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03/09/2007

Ptoui, Ptoui...

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Christine Lagarde, ministre des Finances, a donc, nous dit son chef méchu (photo), assez durement déconné.

(Mais on ne l'y reprendra plus.)

Christine Lagarde avait, dimanche, annoncé à la radio un "plan de rigueur" visant "la fonction publique pour l'essentiel".

(Son message, sommairement décrypté, pouvait également s'énoncer comme suit: "Va quand même bien falloir qu'on trouve du très, très gros pognon, pour financer les multiples cadeaux somptuaires que nous ne cessons de consentir à nos bon(ne)s ami(e)s les nanti(e)s, et le mieux est quand même de prendre ce très, très gros pognon aux fonctionnaires, ces grosses feignasses - qui sont aussi communistes, pour beaucoup".)

Que.

N'a.

Vait.

Elle.

Pas.

Dit.

Là!

"Paaaaas du tout.

Y a pas le moindre plan de rigueur en vue pour la fonction publique, promis, juré, craché, ptoui, ptoui".

A répondu lundi François Fillon.

(Sans bien se rendre compte (sa mèche lui cachait la vue) que son nez s'allongeait alors si démesurément qu'on aurait presque dit celui de Nicolas Sarkozy, le jour où Nicolas Sarkozy a promis, juré, craché, ptoui, ptoui, que, lui vivant, JAMAIS l'Etat ne cèderait ses parts du capital de GDF - qu'allez vous encore imaginer là, maudits gauchistes.)

"Ce qu'il y a, c'est qu'on va juste réduire un peu nos frais généraux, en supprimant une vingtaine de milliers de postes" - a précisé François Fillon.

Où ça?

François Fillon: "Dans la fonction publique".

Donc, un plan de rigueur?

François Fillon: "Ah ben non, merde, confondez pas tout, là on se défait seulement d'une (très) grosse poignée de grosses feignasses de fonctionnaires - des gens qui, notez-le, sont bien souvent, aussi, des agents du Komintern, surtout dans l'Education nationale".

Et alors?

François Fillon: "Et alors on vire surtout des profs".

Donc: François et Christine disent la même chose.

Nous sommes bien d'accord.

Mais ça va plus loin que ça - et nous devons relire, pour bien le comprendre, ce que Denis Sieffert, le boss de "Politis", écrit dans son éditorial de la semaine.

Il observe en effet que "les nouvelles coupes claires annoncées dans l'Education nationale" ne sont pas de "vulgaires mesures d'austérité".

Il précise: "Le choix de réduire massivement le nombre d'enseignants n'est jamais économique".

Il conclut: "C'est un choix de société".

Car "l'école forme des citoyens. C'est à dire des gens qui ne se réduisent pas à leur qualité d'usager (ou) de consommateur (...), et qui n'agissent pas seulement leurs émotions".

Or, "Nicolas Sarkozy n'a que faire de ces citoyens-là. Tout son système, au contraire, repose sur l'avilissement du citoyen en petit propriétaire gouverné par ses émotions et jaloux de son pré carré".

En un pauvre con, également, qui ne se posera pas de questions déplacées, quand François le méchu viendra lui promettre, jurer, cracher, ptoui, ptoui, que, non, pas du tout, voyons, il n'est pas du tout question d'une rigueur à géométrie variable, qui s'appliquerait à des petits fonctionnaires pour mieux complaire à de gourmands copains...

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