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07/07/2007

Coke En Stock

Je me suis mitonné pour les semaines qui viennent un (sévère mais juste) programme en trois points.

Rien foutre.

Al.

Païs.

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Je pars confiant: je sais que pendant ce temps-là, Nicolas Sarkozy et ses fidèles féaux nous préparent une France nouvelle, débarrassée de ses classes dangereuses.

A la rentrée, par exemple, on aura enfin une immigration choisie - comme sur un marché aux bestiaux.

Je lis dans "Marianne" que "François Fillon a (...) confirmé, devant des patrons réunis à la Baule, qu'il prendrait des mesures pour faciliter l'importation massive de travailleurs émigrés* sous-payés "dont la présence vous est absolument indispensable". Et de préciser: "Nous allons simplifier radicalement les procédures"".

Voici (re)venu le bon temps des patrons maquignons - qui pourront tâter le jarret de leurs nouveaux esclaves, avant de les enchaîner.

Leur vérifier la dentition, comme dans "Coke en stock".

Voici (re)venu le bon temps de l'indigène corvéable.

Comme on comprend, n'est-ce pas, que ces gens-là aient la si forte nostalgie de la colonisation et de son (long) cortège de "bienfaits"...

(Mais pourquoi se gêneraient-ils - puisque tout le monde ferme sa gueule?)

D'la bise à tou(te)s, nonobstant - et à la revoyure (fin août).






* Je vous rassure: "Marianne" précise tout de même que, bien sûr, "il n'est pas scandaleux de vouloir corriger certains excès engendrés par un regroupement familial mal contrôlé" - oh ben non, alors.

06/07/2007

(Encore) L'Aube Rouge

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Diantre.

Je lis dans "Livres Hebdo" que l'excellentissime Pierre-André Taguieff nous prépare, pour la rentrée, un bouquin sur les nouveaux "staliniens".

Et alors, je ne sais pas, mais quelque chose me dit que ça va être un long moment d'épouvante.

Quelque chose me dit que ce bon vieux Tag va (encore) nous révéler qu'ils sont partout.

Quelque chose me dit que ce bon vieux Tag va (encore) nous révéler que nous sommes carrément cernés par les moustachus rigides, contrairement à ce que pourrait laisser penser une appréhension trop superficielle (et quelque peu islamo-gauchisée) d'une réalité dominée par la droite gentiment décomplexée de Nicolas Sarkozy.

J'en ai la chair de poule.

Brrrr...

Class War

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Si tu as trois euros, camarade, voilà ce que tu vas faire: tu vas les investir, c'est un placement sûr, dans le "Politis" de la semaine.

Tu y trouveras, aux pages 4 et 5, un réjouissantissime article de Pauline Graulle et Denis Sieffert: "Et Nicolas Sarkozy réinventa la lutte des classes..."

Le genre de papier qui te réconcilie avec la presse: tu lis ça, tu te dis, ah, tiens, c'est quand même rassurant de vérifier que des journalistes font leur boulot, pendant que Franz-Olivier se prosterne en psalmodiant que Fillon est bon.

Ca commence par ces menues considérations, qui me ravissent: "Elle n'avait en vérité jamais disparu, mais il arrivait souvent qu'"elle" soit rendue indéchiffrable par un jargon politique destiné à brouiller les pistes. "Elle", c'est l'éternelle lutte des classes, souvent traitée comme une vieillerie d'un autre siècle. Elle a mauvaise presse, mais elle est toujours là, même en temps de paix sociale. Car la lutte des classes ne se résume pas à de flamboyantes révoltes, à des résistances héroïques et à de grandioses manifestations. Elle est là en permanence, sourde mais bien à l'oeuvre dès que la machine à redistribuer les richesses renforce les inégalités, ou dès qu'il s'agit dans l'entreprise de partager injustement le produit du travail. Elle est là comme simple antagonisme social".

(Non mais convenez que ça vous a tout de même de la gueule.)

