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31/05/2007

Махновщина (Makhnovchtchina)

Je viens (mieux vaut tard que jamais) de tomber sur un site qui me ravit positivement:

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C'est là: www.nestormakhno.info

BHL Rit De Se Voir Si Beau En Ce Miroir

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BHL avait tout bon, ou presque, dans son fameux romanquête: "Qui a tué Daniel Pearl?"

Ce n'est pas moi qui le dis: c'est BHL, dans "Le Point" de ce matin.

Et pourquoi se gêner?

Il écrit, tranquillement: "Depuis la parution, au printemps 2003, de mon livre sur les circonstances et les raisons de (la mort du reporter Daniel Pearl), il y a un certain nombre d'éléments qui sont venus prolonger, enrichir ou, simplement, confirmer mes conclusions".

Comme je dis toujours:; faut d'énormes c******* de toro andalou pour oser balancer ainsi, comme si la réalité n'existait pas, de gigantesques énormités.

Parce que bon.

Dans la vraie vie, ce qui s'est vraiment passé, depuis la parution de son bouquin sur Pearl, présenté, rappelez-vous, comme un "romanquête" (sic), c'est que la propre épouse de Pearl, pour ne citer que cet exemple (confondant), a pris ses (très longues) distances avec cet ouvrage, expliquant notamment: "J'ai décidé de ne pas parler de mon expérience avec l'animal pour des raisons de dignité effectivement et parce qu'il s'agit de mon mari. BHL ne m'intéresse pas. C'est un homme dont l'ego détruit l'intelligence et je ne trouve pas utile d'en parler dans le cadre de ce qui est arrivé à ma famille (...)"*.

Les journalistes Nicolas Beau et Olivier Toscer observent, dans l'excellent ouvrage qu'ils ont consacré au système BHL, que "la thèse du "Pearl" de Bernard-Henri Lévy ne tient la route pour aucun des proches du journaliste assassiné"*.

Par exemple, "Judea, le propre père de Daniel Pearl, s'en est (...) démarqué publiquement: "Sa principale conclusion est fausse (...)", a-t-il confié au "Los Angeles Time". Et même le "Wall Street Journal", l'employeur du reporter américain, a jugé bon de publier un communiqué se dédouanant du travail de l'écrivain français en précisant que le quotidien "n'avait pas été impliqué de quelque façon que ce soit dans la préparation du livre""*.

Vaines protestations: "Tout le génie" de BHL, relèvent Beau et Toscer, "tient à ce que les démentis des proches, de ceux qui savent - la femme, le père, l'employeur - n'aient jamais été relayés en France, où l'intelligentsia a salué la sortie du livre dans "un climat littéraire de type nord-coréen". Qu'importe si la famille et le journal qui employait Pearl n'accordent aucun crédit au romancier-enquêteur, la presse française lui fait un triomphe. L'aveuglement et le nombrilisme du système médiatique hexagonal trouvent là une belle illustration"*.

Un an après la publication du livre de Beau et Toscer, l'"imposture" (comme ils disent) continue: c'est ce qui permet à BHL de saluer ce matin dans "Le Point", avec sa retenue coutumière, l'exceptionnel talent de BHL...



* Source: "Une imposture française", par Nicolas Beau et Olivier Toscer, éditions des Arènes, 2006.

"Le Monde" Et Le Venezuela: Une Intox De Référence

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Quand le président Hugo Chavez a fait, au mois de janvier dernier, des papouilles obscènes à son homologue iranien, j'ai trouvé ça pour le moins très, très, très con.

Je l'ai d'ailleurs écrit, et ça nous a valu ici-même, rappelez-vous, de longues heures d'une sévère baston.

(A l'époque, les commentaires n'étaient pas fermés, on pouvait se foutre sur la gueule, c'était chouette.)

