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17/03/2008

Lendemain (Vespéral) D'Election: "Le Monde" Et L'UMP Somment Sarkozy De S'"Arc-Bouter Sur Son Programme De Réformes"

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Le Sarkozy que nous aimons n'est (certes) pas le Sarkozy qui au Guilvinec demande kestata-mais-kesta(-mais-viens) à un marin-pêcheur.

Le Sarkozy que nous aimons n'est (certes) pas le Sarkozy qui au débotté donne du pauvre con au passant.

Le Sarkozy que nous aimons est celui que nimbe, comme ferait une auréole, son admirable "dessein volontariste de réforme, de mépris pour l'immobilisme, de volonté d'agir pour remettre en marche un pays sclérosé dans son économie, ses archaïsmes étatiques et sociaux, sa méritocratie en panne".

C'est pas moi qui le dis, tu penses bien.

C'est le big boss du "Monde", Eric Fottorino, qui, en guise d'enseignement de l'élection municipale d'hier, écrit ces mots ce soir, à la une de son quotidien.

(Et quels mots, ami(e): volontarisme, réforme, immobilisme, sclérosé, archaïsme - on a là tout le (petit) lexique portatif du libéral décomplexé.)

Le brave homme, tu l'auras compris, défend (courageusement) l'idée que Sarkozy est, du point de vue de la nécessaire désoviétisation de notre cher et vieux pays, quelqu'un de formidable.

Eric Fottorino, c'est vrai, fait mine de tempérer son éloge : il faudrait, précise-t-il, que le chef de l'Etat cesse de "faire de son image le centre de tout".

Le message est clair - c'est le même, d'ailleurs, que martèlent ces jours-ci les communiquants de Sarkozy: la rupture, oui!

La "réforme", oui!

Moins de vieilleries étatiques et sociales, oui, oui, OUI!

OUIIIIIIIIII!

Mais en levant le petit doigt.

Prendre aux pauvres pour gaver les riches - comme fait depuis mai dernier le régime haineux et revanchard qui étend sur nos vies son emprise?

Eric Fottorino trouve ça furieusement bougiste - mais à condition de ne plus traiter de con le quidam des salons agricoles, et de moins mettre en scène sa "vie privée".

Eric Fottorino prie Sarkozy d'améliorer son style, mais pour le reste, lui dit-il?

Surtout, ne changez rien!

Terminez je vous prie ce que vous avez commencé - il reste bien des gueux à tondre, il reste à engraisser encore maint pansu possédant: vive le volontarisme!

Le patron du "Monde" rêve tout haut, pour l'avenir, d'un homme (providentiel) qui cesserait d'exhiber trop de signes extérieurs de nouvelle richesse, mais qui, pour le reste, ressemblerait d'assez près à un gars dont le prénom serait Nicolas, et le nom de famille: Sarkozy.

Divine coïncidence: le gars existe, à l'Elysée!

Résultat: vers la fin de son éditorial, Eric Fottorino, larguant ses dernières amarres, se met soudain à lécher le chef de l'Etat français avec une frénésie totalement inquiétante.

Il écrit - je te jure que je n'invente rien: "En réalité, les Français ne demandent pas à Sarkozy de changer" mais "lui demandent au contraire d'être ce qu'il avait dit qu'il serait: un président actif, arc-bouté sur son programme de réformes".

Roger Karoutchi, de l'UMP, déclare de son côté, en des termes assez proches:"Il y a une impatience, il y a nécessité d'amplifier les réformes".

Patrick Devedjian, de l'UMP, considère quant à lui, en des termes encore assez proches, que "les électeurs sont "impatients d'avoir des résultats dans les réformes"" (1).

François Fillon, de l'UMP, promet enfin, en des termes, t'as deviné, toujours assez proches, qu'il va, crânement: "Poursuivre les réformes".

En sorte que, tu l'auras compris, Eric Fottorino, du "Monde", et les fidèles féaux de Nicolas Sarkozy parlent d'une même voix, tirent du scrutin d'hier les mêmes enseignements, réclament ensemble que, surtout, le régime ne modifie en rien ses menées - à quelques détails stylistiques près: trop grosse, la Rolex, trop voyant, le yacht, trop cher, le jet privé, même si c'est Bolloré qui paye.

"Le Monde", en somme, klaxonne ce soir, par la voix de son big boss, la propagande officielle de l'Etat UMP.

Fottorino l'assure d'ailleurs: "Le président doit comprendre que ses électeurs, et au-delà le pays entier, redoutent plus que tout son échec" - et foutredieu, que voilà une rude admonestation!

Comment que Sarkozy doit trembler, d'être si durement sommé de "comprendre" que ses concitoyen(ne)s sont de tout coeur avec lui!

Bientôt, qui sait, Fottorino, se débondant complètement, chantera, sur l'air de Kirikou: "Sarkozy est petit, mais c'est mon ami, Sarkozy n'est pas grand, mais il est vaillant".

Journal de référence, coco?

