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29/09/2007

"Racistes", Nous? Ah Ben Merde Alors, Ca Me Ferait Bien Chier!

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Nos (dignes) journaleux sont décidément hyper-sélectifs, dans le choix des infos qu'ils daignent porter à notre connaissance.

Est-ce que vous savez, par exemple, que l'ONU nous trouve, nous, Françai(se)s, indécrottablement racistes?

Réponse: non.

Vous ne le savez pas.

Sauf si vous avez lu hier, sur nouvelObs.com, que: "De retour d'une mission de 10 jours en France, l'émissaire de l'ONU Gay Mac Dougall a déclaré, vendredi 28 septembre, qu'un racisme pernicieux perdure en France, où des minorités sont reléguées dans des "ghettos" sans espoir de promotion sociale".

Et alors, que je vous dise: quand elle envoie, elle envoie, Gay Mac Dougall.

Elle nous met le compte, faut voir comme.

Elle s'est ""rendu compte que le racisme était un sentiment pernicieux dans la société" française".

(Bienvenue au club, Gay.)

Elle a notamment relevé, après avoir fait un tour "dans des banlieues défavorisées de Paris, Marseille et Strasbourg", que: "Des personnes qui ont beaucoup travaillé, qui ont respecté toutes les règles du jeu et qui croient sincèrement aux principes de la République française se retrouvent piégées dans des ghettos urbains où le taux de chômage dans certains cas peut dépasser 40 %".

Elle a noté que: "Les jeunes d'origine immigrée "se sentent discriminés et rejetés par une conception rigide de l'identité nationale française qui ne leur convient pas"".

Elle a enfin "regretté "l'ambiguïté" de certaines mesures et déclarations des responsables politiques français sur l'immigration, citant notamment le débat sur l'introduction de tests ADN pour les candidats au regroupement familial et la mise en avant systématique de la notion d'"identité nationale"".

Ce n'est pas la première fois, je vous prie de le retenir, que l'ONU balance de grosses pierres dans le jardin (à la française) du colonel Brice Hortefeux et de son Chef Suprême.

Déjà au mois de juin dernier, Doudou Diène, "rapporteur spécial de l'ONU contre le racisme et la xénophobie", leur décochait dans la face de vigoureux taquets, dénonçant notamment "la lecture ethnique et raciale des questions politiques, économiques et sociales et le traitement idéologique et politique de l'immigration comme un enjeu sécuritaire et comme une menace à l'identité nationale".

Vous, je ne sais pas, mais moi je trouve quand même ça plutôt intéressant, que l'ONU, qui n'est pas exactement un foyer de subversion nestormakhnoviste, parle de notre cher et vieux pays en des termes qui étaient réservés naguère, toutes choses égales par ailleurs, à, mettons, la Rhodésie.

Mais ce qui est encore plus intéressant, à mon avis, c'est que nos (dignes) journaleux oublient, avec beauuuucoup d'application, de nous restituer ce message.

Pas un mot dans "Libé", ce matin.

Pas un mot dans "Le Monde", ce soir.

Du racisme?

Dans la (doulce) France de Nicolas Sarkozy (et de ses fidèles féaux)?

Mais vous n'y pensez pas: on le saurait.

26/09/2007

Total Soutien

C'est aujourd'hui que Nicolas Sarkozy doit recevoir l'opposition birmane à l'Elysée, pour l'assurer de son total soutien.

Je ne sais pas si Bernard Kouchner sera de la fête, mais je pense que oui: à chaque fois qu'il entend les mots "Birmanie" et "total", Bernard Kouchner accourt, frétillant, pour demander, "oui, j'arrive, je suis là, quelqu'un m'appelle, quelqu'un veut encore me filer 25.000 euros?"

C'est curieux, comme comportement.

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25/09/2007

Politique Etrangère

Nicolas Sarkozy est aux Etats-Unis - comme à chaque fois qu'il a besoin de se, je cite: "Ressourcer auprès de (son) vénérable sensei".

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A New York, Nicolas Sarkozy a publiquement déclaré: "Il est beau, il est beau, il est beauuuuu, mon nucléaire civil, allez, allez, allez, on profite, quiiiii veut de mon nucléaire civil?"

Aussitôt une main s'est levée - et au bout de cette main il y avait un maigre barbichu qui a crié, dans un français un peu approximatif, mais tellement folklorique: "Je vouloir être intéressé par achètement usine pour eau comme frère Mu'amar!"

David Martinon, porte-parole de Nicolas Sarkozy, glissait alors à son Chef Suprême, en secouant sa fauve chevelure: "Merde, c'est Ahmadinejad, qui l'a laissé entrer, ce con?"
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A peine Martinon avait-il parlé qu'un rauque hurlement ("on aurait dit le râle d'un fidèle sujet mal remis de son jogging forcé", devait déclarer un diplomate portugais) s'élevait, glaçant les sangs de l'assistance: "RAAAAAAH!!! LA GUERRE!!! LA GUERRE!!! LA GUERRE!!!"