J'ai bien sûr lu, depuis, avec beaucoup d'attention, les arguments de celles et ceux que l'idylle Chavez-Ahmadinejad ne dérange pas, et je n'ai absolument pas changé d'avis: je continue à considérer qu'une fin, même sympathique, ne justifie pas tous les moyens, et que les adversaires de nos adversaires ne sont pas forcément nos amis, oooooh non, putain, il s'en faut de beaucoup.

(Il va de soi, mais ça va mieux en le disant, que, de ce point de vue, la diplomatie yankee, où l'on passe quand même beaucoup, beaucoup, beaucoup de temps à léchouiller des ordures de première catégorie, n'a aucune espèce de leçon à donner.)

Pourquoi ce préambule?

Parce que nonobstant mes réserves, je continue à ne pas supporter le traitement, incroyablement dégueulasse, que nos médias en général, et notre quotidien vespéral payant de référence en particulier (celui dont le patron, c'est goûteux, reçoit de jolies primes de sa régie publicitaire), réservent à Chavez.

Quand je dis "réservent", je pèse le mot: nos journaleux, toujours prompts à déverser des tonneaux de scélératesses en tout genre sur le coin de la gueule du chef de l'Etat vénézuélien, sont beaucoup plus timides, vous l'avez sans doute observé, dans leur appréhension des us médiatiques (mais pas que) de notre nouveau président à nous - un peu comme s'ils continuaient à se venger sur Hugo Chavez d'être si veules quand ils flattent et louent Sarkozy.

(Mais je ne voudrais certes pas faire, ici, de la psychologie à deux balles.)

Dans la calomnie anti-Chavez, qui est devenue au fil des mois et des années une discipline à part entière, un titre, en particulier, s'illustre et bat régulièrement des records de glauque mauvaise foi: c'est "Le Monde", bien sûr - qui dans le même temps oublie soigneusement de se pencher sur les pratiques de ses bosses attitrés, Jean-Marie "Est-Ce Que Publicis Va Me Filer Une Prime" Colombani et Alain "Ben Je Veux Mon Neveu" Minc.

"Le Monde" propage ainsi depuis quelques jours, comme beaucoup d'autres médias mais avec beaucoup moins de retenue encore, l'idée que l'abominable Hugo Chavez, réincarnation latino-américaine hardcore de Иосиф Виссарионович Джугашвили, aka Joe Staline, aurait brutalement "fermé" une admirable chaîne de télé vénézuélienne, RCTV, pour le seul plaisir de museler des journalistes*.

C'est, naturellement, complètement faux: en fait de fermeture, le gouvernement du Venezuela, dans son infinie sagesse, a simplement (et fort logiquement) décidé, au terme d'icelle, de ne pas reconduire la concession accordée jadis à RCTV, mais d'installer sur sa fréquence une chaîne culturelle de service public**.

Pourquoi est-ce raisonnable: parce que RCTV, hideuse télé commerciale, a crânement soutenu les putschistes qui ont tenté de renverser Chavez en 2002 (avant d'être sévèrement corrigés par la population).

De sorte que, dans la vraie vie, qui sur un tel sujet n'a strictement aucun rapport avec les délirants papiers du "Monde", Hugo Chavez, à tout prendre, aurait plutôt fait preuve de mansuétude, en laissant une chaîne ouvertement séditieuse émettre sur une fréquence hertzienne jusqu'au terme du bail qui lui avait été consenti.

(Rien ne permet par exemple d'affirmer que George Dubya ferait preuve d'une telle retenue, dans une telle situation: il est même permis, en réalité, de supposer que des têtes rouleraient dans la poussière...)

Au reste, dans la vraie vie, RCTV ne disparaît absolument pas du paysage médiatique vénézuélien, contrairement à ce que suggère "Le Monde" avec sa coutumière objectivité; elle continue d'émettre sur le câble, par satellite et par Internet - un peu comme, chez nous, LCI, BFM ou nos fascinantes chaînes de téléachat: on a connu des fermetures moins magnanimes.

