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05/11/2007

Rioufol Et "Eurabia"...

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Fayard publie ces jours-ci le nouveau livre d'Ivan Rioufol (aka "Ivan le Terrible").

Titre: "La fracture identitaire".

(Brice Hortefeux: "J'aime beaucoup".)

Rioufol, quand il n'écrit pas des livres, est bloc-noteur au "Figaro", où il exhorte le vendredi le peuple de France à porter haut le drapeau de ses fiertés occidentales.

Dans "Le Figaro", Rioufol fustige, semaine après semaine, une fracture identitaire.

Dans "Le Figaro", Rioufol fustige, semaine après semaine, un processus de déculturation et de défrancisation enclenchée par une école amnésique et un multiculturalisme impensé.

Dans "Le Figaro", Rioufol fustige, semaine après semaine, l'amenuisement du sentiment national qui donne prise aux exigences identitaires des minorités et singulièrement aux surenchères de l'islam politique.

Pourquoi je vous raconte ça?

Parce que là, Rioufol nous annonce, dès la quatrième de couverture de son nouveau livre, qu'il ose (enfin), dans ses pages, dire "ce qui ne se dit pas".

Et de fait, il ose (enfin) dire qu'"une fracture identitaire ébranle le fragile équilibre de la nation", qu'il faut "rapidement mettre fin au processus de déculturation et de défrancisation enclenchée par une école amnésique et un multiculturalisme impensé", ou que "l'amenuisement du sentiment national donne prise aux exigences identitaires des minorités et, singulièrement, aux surenchères de l'islam politique".

De telle sorte, vous l'aurez compris, que Rioufol ose (enfin) dire tout haut, dans son nouveau livre, ce que Rioufol dit tout haut dans le "Figaro", semaine après semaine - un peu comme si Laurence Parisot nous annonçait demain après-midi: "J'ose enfin révéler que je préfère les sévères mais justes lois du Marché aux plans de feu Vladimir Illitch Oulianov".

D'un autre côté: ça fait maintenant un bout de temps qu'on (s')est habitué(e)s aux finasseries des "nouveaux" réacs - on sait qu'à chaque fois qu'ils enfoncent une porte mille fois ouverte, ils présentent ça comme une entrée en Résistance.

Nous avons là des gens dont les sinistres idées sont arrivées à l'Elysée avec Nicolas Sarkozy, mais qui aiment à se donner des frrrrrissons en nous répétant que nous n'aurons paaaaa-aaaaa-aaaaas leur liberté de penser: il est vrai qu'ils auraient l'air assez c***, si dans un accès de sincérité ils reconnaissaient tout soudain, oui, en effet, nous sommes les clercs de chevet du chef de l'Etat et de son fidèle Brice Hortefeux.

Je voulais d'abord faire ici le résumé commenté de ce nouveau bouquin de Rioufol.

Mais je crois que les saillies de l'auteur se suffisent à elles-mêmes: c'est une espèce de long catalogue des imprécations nauséabondes que la "nouvelle" réaction nous sert depuis trop d'années à intervalle régulier, sous le commode prétexte de son iconoclasme de pacotille.

Voyez plutôt.

"Les Français: un vieux peuple, qui, comme un sucre, peut se dissoudre et disparaître".

"Réveillez-vous, assez de honte! (...) Redevenez la grande France!"

"Les manuels d'éducation civique proposés par l'Education nationale (...) en appellent encore, pour nombre d'entre eux, à la dialectique de la lutte des classes dans laquelle l'immigré est assigné à son rôle de nouveau damné de la terre (...) "Demain, citoyens" parle des droits politiques, des nouveaux droits des apprentis, etc. Nulle part le mot devoir. Parmi les exercices: "Tu es l'avocat qui doit défendre Moussa, victime d'une discrimination". Ou encore: "Expulser des mineurs étrangers scolarisés: est-ce acceptable?" Pour ce dernier cas, les jeunes élèves sont invités à "reprendre les arguments du débat" - qui n'est pas exposé - pour argumenter au profit d'une famille guinéenne vivant en France depuis onze ans et menacée de renvoi. Personne ne s'étonne de ce dressage précoce".

"Le nouveau racisme antifrançais se délecte (des) procès en déshonneur qui justifient tous les mépris, toutes les injures".

"Pour les adeptes de la repentance unilatérale qui sont encore pléthore, tout est bon pour salir la nation et son histoire et pour se désolidariser de la mémoire nationale".

"(...) Une société post-nationale est en train de s'édifier sur un trou de mémoire. Il fait oublier que l'islam, porté par la nouvelle immigration africaine et nord-africaine, a, au cours des sicèles, (...) représenté "une menace guerrière permanente" pour le monde chrétien". (...) En réalité, les Européens, régulièrement envahis, n'ont eu de cesse, à commencer par Charles Martel à Poitiers en 732 (...), de chasser l'intrus".

"La France connaîtra-t-elle un jour le sort d'Israël qui a édifié une barrière pour se protéger de l'islam extrémiste (...)?"

(J'ai dit que je ne commentais pas, mais j'aime quand même beaucoup cette dernière considération...)

"La France, comme anesthésiée, s'effrite doucement dans l'indifférence du plus grand nombre. (...) "Bienvenue en Eurabia": c'est ainsi que Bat Ye'or (...) désigne "ce nouveau continent qui est en train d'émerger, un continent de culture hybride, arabo-européenne. (...) Eurabia ressemble beaucoup (...) à cette France amnésique, coupable et désinformée, que soutiennent les chantres d'une diversité comprise comme étant prioritairement musulmane".

Etc.

Ad nauseam.

Comment disait l'autre, déjà?

"Prêcheurs de haine"?

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