C'était, naturellement, Bernard Kouchner - dont la prompte évacuation fit dire à son homologue néo-zélandais: "Mais vous autres, Français, ne cesserez donc jamais de nous faire nous pisser dessus de rire?"
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Laurent Joffrin Et Le Trou Sans Fin

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"Libération", quotidien néo-patronal, nous en prévient ce matin: "Les mesures annoncées hier par le gouvernement ne suffiront pas, de loin, à équilibrer la Sécurité sociale".

Pour combler ce que nos moutonniers journaleux nomment le trou sans fin de la Sécu, "le vrai plan, bien plus douloureux, sera pour 2008", estime "Libé".

Ce n'est pas faux du tout: il est certain qu'en effet le régime ne cessera, si nous laissons faire, de nous infliger toujours plus d'abjectes "réformes".

Laurent Joffrin, boss barbichu de "Libération", dénonce, dans un éditorial évidemment grotesque, "l'homéopathie sociale aujourd'hui pratiquée" - par le gouvernement.

(C'est ce que j'aime, chez Laurent Joffrin: il réhabilite avec beaucoup d'application le clicheton journalistique à deux balles.

Quand il consacre son édito à la Sécu, il se dit: "Faut que je case "homéopathie" quelque part, ça fera marrer tout le monde".

Bien vu, Laurent: je me tords.)

Ce qui est, disons, intéressant, parce que tellement révélateur, dans la tribune de Laurent Joffrin, c'est le moment où il délivre son ordonnance.

Il a en effet deux, trois idées, pour enfin en finir avec le trou sans fin.

Il faut, explique-t-il, explorer "deux pistes essentielles".

Fondamentales, même.

Première piste: "La réduction des dépenses de médicaments, qui se heurte à la résistance des industries pharmaceutiques".

(On voit ici que Laurent Joffrin est de gauche: il n'hésite pas, notez-le, n'écoutant que son courage, à lancer un formidable défi à l'industrie pharmaceutique.

Il m'évoque, irrésistiblement, le John Le Carré de "La Constance du jardinier", en nettement plus couillu, il va de soi.)

Piste numéro deux: "La régulation de l'activité médicale, qui bouscule les intérêts des praticiens, notamment ceux des spécialistes".

(Laurent, fais gaffe de pas y aller trop fort quand même: tu viens de te mettre à dos l'industrie pharmaceutique et les praticiens, notamment les spécialistes.)

Et bien sûr, le gentil lecteur (ou la gentille lectrice) de "Libé" qui découvre ça pense, bon sang, mais c'est bien sûr, en effet il faudrait envisager de réduire un peu nos dépenses de médicaments, et réguler un peu l'activité médicale, ce Laurent Joffrin, quand même, quel visionnaire, et quel iconoclaste: matez comment qu'il bouscule crânement le sot corporatisme de médecins arc-boutés sur leurs privilèges, il a des testicules de toro, ce mec.

Oui, mais non.

Dans la vraie vie, je le rappelle: un certain Philippe Séguin, natif de l'UMP (ex-RPR), qui est à la Cour des comptes ce que Laurent Joffrin est à "Libé" (un boss barbichu), nous a récemment révélé que si les stock-options étaient assujetties aux mêmes prélèvements sociaux que nos revenus, on pourrait verser trois milliards d'euros par an dans le trou sans fin de la Sécu - dont nous verrions du coup la fin.

Cela, évidemment, Laurent Joffrin, qui a l'info dans le sang, coco, ne peut l'ignorer - et peut d'autant moins faire mine de l'avoir oublié que Jean-Marie Le Guen, député "socialiste", qui est tout sauf un gauchiste pileux, nous le rappelle ce matin dans "Libé".

(Le Guen: "Il faut sauvegarder d'urgence la partie recettes de l'assurance maladie. C'est à dire réintégrer l'argent qui lui revient, dont les dettes de l'Etat (plus de 5 milliards d'euros). Mais aussi récupérer la totalité des taxes sur l'alcool et le tabac qui ne sont pas versées intégralement (3 milliards d'euros). Il faut enfin lutter contre les niches fiscales, en taxant par exemple les stock-options). Rien que cela, c'est l'équivalent du déficit de toute la Sécurité sociale pour l'année 2007".

Bien dit.

J'ai presque envie - presque - d'enlever pour une fois les guillemets, à "socialiste".)

Mais dans son édito, Laurent Joffrin, plutôt que d'exiger une imposition qui ferait de la peine à ses bon(ne)s ami(e)s stock-opté(e)s, préfère nous suggérer de limiter notre consommation d'Efferalgan (effervescent) ou de Prozac.