Plus généralement: la liberté de la presse, contrairement à ce prétendent ici nos désinformateurs de compétition, n'est absolument pas menacée au Venezuela, où la grande majorité des médias sont dans l'opposition (à Chavez).

Il n'est, par exemple, pas plus difficile, oooooooh non, d'être RCTV au Venezuela qu'Al-Jazeera aux Etats-Unis.

Mais cela, notre quotidien vespéral payant de référence ne nous le dira jamais: il est trop occupé à recueillir à Caracas, pour nourrir des papiers ahurissants d'iniquité, la (seule) parole des opposants à Chavez.




* Pour ce qui me concerne, je reconnais bien volontiers que si un miracle pouvait fermer, ne serait-ce que pour
quelques jours, le triste clapet de nos "stars du petit écran", je serais assez (voire très) preneur.

** Initiative positivement ravissante, qui devrait, il va de soi, inspirer quiconque, au gouvernement (français), a réellement passé plus de onze minutes consécutives devant les programmes de TF1.

30/05/2007

Déontologie(tchitchi): Jean-Marie Colombani S'Est Joué De La "Muraille De Chine"

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C'est pas tous les jours facile, d'être "journal de référence" dans un pays (le nôtre) où la presse est particulièrement portée sur la déontologie.

Je veux dire: si vous décidez que vous allez, seul, incarner la vertu dans un paysage médiatique ravagé par la corruption, tout va bien se passer, vous n'aurez aucun mal à vous imposer en chevalier blanc.

Mais si tout le monde est vertueux, comme c'est le cas en France (où le journalisme a produit quelques hautes figures éthiques, type Franz-Olivier Déontologiesbert), comment se détacher du lot?

Comment briller, dans l'extrême intégrité, d'un éclat plus vif que le voisin?

Un homme de presse, et non le moindre, a trouvé la réponse: il y a quelques années, Jean-Marie Colombani(tchitchi), boss du "Monde", a doté son quotidien vespéral payant d'un ""Livre de style", synthèse de ses principes qui le pose en parangon de la déontologie journalistique*".

Ce document émouvant, véritable concentré de scrupuleuse droiture professionnelle, stipulait notamment que les journalistes du "Monde" ne devaient jamais - JAMAIS - accepter le moindre cadeau*.

Déjà, c'était pas rien.

Mais ce n'était pas tout.

Jean-Marie Colombani(tchitchi) l'a en effet toujours dit et répété: "Deux précautions valent mieux qu'une, Edwy, ma couille".

Et de fait: au "Monde", comme le rappelait le 19 mai dernier la médiatrice dudit, "rédaction et publicité, jadis placées sous la même houlette et tant bien que mal départagées au gré des finances du journal, ont été totalement séparées".

Bravo!

"Depuis 1985, Le Monde Publicité est une régie indépendante, contrôlée à 51% par Le Monde et à 49% par le groupe Publicis. Une muraille de Chine sépare les deux entités".

Clapclapclapclapclapclapclap!

"Cette séparation est une bonne chose, qui évite toute tentation ou confusion des genres".

Et comment!

Sur le papier, "Le Monde" est par conséquent, il faut le répéter posément, avec dans la voix un trémolo admiratif, ce qui se fait de mieux, du point de vue de la déontologie - et Jean-Marie Colombani(tchitchi) est son prophète.

Dans la vraie vie, cependant (comme l'avaient déjà démontré en leur temps les auteurs de "La face cachée du "Monde""), c'est un peu différent: dans la vraie vie, le gars serait plutôt du genre faites-ce-que-je-dis-pas-ce-que-je-fais.

Du genre qui donne des leçons d'éthique long comme le bras gauche, mais qui de l'autre main se gave, avec l'active complicité d'un plagiaire servile.