Ca se travaille tous les jours.








(1) "Le Parisien" de ce matin.

A Treize, Tu Vas Te Marrer

Je sais: on est lundi.

C'est pas un bon jour, pour le salariat.

En même temps: je suis pas du tout certain qu'il y ait de bons matins, pour le salariat.

(Y a des bons soirs, je suppose: quand ils sont grands, et quand les illuminent les lueurs des brasiers où se consument les derniers vestiges du capitalisme.)

Tout ça pour dire que toi, je sais pas, mais que moi, là, je me sens d'humeur taquine.

Voire: discrètement rieuse.

Alors ce que je vais faire, c'est que je vais compter.

Jusqu'à treize.

Et au début, tu vas un peu te faire chier, mais tu vas voir qu'à treize, tu vas te marrer.

Promis.

Allez, hop.

C'est parti.

Un.

Deux.

Trois.

Quatre.

Cinq.

Six.

Sept.

Huit.

Neuf.

Dix.

Onze.

Douze.

Treize.

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(De rien, de rien: ça me fait plaisir de te divertir.)

16/03/2008

Om Mani Padme Hum

Or donc: la glorieuse Armée (chinoise) populaire de libération a (courageusement) ouvert le feu, au Tibet occupé, sur des foules de manifestants, parmi qui, notamment, des moines bouddhistes (connus pour leur excessive brutalité).

C'est, je crois, le moment, ou jamais, (it's now or never, comme disait l'excellent monsieur Presley), de (se) rappeler qu'un homme, seul (ou presque), a tôt su, par sa présence, au bon endroit, au bon moment, signifier aux caciques du (glorieux et courageux) Parti communiste chinois, en notre nom à tou(te)s, Françai(se)s de souche et de coeur, combien nous émouvait leur digne résistance aux menées subversives de la clique dalaïlamique - et qu'ils pouvaient naturellement compter que la répression des coiffeuses enrobées qui dans les rues de Lhassa réclament des libertés ne nous empêcherait certes pas de célébrer l'union, commerciale, mais pas que, de la France éternelle et de la Chine populaire.

Cet homme, remember, est celui même qui nous promettait l'an dernier: "Si tu votes pour moi, tu vas voir comment que je vais te mettre au pas les dictateurs qui salissent la planète".

Cet homme, remember, est celui même qui précisait par exemple, pour le cas où tu aurais douté de sa totale sincérité: "Avec moi, espère, il va filer doux, le Vladimir, je suis pas comme tous ces bouffons qui lui secouent la pogne".

Oh ben non, alors.

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Cet homme, tu l'as reconnu, est celui dont les sbires sont allés répétant, à la veille du second tour d'une élection municipale qui leur sera je crois une sévère branlée, que le règne de la racaille socialo-communiste dans nos départements était, je cite, l'empire du "parti unique".

Cet homme, à qui la glorieuse Armée populaire de libération, numéreuse garde prétorienne du "communisme" chinois et de son Parti unique, rendait récemment les hommages (agade comme il sourit) - avant que d'aller hacher du bonze tibétain?

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C'est ton (petit) chef de l'Etat.

14/03/2008

Shimon Peres Te Rappelle Que Tu Ne Tueras Point - Et Suscite Quelques Rires Nerveux Dans L'Armée Israélienne

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Tu as comme ça des gens qui se plaisent à invoquer une religiosité qui fout un peu les jetons.

Je songe, notamment, aux tristes prédicateurs mahométans qui te signalent que tu aurais plutôt intérêt à mettre fissa ta misérable vie de pécheur infidèle en étroite conformité avec les goûteuses préconisations du Coran - ou, dans un autre style, au petit chef de l'Etat qui t'explique sans rire que rien ne vaut pour l'éducation de tes enfants le bon secours d'un cureton made in Vatican - plutôt que d'un(e) maître(sse) d'école que rongent nécessairement de sourdes pulsions marxistes-léninistes, hussard(e)s noir(e)s, mes couilles, ces gens-là sont rouge écarlate.

Dans ce registre particulier, un homme s'est illustré, hier, au Palais des Congrès de Paris (1): c'est Shimon Peres, président israélien.

(Pas le pire des faucons, note.

Mais pas non plus Gandhi.)

Le gars se pointe, et "dénonce le boycott des pays arabes" qui ont refusé de participer au Salon du Livre.

No problemo: on est là dans la discussion courtoise - et surtout, on pressent que le gouvernement israélien, qui n'est certes pas du genre (on le saurait) à pratiquer le double discours, s'empressera d'honorer de sa présence le prochain salon du livre palestinien.

(C'est bien gentil à lui.)

Mais.

Soudain.

Shimon Peres largue les amarres, et, tout de go, déclare: "S'ils boycottaient seulement les livres, mais ce qu'on ne leur pardonnera pas, c'est qu'ils boycottent les dix commandements, y compris "Tu ne tueras point"".

Hhhhh...

Hhhhhhhhhh...