Entre le patron qui se goinfre de gratifications exonérées de charges sociales, et l'esclave salarié qui se gave d'anti-dépresseurs pour ne pas sombrer complètement, Laurent Joffrin a fait le choix d'une cible: ce n'est certes pas nouveau, ni (donc) étonnant, mais faudra pas non plus qu'on oublie de le lui rappeler, la prochaine fois que Laurent Joffrin organisera dans l'Isère un forum social de Porto Alegre...

24/09/2007

Veinards De Chinois

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1.
Vous vous rappelez sans doute que Brice Hortefeux a longuement répété, au printemps, que son ministère serait "humain".

Il expliquait, remember, qu'il serait, certes, "ferme" - la police était quand même en train de rafler des enfants "clandestins" (et leurs parents).

Mais, "humain".

Et en effet, si en toute objectivité je prends l'exemple du jeune Ivan, 12 ans, tombé il y a (presque) deux mois d'une corniche où il essayait d'échapper à la police, je dois reconnaître que Brice Hortefeux a fait preuve d'une authentique humanité, puisque aussi bien il a ensuite accordé aux parents d'Ivan un sursis de six mois.

Beau geste.

Quel panache.

(Je trouve d'ailleurs, quant à moi, que le jeune Ivan ne l'a que trop peu remercié de cet émouvant élan du coeur.

Je l'ai même trouvé limite ingrat, le jeune Ivan.

Il est vrai, me direz-vous, qu'Ivan était dans le coma.

J'en conviens.

Mais cela n'empêche: un peu de politesse rend les choses nettement plus faciles, et ça, les Russes qui viennent jusque dans nos bras nous piquer nos allocs devraient quand même finir par le comprendre.)

Alors bien sûr les "socialistes" (à tout le moins les manuelvallsistes) ont pensé: "Quand même, Brice aurait pu faire un effort, leur accorder, je ne sais pas, moi, huit ou dix semaines de plus, aux Popovs, non parce que bon, c'est vrai que nous ne pouvons tout simplement plus accueillir toute l'infecte misère du (tiers-)monde, mais imaginons que le gosse, comment s'appelait-il déjà, Igor, ait mis du temps à se réveiller?"

Mais, ami(e)s "socialistes": trop d'humanité tuerait l'humanité.



2.
Alors que là, ce qui s'est tué, c'est une Chinoise.

Oh.

Vous ne saviez pas?

"PARIS (AFP) - La Chinoise sans-papiers de 51 ans, qui s'était défenestrée jeudi à Paris à l'arrivée de la police, est décédée des suites de ses blessures vendredi soir à l'hôpital Georges-Pompidou, a-t-on appris lundi de source policière (...). Elle avait été hospitalisée après avoir enjambé la fenêtre, depuis le premier étage d'un appartement du 41 boulevard de la Villette (Xe) à l'arrivée de la police (...). Selon une source proche de l'enquête, la femme a tenté de fuir par la fenêtre et s'est retrouvée sur l'auvent d'un magasin. De là, en se suspendant par les bras, elle a essayé de sauter sur le trottoir et est tombée lourdement sur la tête."

Pauvre femme, hein?

Mais positivons - à quelque chose malheur est bon: si ça se trouve, elle avait une famille.

(Vous savez comment sont les Noiches clandestins que notre police débusque en leurs taudis: quand y en a un(e), y en a cent mille, et n'oublions jamais qu'ils sont plus d'un milliard à guetter le moment où ils pourront venir s'installer chez nous, rue de Belleville.

Brrrr.

Quand on ajoute à ça les centaines de millions de jeunes Africains dont Nicolas Sarkozy nous menaçait pendant sa campagne, ça fout les jetons.

Je comprends que Nicolas Sarkozy et Brice Hortefeux aient envie de faire du chiffre, contre ces cruels envahisseurs.)



3.
Mais revenons aux parents de la défunte.

Je me disais: voilà des Chinois qui ont de la chance.

Voilà des Chinois qui vont tranquillement passer encore un peu de temps à Paris, parce qu'un régime qui accorde six mois de sursis (avant reconduite à la frontière) pour une chute suivie d'un coma va évidemment faire un petit geste humanitaire, pour une chute suivie d'un (prompt) décès.

C'est à ces petits suppléments d'âme que se reconnaît la droite - la vraie, la sans tabous.

Je dirais que le régime va lâcher 10 à 12 mois, sans barguigner.

Veinards de Chinois.

Oubliez pas de remercier.

Riffs

Y a comme ça des sons que vous reconnaissez entre mille, et qui vous font dresser les poils des bras; pour tout un tas de raisons en forme, notamment, de madeleines de Proust - ou de promesses d'autres futurs, allez savoir.

Genre: les riffs de guitare de Loran Béru.