L'hebdomadaire (incroyablement subversif) "Les Inrockuptibles" publie en effet, ce matin, le fac-simile d'une lettre d'Alain Minc, président du conseil de suveillance du "Monde", qui n'a pourtant pas "de fonction exécutive" au sein du journal, à Maurice Lévy, "le président du directoire de Publicis".

Cette lettre dit ceci: "Mon cher Maurice. Je te remercie de ta lettre du 23 décembre 1999 et de la proposition que tu fais, concernant Jean-Marie colombani, d'une prime de 250.000 francs bruts à verser en janvier 2000. Comme l'an dernier, je te donne mon plein et entier accord".

Je résume: Publicis verse une prime de 250.000 francs à Jean-Marie Colombani(tchitchi), ce n'est apparemment pas la première fois, et c'est le conseiller de Vincent Bolloré (entre autres) qui passe les plats.

On suppose que la médiatrice du "Monde" ignorait ce minuscule détail, quand elle a observé sans pouffer qu'une "muraille de Chine" séparait la rédaction et la régie publicitaire de son journal (de référence).

On suppose que la médiatrice du "Monde" a poussé de longs hurlements de rage, en découvrant l'abominable duplicité de ses chefs - et comme on la comprend.

On attend, là-dessus, avec beaucoup d'impatience, l'enquête du "Monde", qui justement s'intéresse beaucoup ces temps-ci à l'éthique des médias (au Venezuela): vivement une investigation de référence sur l'affaire Tartuffe(tchitchi)!



* www.acrimed.org

* D'une valeur supérieure à quelques dizaines de francs - car la déontologie a tout de même des limites.

29/05/2007

Vous Aimez, Quand On Se Fout De Votre Gueule?

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Ben dites!

Qu'est-ce que je lis?

"Lagardère Active supprime 93 postes"!

Et juste après*: "La direction de Lagardère Active, pôle médias du groupe Lagardère, devrait annoncer un plan de départs volontaires dans la presse écrite!"

Je vous rappelle, pour le cas où vous l'auriez déjà oublié, que le patron du groupe Lagardère est mon frangin.

Non, pas Guillaume: l'autre.

Nostradamus Lagardère.

Celui qui a cédé ses parts d'EADS juste avant qu'elles ne fassent le grand plongeoooooooooon.

Des parties génitales en or massif, qu'il s'est fait.

Notez: je comprends qu'il ait eu envie fêter ça, et, entre nous, quoi de mieux, pour se détendre, qu'une petite suppression de postes?

Hein?

Non mais franchement?

Je résume: un, Nostra gagne du gros pognon, deux, Nostra licencie.

Maintenant faites, s'il vous plaît, un effort de mémoire.

Est-ce que vous vous rappelez ce gars tout suant (d'avoir couru court vêtu devant des keufs) qui, à Malte, balançait il y a quinze jours à des journaleux serviles un truc du genre: "Je prends le soleil et je vous emmerde, c'est Bolloré qui m'invite et je vous emmerde, et si vous pensez que je vais m'excuser, vous rêvez du genou, les connards?"

Oui: c'était moi!

Et, faites un effort, est-ce que vous vous rappelez ce que j'ai dit, ce jour-là, histoire de rigoler un bon coup?

J'ai dit: "La France a besoin de tous ces gens qui investissent pour créer des emplois".

Dites.

Répondez-moi sincèrement, hein?

Vous aimez, quand on se fout de votre gueule?






* D'après nouvelObs.com

Nostradamus Lagardère

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Vous savez ce qui, au fond, nous différencie, vous, les pauvres, et moi, Nostradamus Lagardère?

Premièrement: je suis l'"ami" et le "frère" de "Nike" Sarkozy, et pas vous.

Ensuite: moi, j'ai grave le sens des affaires.

J'ai tellement de pif, qu'on m'appelle Tony Blair.

Si vous prenez le dossier Airbus, par exemple, vous allez tout de suite comprendre qu'on ne joue pas dans la même catégorie, vous et moi.