Reconnais: faut un souffle tempêtueux, quand tu es le président israélien, pour lâcher une si énorme énormité (2).

Parce que, prenons, par exemple, si tu le veux bien, et à titre de mise en bouche, le dixième commandement - "tu ne convoiteras pas le bien de ton prochain".

C'est intéressant, hein?

Ca ouvre des perspectives: tu en parles à un enfant de cinq ans, et dans la seconde le gamin te répond, hey, mais est-ce que par hasard le gouvernement israélien qui vient d'autoriser de nouvelles emprises coloniales ne serait pas en train de convoiter hardiment le bien de son proche prochain?

Voui-da, petit: c'est rigoureusement ce qui se passe.

Dimanche dernier, "le Premier ministre israélien Ehud Olmert a approuvé de nouvelles constructions dans une implantation de Cisjordanie" (3).

Et prenons, maintenant: "Tu ne tueras point".

Shimon Peres a raison, quand il observe, je veux dire que je suppose que c'est à cela qu'il voulait en venir, que telle n'est pas (du tout) la préoccupation, par exemple, des monstrueux tordus qui assassinent des civil(e)s israélien(ne)s.

(Je le précise, parce que j'en ai, comme toi, un peu ras le casque des crapules manichéennes (et quelque peu staliniennes) qui te répondent, à chaque fois que tu essaies de leur signifier que le gouvernement israélien n'est pas exactement un club humaniste: "Aaaaah, ben dis-le, enculé, que t'es pour le terrorisme".)

Pour autant, Shimon Peres, incontestablement, se gausse, quand il se réclame du cinquième (ou sixième, selon que tu le prends dans l'un ou l'autre Livre) commandement: il est quand même assez bien placé pour observer, de près, que l'armée israélienne fait dans son entour, du Liban à Gaza, et avec une terrifiante régularité, d'effroyables hachis de civil(e)s innocent(e)s - les femmes et les enfants d'abord.

"Tu ne tueras point"?

Super-idée.

Le mieux serait d'en parler aussi, et par exemple, aux artilleurs des forces de défense israéliennes qui en novembre 2006 ont massacré à Beit Hanoun (Gaza) dix-neuf civils palestiniens, dont cinq femmes, et huit enfants - mais contre qui "aucune action légale ne sera engagée", ainsi que l'a récemment (et gentiment) expliqué leur état-major, vu qu'il s'agissait, non d'une tuerie, comme tu pourrais le supputer sur la foi d'une observation trop superficielle, mais d'"une rare et grave" et sotte "défaillance technique du système de radar de l'artillerie".

Onzième commandement: tu tourneras sept fois ta langue dans ta bouche, avant de convoquer le Décalogue.









(1) NouvelObs.com, ce matin.
(2) Je glisse, parce que (le moins qui se puisse dire est que) l'étude comparée des aliénations religieuses m'intéresse peu, sur l'ahurissante injonction qui est faite ici aux musulmans, de s'assujettir au Décalogue...
(3) NouvelObs.com

13/03/2008

Philippe Val (De "Charlie Hebdo") A Expertisé L'Ordinateur De Raul Reyes (Des FARC)

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Cette semaine, dans "Charlie Hebdo", et dans un éditorial qui devrait marquer durablement l'histoire des idées, Philippe Val, penseur fameux, se (et nous) demande si "le populisme" est un "bon" ou un "mauvais cholestérol".

Il faut dire que Philippe Val était la semaine dernière à Genève (Suisse), pour le "Festival international des films sur les droits humains, dont "Charlie" est partenaire".

Dans ce cadre, Philippe Val a honoré de sa présence un "débat" sur le thème de: "La montée des populismes en Europe".

(Comment que ça devait être bien.)

Philippe Val, évidemment, a sur un tel sujet (comme sur beaucoup d'autres) un point de vue raffiné - fruit de sa longue fréquentation de Baruch Spinoza, d'une part, et de Roger Karoutchi, de l'autre.

Il énonce que: "Le populisme (...) rassemble les ressentiments de ceux qui font porter leur échec (...) sur un complot aux ramifications où s'entremêlent des sociétés multinationales, l'Amérique, les Juifs, les technocrates de Bruxelles, le fisc qui rackette, les valeurs qui foutent le camp à cause des femmes qui ne font plus d'enfants et qui, lorsqu'elles en font, continuent à travailler au lieu de rester à la maison, et les étrangers en général".

(Je t'avais sincèrement prévenu que c'était raffiné.)

Fort de cette exceptionnelle démonstration, Philippe Val proclame: "Castro, Chavez, sont des populistes".

Comme tu n'es pas complètement débile, tu l'auras compris tout(e) seul(e): Hugo Chavez est par conséquent un gars qui par exemple n'aime ni les Juifs, ni les femmes qui ne font plus d'enfant.

(Ni les technocrates bruxellois.)

Pour le cas, d'ailleurs, où tu aurais mal vu à quel point Hugo est un salaud (dont "Charlie Hebdo" veut la peau), Philippe Val te signale que: "Chavez a (...) des points de convergence avec un autre grand populiste, le président iranien Ahmadinejad".

