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04/11/2007

Le Bel Avenir De La Guerre

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Le "Journal du Dimanche", aka le "JDD", bat des mains ce matin, pour fêter à la une l'excellente nouvelle que: "L'US Army teste le 4x4 sans pilote".

L'US Army, dans la vraie vie, est cette noble troupe que lie, depuis un demi-siècle, un goût pérenne pour le massacre de victimes collatérales - des rizières du Tonkin (où le fourbe nha-que donnait asile aux rouges) aux montagnes de l'Afghanistan (où des barbus haineux appliquent à l'Oncle Sam la médication même que l'Oncle Sam leur enseigna du temps qu'ils boutaient les rouges), en passant, il va de soi, par les sables noirs de l'Irak (où le moindre épicier rebeu dissimule dans ses caves d'épais stocks d'armes chimiques).

On comprend mieux, dès lors, que le "JDD" applaudisse "à (l')objectif fixé en 2001 par le Congrès américain: un tiers des véhicules de combat terrestre (de l'US Army) devra, d'ici 2015, se passer de chauffeur pour ne pas exposer inutilement les G.I. aux dangers de la guerre".

(Hhhhh...)

T'es un brave trou du cul du trou du cul de l'Alabama, t'apportes la civilisation à des peuplades préhistoriques à grands coups de frappes chirurgicales: est-ce que tu crois que ces fils de grandes putains vertes et rouges te remercieraient seulement de les avoir délivrés du Mal?

Peeeeenses-tu.

Loin de t'en savoir gré, ces bâtards ne pensent qu'à t'exposer inutilement aux dangers de la guerre.

T'es là, tu roules dans les avenues de Bagdad libérée, tu lâches une rafale préventive sur une grappe de suspects, tu te dis que les survivants, reconnaissants, vont t'acclamer (comme dans une tribune de l'excellent Dédé Glucksmann), mais voilà que des petits enculés te prennent pour cible: ces métèques de merde osent réellement tout.

Mais c'est fini, ça, les connards.

Bientôt vous pourrez balancer tout votre putain d'arsenal: y aura personne dans les véhicules de combat terrestre.

On les sécurisera de loin, vos carrefours à la con, et ce jour-là, comme le souligne (avec beaucoup de pudique dignité) le "JDD" ce matin: "Adieu taux d'alcoolémie trop élevés et excès de vitesse: (...) les radars automatiques, autres robots fréquentant nos routes, ne vont plus guère faire d'étincelles"...

(Hhhhh...)

Le 4x4 sans pilote, c'est la guerre sans haine, c'est le bel avenir de la guerre, c'est la modernité au service du massacre: on le vérifiera en Iran, et c'est vrai que ça valait bien que le "JDD" tire son chapeau.

03/11/2007

Les Mikoyan-Gourevitch 35 Du Colonel Hugo Chavez Bombardent Une Foule Pacifique: 19.755 Morts

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"Par Paulo A. Paranoïa, envoyé spécial à Caracas.

Le fantoche parlement connu à l'étranger sous le nom d'Assemblée nationale vénézuélienne a donc approuvé hier, à l'écrasante majorité qui souvent caractérise les dictatures sanglantes, les pseudo-réformes constitutionnelles qui.

Sous couvert de lui permettre de se représenter indéfiniment à l'élection présidentielle - comme, certes, Nicolas Sarkozy, mais aussi et surtout comme Enver Hodja, tyran écarlate, et Nicolae Ceaucescu, tyran écarlate.

Etendent si largement les pouvoirs absolus de l'abominable colonel Hugo Chavez, qu'il égale et dépasse désormais, dans le totalitarisme ultra, l'homme dont il ne cesse, avec Noam Chomsky, d'honorer, par mille répugnants hommages, la "mémoire": Joseph Vissarionovitch Djougachvili, tyran écarlate.

Les 6.500 chaînes de la télévision d'Etat vénézuélienne, ont, dans l'instant, interrompu leur programme commun.

(Enième rediffusion d'un rocambolesque "documentaire" d'une durée totale de cinq heures et soixante-six minutes, excessivement chiant au demeurant, consacré à "L'Enfance, Dans Les Monts Du Cantal, Du Glorieux Camarade Chou (En-Lai)".)

Pour annoncer "l'heureuse nouvelle" au peuple qu'exténuent les incessantes vilenies du colonel Hugo Chavez.