Graulle et Sieffert observent ensuite qu'"avec Nicolas Sarkozy, quelque chose" a tout de même "changé": le gars est salement "décomplexé".

Ich bin de droite (radicale), et ich t'emmerde, et si t'es pas content je lâche mon Brice de combat.

Graulle et Sieffert observent que le gars qui a dit tout haut ce que Le Pen disait aussi est porteur d'"une série d'agressions sociales comme la France n'en a plus connu depuis la Deuxième Guerre mondiale".

(Dites-moi si vous l'avez lu ailleurs?)

Alors, certes, Nicolas Sarkozy, qui a lu Orwell et qui par conséquent n'hésite jamais à nier la réalité, "s'exclamait il y a à peine cinq mois: "Il est temps de dépasser les oppositions de classes, de réconcilier les Français avec leurs entreprises et de réconcilier, dans le même mouvement, les entrepreneurs avec l'Etat""

Et certes encore, François Fillon (que Franz-Olivier aime flatter), de son côté, "se gargarisait récemment de la prétendue "ouverture" du gouvernement, censée assurer que "le temps de la lutte des classes (était) fini" et que "l'alliance entre la liberté économique et la justice sociale" pouvait enfin commencer".

(Hhhhh...)

Mais, préviennent Graulle et Sieffert: "C'est (là) une rhétorique très ancienne et très traditionnelle de la droite, récusant la lutte des classes - tout en la nommant - pour tenter de faire adhérer les futures victimes des injustices sociales en préparation à la croyance en de nouvelles communautés d'intérêts".

Rien d'original, donc, dans la glauque logorrhée du régime: "La nouveauté, avec Nicolas Sarkozy, c'est la brutalité de l'offensive sociale. Cette volonté assumée de faire sauter en quelques semaines tous les verrous légaux à l'aggravation (des) inégalités".

(C'est ce que les journaleux de chevet de Nicolas Sarkozy ne disent jamais - occupés qu'ils sont à nous fourguer de la politique politicienne au jour le jour.)

Par exemple, "sous couvert de permettre aux familles de "transmettre librement le fruit du travail de toute leur vie à leurs enfants"", la suppression des droits de succession "n'est en fait qu'un coup de pouce supplémentaire accordé aux héritiers de bonne famille, garantissant de plein droit une inamovible reproduction sociale".

De la même façon: "L'abaissement du bouclier fiscal (...) n'est qu'un pas vers l'abolition définitive de l'impôt sur la fortune".

Et: "La défiscalisation des heures supplémentaires, rendue illustre par la fameuse maxime "travailler plus pour gagner plus", ajoute un rabais aux charges patronales, et cela au détriment de l'emploi".

Graulle et Sieffert précisent: "Ce ne sont là que quelques exemples d'un "bouquet fiscal" (...) qui sera supporté par l'ensemble de la collectivité. Au prix d'une hausse de la TVA, l'impôt le plus inégalitaire qui soit. Au prix de la mise en place de franchises médicales qui pénaliseront les plus pauvres. Au prix, enfin, du désengagement de l'Etat dans l'Education (...) ou dans l'Enseignement supérieur (...), qui généralisera un système éducatif à plusieurs vitesses".

Vous en voulez encore?

"Il faut (...) ajouter les mesures à venir mettant un terme aux régimes spéciaux de retraites, omettant les inégalités devant le travail et la pénibilité de certains métiers".

Cerise, gâteau: "Cette contre-révolution sociale ne pouvant pas se faire sans un affaiblissement du droit de grève, celui-ci est aussi à l'ordre du jour".

C'est, littéralement, terrifiant.

"Mais la prise de conscience tarde à venir".

Elle tarde, en effet.

Sans doute parce que nous lisons trop la grande presse - et plus assez les journalistes qui n'ont pas oublié ce que veut dire contre-pouvoir.

Sans doute parce que nous écoutons encore trop les chefs des grandes centrales syndicales - ces navrants benêts qui vont ces jours-ci répétant que, faut voir, et que, tout peut se discuter...

Sans doute pour un milliard de mauvaises raisons.