Le 6 mars 2006*, EADS publie son "plan interne de production, un document réactualisé tous les quatre mois", et là, qu'est-ce que j'apprends?

J'apprends qu'on ne va livrer que 24 Airbus A-380 en 2007, "au lieu des 29 initialement prévus".

Ca n'a l'air de rien, mais c'est l'horreur: ça risque de nous plomber à mort, façon jeudi noir.

Le 7 mars, "un conseil d'administration se tient à Amsterdam".

On y évoque "tous les sujets... sauf l'A380".

C'est à ça qu'on reconnaît les grands capitaines d'industrie (comme disent les journaleux à la con): quand ils ont un vrai gros problème, ils ne se laissent pas déstabiliser.

Ils restent cool.

Font comme si de rien n'était.

La maison brûle?

On regarde ailleurs.

Vous y croyez, n'est-ce pas?

Je puis bien vous l'avouer, à présent: à Dam, la discussion a principalement porté sur la cuisson des croque-monsieurs.

En gros, on soutenait, côté français, qu'un bon croque doit à peine craquer sous la dent, alors que les Allemands le préfèrent grillé à mort, façon biscotte.

Je vous passe les détails: ce qui est important, c'est que ce jour-là on a obtenu "l'autorisation de vendre nos actions" EADS.

Hasard du calendrier.

Perso, j'ai revendu la moitié de mes parts dès le mois d'avril, et non à la fin de l'année comme je l'avais d'abord annoncé.

Y a que les imbéciles qui changent pas d'avis, comme dit Bernard Kouchner.

Résultat: je me suis gavé, dans des proportions que vous n'imaginez pas.

Mais alors: ga.

Vé.

C'est pour ça que que les petits porteurs me font pitié, avec leurs jérémiades: c'est quand même pas de ma faute s'ils ont pas le sens du timing.

Rien de plus ridicule qu'un gueux qui joue au riche.

Le gros pognon, c'est un métier: moi, le coup d'avril m'a "rapporté plusieurs centaines de millions (d'euros) de plus-values".

Cela dit, je suis pas non plus complètement con: j'entends parfaitement les pédés hurleurs d'ultra-gauche qui suggèrent que j'ai revendu mes parts en catastrophe, bien avant la date prévue, justement parce que j'avais appris le 7 mars que leur valeur allait s'effondrer.

Mensonge, calomnie, supposition gratuite, jalousie dégueulasse: tout le monde sait qu'il n'a pas du tout été question de ça, le 7 mars, au conseil d'administration.

(Et pour ceux qui ne le sauraient pas encore, y aura bientôt une émission de rattrapage sur Europe 1.)

J'ai revendu mes parts pour une seule et simple raison: j'ai le sens du business.

En anglais: "Money, money, money, always sunny, in the rich man's world".

Ceux que ça dérangerait feraient bien de se rappeler qui est mon frangin - celui qui me répétait l'autre soir: "Nostra, ma couille, si jamais des coiffeuses continuent à te broutiller les mocassins avec l'histoire EADS, tu me préviens - j'ai pas l'intention de laisser n'importe qui emmerder mes brothers".

C'est beau, la famille.








* Source: "La Tribune", ce matin.

27/05/2007

Le Chef De L'Etat S'Est (Discrètement) Gratté La C****** Gauche

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Vous l'avez sans doute remarqué: depuis son élection, "Nike" Sarkozy passe beaucoup, beaucoup, beaucoup de temps à se faire bronzer à Brégançon, en compagnie d'une espèce de suite (et il aurait tort de se gêner, après tout, c'est nous qui payons les week-ends au soleil de cette courette).

Surtout, vous aurez noté que nos médias, que travaille un constant souci d'extrême indépendance, nous rendent compte, avec une extraordinaire minutie, des mutliples activités du chef de l'Etat, comme le prouvent ces trois dépêches, respectivement tombées ce matin à 9 heures, ce matin à 10 heures, et ce matin à 11 heures:

1) "Le président court devant des policiers".