Sur fond, évidemment, de marches militaires soviétiques.

Dans l'instant, plusieurs centaines de millions de VDV (Véritables Démocrates Vénézuéliens).

Bravant l'interdiction de se réunir par groupes de plus d'une personne de taille modeste dans leurs cages d'escaliers que le régime, par la voix du glaçant lieutenant (de réserve) Hugo Hortefez, ministre des FPDE (fuerzas paramilitares de Estado), leur impose depuis une longue décennie.

Convergeaient vers les "Champs-Elysées de Caracas" (l'avenue Lavrenti Beria) au cri de: "Nous les trouverons, nous les jugerons et en même temps nous répandrons une idéologie d'espérance et de compassion qui l'emportera sur leur idéologie de haine!" (✭)

Interrogé par le quotidien "Le M****", un manifestant (qui se présentait comme "étudiant à l'Université Félix Dzerjinski de Caracas") déclarait: "Ah, putain, ces cons de VDV n'ont pas du tout attendu le signal, putain, j'aime pas quand c'est le bordel comme ça, putain, ça me rappelle trop le Salvador, putain".

Après quoi monsieur James B. Rumsfeld (c'est son nom) ajoutait: "Maintenant, asshole, tu te casses, mon avion décolle dans vingt minutes, si j'arrive en retard à Langley je vais encore me faire engueuler, putain".

(Preuve nouvelle, s'il en fallait, que le hideux colonel Hugo Chavez pousse vers un exil mortifère la jeunesse du Venezuela.)

A 18 heures, cependant, monsieur Rick B. Rumsfeld, 48 ans, attaché culturel à l'ambassade américaine, dénombrait "quarante-huit millions de manifestants à la hauteur du 48, avenue Lavrenti Beria" - quand les radios colonelhugochavistes en comptaient, quant à elles, "huit ou neuf, grand maximum, retraités de l'armée guatémaltèque, pour la plupart".

C'était déjà plus que n'en pouvait supporter le tyran écarlate qui espère présider le Venezuela jusqu'à un âge avancé: peu après 18 heures, trois petits points noirs grossissaient grave dans le ciel de Caracas, et l'envoyé spécial du quotidien "Le M****", à qui pourtant on ne la fait pas, les prenait d'abord pour des ballons de l'espoir lâchés par les manifestants - mais découvrait (à son grand dam) qu'il s'agissait, en réalité, de chasseurs de type Mikoyan-Gourevitch (Mig) 35, et se précipitait sous le Hummer de son interprète (Condoleezza B. Rumsfeld) au moment où les premières bombes à guidée laser frappaient le défilé pacifique des manifestants bushistes.

Joint par téléphone par l'envoyé spécial du quotidien "Le M****", le célèbre politologue vénézuélien Orlando Ochoa, grand fan de base du rap marseillais vintage, hurlait: "Je reconnais bien là le style des bad boys de Chavez!"

Une demi-heure plus tard, la presse américaine (en la personne du reporter Bruce B. Rumsfeld, envoyé spécial du "Mobile Chronicle") relevait, avenue Lavrenti Beria, 19.755 morts et plusieurs dizaines de millions de blessés, "dont certains dans un état critique".

C'est le moment que choisissait l'atroce colonel Hugo Chavez pour lire à la télévision (d'Etat) ce très sinistre communiqué: "Camarrrrrade Poutine féliciter moi pour grrrrrande ferrrrrmeté contrrrrre foule tchétchénoïde, camarrrrrade Poutine dirrrrre Mikoyan-Gourrrrrevitch trrrrrès bonne came, et si toi vouloirrrrr aussi AK-47, moi vendrrrrre toi".

L'envoyé spécial du quotidien "Le M****" se posait alors, pour la cent millième fois, cette simple question: que fait le monde, pendant que meurent les démocrates vénézuélais?"







(✭) George W. Bush.

La Nuit

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Ce qu'il y a désormais de changé, dans nos vies.

C'est que plus un jour ne s'écoule, qui ne charrie quelque nouvelle particulièrement euphorisante.

Une de ces nouvelles qui, s'ajoutant, nous renvoient l'image, pleine de nuit, de ce que devient notre pays.

Ainsi, aujourd'hui: "Le Monde" relève★ qu'à Dunkerque, dans le département du Nord, les autorités pratiquent le "marquage des réfugiés" - anciens pensionnaires de Sangatte.