Pourquoi mauvaises?

Parce que pendant qu'on tergiverse, Nicolas Sarkozy fait sa guerre - de classes.

05/07/2007

Sluuuuurp

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Soudain François Fillon a sursauté: Manuel Valls, député "socialiste", venait, sans prévenir, de lui passer une langue sucrée sur le fond de pantalon.

"Libé" vend ce matin la mèche: "Manuel Valls a jugé hier "plutôt de qualité" l'intervention de François Fillon devant l'Assemblée nationale et "à la hauteur des attentes du pays"".

Commentaire scandalisé de Jack Langue, qui venait de son côté de lécher dans "Le Monde" le chef de l'Etat: "Ce petit ******** essaie de me griller au poteau, mais c'est moi qui aurai la plus belle mission".

04/07/2007

Muletas

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Vous l'avez sans doute remarqué: la tendance, chez nos journaleux, serait ces jours-ci au commentaire grotesque sur le thème, est-ce que Nicolas Sarkozy, à trop vouloir tout régenter, n'empêcherait pas François Fillon de s'épanouir?

"Libé" en fait depuis 48 heures des gorges chaudes, à grands coups de vannes qui tuent, genre: "François Fillon existe. Il serait même doué de parole (...)"

C'est bien commode.

Ca permet à ces messieurs-dames de la (grande) presse* de se poser:

1) En subtils experts ès-vie politique hexagonale (matez comment que j'ai décelé que Fillon étouffait).

2) En courageux broutilleurs de mocassins, du type qui n'hésite jamais à lâcher une vanne cruelle sur, je cite, "le locataire de Matignon".

Mais pendant que la presse nous divertit avec des vraies-fausses controverses à deux balles (genre les possibles états d'âme de François Fillon), la mise au pas continue, merci pour elle.

Demain, une loi obscène sur le regroupement familial sera votée, adoptée.

Après-demain, une autre, non moins sinistre - sur la récidive.

Elles passeront comme lettres à la poste, parce que, rappelez-vous: nonobstant la divine surprise du second tour des législatives (comme dit l'excellent Jack entre deux coups de langue à Sarkozy), la droite radicale est partout majoritaire.

(Cependant que la droite molle se retranche rue de Solférino.)

Et tout le monde fermera sa gueule, parce que la presse (qui appartient, pour l'essentiel, à des ami(e)s de Sarkozy), préfère, on vient de vous le dire, suivez un peu, nom de Dieu, nous amuser en brassant du vide.

Et ça continuera comme ça.

Tant qu'il sera question de mesurer l'espace vital de François Fillon, nos journalistes continueront, courageusement, à nous tartiner du feuillet décryptant, avec éventuellement de gros morceaux d'ironie, parce que merde à la fin, on est un quand même un contre-pouvoir, pas vrai?

Mais dès qu'il s'agira de commenter la vraie vie, avec son long cortège de réformes scélérates, les mêmes continueront par exemple à nous balancer leur célèbre ooooooh, mais le chef de l'Etat, du haut de sa grande sagesse, a mis bien de l'eau dans son vin, il a fait moulte concession.

Exactement comme ils viennent de faire avec "la réforme des universités", où Sarkozy, nous disent-ils, aurait grave lâché du lest.

(Ben non, ma couille: t'as gobé le truc parce que t'es un benêt d'anthologie, mais dans la vraie vie Sarkozy a lâché que dalle, et bientôt les facs seront bel et bien des entreprises privées comme les autres.)

Ca continuera: pendant que la presse nous amusera, le régime imposera l'une après l'autre ses "réformes".

Et nous aurons bientôt, rien que pour nous, veinard(e)s, une très jolie Sarkozie unifiée, propre et forte, qui se lèvera tôt pour aller dans la joie se libérer par le travail des lourdes pesanteurs de la bien-pensance gauchiste (dont l'attachement désuet à l'égalité, à la fraternité, à la solidarité nous ont tellement fait chier.)

Ca se passe ici et maintenant.