2) "Le président court toujours devant des policiers".

3) "Comme d'hab".

Informations passionnantes, mais en même temps un peu courtes: on aimerait savoir ce que fait le chef de l'Etat, quand le chef de l'Etat ne court pas devant des keufs.

Par exemple, et cela n'a été dit nulle part (c'est donc ce qu'on appelle un "scoop"), ce matin, à 11:14:01, le chef de l'Etat, juste avant de serrer les pognes de la vingtaine de pauvres crétin(e)s qui se masse le dimanche au bord de son parcours santé, s'est (discrètement) gratté la c****** gauche.

(On rappelle ici, au passage, que la c****** gauche du chef de l'Etat N'EST PAS Bernard Kouchner, contrairement à ce que prétendent les "socialistes" envieux de la rue de Solférino.)

Dans l'instant, Jacques Séguéla, publicitaire autobronzant, a trouvé pour celui qu'il n'appelle plus que "(son) vieux copain Nico" un nouveau slogan de campagne, follement original:

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Here's Nicolas Sarkozy.

Epoustouflé par "le génie jamais démenti de Jacques", le (courageux) portraitiste Georges-Marc Benamou s'est aussitôt fait teindre les cheveux en vert, en proclamant, je cite: "Ca devrait plaire à Sa Seigneurie".

26/05/2007

Droite Décomplexée: Un Ami De Sarkozy Lèche Publiquement Un Ami De Sarkozy Dans La Publication Vespérale D'Un Ami De Sarkozy

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(Merci d'éloigner les enfants.)

Le jeudi 24 mai 2007, Jacques Séguéla, publicitaire autobronzant, a signé, dans la publication vespérale ("DirectSoir") de Vincent Bolloré, mécène aéro-maritime, un "portrait affectueux (...) par un ami de vingt-cinq ans" de Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères du nouveau régime et chaud partisan d'une intervention armée contre le camp de réfugiés palestiniens de Nahr el Bared, fût-ce au prix de la vie de quelques civils palestiniens mal évacués.

On voudrait tout citer de cette ahurissante lècherie, mais certains morceaux ravissent particulièrement.

1) Koukouche est incroyablement beau: "Un rien Robert Redford, la crinière faussement en bataille, les traits sculptés pour la caméra, le regard qui a toujours 20 ans et le front d'intellectuel au grand large: plissé, mais pas ridé, par tous les vents de la terre et des mers".

(Vivement "Ocean's 14".)

2) Koukouche est si formidablement courageux, qu'il défie la mort: "Afghanistan, Kurdistan, Nicaragua, Liban, Viêtnam, Soudan, Liberia, Biafra, Darfour: combien de fois la mort l'a-t-elle regardé en face? Il n'a jamais baissé les yeux, il n'a jamais baissé les bras. Il a fait toutes les guerres de la misère, de la faim, de l'extermination".

(Koukouche, il y a peu, a aussi guerroyé en Birmanie - mais son ami Jacques, assez curieusement, l'oublie.)

3) Cependant Koukouche ne fait pas seulement "toutes les guerres": il fait ""l'amour aussi", car sa raison d'espérer dans l'humanité est justement d'aimer les gens".

(Séguéla, homme d'immense culture (générale), a donc lu (aussi) Francis Cabrel.)

4) Koukouche multiplie grave les pains, le vin et le Boursin: "Celui à qui la France doit d'avoir reçu, pour Médecins sans Frontières, le Prix Nobel de la paix a, dès ses premiers mots de ministre, rappelé: "J'entends bien continuer à être du côté des opprimés". Qui peut en douter sinon ceux qui s'en sont toujours gaussés sans jamais aller le prouver sur le terrain?"

Oui, au fait: qui?