Lequel, de son côté, "n'aime pas les pédés, (...) n'aime pas les femmes, (...) n'aime pas les Juifs, (...) n'aime pas les intellectuels, (...) n'aime pas l'Amérique, (...) n'aime pas les parlementaires".

En résumé, Hugo Chavez, ne serait-ce que par capillarité castro-ahmadinejadique, est une espèce de gros nazi de l'espace.

Philippe Val ne produit évidemment aucune preuve, et pour cause, à l'appui de cette (coutumière) calomnie.

En revanche, il affirme, du haut de son immense expertise de spécialiste mondialement reconnu des affaires d'espionnage, que "le contenu de l'ordinateur du numéro 2 des FARC", Raul Reyes, "(a révélé) le financement des terroristes par Chavez à hauteur de plusieurs centaines de millions de dollars".

Et ça, tu vois: c'est important, parce que ça nous renseigne, en profondeur, sur la nature du métier de journaleux, tel que le conçoit Philippe Val en ce début de millénaire.

Comme l'a en effet souligné le journaliste Greg Palast (1): "La presse étatsunienne", bien avant que Philippe Val ne l'empare pour magnifier sa pensée, "a repris l'histoire des "300 millions de dollars de Chavez aux terroristes" en moins de temps qu'il n'aurait fallu au jeune Bush pour sniffer un rail de poudre colombienne".

Or, dans l'ordinateur de Raul Reyes, retrouvé par les Colombiens qui venaient de l'abattre, "un seul et unique passage", révèle Greg Palast, "fait mention des prétendus 300 millions de Chavez".

Le voici: "...En ce qui concerne les 300, que nous désignerons désormais comme le "dossier", des efforts sont déployés sur instruction du chef au "cojo", que j'expliquerai dans un autre courrier. Appelons le patron "Angel" et le handicapé "Ernesto"".

Questions de Greg Palast: "Où est Hugo?

Où sont les 300 millions?

Et de quels 300 parle-t-on?"

Excellentes questions, puisqu'un précédent courrier des FARC portait sur "300 prisonniers" - en sorte qu'il est, de fait, permis de se demander s'il s'agit "des mêmes 300 dont parle Reyes".

(Et de se livrer à deux, trois vérifications - avant de calomnier Chavez.)

Il n'y a guère que George W. Bush, pour affirmer, sur la seule foi de quelques mots sibyllins, que le président vénézuélien a financé la guérilla colombienne.

George W. Bush et, bien sûr, Philippe Val - car les grands esprits se rencontrent.










(1) Dont tu vas tout de suite lire ici l'ahurissant papier, signalé par le rezo(.net): www.legrandsoir.info/spip.php?article6148.

12/03/2008

J'Aime Très Fort Toulon, Mâme Chabot

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Voulez-vous que je vous dise, mâme Chabot?

Ces galas en province, y a pas: ça me fait un bien fou.

Hier, j'étais à Toulon.

Faut que vous sachiez que j'aime bien Toulon.

J'y ai de bons souvenirs.

C'est là qu'en février 2007, quand je battais la campagne, quand je promettais que je serais le président-du-pouvoir-d'achat, c'est là, disais-je, Arlette, que j'avais notamment annoncé qu'on allait arrêter de se faire des noeuds au cerveau avec la colonisation, vu que: "La plupart de ceux qui partirent dans le Sud n'étaient ni des monstres ni des exploiteurs" - mais bien plutôt des "hommes qui ont pensé de bonne foi servir un idéal de civilisation".

(Comment que c'était beau, mâme Chabot.

Comment que c'était couillu.

Remember, mâme Chabot, le fauve chuintement des rotors, le soir au-dessus des Aurès.

Remember les mâles chants de marche des paras léopards qui sécurisaient les djebels - au péril de leur vie.

Remember les crânes guerriers, qui dans la Casbah recueillaient fièrement du renseignement - mais vas-tu parler, fellagha, ou si je te replonge dans ta baignoire?

C'était un idéal de civilisation, mâme Chabot.

Et maintenant, je veux une politique du même nom.)

Même "Le Monde" (qui à l'époque ne s'illustrait pas exactement par un trop-plein d'animosité à mon endroit) l'avait relevé: je "débauchais sans complexe les électeurs de Jean-Marie Le Pen".

J'aime bien Toulon, mâme Chabot.

C'est pour ça qu'hier, c'était si bien: j'étais là, peinard, décomplexé à donf, avec mon fidèle Brice - et qu'est-ce que j'ai fait?

J'ai fait ce que je fais toujours, quand l'électeur me boude: j'ai braconné velu dans les marécages du Pen.

J'ai intimidé le sans-papiers.

Presque j'ai bouté l'immigré.

Ca marche toujours, avec les cons, et tu sais quoi?

J'aime ça, au fond.

J'aime flatter le populo dans le sens de ses phobies.