 

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Je me passe en boucle, depuis le début de l'après-midi, le premier album de son nouveau groupe, Les Ramoneurs De Menhirs, qui serait quelque chose comme une émeute bretonne, et je dois dire que c'est.

De.

La. 

Pure. 

Balle.

Au départ, j'étais pourtant passablement énervé - de l'avoir payé, tenez-vous  bien, 17,68 euros à la FNAC.

(Denis Olivennes lève l'impôt révolutionnaire?)

Mais bon, allez, on va pas se manger le chou: je vais plutôt me le repasser une cinquième fois, pour les binioù et les bombardes et la guitare qui donne la rage et des frissons, et pour Louise Ebrel qui arrache tout, et puis aussi bien sûr pour la reprise de "Vive Le Feu!"

Et quant à vous, les ami(e)s, je vous conseille de le commander ici, pour 7,68 euros de moins qu'à la FNAC: www.fzm.fr

(Désolé, Paria, j'arrive décidément pas à insérer des putains de liens où il suffirait de cliquer.)

Car vous allez, bien sûr, le commander: ça me ferait de la peine d'avoir (encore) à tuer votre animal de compagnie.

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Prendre Aux Pauvres, Gaver Les Riches

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C'est dans ces moments-là, en particulier, que le régime apparaît pour ce qu'il est: une machine de guerre au service des possédants.

Le "Journal du Dimanche", aka le "JDD", l'expliquait hier: "Les trois ministres chargés de la Sécurité sociale - Roselyne Bachelot (Santé), Xavier Bertrand (Solidarité) et Eric Woerth (Comptes) - doivent présenter demain aux grandes institutions, aux syndicats professionnels et aux représentants des salariés les derniers comptes de la Sécu".

(Noter au passage l'oxymore: ministre de la Solidarité / du gouvernement Fillon.)

Les nouvelles sont, un peu comme dans une chanson de Stéphane Eicher, mauvaises, d'après le "JDD": nous aurons "3 milliards d'euros de déficit en plus pour les comptes sociaux cette année".

(Je rappelle au passage, parce que ça ne fait jamais de mal, que le "JDD" appartient au dénommé Arnaud Lagardère, qui aime à se présenter comme, je cite, le "frère" de Nicolas Sarkozy.)

"Les ministres tablaient sur un déficit de 11,7 milliards d'euros cette année, au lieu (des) 8,7 milliards enregistrés en 2006", nous annonce le "JDD".

Nous avons là ce que le "JDD" appelle, avec sa coutumière sagacité: "Le trou sans fin de la Sécu".

Et alors, que je vous dise.

En principe, je trouve ça très bien, moi, que la Sécu soit déficitaire, si ça nous permet de nous soigner correctement, et de ne pas nous balader avec les dents pourries de nos voisins des pays dits civilisés où la Sécu n'existe pas - ou si peu.

Demandez à un Italien comment il fait, quand il a une vilaine carie, pour sourire à la vie - et vous comprendrez vitement de quoi je parle.

Mais: admettons.

(Même si nous savons, par nos lectures*, que c'est loin d'être aussi évident.)

Admettons qu'il faille absolument, comme ne cessent de nous le répéter les fidèles féaux ministériels et médiatiques de Nicolas Sarkozy, reboucher le trou (sans fin) de la Sécu - de peur que des banquiers inquiets n'en viennent à retirer ses chéquiers au gouvernement, ârk, ârk.

Trois milliards d'euros?

Ces trois milliards d'euros qui inquiètent si fort le "JDD"?

C'est justement, voyez comme ça se trouve, voyez si la vie nous réserve quand même, au milieu de beaucoup d'avanies, de sciantes surprises - c'est justement, disais-je, ce que nous coûtent, à nous, collectivité, les stock-options libéralement distribuées aux ami(e)s de Laurence Parisot, bosse du MEDEF, et dont les bénéficiaires, comblé(e)s, ne paient aucune des charges sociales auxquelles vous et moi sommes très normalement soumi(se)s.

(Charges dont nous nous acquittons avec une rare bonne humeur, parce que tu sais quoi, c'est justement ça, la solidarité, camarade Xavier Bertrand.)

Ca, retenez: c'est pas moi qui le dis.

C'est la Cour des comptes, qui n'est pas exactement un repaire de communistes redistributeurs.

La Cour des comptes a, je le répète lentement, révélé dans son dernier rapport que les stock-options distribuées chaque année aux cadres dirigeants des grands entreprises représentent pour la Sécu un manque à gagner total de 3 milliards d’euros.

Son président, Philippe Séguin, que nul(le) ne saurait confondre avec son lointain cousin Vladimir Illitch Séguin, a précisé: "Un bénéficiaire de stock-options, c’est 30.000 euros de cotisations manquantes, et si l’on s’en tient aux 50 premiers, c’est 3 millions d’euros : ils ont touché en moyenne 10 millions chacun".