Qui peut douter que le bon Koukouche est du côté des opprimés, quand il suggère au gouvernement libanais d'essayer quand même d'évacuer autant de civils "que possible", avant d'attaquer Nahr el Bared?

Qui peut douter que le bon Koukouche se coucouchera en travers des pistes de Roissy, quand son collègue Hortefeux renverra chez eux des enfants "clandestins" - et leurs parents?

5) Koukouche bénéficie d'une popularité jamais vue: "Les Français ont tranché: 72% approuvent sa nomination".

(En séguélique vernaculaire, "sondés" se prononce: "Français".)

6) Koukouche est unique, mais en même temps Koukouche est trois: "Un tiers abbé Pierre, un tiers docteur Schweitzer, un tiers Tony Blair".

(Et un quatrième (gros) tiers "Nike" Sarkozy, pour la route.)

7) Séguéla, de son côté, n'est pas non plus dépourvu d'une certaine témérité: "J'ai un jour osé demander à François Mitterrand: "Qu'est-ce qui fait courir un Président?""

(Et c'est vrai qu'il faut des cojones de toro de Victorino Martin, pour "oser" poser une question aussi dérangeante à un client.)

8) A cette si couillue question, François Mitterrand, qui ne contredira certes pas l'ami Jacques, avait répondu: "Je voudrais que le jour où je quitterai cette maison (l'Elysée), la France soit un peu plus heureuse, un peu plus généreuse que le jour où j'y suis entré. Et que j'y sois, pour mon infime part, pour quelque chose".

9) Or, Koukouche "ferait la même confidence, mais en remplaçant "France" par "monde"".

10) Koukouche est donc une version améliorée de François Mitterrand: c'est pas rien.

11) Koukouche sauve (aussi) les vieilles mémés: "Je n'oublierai jamais l'une de nos premières sorties parisiennes, je venais de faire sa connaissance. Nous étions seuls, nous dirigeant vers un cinéma des Champs-Elysées, lorsque je le vis soudain me quitter au milieu d'une phrase pour slalomer entre les voitures l'injuriant à coups de klaxons. Je le vis surgir sur l'autre rive du flot de la circulation, où une vieille dame terrorisée venait de se lancer impunément dans une traversée qui n'était plus de son âge".

(Noter le "impunément" - Séguéla écrit vraiment bien.)

"Bernard l'a prise par le bras, affrontant à nouveau, sans les entendre la vindicte des automobilistes exaspérés, et reprendre le cours de sa phrase au mot exact où il l'avait laissée. Je compris ce soir-là quel était son vrai engagement politique: son parti, c'est les autres. 25 ans plus tard, il n'a pas changé".

(C'est à peine s'il hésite, avant de se précipiter pour aider le gouvernement libanais à lancer une attaque sur un camp de réfugiés.)

12) Je viens de relire, vite fait, quelques pages de l'édifiant récit, publié en son temps par les éditions de Pékin, de la vie (magnifique) du (glorieux) camarade Chou En-Lai: c'est beaucoup, beaucoup moins grotesque, dans la flagornerie, que ce qui paraît chez temps-ci dans la publication vespérale non-payante de l'homme-qui-payait-les-vacances-du-président, je veux parler bien sûr de Vincent Bolloré.



(Message perso: merci, Zgur.)

25/05/2007

Kouchner Tombe Le Masque

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Je lis sur nouvelObs.com que d'après Kouchner, "une attaque du camp Nahr al-Bared serait "juste"".

Je me frotte les yeux, mais c'est bel et bien écrit, noir sur blanc: "Le ministre des Affaires étrangères soutient une éventuelle attaque sur le camp palestinien où est retranché le Fatah al-Islam".

Bienvenue dans le monde merveilleux de la war on terror.

C'est pas que ça me surprenne vraiment: c'est juste que je pensais qu'il attendrait quelques jours, avant de balancer de pareilles monstruosités.

Mais non.

Même pas.

(Et pourquoi se gêner, en effet?)