C'est moi que j'ai ramené le facho dans le giron de la République: n'oubliez jamais ça.

Plus à gauche que moi?

Tu meurs.

C'est pas moi qui le dis, hein?

C'est André Glucksmann.

Le penseur.

Quand le pouvoir d'achat du Français de souche baisse, règle numéro 1: lui suggérer que c'est la faute à Mamadou, plutôt qu'à Nicolas, qui avait pourtant promis d'être comme je disais le président-du-pouvoir-d'achat.

Toulon?

C'était bien, mâme Chabot.

Je suis allé aussi vers quelques prolétaires.

(Ces gens-là sentent fort, entre nous.

Ne me dites quand même pas qu'ils n'ont pas les moyens de s'acheter du Narta?)

Je m'approche, "Libération" le rapporte ce matin, d'une "travailleuse sociale", et je lui demande: "Les familles viennent d'où?"

Elle me répond: "Du quartier".

J'insiste: "Mais... L'origine?"

J'entends ricaner Brice: on pense la même chose, lui et moi.

On a du mal à concevoir que des individus foncés de peau puissent venir "du quartier" (1).

C'est pour ça, mâme Chabot, qu'on a un peu envie de leur dire, quand on les croise: "Casse-toi, pauvre con".

Mais, il va de soi: on ne le dit pas.

On n'est pas du genre à se laisser dominer par la vulgarité.

Oooooh, ben non, Arlette.

On les prévient juste que: "Tous ceux qui n'ont pas de papiers ont vocation à "être reconduits chez eux"" (2).

Et qu'on ne va évidemment pas laisser "ouvrir de nouvelles filières d'immigration clandestine" (3).

C'est du simple bon sens, pas vrai?

Puis ça gagne des voix, espère - alors pourquoi qu'on se gênerait?

D'ailleurs, mon pote Laurent Joffrin, le patron barbichu de "Libé", l'a gentiment écrit ce matin: il n'y avait "nul extrémisme dans mes propos" (4).

Merci qui, mâme Chabot?

Merci, Laurent Joffrin.






(1) En décembre 2007, "Le Canard enchaîné" a raconté que Brice Hortefeux avait "fait un tabac" devant "les membres (...) d'un réseau de promotion de la diversité dont fait notamment partie Rama Yade", en racontant ce drolatique souvenir: "Cet été, sur une aire d'autoroute, je rencontre cinq personnes noires. Comme elles ont l'air de me reconnaître, je vais vers elles pour les saluer et je leur demande: Vous êtes d'où? - De Caen. - Oui, d'accord, mais vous êtes d'où? - Ben... De Caen. Heureusement, j'ai compris à temps et je n'ai pas insisté. C'est là que j'ai compris toute la profondeur de ma mission".
(2) "Libé", ce matin.
(3) Idem.
(4) Idem.

11/03/2008

"Mais Pourquoi Tant De Haine Pour Les OGM?"

Je ne sais pas si tu connais François Sergent, de "Libération"?

Il est (notamment) fameux dans la Beauce, où un dicton rural dit que: "Si qu'tu lis du Sergent, tu ris assurément".

Et en effet, pas plus tard que ce matin, Sergent pose, dans "Libé" donc, la question suivante - je te promets que je n'invente rien: "Mais pourquoi tant de haine pour les OGM y compris chez un célèbre fumeur de pipe alors que le tabac, dont la mortelle nocivité est prouvée, n'est pas interdit?"

Allez, je te la remets, c'est trop bon: "Mais pourquoi tant de haine pour les OGM y compris chez un célèbre fumeur de pipe alors que le tabac, dont la mortelle nocivité est prouvée, n'est pas interdit?"

(Applaudissements nourris de Claude Allègre, scientifique de (très) gros niveau et de renom planétaire, dont les travaux sur le tournage de veste en milieu (stérile) social-démocrate, notamment, font autorité.)

Si on était sympas, sais-tu ce qu'on ferait?

On enverrait une bafouille à Sergent, pour lui expliquer par exemple, avec des mots simples, qu'il y a tout de même deux, trois minuscules différences, entre l'altermondialiste pipu qui fait librement le choix de se déposer des saloperies sur les artères (parole de fumeur compulsif), et le consommateur qui soudain réalise, mais un peu tard, qu'on lui a fourré dans le gosier, par le biais de son pain quotidien, mais en oubliant de le prévenir que son inocuité pour l'homme restait (pour le moins) à démontrer, de la boue transgénique.

On lui dirait, Sergent, sauf vot'respect, la grosse différence, quand même, c'est qu'on sait finalement que fumer nuit gravement à notre santé, ainsi qu'à celle de notre entourage - mais qu'on attend toujours, sur nos boîtes de conserves, l'étiquette qui nous préviendra que les rats de laboratoire nourris aux gènes modifiés ont, vous ne venez pas de manger, au moins, Sergent?

"Des cerveaux, des foies et des testicules moins développés" que les autres, "ainsi que des tissus atrophiés, notamment dans le pancréas et l'intestin".

