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29/05/2007

Nostradamus Lagardère

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Vous savez ce qui, au fond, nous différencie, vous, les pauvres, et moi, Nostradamus Lagardère?

Premièrement: je suis l'"ami" et le "frère" de "Nike" Sarkozy, et pas vous.

Ensuite: moi, j'ai grave le sens des affaires.

J'ai tellement de pif, qu'on m'appelle Tony Blair.

Si vous prenez le dossier Airbus, par exemple, vous allez tout de suite comprendre qu'on ne joue pas dans la même catégorie, vous et moi.

Le 6 mars 2006*, EADS publie son "plan interne de production, un document réactualisé tous les quatre mois", et là, qu'est-ce que j'apprends?

J'apprends qu'on ne va livrer que 24 Airbus A-380 en 2007, "au lieu des 29 initialement prévus".

Ca n'a l'air de rien, mais c'est l'horreur: ça risque de nous plomber à mort, façon jeudi noir.

Le 7 mars, "un conseil d'administration se tient à Amsterdam".

On y évoque "tous les sujets... sauf l'A380".

C'est à ça qu'on reconnaît les grands capitaines d'industrie (comme disent les journaleux à la con): quand ils ont un vrai gros problème, ils ne se laissent pas déstabiliser.

Ils restent cool.

Font comme si de rien n'était.

La maison brûle?

On regarde ailleurs.

Vous y croyez, n'est-ce pas?

Je puis bien vous l'avouer, à présent: à Dam, la discussion a principalement porté sur la cuisson des croque-monsieurs.

En gros, on soutenait, côté français, qu'un bon croque doit à peine craquer sous la dent, alors que les Allemands le préfèrent grillé à mort, façon biscotte.

Je vous passe les détails: ce qui est important, c'est que ce jour-là on a obtenu "l'autorisation de vendre nos actions" EADS.

Hasard du calendrier.

Perso, j'ai revendu la moitié de mes parts dès le mois d'avril, et non à la fin de l'année comme je l'avais d'abord annoncé.

Y a que les imbéciles qui changent pas d'avis, comme dit Bernard Kouchner.

Résultat: je me suis gavé, dans des proportions que vous n'imaginez pas.

Mais alors: ga.

Vé.

C'est pour ça que que les petits porteurs me font pitié, avec leurs jérémiades: c'est quand même pas de ma faute s'ils ont pas le sens du timing.

Rien de plus ridicule qu'un gueux qui joue au riche.

Le gros pognon, c'est un métier: moi, le coup d'avril m'a "rapporté plusieurs centaines de millions (d'euros) de plus-values".

Cela dit, je suis pas non plus complètement con: j'entends parfaitement les pédés hurleurs d'ultra-gauche qui suggèrent que j'ai revendu mes parts en catastrophe, bien avant la date prévue, justement parce que j'avais appris le 7 mars que leur valeur allait s'effondrer.

Mensonge, calomnie, supposition gratuite, jalousie dégueulasse: tout le monde sait qu'il n'a pas du tout été question de ça, le 7 mars, au conseil d'administration.

(Et pour ceux qui ne le sauraient pas encore, y aura bientôt une émission de rattrapage sur Europe 1.)

J'ai revendu mes parts pour une seule et simple raison: j'ai le sens du business.

En anglais: "Money, money, money, always sunny, in the rich man's world".

Ceux que ça dérangerait feraient bien de se rappeler qui est mon frangin - celui qui me répétait l'autre soir: "Nostra, ma couille, si jamais des coiffeuses continuent à te broutiller les mocassins avec l'histoire EADS, tu me préviens - j'ai pas l'intention de laisser n'importe qui emmerder mes brothers".

C'est beau, la famille.








* Source: "La Tribune", ce matin.

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