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05/10/2007

Soudain Une Infamie

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Voyez l'infamie, quand soudain elle est dite sans fard.

Voyez l'insulte, quand soudain elle se donne pour ce qu'elle est.

Voyez la morgue satisfaite, quand soudain elle (s')avance à découvert.

Voyez le gigantesque mépris où cet homme nous tient.

Ce chef de l'Etat.

Voyez comme il nous prend, définitivement, pour des con(ne)s de haut vol - et ne se donne plus du tout la peine de le dissimuler.

Hier.

A Sofia (Bulgarie).

Nicolas Sarkozy.

Evoquant la libération des infirmières et du médecin détenus en Libye, que son épouse, dit-il, a si bellement su libérer.

Avec, dit-il, "beaucoup de courage et de sincérité, beaucoup d'humanité et beaucoup de brio".

(Avec aussi, dans sa besace, du matériel de guerre pour l'ami Kadhafi, et jusqu'à une centrale atomique pour lui, j'essaie de l'écrire sans ricaner, dessaler son eau de mer - mais cela sera tu, bien sûr.)

Hier, donc.

A Sofia.

Nicolas Sarkozy.

A déclaré, toute honte bue, toute pudeur oubliée: "Chaque fois que quelqu'un est humilié, est persécuté, est opprimé, il devient automatiquement français".

Hier.

A Sofia.

Nicolas Sarkozy nous a par conséquent signifié qu'il nous concédait, au mieux, l'intelligence d'un banc de soixante millions de mollusques bivalves, plus couramment appelés huîtres, moyennement doués pour la souvenance - et il va quand même falloir qu'on finisse par lui signifier que ça va plus être possible.

Il va quand même falloir qu'on lui rappelle, à Nicolas Sarkozy, qu'on n'hiberne pas, depuis le printemps dernier.

Depuis qu'il a pendant sa campagne braconné dans les marécages, fustigeant l'étranger campé sur nos marches méridionales.

Depuis qu'il a pris le pouvoir, lâchant sur l'immigré la troupe du colonel (de réserve) Brice Hortefeux.

Il va quand même falloir qu'on lui dise, à Nicolas Sarkozy, que nonobstant le médiatique ronronnement où il nous enserre, on devine un peu ce qui se passe, depuis son accession aux "responsabilités", au pays de la liberté, de l'égalité, de la fraternité.

Qu'on lui parle des humiliés, des persécutés, des opprimés, des crevards laminés par la faim qu'on refoule aux frontières.

Qu'on lui redise que c'est un certain Nicolas Sarkozy qui a mis en place une répression qui dans nos rues, jour après jour, humilie, persécute, opprime.

Et rafle.

Et contrôle au faciès.

Et renvoie pour finir la gueusaille basanée vers ses cauchemars d'origine.

Pour une seule et unique raison.

Pour la seule et unique raison que le constant souci du même Nicolas Sarkozy (et de ses fidèles féaux) est de montrer au monde que si t'es pas né blanc (depuis cinq générations) du côté de Saint-Germain-en-Laye, "devenir automatiquement français" va être vachement compliqué - dans le meilleur des cas.

Nicolas Sarkozy: "Chaque fois que quelqu'un est humilié, est persécuté, est opprimé, il devient automatiquement français".

Nous: "La moquerie et la menterie érigées en système de gouvernement?

On a longuement réfléchi - et ça va pas pouvoir le faire".




PS: Même stupéfaction chez http://www.lepost.fr/perso/birenbaum, ce matin - les grands esprits se rencontrent, comme disait Georges-Marc Benamou à Jean-Marie Colombani.

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