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25/10/2007

Giesbertissimo

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Justement, je me demandais ces jours-ci: where the fuck is FOG?

En français: où diable a disparu Franz-Olivier Giesbert, top of the bosses à "Le Point"?

Ca fait des mois que sur son blog, il n'a plus déposé la moindre notice.

Le gars ouvre dans la nuit sans fin de la bien-pensance un espace de (grande) liberté, fidélise un lectorat épris d'iconoclasme, et tout d'un coup ferme boutique?

Mais bouffre: ce n'est pas sérieux.

Puis dans "Le Point", depuis quelques temps, ses courageux éditoriaux, je parle des fières envolées rachi2datistes qui faisaient dire à François Fillon que "Franz-Olivier Giesbert est comme chez lui chez moi", n'étaient plus que l'ombre d'eux-mêmes - réduits grosso modo à de burlesques joutes avec l'excellent Barbier, de "L'Express", sur le thème, agade comment que je te pique des lecteurs, agade comment que la mienne est plus grosse que la tienne, agade comment que je fais pipi à vingt mètres, est-ce que t'aurais pas des images Panini à m'échanger à la récré?

Et donc, me demandais-je, where the fuck is passé FOG?

Et ce matin?

Le revoilà!

Hip!

Ulcéré comme jamais par le prurit socialisant qui fait de la France la dernière des républiques soviétiques de l'Occident chrétien!

Hip!

Décidé comme jamais à flinguer du communiste - la sale engeance rouge qui fait grève tous les trois matins, et dont feu Jean-François Revel avait bien prévenu qu'elle n'était qu'endormie!

Hip!

Fidèle, comme jamais, à l'idée, simple mais belle, que plus c'est gros, plus ça passe!

Hourra!

FOG is back!

Il écrit ce matin, dans son éditorial, que: "La France s'en retourne peu à peu à ses habitudes, ses psychodrames et ses grèves du service public".

Il explique ce matin que: "C'est une maladie nationale".

Dont les symptomes sont: "Un mélange d'aigreur, de nombrilisme, de haine de soi et de la société".

L'"argument" de la "haine de soi", totalement inepte, a tellement servi, chez les "nouveaux" réactionnaires, qu'il est usé jusqu'à la corde, et ne tient plus que par miracle - mais FOG n'est pas du genre à se laisser arrêter par si peu: l'important, on l'aura compris, est de montrer que le gréviste, évidemment de service public, est un malade.

Un psychotique.

Aigre.

Nombriliste.

Haineux.

Le gréviste, vu par FOG, ne se mobilise pas (du tout) pour la préservation d'un demi-siècle d'acquis sociaux: il se tord dans les convulsions de sa maladie mentale - et ça fout les jetons, mais pas de panique, le bon docteur Giesbert a trouvé une médication.

Où ça?

"Dans un petit livre qui en dit très long et qu'il faut lire d'urgence", puisque ses deux auteurs "apportent une explication à ce mal-être français".

Laquelle, je vous le donne en mille, tient dans ces quelques mots: "Immobilisme, réglementation, corporatisme".

(Avec en prime un peu de "corruption", histoire de faire cool dans le paysage - comme si la corruption n'était pas la marque de fabrique du marché déréglementé.)

La guérison, pour nos grévistes, passe donc par une adhésion pleine et entière au réformisme (qui est le contraire de l'"immobilisme" dans la novlangue néo-libérale), par le renoncement à toute espèce de réglementation (comme ne cesse de l'exiger le MEDEF), par l'abandon enfin du corporatisme étroit qui les fait (encore) se mobiliser quand la droite haineuse et revancharde entreprend de bousiller leurs sécurités sociales.

Je suis content que le véritable FOG nous soit enfin revenu, en pleine forme, prêt à nous balancer long comme le bras, comme au bon vieux temps, du bon gros tract patronal.

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