En résumé: si les stock-options étaient soumises aux mêmes charges que nos revenus, ça mettrait chaque année - chaque année - du beurre dans les ferrugineux épinards de nos comptes sociaux.

Un beurre à trois milliards d'euros, exactement: autant vous dire qu'avec ça, on verrait assez rapidement la fin du trou sans fin.

Vous remarquerez, au passage, que cette révélation, qui était quand même de nature à nous plonger dans une affliction de niveau 8 sur l'échelle de Richter, n'a que peu mobilisé nos libres médias: les mêmes, qui nous balancent du trou (sans fin) de la Sécu à longueur de jités ou de minables éditoriaux, ont assez vite évacué le scoop à trois milliards de la Cour des comptes.

Pour autant, même un enfant de cinq ans moyennement doué pour les additions et les soustractions va, si je lui soumets d'une part les considérations de la Cour des comptes, et d'autre part le papier du "JDD", me répondre que: "Trois milliards escamotés là, trois milliards qui manquent ici, bordel, mais c'est tout simple, y a qu'à ponctionner un peu les stock-ops!"

Aaaaah, le brave gamin: il vient de combler, à cinq ans, le trou (sans fin) de la Sécu.

Maintenant, question: est-ce que nos trois ministres du trou (sans fin) arrivent à la même inévitable conclusion que notre jeune mathématicien?

Nenni!

Du tout!

Il semblerait qu'ils n'aient tout simplement pas écouté leur vieux copain Philippe (Séguin).

Il n'est surtout pas question, si j'en crois le "JDD", que le "gouvernement", qui "entend" pourtant "ramener le déficit de l'assurance-maladie à 4,4 milliards d'euros", exige des mieux nanti(e)s qu'ils renoncent, non pas même à leurs primes, faut pas exagérer, on n'est pas en Corée du Nord, mais à l'infime partie de ces gratifications dont ils devraient se délester, si elles étaient soumises aux lois communes sur les revenus.

Riez, riches: vous allez pouvoir continuer à vous gaver de stock-options dé-chargées.

A creuser le "déficit de l'assurance-maladie".

Ah, c'est vrai que c'est chouette, mais nos trois milliards, qui c'est qui va les verser dans le trou (sans fin), alors - me demanderez-vous.

Ben quelle question: les pauvres, pardi.

C'est la collectivité qui va éponger vos dettes - comme d'hab.

Merci qui?

Merci le ministre de la Solidarité.

Merci, Nicolas Sarkozy.

Le "JDD" le relève: "Concrètement, la Sécu va baisser le remboursement des médicaments de 50 centimes d'euros par boîte, ceux des actes paramédicaux de 50 centimes également et les transports en ambulance seront amputés de 2 euros".

C'est tellement plus facile, n'est-ce pas, de piquer de la menue monnaie dans la poche d'un(e) peu muni(e), que de prier un(e) mieux loti(e), bénéficiaire de stock-options, d'acquitter une charge sociale.

(Et puis, n'est-ce pas exactement pour ça que Nicolas Sarkozy a été mis à l'Elysée?)

Ce n'est pas tout - bien sûr.

"Les allocations de préretraite seront désormais assujetties à la CSG au taux de 7,5 %. En outre, les mises à la retraite d'office à 65 ans seront également frappées. Les indemnités sont aujourd'hui très largement exonérées. Elles subiront une ponction de 25 % en 2008, puis de 50 % en 2009".

C'est, il va de soi, pour la bonne cause: "Ces dispositions rapporteront environ 500 millions d'euros", se réjouit le "JDD".

C'est un peu moins, certes, que les trois milliards que rapporterait l'assujettissement des stock-options, plutôt que celui des retraites.

Mais cela du moins résume assez parfaitement le programme en deux points de Nicolas Sarkozy: prendre aux pauvres, pour gaver les riches.





* Genre: "Le mythe du trou de la Sécu", (assez) récemment paru aux éditions Raisons d'agir - et dont je vous aurais bien montré ici la couverture, mais foutredieu, où ai-je pu ranger ce bouquin?

22/09/2007

"Le Monde" Raille (Durement) Le "Show Permanent" Du Chef De L'Etat

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"Le Monde", qui nous a quand même habitué(e)s à (beaucoup) moins de courageuse témérité, raille ce soir, avec mordant, l'omniprésence médiatique du chef de l'Etat.

J'ai d'ailleurs eu, je l'avoue, beaucoup de mal à en croire mes yeux - car enfin, rien ne laissait prévoir que notre vénérable quotidien vespéral de référence allait soudain nous balancer, en lieu et place des coutumières flagorneries du fidèle Ridet (pour ne citer que lui), cette longue moquerie.