(Et que "par ailleurs" ils souffrent d'"une prolifération des cellules dans l'estomac et cela est inquiétant, parce que cela peut faciliter le développement de tumeurs causées par des produits chimiques".)

Mais le mieux qu'on puisse faire est de conseiller à Sergent de lire, et vite encore, ce livre - où j'ai pioché la délicieuse histoire des couilles des rats OGMisés:

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"Le Monde selon Monsanto", par Marie-Monique Robin, qui vient de paraître aux éditions La Découverte.

Monsanto est, comme tu sais, le numéro 1 mondial des OGM - après avoir été un gros producteur d'herbicides, comme l'agent orange, dont la glorieuse armée yankee fit au Viêt-nam, et sur la gueule des populations locales, un usage intensif.

(C'est vraiment des gens biens.)

Marie-Monique Robin "reconstitue" dans son bouquin "la genèse" de cet "empire industriel qui, à grand renfort de rapports mensongers, de collusions avec l'administration nord-américaine, de pressions et tentatives de corruption, est devenu le premier semencier du monde".

(Là je me foule pas, je recopie l'argumentaire de l'éditeur.)

Je viens de finir sa lecture, et tu me connais: je n'ai que peu d'affection pour les capitalistes, mais au sortir de ces 371 pages d'horreur pure, j'ai l'impression de redécouvrir à quel point ils sont immondes (et combien il urge que l'Histoire les balaie).

Alors ce que tu vas faire, c'est que tu vas te précipiter chez ton libraire.

Et quand t'auras fini le bouquin, tu le feras lire à ton voisin, qui le fera lire à son voisin, qui le fera lire à son voisin, qui le fera lire à son voisin.

(T'as compris, ou je continue encore sur vingt lignes?)

Histoire que personne, à la fin, ne puisse dire, aaaaah mais désolé, aaaaah mais je savais pas.

Histoire que personne, à la fin, ne puisse demander, pour le plus grand bonheur de Monsanto: "Mais pourquoi tant de haine pour les OGM?"

10/03/2008

Le Hasard Fait Bien Les Choses

Je te le dis franchement: ça serait quand même bien que tu fasses un effort.

Que tu cesses, notamment, de t'imaginer que le chef de l'Etat français, parce qu'il a, c'est vrai, de l'affection pour les patrons, leur confectionnerait, sur mesure, des ruptures destinées à les engraisser à nos frais.

Je ne te cache pas que ta disposition d'esprit me chagrine: j'aimerais assez que tu fasses un peu confiance à Nicolas.

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Bon, j'admets: il y a des hasards de calendrier qui pourraient nous amener, collectivement, si vraiment nous étions du genre à chipoter, à nous poser, fût-ce brièvement, deux, trois questions sur l'état de notre chère vieille démocratie (participative).

C'est vrai, par exemple, que le 8 janvier dernier, le chef de l'Etat français a très soudainement réclamé la suppression de la publicité sur France Télévisions - décision qui me ravit, mais dont il faut tout de même retenir, un, qu'elle va profiter à TF1, et, deux, qu'elle induit, pour France Télévisions, de nouveaux financements, publics, évidemment: et qui par conséquent seront finalement prélevés dans nos poches, en sorte que, tu l'auras compris, nous sponsoriserons le bonheur de la Une.

C'est vrai aussi, je l'apprends ce jour dans "Libé", que par l'effet d'une heureusissime coïncidence, TF1, justement, avait produit "entre mi-décembre et début janvier", juste avant que le chef de l'Etat français ne préconise la suppression de la pub sur France Télévisions, un "livre blanc, transmis à l'Elysée", qui préconisait lui aussi, vois comme la vie parfois nous réserve d'assez poilants télescopages, la suppression de la pub sur France Télévisions.

C'est vrai que la préconisation du chef de l'Etat français ressemblait dès lors d'assez près, disons comme deux gouttes d'eau, à celle de TF1.

C'est vrai, enfin, que Martin Bouygues, le boss de TF1, qui va se gaver grave quand la pub sera supprimée sur France Télévisions, est l'un des plus proches amis, c'est du moins ce qu'ils affirment, du chef de l'Etat français.

(Vois comme ces deux-là sont potes.)

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Ce qui me chagrine, chez toi?

C'est que tu refuses d'envisager ces quelques vérités pour ce qu'elles sont vraiment: de simples coïncidences, ainsi que je te disais.

Le hasard fait bien les choses: tout le monde le sait parfaitement - et il faut avoir développé de lourdes névroses, pour imaginer autre chose.

Je n'aimerais pas t'entendre penser à haute voix que le chef de l'Etat français aurait en quelque sorte, par sa déclamation du 8 janvier, fait une très jolie fleur à son copain Martin, parce que tu sais quoi?

Ce climat de suspicion que tu entretiens autour d'un homme (d'Etat) qui n'a cessé de faire la preuve de sa totale indépendance vis-à-vis des milieux d'affaires commence vraiment à me fatiguer.

