | 16/02/2007

@ Judex
Attends.
Aaaaaaaattends.
"L'Aube rouge"?
Un "épouvantable navet"?
Non mais tu rigoles?
Cette "merveilleuse comédie sentimentale reaganienne" est, de l'avis du célèbre critique de cinéma Jean-François Rigoulot, "une représentation incroyablement fine, et d'une psychologie formidablement raffinée, de la véritable nature, atrocement sanguinaire, de la pseudo-"révolution" stalino-sartro-castriste".
Et je suis bien d'accord.
Alors du respect.

Nouveau biglietto sous très peu.

Écrit par : Sébastien Fontenelle | 16/02/2007

Je viens encore ramener ma fraise.

Je sais, on ne m'a rien demandé.

Tant pis.

Petit complément à la présentation de Pierre Rigoulot :

j3m a fait référence à son appartenance à l'Institut d'histoire sociale.

Cet organisme, comme son nom ne l'indique absolument pas, est, à l'origine, une officine patronale anticommuniste (à l'époque, le patronat français adorait donner à ses officines une dénomination économique et sociale). A l'origine fondée en 1935 par un Boris Souvarine récupéré par les milieux patronaux, elle fut refondée en 1954 pour continuer son oeuvre. Pour cela, elle s'est adjoint la collaboration (c'est le cas de le dire) de Georges Albertini, ancien bras droit du collaborateur Marcel Déat.

En plus de ses financements patronaux, l'IHS a aussi profité des largesses financières de la CIA qui, via le Congrès pour la Liberté et la Culture, finança les intellectuels anticommunistes.

De 1998 à sa mort, le président de l'IHS fut Jean-François Revel, qui bénéficia, au milieu des années 1970, d'une luxueuse tournée de promotion au sein de l'AFL-CIO pour favoriser la diffusion américaine de son ouvrage "La tentation totalitaire".

Oui, bon, OK.

Je ferme ma gueule.

Écrit par : Judex | 16/02/2007

Les commentaires sont fermés.

 
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