(Foutre, me suis-je dit, si "Le Monde" soudain cesse de léchouiller les mocassins de Nicolas Sarkozy pour les lui mordiller, à quoi devons-nous demain nous attendre?

A un éditorial intelligent de Philippe Val ou de Laurent Joffrin?)

"Le Monde" commence par fustiger, à la Une, "le show permanent de Sarkozy".

"Le Monde" observe: "A tout moment, il se passe quelque chose en France".

"Le Monde" se gausse: "Vedette médiatique permanente d'un flot incessant d'annonces et de réflexions très personnalisées: le chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy".

Moi aussi, je dois dire, ça commence à me gonfler, ces continuelles (et risibles) gesticulations, et je trouve ça bien que "Le Monde" enfin s'en émeuve: mieux vaut tard que jamais, comme disait Jeanne Calment.

"Le Monde" consacre ensuite une pleine page (et pas n'importe laquelle, puisqu'il s'agit de sa très sélective page 3, lue de près dans les ambassades) à une véritable mise en pièces du Sarkoshow.

"L'homme de la "rupture" gouverne via les médias, à la fois pour entretenir la flamme de ses fidèles et pour faire connaître ses initiatives à l'extérieur", affirme ainsi le journal du soir.

Reconnaissons que c'est bien vu.

"Le Monde" remarque ensuite que: "Cet été, le président Nicolas Sarkozy n'a pas fait relâche".

En effet: "Il a notamment annoncé, coup sur coup, que son épouse avait délivré les infirmières bulgares et le médecin palestinien emprisonnés en Libye, que George W. Bush le recevrait chez lui pour un déjeuner privé, qu'il avait donné à Brice Hortefeux, ministre de l'Identité nationale, des instructions pour que la lutte contre l'immigration clandestine s'intensifie".

Or, "Le Monde" le souligne avec beaucoup d'ironie: "En septembre, la stratégie est la même: occuper sans cesse le terrain médiatique".

J'en étais là de ma lecture, quand je me suis demandé, mais nom de Dieu, qui est le journaliste vespéral de référence qui ose énoncer de si blessantes vérités?

C'est quand même pas Philippe Ridet?

Je regarde la signature, et en effet, ce n'est pas Philippe Ridet, qui a rédigé cette charge au vitriol.

C'est Paulo A. Paranagua, et...

Minute.

Quelque chose ne va pas - me dis-je.

(Gravement.)

Depuis quand Paulo A. Paranagua s'intéresse-t-il à Nicolas Sarkozy?

Son truc, à Paulo A. Paranagua, sa spécialité, c'est Hugo Chavez.

Paulo A. Paranagua se reconnaît à ce qu'il déverse dans "Le Monde", à grands coups de papiers fielleux, voire dégueulasses, une à deux tonnes de guano par semaine sur le sommet du crâne d'Hugo Chavez, président vénézuélien.

Pris d'un affreux doute, je reprends ma lecture.

Et je m'aperçois que je me suis trompé.

La Une du "Monde" ne se moque pas du tout du "show permanent de Sarkozy".

La Une du monde se moque, avec beaucoup de courage, du "show permanent de Chavez".

Et la page 3 se fout de la gueule du "leader de la "révolution bolivarienne"", qui "gouverne via les médias".

Je me disais bien, aussi, que c'était bizarre que "Le Monde" fasse tout soudain la nique au sarkozysme.

Faites excuse, j'ai (encore) commis une sotte erreur.

Les choses, finalement, sont au "Monde" comme elles doivent être: pour Hugo Chavez, les coups de latte.

Pour Nicolas Sarkozy, par comparaison, les coups de langue.

Puanteur (2.0)

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Vous sentez comme ça pue?

Vous sentez comme ce pays, tel qu'il est gouverné depuis cent et quelques jours, devient, non plus seulement dégueulasse, comme naguère sous la droite, mais carrément atroce?

Je suppose que oui.

Je suppose que, séparément, individuellement, un(e) par un(e), vous sentez.

Je suppose que la puanteur, suffocante, vous prend à la gorge.

Je suppose que vous aussi, vous passez beaucoup de temps, ces temps-ci, en congratulations, à vous désoler entre ami(e)s de l'extrême cruauté du régime.

T'as vu ça?

J'ai vu ça.

T'as vu ce qu'ils ont encore trouvé, ces maudits salopards?

J'ai vu ce qu'ils ont encore trouvé, ces maudits salopards.

Et ça t'a fait gerber?

Et ça m'a fait gerber.

On est là, on se couche écoeuré(e)s par la dernière saillie d'un porc bleu horizon, et on se lève plombé(e)s, avec l'absolue certitude qu'on va encore tomber en lisant les journaux sur une saloperie nouvelle - et c'est exactement ce qui se passe.

