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29/03/2007

Et Là, Devinez Ce Qui Se Passe? Finkie Se Laisse Aller!

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C'est "Le Monde"(.fr) qui le rapporte*: "Alain Finkielkraut était en Israël la semaine dernière pour tenir une conférence à l'université de Tel-Aviv".

Et là, devinez ce qui s'est passé - d'après "Le Monde", qui cite le quotidien israélien "Haaretz"?

Deeeevinez?

Gagné: Finkie, notre Finkie à nous, notre briseur de tabous, notre commentateur sportif dont le monde entier nous envie les iconoclastissimes considérations footballistiques, a tranquillement pété les plombs.

Une fois encore.

Une fois de plus.

Une fois de trop, diront certain(e)s - mais quant à moi je ne m'inquiète pas: ce nouveau délire ne l'empêchera de conserver son rond de serviette dans la plupart des rédactions, où l'on aime à l'entendre divaguer.

Cette fois-ci, qu'a-t-il proféré, "en petit comité", devant "des hommes politiques locaux et des intellectuels"?

Ceci, rapporte "Haaretz" - où la pensée Finkielkraut semble décidément susciter beaucoup plus d'interrogations (effarées) que chez l'inénarrable Franz-Olivier Giesbert: "Les juifs de France n'ont d'avenir que si la France reste une nation: il n'y a pas d'avenir possible pour les juifs dans une société multiculturelle, parce que le pouvoir des groupes antijuifs risque d'être plus important".

C'est donc énoncé très clairement: dans l'esprit d'Alain Finkielkraut, une "société multiculturelle" est, par définition, une société antisémite, puisque sans "avenir possible pour les juifs"'.

(Je vous prie de le répéter lentement pour bien vous imprégner de l'énormité du propos.)

La faute à qui?

Aux "groupes antijuifs" qui jouiraient forcément, au sein d'une telle société, d'un "pouvoir" conséquent.

Nous dit Finkie.

Ces "groupes" ne sont pas clairement identifiés.

Mais on devine qu'il s'agit probablement de groupes de gens de type (très) moyennement caucasien, puisqu'ils n'apparaissent qu'au moment (complètement fantasmatique) où la France, vue par Finkie, cesse d'être une (grande et belle) nation pour devenir une (abominable) "société multiculturelle".

(La possibilité (fort complexe) d'un espace en forme de nation mutliculturelle n'existe pas, dans l'imaginaire un peu crispé de notre clerc de médias.)

Mais ce n'est pas tout.

Finkie, une fois lancé, a développé l'idée que (je vous préviens que c'est assez pointu): "En France, c'est la bourgeoisie contre les immigrés, et quiconque dit quoi que ce soit contre les immigrés est considéré comme raciste".

Je vous avais prévenu(e)s que c'était pointu: je ne commente pas.

Et l'affreux délire continue, sans qu'à aucun moment de gentils messieurs en blanc (couleur qu'il aime beaucoup) ne viennent chercher Finkie pour l'emmener dans leur jolie voiture qui fait pin-pon: "Le christianisme peut constamment être attaqué, mais il est interdit de dire quoi que ce soit de négatif au sujet de l'islam, parce que c'est la religion des opprimés et que si vous la critiquez, c'est que vous êtes racistes".

Je répère, en détachant bien chaque syllabe, ce morceau d'anthologie: "Il-Est-In-Ter-Dit-De-Di-Re-Quoi-Que-Ce-Soit-De-Né-Ga-Tif-Au-Su-Jet-De-L'Is-Lam".

Et là, c'est très simple.

Soit nous avons collectivement rêvé, quand nous avons cru lire, depuis 2001, des milliers d'articles éventuellement "négatifs au sujet de l'islam" (sans même parler des JT de France 2), avec au milieu de gros morceaux de brutalité tribunicienne, façon Rioufol ou Redeker.

Soit Finkie vit dans une réalité un peu décalée, qui n'est plus exactement celle du commun des mortels.

J'ai mon idée, sur la question.

(Et vous, ami(e)s?)

Ce qui est sûr, par contre, c'est que Finkie, aaaaaaah beeeeeen diiiiiiiiis doooooonc, en voilàààààààà une surprise, aime beaucoup Nicolas Sarkozy.

Beaucoup.

D'après Finkie, Nicolas Sarkozy a du succès parce qu'"il n'a pas le sens du politiquement correct".

Entre briseurs de tabous, on se reconnaît.

Mieux: on s'entraime.

Cependant Nicolas Sarkozy souffre, toujours selon Finkie, d'un pénible handicap: "Il est décrit par la gauche, et maintenant par le centre, comme un fasciste".

Dans la vraie vie, on le sait: non.

Pas du tout.

Dans la vraie vie, ni Marie-Ségolène Royal, ni François Bayrou n'ont traité Nicolas Sarkozy de "fasciste".

Dans la vraie vie, c'est un certain Alain Finkielkraut qui a dénoncé un, tenez-vous bien, "lapsus fasciste" d'Eric Besson, disciple bien connu de Benito Mussolini, qui avait osé, le faquin, s'en prendre à Nicolas Sarkozy.

Nous vérifions ici, une fois de plus, que la vraie vie n'est pas du tout comme Finkie aimerait qu'elle soit.

Probablement est-ce la raison qui le fait délirer.

A moins que...

Attendez...

Je me demande soudain si tout ça n'est pas encore un mauvais coup des journaleux d'"Haaretz", qui font rien qu'à embêter notre philosophe en déformant sa pensée?







* Et c'est l'ami Guy qui me le signale, en temps (presque) réel!

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