Il a donc "jugé vendredi 25 mai "juste" une éventuelle décision du gouvernement libanais d'attaquer les islamistes armés retranchés dans le camp de réfugiés palestiniens de Nahr al-Bared".

Du point de vue de Bernard Kouchner, "la décision d'attaquer ou pas "appartient" au gouvernement et à l'armée" - avec son gros matos flambant neuf, livré semble-t-il par Washington.

Mais Bernard Kouchner ne cache pas que la perspective d'un assaut contre un camp de réfugiés l'excite gravement: ""Qu'ils la prennent me semble juste", a déclaré le ministre".

(Il reste humain, cependant, préconisant, toute honte bue, d'évacuer "le plus de civils possible".

Et tant pis pour la gueule de ceux qui resteront: après tout, ce ne sont que des Palestiniens, pas vrai?)

Confondez pas, les ami(e)s, je suis plus votre french doctor d'amour, je suis laquais d'Orsay dans un gouvernement néo-conservateur, et, j'admets: rien ne me fait bicher comme une guerre - surtout américaine, vivement la prochaine!

La Déontologie Est Sauve

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Ouf.

La déontologie est sauve.

Je puis bien vous l'avouer à présent: j'ai eu (très) peur.

J'ai craint que France 2, qui s'est toujours caractérisée par son extrême impertinence, ne devienne tout soudain une espèce d'antichambre du nouveau régime, où des femmes de ministres, mesdames Borloo et Kouchner pour ne pas les nommer, auraient continué à présenter, comme si de rien n'était, l'une, son jité, l'autre, son émission.

Fort heureusement: rien de tout cela.

Béatrice Borloo a - crânement- renoncé à réintégrer son 20 heures, estimant, je cite, que "de toute façon, avec David (Pujadas), les intérêts de Jean-Louis (Borloo) et de ses copains ne sont pas menacés".

(Comme c'est finement observé.)

Béatrice Borloo animera donc "une émission".

Ouf.

Christine Kouchner, de son côté, a d'abord annoncé qu'il n'était "foutre pas question (qu'elle) abandonne son heure et demie dominicale de propagande".

La "reine Christine", comme disent les journaleux à la con, avait, certes, prévu de sauver les apparences: "Quand Bernie sera invité, je laisserai ma place à Béatrice Borloo, histoire de pas non plus trop mélanger les genres, moi aussi j'ai mes principes, me faites pas dire ce que j'ai pas dit".

Mais la directrice de l'information de France 2, Arlette Chabot, dont l'extrême droiture n'est plus à démontrer, a finalement renoncé, au motif que: "Je viens d'avoir Nicolas, il pense qu'il faut la jouer plus fine".

Résultat: au lieu de continuer à présenter son émission, Christine Kouchner présentera "une émission".

(Voilà qui change tout.)

Et même, une "émission de société" - où elle abordera (librement) des sujets qui "passionnent à mort les Français", genre l'immigration choisie, le service minimum, l'immigration choisie, l'identité nationale, l'immigration choisie, ou encore la maladie d'Alzheimer.

(Et bien sûr: l'immigration choisie.)

La rigueur éthique des bosses de France 2 me ravit, et devrait durablement fermer le clapet des médisant(e)s qui allaient répétant: "Arlette Chabot ment, Arlette Chabot ment, et Pujadas est dégoûtant".




NB: Serge July, après avoir un temps pesté contre "la misérable défection de Christine", a finalement choisi de prendre en mains son destin.

On le voit ici négocier "une émission (de société) pour lui tout seul" avec le nouveau Chef Suprême de France 2:

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Les deux hommes seraient tombés d'accord sur un programme "de type soviétique", destiné à vanter (notamment) les joies de la flexisécurité.

Yves Montand, pressenti pour le rôle (burlesque) du passe-plats, "comme au bon vieux temps", a posé une condition: "Je pourrai venir à bichycleeeeetteuh?"

 
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