On s'entreconsole entre nous de chaque nouvelle scélératesse, en attendant la prochaine.

Dans le noir, on cherche ses potes - vieux dicton berrichon.

Mais ensemble, millions que nous sommes?

Collectivement?

Est-ce que nous comprenons bien ce qui se passe, juste là, sous nos yeux?

Et si nous le comprenons, est-ce que nous réagissons?

Je ne crois pas, non.

Pour la simple raison que si nous avions réellement pris la mesure de la guerre totale (et sociale, et de classe(s), et que sais-je encore) qui nous est quotidiennement faite, nous n'en serions plus à déposer comme je fais ici, ce n'est qu'un exemple d'une sinistre banalité, des billets gentillets sur de gentillets blogs - oh non, putain de merde.

On cesserait de se pignoler.

On serait dans les rues, et pas qu'un peu, neveux.

Ca ferait un bon début.

On a battu le pavé, on l'a comme oublié, pour beaucoup moins que ça.

Pour beaucoup moins que l'absolutisme (plus ou moins) faux-derche qui nous tient ces jours-ci à sa main (droite).

On a manifesté contre des vilenies qui, rétrospectivement, ont des airs de ballons d'essai(s) pour cour de récré libérale.

Mais là, dites, où sont les cortèges?

Je ne me vois pas, je l'avoue, défiler tout seul - remonter le boulevard Richard-Lenoir en gueulant des slogans vengeurs, "talonnettes, enculette": j'aimerais m'intégrer à une foule en colère.

Mais voilà: où est-elle?

Bordel?

Y avait jadis un truc finalement plaisant qui s'appelait: "La gauche".

On y trouvait même, soyons généreux, quelques socialistes.

Je vous parle d'un temps que les moins de quatre ans ne peuvent pas connaître: ce n'est donc pas si vieux.

Prenons le CPE: c'était vraiment un truc de baba-cool mielleux, quand on le compare à ce que Sarkoland nous balance dans les molaires jour après jour.

Mais ça nous énervait assez pour qu'on dise à Villepin, le hippie de Matignon, que ça n'allait pas être possible.

Aujourd'hui, à quoi sommes-nous confronté(e)s?

Au "service minimum".

(En langage de tous les jours: mise à mort du droit de grève.)

A la "réforme de la fonction publique".

(11.000 profs dégagé(e)s, mais l'Entreprise va bien, merci - elle acclame Philippe Val.)

A la "réforme des retraites".

(Qui nous coûtent si cher, mais ce n'est pas non plus comme si nous avions le projet de récupérer notre pognon dans la poche des stock opté(e)s.)

Liste non exhaustive - mais à chaque jour suffit sa Pen, comme dit l'UMP.

En quatre mois et des poussières, "nos" néocons décomplexés auront donc anéanti, parce que c'est bien de ça qu'il s'agit, cinq décennies de contrat social.

Vous me direz: outre la droite elle-même en ses diverses déclinaisons, les "socialistes" avaient déjà bien déblayé le terrain.

Je ne suis pas d'un avis différent, mais quand t'as dit ça t'as rien dit, parce que la vérité, crue, est que nous recevons, depuis l'arrivée de Sarkozy, une pluie serrée de coups d'une absolue sauvagerie, et que.

Nous.

Fermons.

Notre.

Gueule.

Et que la gauche n'existe pas, dans cet environnement.

Voyez si nos vaillants syndicalistes continuent, courageux, à tortiller du cul - dans le meilleur des cas.

Je lisais l'autre jour que: "Nicolas Sarkozy s'est entretenu (...) avec chacun des numéros 1 des grandes centrales syndicales", histoire de leur fourguer encore sa "réforme des régimes spéciaux" - et que, tenez-vous bien, "les leaders syndicaux sont plutôt rassurés".

Avoue que tu biches, Bernard Thibault, quand Sarko te gratouille les couilles.

Où sont les "socialistes"?

Les "socialistes" sont vautrés dans leur fange patronale.

(Lisez je vous prie l'effroyable entretien que Jean-Marc Ayrault, "président du groupe socialiste à l'Assemblée", a donné l'autre jour à "Libé".

C'est un modèle du genre.

Le gars réchauffe sur son petit Butagaz le coutumier brouet faux-cul des solférinistes, prenant grand soin de l'assaisonner de TOUS les mots creux à deux balles qui font si bien dans le paysage: "mouvement", "tabous", "modernisation", "mise à jour", "réformisme", "complexes gauchistes", "rénovateur", consensus" - ils sont tous là, comme à la parade, et le résultat est, comme d'habitude, abominablement affligeant, parce qu'il ressemble vraiment beaucoup, et pour cause, à un sarkozysme "light", où Malek Boutih prendrait la place du colonel Brice Hortefeux, et où Christine Lagarde s'appellerait Jean-Christophe Cambadélis.