Si le gars s'était ostensiblement affiché à bord du yacht d'un milliardaire, ou lui avait emprunté son avion privé, je ne dis pas: on pourrait, à l'extrême limite, s'interroger sur son rapport au patronat.

Mais là, franchement?

Faudrait avoir l'esprit tordu.

08/03/2008

Y Aurait Eu François Chérèque, Je Dis Pas - Mais Là, Franchement...

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Personnellement, je n'en fais pas mystère: je n'aime ni le syndicalisme de combat, ni le punk-rock.

(J'aime Trust et l'UMP, comme David Martinon.)

Aussi vais-je, demain, soigneusement éviter la "Journée de solidarité contre la répression antisyndicale" que la Confédération nationale du travail (CNT) organise au 33 rue des Vignoles, 75020 Paris - avec, à partir de 13 heures, une projection de "La question humaine", en présence du réalisateur Nicolas Klotz, puis une discussion avec des syndicalistes colombiens et kanaks, puis un concert des Brixton Cats.

Tu m'aurais dit: y a un gros festival de soutien à la CFDT, avec Doc Gynéco et Didier Barbelivien?

Tu m'aurais dit, y aura aussi un débat sur le thème: "Dois-je dès aujourd'hui vendre mon cul au patronat, ou si j'attends jeudi?"

Avec Laurent Joffrin et François Chérèque, qui représentent à eux seuls trois bons kilos de barbiche?

Là, oui, évidemment: je me serais mobilisé.

Mais la CNT, sans déconner?

Ces gens commencent à me faire salement chier, qui bloquent les réformes dont notre pays a un si cruel besoin.

Parce que c'est facile, hein, de faire des niches au patronat quand le patronat est hyper-fragilisé par le "bras de fer" (comme dit Laurent Barbiche) qui oppose la courageuse Laurence Parisot (une femme formidable) aux sombres seigneurs des Forges.

Ces gens de la CNT sont des lâches.

Vous feriez mieux de soutenir, ainsi que fait Michel Rocard, le juste combat de Laurence pour un patronat éthique, maudites feignasses rouges!

(Et quant au navrant public ras du cheveu des Brixton Cats, je te le dis assez nettement: ces gens-là sont la lie d'une jeunesse qui, majoritairement, veut qu'on la laisse travailler plus pour gagner moins - et qu'on lui foute la paix.)




PS1: De la même façon, il est absolument hors de question que je mette ne serait-ce qu'un morceau de pied à la manif de soutien aux Palestiniens, aujourd'hui à 16 heures, au métro Barbès: la pensée unique stalino-mahométane, ça commence à bien faire aussi.
(On tue soi-disant les enfants de ces pauvres bougres?
Mais attends, coco: c'est quand même pas de ma faute à moi si ces gamins traînent à pas d'heure dans les rues de Gaza, pas vrai?)



PS2: En revanche, demain, j'irai, naturellement, voter pour la gauche.
Pour les socialistes, par conséquent.
Non seulement parce que j'aime leur sincérité (ils n'attendent jamais jeudi pour lécher le cul du patronat), mais parce qu'ils viennent d'annoncer, il me semble d'ailleurs que cette ravissante info est passée trop inaperçue, qu'ils allaient promptement réintégrer l'excellent Georges Frêche - qui a si courageusement dénoncé l'envahissement de nos équipes de foot par des nègres pléthoriques.

02/03/2008

LPLP

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Après la révélation que l'intègre Denis Gautier-Sauvagnac, ex-boss de notre patronat métallurgique et fameux distributeur automatique de (gros) billets, allait palper, nonobstant sa mise en examen pour "abus de confiance", 1,5 million d'euros d'"indemnité", la pauvre Laurence Parisot (LPLP) tombe des nues et, scandalisée, "appelle les chefs d'entreprise à se mobiliser".

Elle veut - t'es assis(e)?

"Rassembler les patrons qui exigent transparence et éthique".

Pauvre, pauvre, pauvre Laurence Parisot.

Elle risque d'être vachement déçue, hein?

Je veux dire: si vraiment elle espère trouver en ce bas monde un patron épris de transparence et d'éthique, mieux vaudrait qu'elle commence dès aujourd'hui une épaisse cure de Prozac, parce qu'elle va forcément se pécho une dépression d'anthologie.

Mais bon, je ne te cache pas: de mon point de vue, LPLP sait parfaitement que la transparence et l'éthique sont les deux pires cauchemars du patronat (à égalité avec les salarié(e)s).

Elle est quand même idéalement placée, tout en haut du MEDEF, Laurence Parisot, pour vérifier, en temps réel, que la seule perspective d'avoir à (se) justifier de leurs constantes vilenies fait vomir les patrons à longs traits (odorants).

A mon avis, par conséquent: LPLP se gausse.

Même: je soupçonne qu'elle se fout un peu (trop) de notre gueule, quand elle "appelle les chefs d'entreprise à se mobiliser" contre les coutumières saloperies des chefs d'entreprise.