Juste sous nos yeux.

Mais nous n'allons pas non plus descendre dans la rue, n'est-ce pas?

Puisque la presse nous dit et nous répète que le vrai problème serait celui de la marge de manoeuvre de François Fillon - et non celui de l'installation d'une droite hardcore.

Les journaleux, quotidiennement, nous agitent sous le nez des muletas écarlates, qui prennent si joliment la lumière - et nous, gentiment: on se précipite.

Leurs infos à balles cent nourrissent nos discussions du matin: t'as vu comment que Sarkozy empêche Fillon de respirer?

Dans la vraie vie, bien sûr, Fillon et Sarkozy nous préparent main dans la main des lendemains de cauchemar.

Mais nous?

On suit la muleta.

On se pose de grandes questions, genre, est-ce que Nicolas ne serait pas un peu salaud avec François?

Ooooolé.

Sauf que.

N'importe quel toro de Victorino Martin (photo) vous le dira: c'est pas le chiffon, qu'il faut charger, l'ami(e).

C'est le petit bonhomme qui l'agite - et qui veut ta peau.










* Ce sont les mêmes, notez-le, que scandalise la saillie de Patrick Devedjian traitant Comparini de "salope", mais que n'offusquent pas les régulières insanités, autrement plus effroyables, de l'homme qui se pose lui-même en "ministre des immigrés en situation légale": je veux parler bien sûr de Brice Hortefeux.

Ce sont les mêmes, retenez-le aussi, qui passent jour après jour des langues chargées d'amour sur le nouveau régime - je recommande pour qui en douterait, l'attentive lecture du "Monde", qui révèle aujourd'hui, non sans quelque audace, que Valérie Pécresse, ministre UMP de l'enseignement, est, tenez-vous bien: "Quelqu'un de très intelligent" et "de très efficace", qui "de son parcours d'excellence, (...) a gardé le goût de l'effort".

(Convenez que l'attaque est d'une brutale sauvagerie.)

03/07/2007

Foutus Yankees

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Non c'est vrai, quoi.

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Commencent à nous faire salement ch***, hein?

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Les Yankees.

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A nous submerger sous leur saloperies soi-disant "culturelles"...

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Tu parles!

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Sinon vous je sais pas, mais moi, demain, j'ai bien l'impression que je vais aller au ciné...

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Genre à la toute première séance.

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Je sais pas du tout ce que je vais aller voir.

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Aucune idée.

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Au.

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Cune.

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Mais bon.

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Je trouverai bien.

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En tout cas ce qui est sûr...

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C'est que je suis pas du tout du genre à me laisser aller à de quelconques manifestations de joie complètement déplacées sous prétexte que...

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NOOOOOOOOOOM DEEEEEEEEE DIIIIIIIIEU!

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MC CLANE REVIENT!

02/07/2007

Laissez Venir A Moi Les Petits Enfants

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Vous me reconnaissez, les petits enfants?

Je suis votre nouveau ministre...

A partir de mercredi, c'est moi qui vais m'occuper de vous, pendant que votre maman bénéficiera "dans son pays de résidence, d'une évaluation de son degré de connaissance de la langue française".

Venez à moi, petit(e)s: je suis "le ministre du coeur, capable de regarder les situations particulières".

Si votre maman est très gentille, si elle fait de gros efforts d'apprentissage, vous la reverrez...

Un jour...

En attendant, vous et moi, on va bien rigoler.

J'ai plein de belles histoires à vous raconter.

Celle du vilain monsieur qui égorgeait des moutons dans sa baignoire, vous la connaissez?

Et celle de la vilaine maman qui n'avait pas voulu prendre connaissance de la langue française et qui n'a jamais revu ses petits enfants?

Mais...

MAIS...

POURQUOI VOUS PLEUREZ, LES ENFANTS?

VOUS VOULEZ ME METTRE EN COLERE, LES ENFANTS?

01/07/2007

Cherche-T-On A Me Pousser A Bout?

Hier matin.