L'horreur totale, quoi.)

Ségolène Royal n'a que je sache pas eu un mot, pas un, pour vilipender la multiplication depuis quatre mois des pains dans la gueule des immigrés, mais se pose, on croit rêver, en victime du "racisme", quand Jospin énonce clairement ce que nous savons tou(te)s: Ségolène Royal est une infinie catastrophe.

Un silence de mort - de MORT - accueille, à "gauche", le délire guerrier du glauque docteur Kouchner.

Et voyez pour finir la semaine la mère de toutes les ignominies.

L'amendement prévoyant "que les autorités françaises pourront inciter les candidats au regroupement familial à fournir un test génétique".

Là, clairement, "on" franchit une limite - abjecte.

C'est plus seulement que ça pue: c'est que l'odeur soudain monte directement, nocive, corrosive, d'un égoût qu'on espérait cadenassé depuis soixante ans.

Mais on ne descend pas dans la rue pour exiger, a minima, que soient neutralisés les sombres taré(e)s qui proposent de "lever ce tabou".

On proteste mollement - à grands coups d'une pétition en forme de nec plus ultra de l'indignation distinguée: merde, c'est pas un peu court?

Nous nous taisons, en somme.

Et l'amendement passe, comme lettre à la poste.

Les "socialistes", mais pas que, ferment derechef leur minable gueule: c'est vrai que le coup de l'ADN les agace un peu, mais au fond ils sont bien d'accord: il faut âââbsolument que nous maîtrisions, très chèèèèère, ces tragiques flux migratoires, sans quoi toute la misère du monde va nous déferler sur.

Et, que je vous dise: j'en ai marre, de lever sans fin le petit doigt, au moment d'appeler un chat un chat, et des relents bruns des relents bruns.

En face, regardez bien: ils n'ont pas de ces pudeurs - foutre non.

La décomplexion règne.

J'ai toujours fait gaffe, ici, à ne pas tout mélanger - mais là je sais pourquoi l'odeur m'incommode si fort.

Quand "on" commence à parler de vérifications génétiques, ça pue l'an(née) 40 - si vous voyez ce que je veux dire.

(Et si vous ne voyez pas, regardez la photo, là-haut.)

Et ça devient TRES problématique, de fermer encore sa gueule.

N'est-ce pas, "la gauche"?




(Salut au camarade Paria - où ça, d'l'auto-censure?
Salut aux Dîneurs de Belleville ("un bon couscous ça fait du bien"): il ne passera pas par moi - qui ça - le Hezbollah.)

21/09/2007

Dominique Strauss-Kahn: "Sarcellois, Sarcelloises, Pour Vous, Ca Sera Six Mois"

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Dominique Strauss-Kahn, aka DSK, député "socialiste" (j'essaie de l'écrire sans pouffer) de Sarcelles (Val-d'Oise), n'a que foutre, au fond, des pauvres abruti(e)s qui ont voté pour lui, aux dernières législatives - et le confesse avec beaucoup de sincérité.

Alors bien sûr, DSK ne leur dit pas: "Chères administrées, chers administrés, Sarcelloi(se)s, je vous emmerde, vous ne vous imaginez pas comme".

DSK emprunte, pour leur signifier son mépris, des voies détournées.

DSK, auditionné jeudi par les administrateurs du Fonds monétaire international (FMI), leur a expliqué, en substance: "Je veux être chef du FMI, et je vous promets que si je deviens chef du FMI pour cinq ans, j'irai au bout du bout de ce mandat, juré, craché, ptoui, ptoui, même si je dois pour ça renoncer en France à ma grosse envie présidentielle, et si vous pensez que je suis du genre à pas faire mon temps vous me connaissez mal, merde alors, cinq ans c'est cinq ans, si je mens je vais en enfer".

Et de préciser, je cite: "Quand un mandat est de cinq ans, on ne dit pas que l'on vient pour six mois".

Bon, c'est bien ce que je disais: DSK méprise très ouvertement les gens qui ont voté pour lui à Sarcelles, qui l'ont élu pour cinq ans, et qui vont le voir disparaître au bout de quelques mois.

Quand il fait sa promesse aux bosses du FMI, DSK, implicitement, adresse aux Sarcelloi(se)s ce message limpide: "Vous m'excuserez, mais là, je vais me barrer au bout de six mois, on m'attend aux Staaaates. Quand je dis que cinq ans, c'est cinq ans, vous comprenez bien que je ne parle pas de Sarcelles, j'en ai rien à foutre, moi, de Sarcelles: ça vaut juste pour le FMI".

DSK a d'ailleurs confirmé: "Je suis à plusieurs milliers de kilomètres de la politique française".

Transmis aux intéressé(e)s.

(Merci, Jean-Marc.)

 
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