A Dunkerque, dans le département du Nord, "des chiffres" sont "inscrits sur les mains des réfugiés" - afin que de les identifier, suppose-t-on, et que de les compter.

Il faut prendre quelques petites secondes, pour bien mesurer ce que ça représente - et naturellement, ça rappelle des souvenirs, qui ne remontent pas tous à la traite négrière et au marquage des esclaves.

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Naturellement, notre mémoire collective retient, et se rappelle, que ce n'est pas la première fois, depuis l'abolition de l'esclavage, que des êtres "humains" entreprennent de marquer d'un numéro d'autres être humains.

Naturellement, quand on ajoute ça aux rafles, on se dit que décidément, le fond de l'air effraie.

(La nuit tombe, et nous faisons comme s'il était midi.)

Je vous rassure, cependant: à Dunkerque, les réfugiés sont marqués au feutre "indélébile" - et non au fer.

C'est tout de suite plus convivial, on a beau être autorité, on n'en est pas moins homme, n'est-ce pas?

Le régime rafle.

Le régime, décomplexé, marque des gens d'un numéro.

Avec beaucoup de retenue, le MRAP juge la méthode "indigne du pays des droits de l'homme": c'est peu dire.

Mais là, qui pétitionne?







★ La camarade B. me l'avait déjà signalé.

02/11/2007

Intrusion(s)

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Y a comme ça des nouvelles qui passent un peu inaperçues, noyées dans le grand-flot-de-l'info-qui-ne-fait-jamais-dodo-coco.

Mais si tu lis de près "Le Canard enchaîné" de cette semaine, tu découvres ça: "Vendredi 26 octobre, un médecin, délégué de l'Association des médecins urgentistes, a été convoqué, toutes affaires cessantes, par le préfet de l'Isère", qui, "pas content du tout", lui a "brandi sous le nez (...) une série de mails".

Qu'étaient ces mails?

Tenez-vous bien: "Il s'agissait des échanges de ce médecin avec son président, (...) Patrick Pelloux", et "les courriels en question n'étaient pas franchement louangeux pour la politique de santé du gouvernement et autres opérations de casse de l'hôpital public".

Alors bien sûr, on se demande, vous et moi, par quelle espèce de miracle ces mails entre un médecin de l'Isère et son pote Pelloux ont fini sur le bureau d'un préfet - pas vrai?

On ne sait au juste - mais "Le Canard enchaîné" observe, et comme on le comprend, que: "L'interception de la correspondance privée entre deux syndicalistes par un haut fonctionnaire de la République est désormais entrée dans les moeurs".

De loin, ça ressemble encore, c'est vrai, à une démocratie, mais dès que tu t'approches un peu...

Comment dire...


(Sinon, si tu veux papoter un peu, tu peux faire un tour ici à 15 heures:
http://www.20minutes.fr/article/190720/Chats-Vous-interviewez-Sebastien-Fontenelle-sur-Nicolas-Sarkozy.php.
Mais t'es pas obligé(e).
C'est ce qui est bien, en démocratie.)

01/11/2007

Hauteur De Vues

Ah: je ne connaissais pas du tout cette sensationnelle image.

Je viens de la pécho sur le blog de Serge Faubert (faubert.20minutes-blogs.fr), où elle ne m'avait d'ailleurs pas spécialement frappé, au premier regard.

Ce n'est qu'au deuxième passage que j'ai enfin réalisé que nous tenions là un document de première importance.

Depuis, je ne vous le cache pas: je suis devenu complètement accro.

Je regarde, et je ris.

Bêtement - j'en conviens.

Hmmmmmpf...

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NB (03.11.2007).
Rendons à César... Et à l'auteur de cette si divertissante image, ce qui lui appartient:
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Rachida Et Les "Racistes"

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L'histoire du vrai-faux diplôme de Rachi2dati devient quand même très puante, quand la droite, fidèle à sa pratique d'un terrorisme intellectuel de gros niveau, la déplace, toute honte bue, sur le terrain du "racisme".

"Le Canard enchaîné" raconte ainsi, dans son édition d'hier, que: "La ministre a téléphoné au "Canard" pour expliquer que c'était en raison de ses origines que la presse s'intéressait à son parcours".

Lâchant "un torrent d'imprécations d'où il ressortait que "Le Canard" allait se faire le complice des pires racistes qui l'attaquent, notamment sur Internet".