J'étais chez le coiffeur, comme tous les samedis.

(Ma coupe de cheveux si particulière demande, c'est vrai, un peu d'entretien.)

Je feuilletais "Marianne".

Et sur quoi je tombe - entre deux appels à maîtriser les flux migratoires et à durcir la juste répression de l'insécurité banlieusarde pour mieux battre la droite?

Sur cette information atroce: "Cécilia Sarkozy s'est confiée à l'hebdomadaire russe "Moskovskii Novosty"".

C'est déjà, en soi, une atteinte à ma dignité.

Mais lisez la suite!

Voyez ce qu'elle a dit!

"Poutine est une personnalité intéressante, un homme très sociable. Avec mon mari, ils se ressemblent beaucoup, toujours plongés dans le travail, dynamiques, sportifs"".

Alors jeeeeee pooooooooose laaaaaaa queeeeeeestion trèèèèèès caaaaaalmeeeeeemeeeeeeent.

Est-ce qu'on chercherait, en très haut lieu, à me pousser à bout?

Non parce que si tel était le cas, je préviens: comme je dis toujours, j'ai pas libéré Ivan Denissovitch (au terme d'une journée singulièrement éprouvante) pour me laisser emmerder chez moi par des communistes.

J'en connais qui devraient y aller mollo - s'ils ne veulent pas que j'appelle Bernard Pivot.

A bon entendeur, salut.

(Let it be, let it beeeee...)

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Arbeit Macht Frei (Dit-Il)

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Nicolas Sarkozy l'a de nouveau psalmodié vendredi, avec sa mâle forfanterie de meilleur copain du grand patronat (golden) parachutiste: le travail "libère".

(En allemand: "Arbeit macht frei".)

C'est son incantation fétiche.

Le fondement de son humanisme.

C'est, bien sûr, une gigantesque menterie.

Dans la vraie vie, le travail est, bien évidemment, cette monstrueuse aliénation où tu te vends pour un "salaire" qui ne restera jamais qu'une infinitésimale fraction, indétectable à l'oeil nu, du revenu moyen des ami(e)s stock opté(e) de Nicolas Sarkozy.

D'où vient que Nicolas Sarkozy continue à présenter ce triste servage comme une émancipation?

De ce que Nicolas Sarkozy et ses potes ont grand besoin d'esclaves salariés quotidiennement ravagés par la trouille, abjecte, de n'avoir pas de quoi finir le mois - mais inconscients de leur triste sort, et persuadés d'être si follement libres, qu'y en a même qui disent qu'ils les ont vus voler.

A Vincent Bolloré, Nicolas Sarkozy n'a rien à promettre - si ce n'est de lui rendre son yacht dans l'état où il l'a trouvé, ou de faire comme si Vincent Bolloré n'avait jamais travaillé avec le ministère de l'Intérieur quand Nicolas Sarkozy était ministre de l'Intérieur.

Aux salariés, Nicolas Sarkozy peut en revanche concéder, avec sa mine doucereuse de chef d'une antique guerre de classes, une augmentation d'une poignée d'euros par mois - s'ils font l'effort, cela va de soi, de travailler plus pour les gagner (bougez-vous le cul, les pauvres): de quoi mettre du beurre dans leurs coquillettes.

Si tu y mets du tien, tu pourras manger à ta faim.

Comme disait Bernie Bonvoisin, poète français de renom, du temps qu'il ne faisait pas (encore) klaxon bayriste: "T'as bien raison de bosser huit heures, ton salaire, c'est le salaire de la peur".

Trimez, smicard(e)s - et grâce au Chef Suprême, vous pourrez même, qui sait, vous acheter à crédit un nouvel écran plat, histoire de vous divertir chez Bouygues de vos repas de pâtes.

Dans "1984", le Parti affirme que: "La liberté c'est l'esclavage".

Sarkozy 2007 scande, lui, que: "Le travail libère".

C'est pour mieux t'asservir, mon enfant.




(Spéciale dédicace au camarade Pescade.)

 
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