Elle pourrait aussi bien enrôler Vito Corleone sous la fière bannière du combat anti-mafia: ça serait pas moins grotesque.

Si les patrons jouaient le jeu de la transparence et de l'éthique, faudrait vite embaucher dans ce pays quelques dizaines de milliers de magistrats supplémentaires, parce que les tribunaux seraient carrément débordés.

Laurence P. le sait parfaitement: la seule publication des comptes (offshore compris) de n'importe quel "industriel de l'armement", par exemple, ou du BTP, suffirait à rendre fou le moins capable de nos juges d'instruction.

La transparence, pour un patron, peut aussi être, la chronique judiciaire nous l'enseigne, une espèce d'aller simple pour le carré VIP de la Santé, sans passer par la case départ, sans recevoir 1,5 million d'euros.

LPLP, quand elle prétend mobiliser le patronat contre les pratiques traditionnelles du patronat, essaie ici de nier une réalité, certes assez dérangeante, qu'on ne peut vraiment comprendre qu'en faisant un (bref) détour par la banlieue.

Oui, oui: la banlieue.

Cette gigantesque zone de non-droit basanée où une jeunesse fanatisée autodafe le mercredi plusieurs dizaines de kilos de "Charlie Hebdo".

Et donc, imaginons, je te prie, qu'un Arabo-musulman de nos possessions d'outre-périphérique, nous l'appellerons Mouloud Gautier-Sauvagnac, se fasse gauler par des keufs avec, dans les poches, quelques liasses de billets.

Imaginons que les forces-de-l'ordre, au terme d'une rapide investigation, découvrent que Mouloud Gautier-Sauvagnac a passé pas mal d'années de sa vie à distribuer du cash, par dizaines de milliers d'euros.

Imaginons que le gars, mis en examen, prévienne posément le commissaire Moulin qu'il n'a aucune intention de lui dire précisément ce qu'il a fait de ce pognon - et qu'au demeurant il peuvent, les juges et lui, se fourrer au cul leurs pénibles questions, vu que les-vrais-durs-ne-dansent-pas.

Est-ce que tu crois, sincèrement, qu'après ça les flics vont relâcher Mouloud Gautier-Sauvagnac au terme de sa garde à vue, en l'assurant de leurs sentiments les meilleurs?

Tut, tut, tut: c'est pas du tout comme ça que ça va se passer.

Mouloud va en chier, je te l'annonce.

T'as suivi?

Bon.

Prenons maintenant le cas de l'intègre Denis Gautier-Sauvagnac, aka "DGS".

Il se fait gauler.

Une rapide investigation permet de poser qu'il a distribué dans son entour, entre 2000 et 2007, quelque chose comme 19 millions d'euros, en espèces.

Il est mis en examen pour "abus de confiance".

Qu'est-ce qu'il fait?

Il fait un gros doigt majuscule aux keufs et aux juges, et tranquillement leur annonce que non, ça va pas être possible de leur dire à qui exactement il a filé ce très gros pognon.

Est-ce que les autres le fourrent au trou, comme ils feraient à coup sûr avec Mouloud (1)?

Penses-tu.

Il ressort peinard de sa garde à vue, les mains dans les cheupos.

Question: est-ce qu'à ce moment-là ses voisins de patronat lui mettent un grand coup de pied aux parties génitales?

Peeeeenses-tu.

Les voilà qui, au contraire, lui votent son "indemnité": 1,5 million d'euros, en remerciement de ses bons et loyaux services, et avec ça, te fais pas chier, Denis, si jamais t'as des frais de justice, c'est nous qu'on les paiera, c'est toujours ça que n'auront pas nos pauvres enculé(e)s de salarié(e)s.

Question: est-ce que Laurence Parisot convoque la presse, pour lui annoncer que trop c'est trop et qu'elle va publier une liste exhaustive des bénéficiaires des largesses de la métallurgie, au nom il va de soi de la transparence et de l'éthique?

Fume, it's from Belgium.

Elle brasse beaucoup d'air, s'agite, s'indigne - mais pendant ce temps-là, il va de soi: l'omerta est scrupuleusement respectée.

Questions: est-ce que le triste régime qui jour après jour nous étouffe de son hystérie sécuritaire s'émeut, autrement que par de bouffonnes déclarations, de "l'affaire Gautier-Sauvagnac"?

Est-ce que le triste régime qui prétend réinjecter dans nos écoles de la "morale" et du "civisme" lance à l'aube 1.200 keufs (et 2.400 journaleux) sur le siège du patronat métallique - afin que de s'emparer des provocateurs qui d'une très haute hauteur défèquent sur la justice?

Absolument pas.

Tout ce petit monde, ça fait trois mois que ça dure, trouve ça très bien, que DGS ferme sa gueule.

Transparence?

Ethique?

Morale?

Civisme?

Cassez-vous, pauvres ****.






(1) Il va de soi: je n'aime pas les prisons - pas même pour les parrains du patronat.

 
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