Le boss de "L'Express", Christophe Barbier, cité ce matin par "Libération", confirme qu'il a de son côté subi "une "déferlante" de coups de fil de personnes mandatées par (Rachi2dati) pour "relayer des menaces incroyables"", du genre: "Je vais aller à la télévision dire que ("L'Express") est un journal raciste"...

Bien sûr, l'infatigable Franz-Olivier Giesbert, aka FOG, patron du "Point", en rajoute ce matin une couche, et stipule, dans l'un de ces burlesques éditoriaux dont il garde jalousement le secret, que la ministre, "avec (ses) quelques défauts, somme toute assez véniels★, (a) peut-être (...) contribué à provoquer" ce que FOG appelle, avec sa coutumière dignité, une ""chasse à la femme", arabe de surcroît"...

FOG ajoute, pour faire bonne mesure: "Autour d'elle, (...) règne comme un climat d'hystérie★★ qui en dit long sur un certain conservatisme franco-français qui n'aime les immigrés que s'ils sont confinés dans leurs banlieues et assistés, de préférence (...)".

(Voyez comme, au passage, mine de rien, FOG nous ressert la bonne vieille équation réactionnaire immigrés= banlieues= assistés...)

Rachi2dati (qui siège au flanc de Brice Hortefeux en conseil des ministres), victime du racisme?

Il suffit de l'écrire, et les pudeurs s'effacent.

Le procédé, il va de soi, n'est absolument pas nouveau: la droite qui rafle dans nos rues l'étranger n'hésite jamais, c'est même à ça qu'on la reconnaît, à instrumentaliser le "racisme", pour maquiller ses manquements.

De la même façon qu'elle assimile, par exemple, toute critique de l'administration Bush à de l'"antisémitisme", la droite veut maintenant marquer du sceau de l'infamie raciste les outrecuidant(e)s qui oseraient n'être pas d'accord avec Rachi2dati et ses chefs.

Ca porte un nom: c'est, répétons-le, du terrorisme intellectuel.

(Certes, assez minable, mais si révélateur d'un exceptionnel néant conceptuel...)

Evidemment, dans la vraie vie, la xénophobie, polymorphe, n'est pas exactement là où la droite essaie (vainement) de la débusquer.

Dans la vraie vie, on trouve toujours un des (courageux) penseurs de chevet de Nicolas Sarkozy pour considérer, par exemple, qu'il y a quand même beaucoup de nègres, sur nos terrains de foot - et dans ces cas-là, c'est amusant: "Le Point" s'empresse de nous raconter que ce n'est pas duuuuu tout du racisme.

Dans la vraie vie, et puisque nous sommes partis d'une "affaire" de vrai-faux document, voyez ce qui se passe, et que RMC nous apprend: "Un homme de 25 ans est tombé dans un guet apens à la préfecture de l'Essonne le 11 octobre. (...) Une première en France selon la Ligue des Droits de l'homme. (...) Ce Nigérian, marié à une française et vivant en région parisienne, a reçu le 5 octobre une convocation de la Préfecture mentionnant: "vous êtes prié de vous rendre en préfecture pour délivrance d'une autorisation provisoire de séjour". Mais une fois arrivé sur place, il a été en réalité arrêté, placé en centre de rétention puis renvoyé en Afrique. Il n'a jamais vu la couleur de son autorisation de séjour"...

Dans la vraie vie: "Ne nous voilons pas la face, une véritable xénophobie d'Etat s'installe dans notre pays" - comme le relèvent ce matin, dans une lumineuse tribune publiée par "Libé", Stéphane Hessel, Frédéric Tiberghien et Catherine Wihtol de Wenden, "membres du service social d'aide aux émigrants".

Mais dans la vraie vie, notez-le: ni Rachi2dati, ni FOG ne semblent sentir comme le fond de l'air pue le racisme.








★ Sluuuuurp!
★★ C'est le même Giesbert, que désole tant d'"hystérie", qui écrivait sur son blog, au mois de juin dernier: "Rachida Dati est en train de devenir un phénomène de presse et d’édition. Elle a déjà été deux fois de suite en couverture du « Point » et je suis sûr que nos chers confrères ne manqueront pas de nous suivre, dans les prochaines semaines. N’hésitez plus, camarades, on a ouvert la voie. Sept biographies sont en préparation sur le garde des Sceaux. Elle croule sous les demandes d’interviews". (Sluuuuurp!)

 
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